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#681 Re : Divers (hors achat/location) » qq est domicilié chez moi mais refuse de partir » 25-07-2024 16:25:44

libra a écrit :
rexou a écrit :

Mais il reste pour moi anormal que la commune procède à une inscription sans une visite de l'agent de quartier qui rencontre aussi la personne déjà domiciliée sur place.

J'ai eu plusieurs fois le cas. Même que quelqu'un est parvenu à se domicilier dans un appartement vide.

Oui, ça arrivait assez souvent dans le passé, mais à présent les agents de quartiers son nettement plus vigilants.

Dans le cas présent, il s'agit d'un cohabitant de longue date (plusieurs années!)... ou compagnon ou partenaire... enfin, ce n'est pas un étranger sorti de nulle part. Nous sommes plus dans un conflit de ménage.

#682 Re : Locations et baux » Question bail et clauses spécifiques » 25-07-2024 21:48:31

Quelle différence entre imposer la compagnie d'assurance et celle pour l'entretient de la chaudière?

Vous pouvez par exemple imposer l'installateur, ou un technicien qui connait l'installation ce qui est en soi une forme de sécurité et/ou peut être une condition pour bénéficier d'un prolongement de garantie.  Bref, vous pouvez argumenter si votre locataire fait entretenir la chaudière par un sagouin qui la dégrade et ne disposerait pas des qualifications nécessaires. Par contre si votre loc fait entretenir la chaudière par un technicien agréé, vous n'aurez rien à lui reprocher et il serait malvenu de lui chercher des noises. Un juge ne statuera sans doute en votre faveur que si vous subissez un préjudice du fait d'une faute du locataire.

#683 Re : Locations et baux » Libération garantie locative » 20-08-2024 10:12:13

libra a écrit :
rexou a écrit :

Mettez-le en demeure et à défaut de recevoir votre dû sous huit jours déposez une requête en justice. Il paiera aussi vos débours.

Comme il n'y a pas d'urgence; je ferais une requête en conciliation. Procédure plus simple.

C'est en effet une bonne option. De toutes façons, je pense que le bailleur n'insistera pas au sujet de ses prétentions un peu excessives. Il a tenté d'avoir plus et il a été très maladroit depuis le départ.

#684 Re : Locations et baux » Libération garantie locative » 20-08-2024 10:12:13

C'est fort simple. L'expert a remis un rapport qui stipule que les dégâts locatifs sont de 45 euros. Votre bailleur n'est en aucun cas fondé à vous réclamer plus et sera débouté en justice sans aucun doute avec des arguments de nettoyage ou autre fantaisie.

Votre bailleur est un con. Faire un etat des lieux d'entrée succin en n'y connaissant rien ce n'est déjà pas très malin. Mais demander un expert pour la sortie sur cette base est une hérésie dans le cadre d'un bien restitué en bon état. Il a gagné 45 euros moins sa part de frais d'expertise. Bref, il perd du temps et de l'énergie pour perdre de l'argent et de plus il engage un conflit inutile avec vous.

Mettez-le en demeure et à défaut de recevoir votre dû sous huit jours déposez une requête en justice. Il paiera aussi vos débours.

#685 Re : Locations et baux » Question bail et clauses spécifiques » 25-07-2024 21:48:31

Boulitadum a écrit :
PIM a écrit :
Boulitadum a écrit :

Qu'en est-il du coté légal de demander d'inscrire dans le bail de faire l'entretient chaque année et d'imposer une société spécifique?

Je ne vois pas ce qu'il y a d'illégal.
Le bail est un contrat bilatéral et le locataire peut s'y opposer au moment de la conclusion du bail...

Que la demande est bien plus contraignante que ce qui est légalement conseillé par exemple, en demandant de faire l'entretient chaque année alors que légalement ce n'est pas nécéssaire, mais aussi en imposant une société précise, ce qui prive le locataire de la liberté de choisir l'entreprise, de faire marcher la concurrence? (Il y a déjà eu des jugements concernant des bails imposant une compagnie pour l'assurance, et cela a été considéré à chaque fois comme une clause abusive)

Comme je l'ai dit, ca ne me derange pas personnelement, mais j'aime bien faire les choses et je souhaite etre certain que ce n'est pas "abusif" avant de demander cela à mes futurs locataires, et il ne faut pas oublier que peu importe ce qu'il y a dans un bail, il y a des lois et un équilibre à préserver

Il y a les exigences légales et les exigences contractuelles. Pour autant qu'elles ne soient pas contradictoires, elles s'additionnent. Il se pourrait qu'un juge considère la clause partiellement abusive. Cela dépend du juge mais encore faut-il qu'il soit consulté et donc que votre locataire conteste la validité de ladite clause en justice. La périodicité légale est le minimum. Aucun doute que vous ne puissiez exiger un entretien annuel. Par contre, imposer le prestataire de services pourrait être contesté. Avec succès ou non, difficile à dire. Vous pourriez le cas échéant argumenter par exemple que l'appareil bénéficie d'une garantie sous certaines conditions ou que ce professionnel connait l'installation, ou qu'il l'a placéde... En tout cas, vous ne risquez rien à inclure cette clause à votre bail. Et votre locataire n'a aucune raison de contester si le prix de votre plombier n'est pas prohibitif par rapport au marché.

