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Je reviens de la séance publique de la commission de Justice du Sénat. Elle n'a pas su terminer le débat sur le projet de loi. Différents sénateurs manquait (avions, BHV, ...).
Il reste des problèmes techniques à résoudre et environs 5 amendements politiques à discuter, dont plusieurs du Ministre.
Vu le contexte je comprends que ce retard était de fait inévitable.
Calendrier actualisé:
27/04: vote final à la commission (14h15)
document 1409-09 = le rapport
document 1409-10 = le texte de la loi amendé
29/04: vote en séance plénière au Sénat (10h ou 15h)
En principe vote à la Chambre en mai. Donc d'application au plus tôt en août 2010.
(...)
Si vous n'êtes qu'un observateur, c'est que j'ai mal compris. Il me semblait avoir compris que vous faisiez, avec la CNIC ou une autre association, partie du processus.
J'ai observé pour le compte du CNIC, étant le seul membre actif avec "un peu" de temps libre comme pensionné.
Mais un observateur observe et n'intervient que rarement, quand on le demande.
Le CNIC n'a pas fait partie du processus, sauf en janvier 2009. Audition par la commission parlementaire de notre président et d'une délégation de nos juristes, tout comme le SNP, CIB, IPI et certains copropriétaires.
Désolé pour la méprise. (et ce n'est pas de la désinformation)
Accepté d'avance.
Le problème vient-il vraiment des syndics? Ne viendrait-il pas plutôt des copropriétaires qui ne font pas l'effort de s'informer et de s'impliquer dans leur copropriété?
Je suis sidéré/déçu de voir ce que les gens connaissent des règles qui régissent leur immeuble (à un autre niveau le scandale des produits Lehman Brothers montre à suffisance l'absence de recherche d'informations et d'esprit critique de la part du citoyen lambda).
C'est plus facile de laisser faire le syndic... pour ensuite mieux lui tomber dessus.
Vous avez raison.
C'est pourquoi le 2ème chanter de la réforme la loi est déjà ouvert depuis janvier 2009 (création de l'Institut des Copropriétaires, ...).
(...) Et quand je vois les messages de Luc, qui prend part au processus législatif (si j'ai bien compris), (...)
Vous n'avez pas encore compris que le seul participant de ce forum qui prend activement part au processus législatif est ABSA, et que je ne suis qu'un observateur ???
Qui dèsinforme qui?
Je découvre une situation encore jamais rencontrée : une copropriété (des box de garage indépendant de l’immeuble à appartement) dont l’AG se tient tous les 3 ans ?
Qu’en pensez-vous ?
La nouvelle loi va en principe, régler cette "zone grise" de la loi actuelle. Elle rendra probablement obligatoire qu'une AG se tiendra annuellement.
Les conséquences d'un "oubli" seront à charge du syndic (bénévole ou professionnel).
C'est le président qui préside l'assemblée. Le syndic y explique sa gestion, sa compta, etc. et est en qq sorte un témoin des décisions prises et actées dans le pv.
Correct.
S'il y a une discordance structurel entre le syndic et le président, le syndic (bénévole ou professionnel) doit en principe se plier ou s'en aller, si le président est soutenu par l'AG.
Mais ... le président court le risque d'être mis responsable de ses actes en cas de litige grave et faute grave de sa part.
(...)
Si oui: pas de souci
Si non: c'est le bazar assuré !
(..)
Une décision de ce type peut toujours être révoqué, mais le CP concerné devra le faire par acte authentique (ou citation), et ne pourra demander le changement que pour le futur. Les frais de changement sont en principe à sa charge.
Donc toujours des soucis ..., mais c'est vrai que dans le cas "non" ils seront beaucoup plus grand, avec les frais en principe à charge du syndic actuel, puisque lui est responsable pour la non-transcription de l'acte ... .
Nous avons un syndic (l'un des copropriétaire).
Cette ligne est très important et rend votre ACP légale.
L'article 577-7 qui est maintenant d'application changera avec la nouvelle loi d'une façon essentielle, en ce qui concerne votre cas. Il faut donc attendre quelques jours.
En plus d'autres changements auront probablement des répercussions indirects sur votre problématique.
