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Xavier Delmas est un "finfluenceur", un youtubeur passionné par la bourse, ancien tradeur qui s'est mis au vert dans le sud et qui, si on gratte un peu, est essentiellement investi dans de la brique.
Ses videos sont de vraies leçons sur la bourse, et j'avoue qu'elles me passionnent. Bref, je le suis sur les réseaux.
J'en ai déjà parlé à quelques reprises. Et je ne résiste pas au plaisir de vous partager celle-ci, qui fait une distinction intéressante entre le foncier (le terrain quoi) et le bati: Voyez cela sur sa chaine Youtube
Il démontre qu'en France, la hausse du prix de l'immobilier est causée par la hausse du prix du foncier. Selon sa vision, et je la partage, le coût de poser une brique dans la Creuse (ou à Charleroi) est sensiblement le même que celui de la même brique posée à Paris (ou à Uccle). Ce qui fait la différence de prix, c'est l'endroit où elle est posée, et donc le terrain.
C'est une émission très intéressante sur l'immobilier, avec une vue un peu décalée et un éclairage différent.
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Malgré toute la considération que j'ai pour lui, je pense qu'il oublie toute une gamme de situation, qui existent pourtant en France également: les endroits où la valeur du foncier est négative. Les endroits où le simple fait de poser une brique fait perdre de l'argent à celui qui la pose. Des endroits où les prix de vente sont tels que, techniquement, le terrain a une valeur négative. Là où il est impossible de vendre un bien à son prix de construction.
Vous savez où j'ai investi: Charleroi. On y voit passer de bons appartements 2 chambres de 70m2 dans des immeubles des années 70-80 pour la moitié du coût de construction actuel. Est-ce à dire que les immeubles sont mal entretenus? Non, pas plus qu'ailleurs. C'est juste qu'à Charleroi, les gens ont moins d'argent qu'ailleurs, les immeubles construits quand il y avait de l'argent ne sont plus aussi demandés, et si la demande baisse, les prix aussi.
Personnellement, je vois la situation qui change. De plus en plus de mes locataires, ou des prospects, sont des personnes qui travaillent à Bruxelles, voire en Flandres. Avec leur petit salaire (parce que ce ne sont pas des hauts cadres qui s'expatrient à Charleroi...), ils choisissent de se déplacer pour trouver un loyer dans leur budget, quitte à payer plus en déplacement et en temps de déplacement. Bruxelles est impayable? No souçaï, on va à Charleroi, où les loyers sont 20-30-50% moins cher (et les prix de vente sont 30-50-70% moins cher)
Et ce phénomène de foncier à valeur négative, il n'en tient pas compte....
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