#686 Re : Copropriétés forcées » Abus de position dominante » 10-08-2024 17:15:44

G.B. a écrit :

Il faut aussi communiquer avec le syndic….

Une requête qui pourrait être déposée auprès du Greffe du Tribunal de Première Instance de Bruxelles

Une requête en "conciliation" de la part des 8 copropriétaires mécontents  pourrait-elle soutenir ce pôvre syndic juridiquement mis en incapacité  d'être neutre, professionnel et démocratique face au CP alpha ?

Et Tribunal de 1ère instance ou Tribunal de l'Entreprise ?

Je parlais quant à moi de COMMUNICATION... cela suppose un dialogue, pas faire la liste des tribunaux qui sont par ailleurs incompétents.

Une conciliation en justice de paix à la rigueur... après avoir échoué dans toutes les autres démarches et en ayant bien assimilé que ce méchant CP, il a lui aussi son mot à dire.

#687 Re : Copropriétés forcées » Abus de position dominante » 10-08-2024 17:15:44

grmff a écrit :

Si le propriétaire majoritaire se faisait nommer syndic, il ne pourrait jamais obtenir de quitus face à une assemblée qui lui est contraire.
Sa position deviendrait vite intenable et beaucoup trop risquée.

Il est beaucoup plus raisonnable de faire appel à un extérieur.

Et pour ce qui est des suppositions, on peut aussi supposer que le conflit est beaucoup plus ancien que le syndic, ce qui pousse à sortir plus rapidement les termes désagréables de "justice - huissier - juge -tribunal"

On peut en effet supposer beaucoup de choses. Le tableau qui nous a été dressé est très partiel et aussi très subjectif. Le conflit dure probablement depuis un moment en effet, avec un autre syndic. Que le CP alpha ait acheté les 9 apparts ou soit le promoteur n'a en soi pas grande importance. Bien que le promoteur avec son épouse et faisant appel à un syndic extérieur soit curieux...

Mais je ne suis pas convaincu que ce CP ne pourrait pas se faire nommer syndic et exercer les fonctions en faisant un pas vers l'ensemble des autres membres de l'ACP.

Le risque que le syndic remette son tablier est bien réel, oui. Et il est peu probable que des candidats à sa succession se bousculent au portillon...

Pour se faire une idée plus précise de la situation, il faudrait entendre le syndic et le CP en cause...

#688 Re : Copropriétés forcées » Abus de position dominante » 10-08-2024 17:15:44

grmff a écrit :

Dès sa première intervention, DavidL a signalé que la situation était compliquée et que le syndic rejetait la demande de copropriétaires de mettre l'AG à une autre heure sous le prétexte que la demande venait de copropriétaires majoritaires.

J'en ai conclu que les 8 copropriétaires avaient tenté le dialogue, et n'avaient pas abouti.
Du fait que 8 copropriétaires se soient mis ensemble pour se faire représenter, j'ai aussi imaginé qu'ils étaient à un stade plus avancé de pourrissement que le stade auquel un appel au simple bon sens suffit.

J'imagine aussi que si DavidL se pose les questions des actions devant le juge de paix, l'IPI et tout ce qui est possible, c'est qu'il a fait choux blanc avec un dialogue entre personnes de bonne composition.

Mais j'imagine peut-être mal, je ne suis pas DavidL ni le syndic, ni "l'opposant" majoritaire.

Le syndic est entré en fonction il y a six mois... C'est court pour présumer de l'échec de tout dialogue et entrer dans le conflit et la menace. Il existe des divergences de vues, ce qui n'est pas en soi exceptionnel ni incontournable. Le motif du conflit est aussi fort léger. Il me semble qu'une approche (qui plus est menée par un lieder extérieur à la copro) telle qu'elle est menée actuellement est une erreur. Le combat de coq ne résoudra pas le problème et à moyen terme, le CP alpha va simplement chercher à conforter si besoin sa position de majoritaire. Comme je l'ai dit, par un achat au nom de sa femme ou de son fils par exemple... Et d'autre part, le "clan de 8" est non seulement minoritaire, mais aussi déjà plus faible vu la diversité de ses composantes.

Le nouveau syndic peut lui aussi se faire éjecter lors de la prochaine AG au profit du CP alpha qui prendrait simplement le poste. On parle quand même d'un monsieur qui a acheté 9 biens dans un immeuble qui en compte 18 ! Le comptabiliser comme "un" CP (plus une CP sénile et manipulée) qui s'oppose à 8 victimes me semble une erreur qui ne peut que conduire à un affrontement dont l'issue pour moi ne fait pas de doute. Pour être sincère, je suis même surpris que ce CP ne se soit pas déjà fait nommer syndic. Vraiment surpris !!

#689 Re : Copropriétés forcées » Abus de position dominante » 10-08-2024 17:15:44

Grmff a écrit :

On est d'accord. Raison de plus pour que le syndic organise une AG à une heure raisonnable qui convienne à un maximum de monde, et pas à une heure qui n'arrange que deux pensionnés qui ont envie de prendre des décisions dans leur coin...