Je vous donne le texte actuel, en marquant en gras les parties qui vous intéressent:
Art. 577-7. <Inséré par L 1994-06-30/34, art. 2; En vigueur : 01-08-1995> § 1. Sous réserve de conditions plus strictes fixées par le règlement de copropriété, l'assemblée générale décide :
1° à la majorité des trois quarts des voix :
a) de toute modification aux statuts pour autant qu'elle ne concerne que la jouissance, l'usage ou l'administration des parties communes;
b) de tous travaux affectant les parties communes, à l'exception de ceux qui peuvent être décidés par le syndic;
c) de la création et de la composition d'un conseil de gérance qui a pour mission d'assister le syndic et de contrôler sa gestion;
2° à la majorité des quatre cinquième des voix :
a) de toute autre modification aux statuts, en ce compris la modification de la répartition des charges de copropriété;
b) de la modification de la destination de l'immeuble ou d'une partie de celui-ci;
c) de la reconstruction de l'immeuble ou de la remise en état de la partie endommagée en cas de destruction partielle;
d) de toute acquisition des biens immobiliers destinés à devenir communs;
e] de tous actes de disposition de biens immobiliers communs.
§ 2. En cas destruction totale ou partielle, les indemnités représentatives de l'immeuble détruit sont affectées par priorités à la reconstruction lorsque celle-ci est décidée.
Sans préjudice des actions exercées contre le propriétaire, l'occupant ou le tiers, responsable du sinistre, les copropriétaires sont tenus, en cas de reconstruction ou de remise en état, de participer aux frais en proportion de leur quote-part dans la copropriété.
§ 3. Il est statué à l'unanimité des voix de tous les copropriétaires sur toute modification de la répartition des quotes-parts de copropriété, ainsi que sur toute décision de l'assemblée générale de reconstruction totale de l'immeuble.
L'unanimité n'est pas l'unanimité des CP, un par lot, présents ou représentés lors de l'AG, mais implique effectivement l'accord de tous les CP de tous les lots.
J'adore les AG un peu houleuses, comme syndic bien sur ! Cela met un peu de piment dans la vie et permet de relativiser certaines chôses.
Il y a quelques années un CP m'avait dit, quand on sortait de l'AG, qu'on avait comme CP de fait rien à dire, mais que c'était quand même un bon show.
On s'était bien amusé (sur les frais du CP qui était désigné par le syndic comme étant la bête noire de service, parce qu'il avait osé poser une question non prévue lors de la Grande Messe)
Je lui ait répondu: oui, mais le ticket de ce show "amusant" nous a coûté cette année en fait plus que 200 EUR par CP.
@Francis:
entièrement d'accord avec vous ....
@tak721
(...)
Les petites copropriétés n'ont pas besoin d'un syndic externe rémunéré.
Coût moyen 1.800 euro/an, indexé, pour une copro comme la vôtre.
Total des prestations, une demi-heure par semaine et quatre heures pour le bilan de fin d'année avec rédaction et envoi des convocs.
L'AG ayant tout les pouvoirs et le syndic aucun, (...)
Ce type de raisonnement est aussi valable pour dire qu'on n'a pas besoin d'une assurance RC pour sa voiture, maison, ... .
Je ne vous entend pas parler de l'assurance incendie commune. Vous avez aussi épargné ces frais ? Attention quand il y aura un incident grave chez vous. Vous allez constater que certains dégâts ne sont pas couverts, même si les 5 CP paient individuellement une assurance.
L'AG est l'organe décisionnel et le syndic est l'organe exécutif. Il s'en suit, que si vous n'avez pas un syndic vous ne savez RIEN exécuter.
Le fait que le syndic est bénévole, ne l'exempt pas de sa responsabilité en cas d'incidents. Il est donc à 100% responsable pour TOUT ce qu'il fait. Si aucun d'entre vous en connaît quelque chose (ou ne veut/peut pas étudier cette matière à fond), alors il faudra nommer un professionnel. Tout comme quand vous êtes malade qu'il faut aller chez un médecin.
Vous êtes en fait obnubilé par un épargne des petits frais annuels à court terme et vous oubliez de voir les grands frais sur long terme. Ce qu'on appelle du bricolage.
