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		<title><![CDATA[Pim.be / "Les avocats ne sont pas des "cafteurs"]]></title>
		<link>https://forum.pim.be/viewtopic.php?id=276968</link>
		<description><![CDATA[Les sujets les plus récents dans "Les avocats ne sont pas des "cafteurs".]]></description>
		<lastBuildDate>Thu, 14 Sep 2006 12:41:18 +0000</lastBuildDate>
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			<title><![CDATA["Les avocats ne sont pas des "cafteurs"]]></title>
			<link>https://forum.pim.be/viewtopic.php?pid=1753729#p1753729</link>
			<description><![CDATA[<p>Lu dans <a href="http://www.lalibre.be/article.phtml?id=10&amp;subid=90&amp;art_id=305634" rel="nofollow">La Libre</a> :</p><p>Les avocats sont en guerre contre une directive européenne les obligeant à dénoncer des clients douteux. La Cour européenne de justice examine la cause.</p><p>Un avocat intervenant dans des dossiers à caractère économique, immobilier ou transactionnel et soupçonnant son client de blanchiment est tenu par une directive européenne (datant de 2001 et transposée en droit interne en 2004) d&#039;en avertir, par bâtonnier interposé, l&#039;autorité de contrôle (en Belgique, la cellule de traitement des informations financières). S&#039;il ne le fait pas, il risque des sanctions. S&#039;il le fait à tort mais de bonne foi, il est exonéré de toute responsabilité.</p><p>Cette obligation ne plaît pas du tout à l&#039;Ordre des barreaux francophones et germanophone, à son pendant flamand, aux barreaux de Bruxelles et de Liège et au conseil des barreaux européens. Ils ont attaqué la loi devant la Cour d&#039;arbitrage. Cette dernière a posé une question préjudicielle à la Cour européenne de justice, laquelle a examiné la cause mardi. On attend l&#039;avis de l&#039;auditeur général le 22 novembre et l&#039;arrêt quelques semaines plus tard.</p><p>Les «avocats des avocats», à savoir Mes François Tulkens, Michel Mahieu et Vincent Ost, ont plaidé, en substance, que dans les matières concernées, l&#039;avocat dispense des conseils juridiques et se livre à une évaluation couverts par le secret professionnel.</p><p>L&#039;obliger à dénoncer un client qu&#039;il soupçonnerait d&#039;activités délictueuses serait rompre la relation de confiance qui le lie à ce dernier, trahir l&#039;obligation de confidentialité à laquelle il est tenu. Certes, relève Me Tulkens, un avocat convaincu du caractère illégal des activités de son client est-il tenu de se déporter, sous peine de devenir coauteur ou complice. Mais «cafter», c&#039;est autre chose.</p><p>«C&#039;est la place de l&#039;avocat dans nos démocraties, la valeur de certains principes qui sont ici en jeu», observe Me Tulkens. Il rappelle que, même après le 11 septembre, les Etats-Unis n&#039;ont jamais introduit une telle disposition dans leur législation.</p><p>Pour la partie adverse (Etat belge, Parlement, Commission et Union européens) la directive, qui ne porte pas sur des conseils juridiques mais sur des actes techniques, se justifie d&#039;autant plus qu&#039;elle laisse aux Etats membres la faculté de retenir des exemptions.</p><p>Cette affaire montre combien il est difficile de concilier des principes variables d&#039;un Etat à l&#039;autre et de les appliquer à une profession ne répondant pas, elle-même, aux mêmes critères selon qu&#039;elle est pratiquée à Bruxelles, Londres ou Berlin.</p>]]></description>
			<author><![CDATA[dummy@example.com (PIM)]]></author>
			<pubDate>Thu, 14 Sep 2006 12:41:18 +0000</pubDate>
			<guid>https://forum.pim.be/viewtopic.php?pid=1753729#p1753729</guid>
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