Il faut aussi communiquer avec le syndic. S'opposer en se braquant et en se posant la question de savoir s'il faut voir le  juge de paix avant ou après l'AG, évoquer le nombre de demandeurs (8 contre 2) pour s'imposer, parler d'abus et de plainte à l'IPI, ça peut en effet "faire plier" le syndic (qui de plus est nouveau) mais ça n'en fera pas un allié et ça n'aidera pas à rapprocher deux clans qui s'opposent.

Et dans ces deux clans il y a un  CP qui possède 9 biens sur 18 ! Il ne faut pas le diaboliser, il est préférable de s'en rapprocher.

Je suis conscient que certaines de mes remarques sont parfois un peu acerbes mais cela aide aussi à contextualiser la situation vue sous l'angle de l'autre partie. Cela aide à relativiser la présentation subjective des 8 gentils, du méchant et de la sénile. Le méchant n'est pas forcément si mauvais que présenté, il peut sans doute être ouvert (surement même comme j'ai pu le comprendre) à un dialogue, mais il a investi et il a sa façon de voir. S'il est attaqué frontalement il va se braquer et se protéger. Il a en face de lui une composante minoritaire et fluctuante.

#690 Re : Copropriétés forcées » Abus de position dominante » 10-08-2024 17:15:44

G.B. a écrit :

Rexou a écrit :

    il est idiot de s'opposer à un CP quasi-majoritaire qui aura toute possibilité de conforter sa position à l'occasion d'une vente prochaine.



Qui a envie de passer publiquement pour cet "idiot" ?
Alors "assister" à une AG de copropriété forcée ça rapporte quoi ?


Assister à l'AG a tout son sens. On y dialogue, on y échange ses idées et ses vues. Plutôt que de s'opposer, il y a lieu de communiquer et de tenter de rapprocher les différentes opinions. Chacun fera plus facilement un pas vers l'autre à l'issue d'un dialogue constructif.

Le mot clé à retenir, c'est COMMUNICATION. Un autre mot intéressant est CONCILIATION.

On écoute, on s'exprime, et on tient compte du poids (en quotités) de son interlocuteur. Ce n'est pas en évoquant un combat, des actions en justice et en étant fier d'avoir "fait plier" l'autre qu'on gagne sur le long terme. Au contraire.

#691 Re : Copropriétés forcées » Abus de position dominante » 10-08-2024 17:15:44

grmff a écrit :
rexou a écrit :

L'heure de convocation sera normalement (en tout cas je le ferais si j'étais le syndic concerné) portée à l'odj de la prochaine AGO avec vote et en respectant aussi les termes du contrat qui a été signé entre l'ACP et le syndic. Chacun est libre de s'exprimer, mais le résultat sera fonction des quotités et en aucun cas du nombre de personnes. Affirmer qu'une décision contraire à vos souhaits ne tiendrait pas en justice me semble présomptueux.

Je ne suis pas sûr.

Un juge pourrait trouver illogique de permettre à deux pensionnés majoritaires d'imposer une AG à une heure qui rend impossible à 8 propriétaires sur 10 d'exercer leur droit de participer à une AG... La majorité n'a pas tous les droits. La démocratie, c'est aussi protéger les minorités contre les abus de la majorité.

Dans le cas qui nous occupe, les pensionnés n'ont aucune excuse pour imposer les AG à des heures qui ne permettent pas à la majorité des copropriétaires d'être présents.

Si je devais statuer, je trouverais cela inacceptable, et je le décrirais comme un "abus de majorité".
(Mais je ne suis pas juge, et je ne dois pas statuer.)

En, matière judiciaire on n'est jamais sur de rien. Un juge "pourrait"... Bien sur ! Mais c'est loin d'être sur ! C'est sans tenir compte de la disponibilité du syndic ni des termes de son contrat. S'il est stipulé par exemple (comme déjà évoqué) que son contrat prévoit des réunions avant 16h30, ou même qu'une AG en soirée donnera lieu à un supplément ou si le syndic fait part de son indisponibilité en soirée (à condition que son contrat ne stipule pas explicitement qu'il l'accepte)...

De plus, si j'ai bien lu, il me semble que AUCUN de ces 8 CP n'est venu à la dernière AG. Donc cela suppose un taux d'emploi de 100% et personne qui ne soit capable de se libérer... ou une action commune orchestrée par le "mandataire-président-des-minoritaires)

Une AG est annuelle pour un CP. Elle est nettement plus fréquente pur un syndic !

Je confirme donc que cette affirmation péremptoire me semble présomptueuse. Cela dépend du juge, du syndic (de sa position et de son contrat), de l'imagination des avocats, de l'exactitude du fait que ces 8 CP travaillent effectivement...

Une probabilité est que suite à ce passage chez le juge les AG soient convoquées dans le futur à 17 h par exemple si les parties restent sur leurs positions. La conciliation à la Belge...

Et sur le moyen terme, il est idiot de s'opposer à un CP quasi-majoritaire qui aura toute possibilité de conforter sa position à l'occasion d'une vente prochaine. Il achète un bien au nom de son fils, de sa femme... Possédant 9 biens dans cet immeuble, cet achat supplémentaire ne sera pas un exploit.