Le fait qu'un syndic professionnel fait le minimum est due à un manque de contrôle vous. Vous admettez qu'il ne fait "rien".
Si la femme de ménage ne fait rien, et que vous ne dites rien à elle. C'est sa faute ou votre faute?
(...)
Mais revenons à nos moutons ... vous devez nommer un copropriétairé-gérant ou un copropriétaire-syndic bénévole (à mandat gracieux) si ce n'est déjà fait ... et ce n'est que çà qui est obligatoire par la loi actuelle dans votre cas.
Un "gérant d'immeuble" n'existe pas, copropriétaire ou non, dans le cas d'une copropriété forcée (Art. 577-3 à 577-14 CC). Votre ACP ne peut que ET doit nommer un syndic d'ACP.
L'ACP est le seul gérant de l'immeuble et pas l'administrateur de biens, bénévole ou non.
Mais je suis d'accord que me fait que le syndic d'ACP est agréé IPI devait être une garantie supplémentaire; mais cela n'en est pas une dans les faits, vue l'IPI na refusé de s'adapter à la Loi de 1994. Ce qui a permis à certains agents immobiliers de continuer d'appliquer de fait le système d'avant 1994. Et ceci est en fait la l'origine de vos ennuis avec un syndic professionnel. Ce chantier est déjà entamé depuis début 2009 par le Sénat, avec le support du CNIC. Le SNP s'y est aussi mis derrière depuis quelques mois.
N'oublions pas que l'IPI a est actuellement encore organisé sur base d'un Arrêté Royal de 1993, qui date d'avant la loi de 1994. Cet AR e peut être changé que sur leur demande (Loi Verhaegen). Qu'ils refusent depuis maintenant +15 ans de l'adapter à la loi de 1994 (et ses conséquences) est donc leur problème.
L'AG des copropriétaires en est l'organe décisionnel.
Le syndic d'ACP est l'organe décisionnel.
Le Juge de Paix est l'organe de justice de proximité de l'ACP, sans être pour cela l'arbitre permanent pour des conflits entre les CP. En cas d'un abus structurel de majorité il se peut que le Juge correctionnel soit le juge compétent.
Je ne crois pas que la nouvelle loi va supprimer l'obligation d'avoir un syndic d'ACP. ABSA est le porte parole "officiel" de l'IPI en ce qui concerne les copropriétés. Il pourra probablement le confirmer.
(...)
Et de toute façon, votre clé de répartition des charges n'est pas valable en l'état actuel, c'est à dire que le copropriétaire qui veut revenir à une clé de répartition selon les quotités est parfaitement dans son droit.
Exact.
Pour les ascenseurs: un ingénieur pourra vous expliquer que les fais de démarrage (et de disponibilité) d'un ascenseur génèrent beaucoup plus de frais que la consommation d'électricité durant son voyage par étage.
Pour la clé de répartition par appartement.
a. Les frais de gestion sont en principe entre autres calculés sur le nombre d'interventions par année. Le risque de devoir intervenir pour un appartement de 4 chambres est beaucoup plus grand que pour un flat.
b. Idem pour les frais d'assurance.
J'ai peut être été confrontant, mais il faut éviter que votre copropriété continue à dysfonctionner ou qu'il devienne ensuite sur moyen terme une ACP pétaudière, dès qu'un CP n'est pas/plus d'accord avec ce dysfonctionnement.
Trouvé sur le site du Sénat:
SÉNAT DE BELGIQUE
SÉANCES PLÉNIÈRES
ORDRE DU JOUR--------------------------------------------------------------------------------
Jeudi 22 avril 2010
le matin à 10 heures
1. Procédure d'évocation
Projet de loi modifiant le Code civil afin de moderniser le fonctionnement des copropriétés et d'accroître la transparence de leur gestion; Doc. 4-1409/1 à 10. Pour mémoire.
(...)
Commentaire:
"pour mémoire" veut en pratique dire qu'on peut voter dès que la commission de Justice a voté le texte du projet de loi ce mardi 20/04.