La solution est dans le dialogue. Partir en guerre et crier victoire pour avoir "fait plier" le syndic n'est sans doute pas la meilleure attitude à avoir.

#692 Re : Copropriétés forcées » Abus de position dominante » 10-08-2024 17:15:44

Grmff a écrit :

... Fort de son mandat, s'il n'avait pas reçu de réponse du syndic, il aurait pu faire ce que tout propriétaire peut faire. Pas besoin d'être commissaire aux comptes, membre du conseil de copropriété, président de l'AG, tout copropriétaire peut demander à consulter tous les documents de la copropriété. Et tout un chacun peut mandater qui il veut pour le remplacer. Il aurait donc pu débarquer chez le syndic et gratter jusqu'à trouver des traces de trucs qui auraient posé inévitablement des problèmes au syndic...

Sauf que (nouvelle goutte apparaissant dans le tableau) le syndic entre seulement en fonction. Difficile dès lors de lui trouver des casseroles.

Et affirmer "avoir appris" qu'un CP magouillerait avec le syndic et qu'il ne reste plus qu'à le prouver me semble pour le moins déplacé.

Le syndic annule l'AG sans doute parce que toutes les convocations n'ont pas été envoyées dans les délais. Il découvre -avec prudence- ce qui ressemble furieusement à une pétaudière.

#693 Re : Copropriétés forcées » Abus de position dominante » 10-08-2024 17:15:44

DavidL a écrit :

VICTOIRE ! Le syndic a annulé l'AG ! big_smile big_smile big_smile

Pour ceux qui suivent le sujet, vous trouverez ci-dessous l'argumentation qui l'a fait plié.
J'ai pu rédiger ce texte grâce à mes recherches et surtout grâce à votre participation. Un grand merci à tous. Je clos le sujet.

Chère Madame xxx,

Je suis consulté par huit copropriétaires de l'ACP XXX dont certains m'ont donné mandat pour les représenter à la prochaine assemblée.

Un syndic se doit de rester neutre et de fournir des informations pertinentes aux copropriétaires.

Vous précisez dans votre mail envoyé le 15 juillet 2024 à 16h25 que "La loi impose que l’assemblée générale de carence se tienne à la même heure que l’assemblée générale n’ayant pas obtenu le quorum.". C'est incorrect, ni la nouvelle loi sur la copropriété, ni le code civil n'impose cela ! Vu qu'aucune décision n'a pu être prise lors de l'assemblée générale du 3 juillet, tout est envisageable. A la discrétion du syndic (neutre et compréhensif) !

Vous écrivez ensuite que "La première assemblée générale a été convoquée à 14h suite à la demande de certains copropriétaires ayant plus de la moitié des quotités." Il n'existe aucune décision actée des copropriétaires quant à l'heure à laquelle les assemblées générales doivent se tenir. Le fait que les copropriétaires qui vous ont fait cette demande auraient (conditionnel) plus de la moitié des quotités est sans importance. Un syndic faisant preuve de neutralité devrait tenir compte des demandes de TOUS les copropriétaires et notamment de ceux qui ont plus ou moins de facilité à se libérer en journée. Bien que le Code Civil belge ne le mentionne pas explicitement, il est généralement admis que le syndic doit choisir une date et une heure qui permettent à un maximum de copropriétaires de participer à l’AG. Cela favorise la transparence et l’inclusion, ce qui est essentiel pour une bonne gestion de la copropriété.

Vos écrits sont contradictoires puisque dans votre mail envoyé à certains copropriétaires le 5 juin 2024, vous précisez que "Votre AG de lancement se tiendra le 03-07-2024 à 16h30 dans (nos) bureaux ".

Le terme d'"AG de lancement" n'existe pas en droit. Il n'existe que des AGO et des AGE. Rien ne vous empêche cependant de proposer (mais pas d'imposer), à vos frais, une réunion (qui n'est pas une AG) pour vous présenter et pour discuter de certains points.

Je comprends que la demande de deux copropriétaires (dont une sous influence) de voir l'AG se dérouler à 14h00 est guidée par un souhait de rendre la vie difficile aux autres copropriétaires (encore actifs professionnellement) et de voir le moins de monde possible aux assemblées. Quand bien même cette demande serait prochainement votée en assemblée générale (ce qui n'est pas prévu à l'ordre du jour), elle ne tiendrait pas en justice. Encore une fois, le syndic doit faire preuve de neutralité et essayer de concilier tous les points de vue et demandes.

Vous écrivez que "les assemblées générales de pourrons se tenir après 16h30.". Je vous informe qu'il avait été précisément demandé à votre responsable, lors de sa présentation commerciale, si les assemblées pourraient se tenir en fin de journée et que sa réponse fut positive. Il convient de respecter ce qui a été annoncé.

Le problème de fonds : l'assemblée générale que vous souhaitez organiser est illégale.

En effet :

1) Certains copropriétaires n'ont à ce jour pas reçu de convocation, tandis que d'autres ont reçu une copie de la convocation à l'assemblée du 3 juillet. Les conditions de publicité prescrites par la loi ne sont pas respectées. L'assemblée ne peut dès lors simplement pas avoir lieu.

2) L'assemblée générale ordinaire (AGO) est annuelle. La dernière a eu lieu le 15 janvier 2024. La suivante ne pourra dès lors avoir lieu qu'aux alentours du 15 janvier 2025 et il ne s’agit certainement pas d’une « première assemblée générale » (sauf pour vous). La loi ne vous offre la possibilité d'organiser une AGO additionnelle que si une décision urgente devait être prise dans l'intérêt de la copropriété. Ce n'est pas le cas ici puisque la quasi-intégralité des points repris à l'ordre du jour ont déjà été votés et que les autres ne revêtent pas un caractère urgent (dans le sens qu'il mettent en péril la copropriété). Il n'est pas question d'organiser des assemblées tous les 3 ou 6 mois.

3) Vous pourriez considérer que l'AG du 3 juillet (et du 30) est une AGE. Premièrement, ce n'est pas précisé dans les convocations envoyées qui mentionnent : "assemblée générale statutaire". Ensuite, dans une AGE il n'est pas permis (sauf dans de rares cas, comme l'indisponibilité d'un ou de plusieurs membres) de remettre à l'ordre du jour la nomination des membres du conseil de copropriété, ni celle des commissaires aux comptes. Il peut être mis à l'ordre du jour des points déjà votés précédemment, mais uniquement si un élément nouveau et important est survenu entre-temps ou s'il y a une urgence quelconque. Ce n'est pas le cas ici.

Sans allez plus loin dans l'argumentation (il y a encore d'autres points litigieux) et pour toutes ces raisons, il est évident que l'assemblée générale (ordinaire) que vous souhaitez organiser le 30 juillet prochain ne pourra pas avoir lieu, car elle ne respecte ni les conditions requises par la loi sur la copropriété, ni le code civil, ni la jurisprudence. Je vous prierais dès lors de bien vouloir l'annuler et d'en avertir les copropriétaires sans délais.

A défaut, une requête (plus large) sera déposée auprès du Greffe du Tribunal de Première Instance de Bruxelles et une plainte introduite auprès de l'IPI.

Veuillez noter que cette requête n'est pas dirigée vers vous personnellement. Le souhait des copropriétaires (dont la somme des quotités atteint plus de 40%) à la base de cette démarche est simplement de se faire respecter et d'avoir leur mot à dire dans la gestion de la copropriété. Ils seront heureux de vous assister quant aux actions que vous devrez entreprendre au sujet des points déjà votés lors des assemblées précédentes.

Nous attendons une réponse de votre part pour mardi matin au plus tard.

PS : merci de bien vouloir nous faire parvenir sans délais copie électronique du contrat signé avec vous.

Sauf erreur de ma part, il ne s'agit donc pas d'une AGE qui serait convoquée à la demande du CP quasi-majoritaire, contrairement à ce qui a été écrit. Le syndic entre en fonction et souhaitait organiser une AG à cette occasion. Le pauvre !!!

Le syndic annule logiquement si en effet toutes les convocations n'ont pas été envoyées dans les délais et dans les règles.

L'heure de convocation sera normalement (en tout cas je le ferais si j'étais le syndic concerné) portée à l'odj de la prochaine AGO avec vote et en respectant aussi les termes du contrat qui a été signé entre l'ACP et le syndic. Chacun est libre de s'exprimer, mais le résultat sera fonction des quotités et en aucun cas du nombre de personnes. Affirmer qu'une décision contraire à vos souhaits ne tiendrait pas en justice me semble présomptueux.

La menace de plainte en justice et à l'IPI ne me semble pas le meilleur accueil pour un syndic qui entre en fonction... Le tout avec une leçon de droit (AGE/AGO/de lancement/réunion et délais des convocations), une leçon de morale (neutre et compréhensif)... et on termine sur deux ordres : réponse exigée avant mardi et envoi "sans délais" d'une copie électronique du contrat signé.

Le tout signé par un "mandataire" qui se contente d'affirmer qu'il est "consulté" par 8 CP sans autre précision.

L'annulation de l'AG est-elle une victoire ? Possible...

#694 Re : Copropriétés forcées » Abus de position dominante » 10-08-2024 17:15:44

grmff a écrit :

Personnellement, je suis généralement sur la même longueur d'onde que Rexou. Mais pas en ce cas.

A mon avis, DavidL agit en étant mandaté, et il a l'air de savoir ce qu'il fait, comment il le fait, et les limites de ses possibilités. Sur base de son mandat, il a contacté le syndic, justifié son intervention, documenté ses demandes, et a obtenu "gain de cause". Ou en tout cas s'est fait entendre, comprendre, et a convaincu le syndic du bien fondé de ses demandes.

Alors, que Rexou se pose des questions sur la validité du mandat, je ne pense pas que ce soit important.

A mon sens, le mandat est valide.  Porté par 8 propriétaires sur 10, DavidL avait suffisamment de poids pour se faire entendre par le syndic. Et son approche non conflictuelle mais factuelle, jouant la balle et pas l'homme (pour citer feu un estimé pimonaute avec lequel je n'était pourtant pas toujours d'accord), il est arrivé à une forme de dialogue.