Petit loupé pardonnez moi:
Dans ce cas on peut corriger son texte initial. Comme j'ai fait maintenant en ajoutant cette phrase, après avoir cliqué sur le bouton "éditer". J'aurais aussi pu supprimer mon message moi-même, en cliquant sur "supprimer".
(...)
Que signifie à ce point "vente" et à quel moment se situe-t-on?
Chez le notaire un an avant que la moindre mur ne soit monté, à l'chèvement de l'immeuble, à la réception?J'avais déjà posé une question similaire voilà quelques temps
Il y a eu une discussion assez approfondi sur ce sujet et il faut attendre la version du texte définitif (ET le rapport de la commission) avant de pouvoir s'exprimer.
La tendance était que la loi Breyne ne serait pas changé, mais que le copropriétaire allait dans ce contexte recevoir le plus de pouvoir possible, en gardant les droits qu'il a dans le contexte de la loi Breyne. Pour le texte final, il faudra donc attendre.
luc a écrit : Il serait trop hâtive de tirer des conclusions sur base de ces fichiers, sauf dans quelques cas spécifiques.
Bonjour,
Peut-on considérer que l'aspect "personnalité juridique accordée à un sous-ensemble" est acquis? Il y a pas mal d'amendements qui vont dans ce sens me semble-t-il.
Merci d'avance de votre réponse.
Le cas du sous-ensemble est n'est pas dans la liste des cas, sur lesquels que j'ose déjà m'exprimer.
Le principe est acquis, mais les mesures d'exécution vont entre autres déterminer les circonstances dans lesquelles on peut appliquer cette méthode de gestion et/ou séparation. Et là les mots exacts de la loi auront leur importance. Il fait donc attendre le vote de l'ensemble.
Je donnerai quelques jours après mon opinion en répondant à votre question initiale sur PIM, que je n'ai pas perdu de vu.
Revenons au choses séreuses ...
Les fichiers des amendements ont été publiés (le compteur est à 132), mais pas encore la liste des amendements acceptés par la commission, tenant compte des amendements retirés de propre initiative.
Il serait trop hâtive de tirer des conclusions sur base de ces fichiers, sauf dans quelques cas spécifiques.
Attendez quelques jours .... le Parlement reprend ses travaux lundi, après les vacances de Pâques.
@tak721
Sous l'actuelle législation votre décision "de gérer notre syndic en interne." n"est pas légale. Le CP qui proteste pourra probablement obtenir raison.
Je doute que le fait "Un nouvel acte de base à même été rédigé." a été suivi par un acte authentique qui a été transcrit par le conservateur des hypothèques. Un "enregistrement" ne suffit pas.
En consultant mes notes (j'ai été présent lors de la discussion de la nouvelle loi au Parlement lors la plupart des séances) je ne crois pas, pour autant que je sache, que la nouvelle loi va changer dans cette optique l'article 577-3 du code civil. Je réfère à la justification de l'amendement 112.
Lisez surtout la fin de la page 2 et la page 3 jusqu'à "il faut également", ou on commence à approfondir l'application de la loi pour le groupe des bâtiments.
Mais vu cette changement de la loi il vaut mieux de proposer à ce copropriétaire d'organiser une AG spéciale, par exemple en septembre, pour en débattre en interne.
Suivez jusqu'à ce moment les informations qui vont être publié dès la publication de la nouvelle loi au Moniteur (mai?) et diffusez les entre vous cinq.
Ne tirez pas hâtivement des conclusions sur un son de cloche.
Mais comprenez qu'il n'est pas réaliste de vouloir exécuter collectivement les décisions de votre AG et ainsi gérer une copropriété de 8 appartements avec un ascenseur commun, en admettant que personne entre vous y connaît quelque chose.
(...)
J'ai peut-être posé beaucoup de question, mais comme personne dans notre copropriété n'est professionnel, ce n'est pas évident, on ne sait ce que l'on peut faire et ce que l'on ne peut pas faire....
@absa
Je ne comprends pas votre silence, vu entre autres le fait que vous en savez actuellement plus quand à la situation de la nouvelle loi vis à vis de cette problématique classique.
Naturellement il se peut que vous êtes en vacances ... .
(...)
Z'êtes tout de même des gamins !Plutôt que de vous tarabuster sur le thème "qui désinforme qui ?", le plus simple n'eût-il pas été de donner le lien vers le texte de l'auteur concerné ?