La situation était coincée depuis des années nous dit-il. Je ne vois pas pourquoi je remettrais cela en cause, ni pourquoi je lui demanderais des détails. 2 qui ont la majorité contre 8 qui n'ont rien à dire me suffit pour comprendre le genre de blocage qu'il peut y avoir.

Fort de son mandat, s'il n'avait pas reçu de réponse du syndic, il aurait pu faire ce que tout propriétaire peut faire. Pas besoin d'être commissaire aux comptes, membre du conseil de copropriété, président de l'AG, tout copropriétaire peut demander à consulter tous les documents de la copropriété. Et tout un chacun peut mandater qui il veut pour le remplacer. Il aurait donc pu débarquer chez le syndic et gratter jusqu'à trouver des traces de trucs qui auraient posé inévitablement des problèmes au syndic... Dieu merci, l'affaire s'est (un peu) dénouée, et la paix semble revenue dans la copropriété. Enfin, un début de possibilité de paix, parce que m'est avis qu'on a pas fini d'en entendre parler.

Le problème est que l'exposé de la situation est partiel et les infos arrivent péniblement au compte gouttes. Il a fallu longtemps avant même d'apprendre que DavidL n'était pas copropriétaire. Il a ensuite été question de 10 copropriétaires (ce qui en soi n'est pas faux)... et maintenant de 18 lots. Sur ces 18 lots, 8 souhaiteraient une modification des heures de convocation aux AG.

Le dialogue est toujours constructif, mais prétendre imposer de changer les heures de convocation aux AG, créer un CDC, nommer plusieurs CAC, donner des leçons et directives au syndic me semble un ensemble qui dépasse largement les actions normales qu'un CP (ou même un "syndicat des CP minoritaires") peut se permettre. Donc aussi un chef de file de cette minorité extérieur à l'ACP.

Quant à une AGE qui serait demandée par un CP qui détenait à l'AG précédente une majorité pour contrer "des" CAC nommés par lui-même, cela me semble incohérent. Le CP qui a une quasi-majorité serait en droit et parfaitement fondé à revendiquer (seul) ce poste et aurait aussi la majorité requise -avec un(e) autre CP manipulé(e) ou non pour se faire élire valablement. Si je compte bien, ce CP dispose de 9 lots sur 18. Cela justifie amplement qu'il s'implique dans la gestion de son investissement !

Dialoguer est une chose, mais imposer ses vues et menacer en est une autre. Evoquer un "abus de majorité" (ou autre nom, peu importe) me semble excessif. Se battre sur des points aussi insignifiants qu'une heure de convocation me semble un peu puéril et le raisonnement est erroné (2 contre glasses en comptant les CP et pas les quotités.

Oui Grmff, il est exact que DavidL pourrait débarquer chez le syndic et gratter. Il pourrait faire état de ses trouvailles éventuelles lors de la prochaine AG... qui décidera (à la majorité absolue) de la suite à à donner à ces découvertes. Sauf malversation avérée je doute que cela pose problème au syndic. Et à ce propos, il me semble abusif et malvenu d'affirmer sans autre élément que le syndic magouille avec un CP. Soit on doute et on utilise le conditionnel, soit on détient une preuve et on affirme. Affirmer et ensuite chercher des preuves, ça ne va pas.

Le CP quasi-majoritaire peut fort bien lors de la prochaine AG pour autant qu'il soit suivi par UN(E) autre CP -manipulé(e) ou non- révoquer le mandat du syndic et se faire élire syndic. Et un bloc uni de 8 CP qui partagent les mêmes vues, ça me semble trop  fragile pour durer dans le temps outre le fait que c'est déjà en soi insuffisant pour former une majorité.

Ce même CP pourrait aussi à l'occasion de la mise en vente d'un lot, l'acquérir au nom de sa femme, de son fils... et détenir de facto la majorité absolue à lui tout seul.

Je maintiens donc que la solution n'est pas dans le conflit mais dans un dialogue qui prend en considération le poids de ce CP. Mandat valable ou non.

#695 Re : Copropriétés forcées » Abus de position dominante » 10-08-2024 17:15:44

DavidL a écrit :
GT a écrit :
DavidL a écrit :
GT a écrit :
DavidL a écrit :

PS : merci de bien vouloir nous faire parvenir sans délais copie électronique du contrat signé avec vous.


Vous avez cité à plusieurs reprises la loi sur la copropriété (laquelle ?) et le code civil (quelles dispositions ? ).
Quelles sont les dispositions de la loi sur le copropriété et celles du code civil qui imposent au syndic de répondre par voie électronique à votre demande (donnée en quelle qualité ? membre d'un conseil de copropriété ? ou simple copropriétaire ?)

Un petit détour par le code civil ?

article 3.89, § 5. Quels que soient les pouvoirs qui lui sont conférés par le règlement d'ordre intérieur, le syndic est chargé:
9° de permettre aux copropriétaires d'avoir accès à tous les documents ou informations à caractère non privé relatifs à la copropriété, de toutes les manières définies dans le règlement d'ordre intérieur ou par l'assemblée générale;
article 3.90, § 4. Pour exercer sa mission, le conseil de copropriété peut prendre connaissance et copie, après en avoir avisé le syndic, de toutes pièces ou documents se rapportant à la gestion de ce dernier ou intéressant la copropriété.

Article 1984 du Code civil, « le mandat ou procuration est un acte par lequel une personne (le mandant) donne à une autre personne (le mandataire) le pouvoir de faire quelque chose pour le mandant et en son nom ». Les droits du mandataire sont les mêmes que ceux du mandant. Un copropriétaire, commissaire aux comptes ou non, pourrait très bien donner mandat à un comptable pour vérifier les comptes à sa place...

Quel est le texte de chaque mandat (procuration) que vous aurait été attribué ?
Quel est l'objet de chacun de ces mandats ?
Quelle est la preuve de chaque mandat? daté? signé?

Et si vous reproduisiez le texte de chaque mandat ?

On dépasse le sujet. Il ne s'agit pas d'un post sur le mandat. Le texte du mandat est relativement simple.
Les mandats peuvent être multiples ou collectifs.

Vous éludez la demande de manière fort expéditive. La question de votre légitimité à intervenir dépend justement de la valeur qui peut être accordée à vos mandats.

#696 Re : Copropriétés forcées » Abus de position dominante » 10-08-2024 17:15:44

DavidL a écrit :

18 lots avec des multi-copropriétaires. La situation était bloquée depuis des années et elle ne l'est plus tout à fait. Les copropriétaires ont du mal à appréhender quels sont leurs droits (ce qui est le cas je suis certain dans 99% des copropriétés). Vu que je suis membre du CDC de mon immeuble et CAC depuis 20 ans... j'en connais juste un peu plus qu'eux sur le sujet, sans revendiquer une compétence à la hauteur de celle des syndics professionnels (dont certains ne sont d'ailleurs pas professionnels du tout).

18 lots... les infos tombent goutte a goutte. Qu'entendez-vous par "la situation était bloquée depuis plusieurs années" ?

Débattre de l'heure des convocations aux AG et argumenter longuement à ce sujet me semble un point de détail qui est par essence du ressort des CP concernés. Compter les personnes est une mauvaise approche et votre courrier au syndic est inapproprié. Ce qui est pris en compte sont les quotités. Et aucun mandat ne vous donne droit de donner des directives au syndic ni d'émettre des exigences. Vous pouvez faire porter le point que vous voulez à l'odj de la prochaine AG. Sans plus. Et soumettre le point au vote.

Avancer que le CP Alpha provoque une AGE pour "tenter de virer les CAC nommés" me semble incohérent dans la mesure où il disposait d'une majorité absolue à la dernière AG. Il avait donc toute faculté de se faire élire (seul) à ce poste. Vous laissant libre de contester cette décision dans les 4 mois qui suivent l'AG et de faire valoir vos arguments en justice. En disant "vous", j'entends chaque CP désireux d'agir  et le faisant à titre individuel et à ses frais. Pareil pour tous les autres points votés puisque ce dernier possédait de fait la majorité absolue lors de la dernière AG.

Vous n'auriez simplement pas dû parler d'abus de quoi que ce soit. Il existe une majorité et une minorité. Les composantes de l'une et l'autre peuvent fluctuer mais la majorité l'emporte, quelle que soit la frustration des minoritaires. Et même si l'un ou l'autre agit sous influence.

#697 Re : Copropriétés forcées » Abus de position dominante » 10-08-2024 17:15:44

GT a écrit :

Quel est le texte de chaque mandat (procuration) ?
Quel est l'objet de chacun objet ?
Quelle est la preuve de chaque mandat?

Et si vous reproduisiez le texte de chaque mandat ?

On pourrait aussi se demander si vous exercez cette activité à titre bénévole ou onéreux. Représenter huit personnes, cela dépasse le cadre de la gestion du patrimoine de maman par son petit-fils...

#698 Re : Copropriétés forcées » Abus de position dominante » 10-08-2024 17:15:44

Si vous disposez d'un mandat cela vous confère tout au plus les mêmes droits qu'un copropriétaire. Pas plus. Vous proposez que des points soient portés à l'odj de la prochaine AG. L'AG vote et décide. Vous n'imposez pas la modification de l'heure de convocation d'une AG. Vous pouvez proposer cette modification et faire porter ce point à l'odj de la prochaine AG. . Et l'AG vote à la majorité absolue. Vous saisissez la nuance ? Vous argumentez ce que vous voulez et vous comptez comme vous voulez, mais la décision tiendra compte des quotités. Et si vous estimez que cela vous porte préjudice, vous contestez la décision de l'AG dans les 4 mois devant la justice. Et en AG, vous représenterez maximum 3 CP comme le prévoient les dispositions légales? Mandat ou pas.

Notez que je ne remets pas en cause vos compétences, mais vous interférez de manière excessive dans la gestion d'une copropriété à laquelle vous êtes totalement étranger.