Vais donc le faire moi-même: article sur le site de M. Olivier Hamal
Je crois que ma source (le texte qui est publié par le SNP) n’est pas votre source (le site du politicien liégeois).
Que vous avez trouvé une 2ème source depuis déjà quelques semaines était nouveau pour moi.
J’ai vérifié seulement l‘origine du fichier que j’ai reçu il y a quelques heures, et le fait que cela confirme les autres données en ma possession, ..., avant de publier ma réplique concernant les dires d’ABSA sur ce forum.
Quand au mot « tarabuster » : c’est la 2ème fois qu’on utilise ce mot concernant un texte que j’ai écrit. Le premier ne l’utilise plus. Il l’a maintenant compris, mais de fait trop tard, pour que cela soit utile pour lui.
Je n’ai tantôt pas voulu y ajouter une couche. Mais comme c’est déjà fait par un autre visiteur, je copie ici l’intégralité du dernier paragraphe des deux versions de ce texte pour rectifier l’omission de la première ligne :
Dans un tel contexte nous ne pouvons que
suivre le Ministre de la Justice lorsqu’il veut judiciariser, relativement à un certain nombre de professions, les procédures disciplinaires.
L'agent immobilier qui veut s'adapter au monde du 21ème siècle devra lire cet article et en tirer des conclusions, plutôt que de tirer sur le pianste comme dans le Far West du 19ème siècle.
Gof,
Vos interventions démontrent que vous faites un effort louable à comprendre et proposer des solutions. Je vous en remercie de tout cœur.
C'est vraiment vrai
(?)
Oui, c'est vrai.
Dans un débat je respecte les autres participants, bien que je ne suis pas toujours d'accord avec leur opinion. Et que je confronte parfois les participants avec d'autres opinions opposées à leurs idées.
Le respect des autres est l'élément essentiel d'une démocratie.
Un article du “Le Cri” (SNP) d’avril 2010 circule déjà sur l’internet.
Titre : Des syndics négligents à Liège. Que fait l’IPI ?
Auteur : Olivier Hamal, vice-président national du SNP
Résumé officiel de l’article :
Informé de faits inacceptables, et devant l’inertie de l’IPI, le SNP a réagi et demande avec insistance à la ministre Laruelle un nouveau statut et un meilleur suivi déontologique des syndics professionnels. Les autorités judiciaires sont saisies.
Pour les membres du SNP : lisez cet article si vous êtes copropriétaire. Les autres CP : essayez d’obtenir une copie. Cela circule sur l’internet.
La même chose si vous êtes agent immobilier ET concerné par le mode de fonctionnement de votre association professionnelle, dont vous êtes forcé d’être membre, tout comme un copropriétaire est forcé d’être membre de l’ACP.
Pour les autres agents immobiliers: vous allez probablement, comme par le passé, faire confiance au joueur de flûte d'Hameln, mandaté par vos associations pour jouer la musique que vous préférez. J'espère que je me trompe.
Qui désinforme encore qui?
Gof,
Vos interventions démontrent que vous faites un effort louable à comprendre et proposer des solutions. Je vous en remercie de tout cœur.
Je me suis permis de commenter pas par pas votre réplique du 08/04/2010 à 19h32 à un texte de Zlurp.
Pour le gros je vous donne raison à 100%, mais je situe certain réformes dans leur contexte, tel que je le connais suite à ma présence (sur la tribune du public) lors des débats dans les commissions de Justice de la Chambre et du Sénat.
Le rapport des discussions dans la commission du Sénat n’est pas encore publié. Ce rapport sera, tel que la procédure parlementaire le prévoit, rendu disponible aux parlementaires au moment du vote dans la session plénière du Sénat (et publié un peu plus tard).
Cette procédure existe pour permettre d’arriver à un consensus. Ce qui a été le cas ici. Une publication plus rapide gèle parfois les positions et ne permet pas d’arriver à une solution de consensus.
Donc, on est bien d'accord, ce n'est pas le système normatif qui est foncièrement défaillant, mais bien son application.
OUI, y compris l’information pratiquement inexistante des copropriétaires par les autorités publiques, dues entre autres par le fait que quatre Ministres fédéraux sont compétent pour la matière, appartenant à 3 parties politiques.
Donc, cela ne servira pas à grand chose de réformer et de réformer encore le système normatif dans l'espoir que cela le rendra plus efficace sur le plan de son application, parce que ce ne sera pas le cas.
EXACT. Cela servira, mais cela ne réglera pas le problème fondamental prévu seulement pour la phase 3 (le contentieux ou la loi pour le « mauvais père de famille »).
La phase 1 (le projet actuel ou la loi pour le bon père de famille) et la phase 2 (le statut du syndic de l’ACP ou la loi pour le mandataire qui fonctionne dans le cadre de la loi) ne feront que moderniser la loi (ce qui était de toute façon nécessaire).
Donc, plutôt que de s'échiner à vouloir réformer des choses qui, fondamentalement, son claires et cohérentes, l'on ferait mieux de rechercher une efficacité d'application.
CORRECT.
Il faut bien admettre que la justice en Belgique n'est pas toujours des plus efficaces sur le plan des délais et que les procédures sont difficilement maîtrisables, parfois par les juges eux-mêmes.
Une AG pourrait ainsi décider de soumettre les différends qui surgiraient à un arbitre. Je n'ai pas vraiment étudié la question dans le cas d'une ACP, mais de prime abord, je n'y verrais pas d'obstacle.
Le projet de loi actuel veut interdire l’arbitrage d’office (= statutaire), pour des motifs concrets. J‘étais présent lors des débats et les arguments avancés me paraissaient logiques.
Il faudra lire le rapport des débats (qui sera disponible en principe le jeudi 22.04.2010 ou quelques jours plus tard) pour en savoir plus, parce que je n’ai pas pris des notes en détail.
Mais l’arbitrage ponctuel, avec l’accord de tous les parties concernés de se soumettre à la décision d’un arbitre désigné « ad hoc », n’a pas été interdit.
Je suis d'accord qu'il faille un plan comptable compréhensible et accessible aux profanes. Mais qu'est ce qui a empêché les ACP d'adopter, chacune pour ce qui la concerne, son propre plan comptable, uniquement modifiable à une majorité qualifiée ? Pourquoi ce plan doit-il être imposé à tout prix ? Pourquoi ne pas faire plutôt une loi supplétive, c'est-à-dire qu'à défaut d'un plan adopté par l'ACP, c'est la loi qui s'appliquera, notamment si le plan est incomplet ou incompatible avec les besoins de l'ACP ?
Le syndic « bon père de famille » regarde l’efficacité du fonctionnement de l’ensemble de son cabinet. Ce qui est logique. Il ne veut pas être confronté par une diversité de règles qui lui obligeront d’avoir une méthode de travail par ACP.
Le fait d’imposer une comptabilité normalisé, va d’abord faciliter le recrutement et la formation des (aide-)comptables des agents immobiliers.
Cette normalisation va rendre possible que l’agent immobilier installe dans son cabinet une méthode unique de gestion de la comptabilité d’ACP, qui est fondamentalement :
- La même utilisé pour la gestion de sa firme
- Indépendant du contrat avec chaque ACP (aucune ACP ne pourra plus lui imposer d’appliquer la méthode du syndic précédent)
Finalement l’AR va imposer un schéma minimal (de par exemple 60 comptes). Chaque ACP aura la possibilité d’imposer, par la voie de son règlement de copropriété, le schéma concret pour cette ACP, qui devra suivre le canevas imposé par l’AR.
Par exemple une grosse ACP pourra y ajouter une quarantaine de sous comptes, et une ACP moyenne de 30 appartements pourrait n’y ajouter rien. Si rien n’est mentionné dans les statuts le syndic devra seulement appliquer le schéma minimal.
Cette normalisation de la comptabilité permettra donc de normaliser les relations entre le syndic et l’ACP pour ce qui concerne la comptabilité . Il permettra la gestion des comptabilités sur base d’une méthode unique (dans l‘avantage du syndic « bon père de famille ») et une information des CP adapté à la structure de la copropriété forcée géré par l’ACP (dans l‘avantage du copropriétaire « bon père de famille »).