Notamment, l'idée de créer un CDC et de nommer plusieurs CAC dans une ACP de 10 lots dont deux CP majoritaires ne vous suivent pas et les 8 autres s'adressent à vous à défaut d'avoir la capacité de participer eux-mêmes normalement à la gestion de leur patrimoine me semble irréaliste.

#699 Re : Copropriétés forcées » Abus de position dominante » 10-08-2024 17:15:44

DavidL a écrit :

C'est inexact. Vous confondez avec les procurations (qui sont une forme de mandat)  ! En droit belge, tout individu est libre de mandater n'importe qui pour le représenter, effectuer des démarches administratives et/ou établir des actes en son nom et pour son compte. Le mandataire ne doit pas être un professionnel. Le mandat doit cependant respecter une certaine forme et notamment préciser quels sont les pouvoirs conférés au mandataire. Ne pas faire suite aux demandes d'un mandataire valablement désigné est condamnable en justice. Tout cela me semble tout à fait logique.

En toute logique, j'attendrais donc avec curiosité que vous me fassiez condamner en justice pour ne pas avoir pris en compte vos exigences diverses et variées.

Et si j'étais le CP "presque majoritaire", je m'assurerais d' (au moins) UNE procuration (au nom d'un homme/femme de paille) pour disposer d'une majorité absolue. Et vous seriez parfaitement libre de voter ce que vous voulez pour les personnes dont vous êtes mandataire dans les limites légales ; ce sera consigné au PV. Votre proposition de créer un CDC sera rejetée, de même que de faire nommer plusieurs CAC (je serais d'ailleurs nommé titulaire de ce poste à chaque AG). Je vous rappellerais que pour disposer des quotités qui me sont octroyées au sein de cette ACP, j'ai investi. Et mon pouvoir décisionnel est proportionnel à mon investissement. Merci d'être venu.

Et si j'étais le syndic, entre la position d'un CP possédant des parts significatives et appuyé par un autre formant ensemble une majorité, et un trublion extérieur à l'ACP je vous laisse deviner quelle serait ma position. Etre à l'écoute d'un conseil qui peut être positif est une chose. Etre à vos ordres en est une autre. Une ACP est gérée par les CP réunis en AG aidés du syndic. Vos différentes demandes si vous justifiez d'une légitimation réelle et pour autant qu'elles soient exprimées dans les formes et délais requis seraient portées à l'odj de l'AG avec vote. Oui/non : XX quotités. Ca peut aller très vite. Les factures vous seraient présentées à votre demande et aux conditions légales et contractuelles si vous êtes en effet mandaté officiellement mais je recadrerais vos diverses prétentions de façon claire. Libre à vous d'entrainer certains des CP  (je doute que tous vous suivent!) dans une action en justice hasardeuse et onéreuse.

Ceci dit, vous avez obtenu satisfaction et j'en suis heureux pour vous, mais je crois que vous surestimez fort vos droits et votre pouvoir.

#700 Re : Copropriétés forcées » Abus de position dominante » 10-08-2024 17:15:44

G.B. a écrit :
DavidL a écrit :
rexou a écrit :

Pour moi, il se pose clairement la question de la légitimité de l'intervenant à s'impliquer dans la gestion de la copropriété... En tant que syndic en tout cas, je ne donnerais pas suite à ses exigences.

Aucun souci à ce niveau. A partir du moment où les copropriétaires ont mandaté quelqu'un pour les représenter, le syndic est obligé de donner suite. Ne pas le faire serait une faute professionnelle.

L'auteur qui a eu le courage d'évoquer publiquement sur ce forum professionnel, le concept d'illégitimité d'un mandataire à s'impliquer dans la gestion de la copropriété peut-il élaborer sur ce sujet intéressant ...

Car effectivement, dans la réalité du fonctionnement du régime en pratique,  nous constatons que de nombreux SYNDICS ne prennent guère en considération les réclamations d'un ou plusieurs copropriétaires dès lors qu'ils ne représentent pas la majorité qui lui votera son quitus et le renouvellement de son mandat de syndic ( 51%)

C'est fort simple : N'importe quel copropriétaire est en droit de faire appel à la justice ou de contester une décision d'AG qui lui porterait préjudice. Il peut se faire représenter par un avocat pour défendre ses intérêts. Un quidam quelconque qui se présenterait -de plus avec mandats pour représenter plusieurs CP- serait gentiment éconduit.

Je répète et je confirme qu'en tant que syndic, je ne donnerais aucune suite aux exigences de ce genre de mandataire qui de plus me semble vraiment intrusif et perturbateur dans le fonctionnement de l'ACP. A tord ou à raison, là n'est pas le débat. Les interlocuteurs du syndic sont les copros. Et si l'un d'eux fait appel à un avocat, ce dernier représentera en effet son client. A titre professionnel. Que je sache, DavidL n'agit pas dans le cadre de l'exercice d'une profession en rapport avec la justice ni l'immobilier.

Pour être complet, je ne suis pas professionnel et je pense intervenir sur un forum public et non professionnel. Inutile d'évoquer mon courage, je me contente d'exprimer un avis. Manifestement différent (une fois de plus) du vôtre. J'assume fort bien nos divergences d'opinion.

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