Et puis aucune association qui défend les droits des CP ? Et quand bien même, qu'est ce qui vous empêcherait d'en créer une ? C'est un droit constitutionnellement protégé tout de même.
OUI, mais …. des trois ASBL Belges actuellement existantes:
- Une a été de fait muselée par la voie d’un procès entamé par l’IPI contre elle sur la demande d’un président d’une association de syndics professionnels. Le jugement tombera dans les semaines qui viennent.
- Une deuxième, avec le plus grand nombre de membres, n’arrive même pas à imposer le droit fondamental d’avoir accès à la liste des membres de l’ACP. Chaque cas individuel demande chaque fois un « parcours de combattant » irrationnel, suite au refus de certains syndics d’appliquer les principes fondamentaux de droit, malgré la diffusion de ces principes par l’IPI. Ce texte n’est pas disponible sur le site de l’IPI et ne permet pas au copropriétaire banalisé d’opposer ce texte au syndic.
- La dernière a été forcée « par les faits » à se mettre en veilleuse, mais la pression de certains groupes de professionnels sur cette asbl continue.
Actuellement existent, grâce à l’internet, différents groupes informelles d’entraide de copropriétaires de différentes ACP. Leur structure souple les rend imperméables à toute pression, mais permet un passage rapide en cascade d’une info. C’est la méthode de l’opposition Russe dans le temps de Gorbatchev, … . Ce principe a été professionnalisé par Obama (grâce entrr autres à l’aide du logiciel Belge DRUPAL).
Conclusions
La réforme fondamentale sera de fait celle de l’IPI (la phase 2), pour que le syndic, tant professionnel que bénévole, puisse s’intégrer facilement dans la structure de l’Association des Copropriétaires, indépendamment son statut personnel et du nombre des appartements des ACP.
Je rappelle que le statut de l’agent immobilier (y compris l’aspect syndic) se base sur un Arrêté Royal de 1993 et que le mode de fonctionnement d’un « syndic d’ACP » a été imposé un an plus tard par une loi de 1994 .
L’erreur commis à ce moment a été que la loi de 1994 a été expliquée par les professionnels de l’immobilier réputés dans le cadre de l’AR de 1993, sans admettre que cet AR devait tenir compte avec le cadre de la loi de 1994, et donc adapté.
A ce moment cette réforme allait remettre en cause le compromis très délicat pour la création de l’IPI. Ce que certains ont voulu éviter à tout prix. Ils ont réussi à l’éviter à ce moment, mais à quel prix.
Cette politique d’autruche est une de causes fondamentales pourquoi les problèmes de la copropriété éclatent maintenant. Le couvercle a été maintenu sur le pot, mais la venue d’Internet a rendu l’information disponible à tous … .
Luc a écrit :Ce qui fait, que si on conteste une décision, l’ACP peut facilement le faire trainer sur 3 ans, avant qu’une réelle décision du Juge tombe. Et alors ils peuvent faire de l’obstruction, pour encore une période de 3 ans. Ce qui nous mène que seulement après 6 ans le juge de paix peut imposer une décision réelle, si l’ACP n’agit pas comme un bon père de famille. Alors il y a encore les appels, … .
Le problème que vous citez est un problème de justice. Pas un problème de copropriété.
Si mon régisseur exécute mal son travail je peux aller en justice directement. C'est un cycle immédiat qui a ses conséquence pratiques assez directement.
Si mon syndic exécute mal son travail je dois d'abord soumettre ce problème à l'AG suivante ... et puis je peux aller en justice. Si je n'arrive pas à convaincre l'AG, suite à un manque de documents qui sont retenu par le syndic mis en cause.
La technique de la décision impérative lui permet à faire de la rétention d'information impunément.
C'est un cycle annuel. J'ai du attendre jusqu'en 2006 d'avoir accès aux documents de 2003. Le syndic m'a alors dit que ce jugement n'était valable que pour 2003 ... . Le cycle a recommencé ... . Il a été destitué par le Juge en 2007, remis en selle par le CdG en 2009 et maintenant on attend le jugement sur l'AG de 2009.
Cette lenteur est donc principalement du à des règles imposées aux ACP.