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#4861 Re : Copropriétés forcées » Le couple infernal syndic/conseil-de-gérance. » 02-07-2011 11:28:30

luc

La description de la messe pontificale, décrite par Marianne, est tout à fait correcte et appliquée annuellement dans mon ACP.

Et aussi dans la plupart de ceux que je connais dans ma commune. Pour autant qu'il y a un CG.

Pour ceux sans CG, là un débat réel est la norme lors de l'AG, sauf dans le cas d'un CP majoritaire.

#4862 Re : Copropriétés forcées » Choix d'un nouveau syndic » 17-01-2007 12:41:26

luc

Un projet de cahier de charges est proposé par un ou plusieurs CP (de préférence +20% des quotités). D'où la nécessité d'avoir accès à la liste des CP.

Le projet n'est qu'une base de discussion (comme le projet de loi de la sénatrice NYSSENS). On peut y mettre des propositions un peu provocantes, tant que tout le monde sait que tout est changeable.

Ils demandent au syndic de réunir une AG spéciale avec ce point à l'ordre du jour. Ils proposent des CP comme président et le secrétaire de la séance et demandent au syndic(s) en fonction de s'éloigner, vu qu'on va traiter de sa mission.

Les initiateurs proposent de préférence à nommer comme président d'AG un avocat, un notaire,  ou autre personne, apte à diriger le débat d'une façon neutre et d'arriver à un texte concret.

On discute en long et en large. On arrive lentement à une proposition concrète avec parfois des variantes pour l'un ou l'autre point.

Ce projet est remis à l'ordre du jour de l'AG suivante (au moins 3 mois plus tard). Lors de laquelle on se focalise à approuver le règlement (= cahier des charges) définitif. Ceci d'abord en votant les articles litigieux un par un et ensuite en votant sur le règlement global.

Dans ce règlement on détermine le mode d'inscription comme candidat-syndic et la manière que les offres seront remis.

La technique de la double enveloppe remis à une personne neutre (= l'avocat président de l'AG) a déjà été utilisé dans des ACP de ma commune et est très efficace.

Donc DEUX AG pour LANCER ce système et une pour le choix du syndic. Les suivants fois il ne faut qu'une AG.

La charte du SNP est une bonne base de départ pour le projet, mais il faut le changer impérativement à au moins 10 places essentielles.

D'autres propositions existent ou seront proposés.

Essentiel est aussi que et les offres sont en possession des CP aux moins 1 mois avant l'AG et qu'une copie du contrat définitif soit envoyé à tous les CP.

Aussi essentiel est que ceux qui vont signer ce contrat au nom de l'ACP soient nommé syndic provisoire pour cette mission et en font donc rapport à l'AG suivante. En effet représenter l'ACP est une mission de syndic. Ils seront donc responsable envers l'ACP si le contrat effectif ne concorde pas avec la décision de l'AG.

#4863 Re : Copropriétés forcées » Choix d'un nouveau syndic » 17-01-2007 12:41:26

luc
Grmff a écrit :

Il est à noter qu'un syndic reste syndic jusqu'à ce qu'un autre syndic soit nommé. Une copropriété sans syndic, cela n'existe pas.
...

Négatif. Il n'est plus syndic mais "chargé des affaires courantes en attente de la désignation d'un syndic". C'est un mandat "tremblant", pendant laquelle il doit justifier chaque dépense en détail. Il ne peut demander aucune provision.  Ni convoquer une AG. Etc ... . Lisez le Code Civil sur les mandats.

L'affichage de son mandat à l'entrée du bâtiment se base sur ce principe. S'il n'est plus syndic et l'affiche est là ... il y a faux en écriture.

Une ACP sans syndic est possible, si non la loi n'avait pas prévu le cas (= nomination d'un syndic judiciaire par le Juge).

Autre exemple: Une AG (avec la nomination du syndic) est annulé par le Juge. Il s'en suit que toutes les AG suivantes seront aussi annulés, s'ils ont été contestées. Le Juge devra désigner un syndic judiciaire, pour remettre l'ACP dans les rails.

#4864 Re : Copropriétés forcées » Le couple infernal syndic/conseil-de-gérance. » 02-07-2011 11:28:30

luc

Le problème actuel est que le syndic impose sa méthode de voir les choses, et qu'il n'y pas de document de référence (règlement de syndic, ...), accepté dès le départ par toutes les parties en connaissance de choses.

La couche que j'ajoute est une couche naturelle, qu'on applique pour de grands projets personnels (construction maison, ...), firmes, commandes pour l'Etat.

Mais pour les ACP cette couche serait superflue ?

En voulant simplifier on donne trop de cartes à l'organe exécutif (= le syndic). L'organe décisionnel (l'AG) se retrouve automatiquement dans une situation déséquilibré. D'où la problématique actuelle.

Après 1994 l'AG de mon ACP est parti avec un nouveau élan et s'est senti un peu plus responsable.

Avec comme résultat entre autres le projet "sécurité". Il a été traité par un groupe de travail où seulement le président était nommé par l'AG (et n'appartenait pas au CG). Il y en est sortie des propositions valables (un par un délibéré et approuvé ou rejeté à l'AG). C'était un fonctionnement normal d'un AG, comme je l'avait rêvé.

Mais ce groupe c'est heurté au pouvoir en place (à ce moment) et s'est lentement disloqué.

Le problème est qu'on a entamé le projet, sans le cadrer dans une structure plus générale. Le pouvoir en place en a profité pour lentement déstabiliser ce projet (en poussant entre autres à des investissements hors prix à ce moment).

Le groupe de travail a aussi négligé de faire une différence entre le bût à atteindre et les objectifs à long, moyen ou court terme. Ce qu'un règlement peut imposer d'office. Parce que ce règlement peut contenir  aussi un sorte de check-list d'élément qui sont obligatoires avant la soumission d'un projet à la délibération et vote de l'AG.

Donc tout est rentré dans le rang vers 1998, avec comme conséquence une lettre virulente d'un des derniers membres de ce groupe.

Cette lettre est encore la bible du groupe à laquelle j'appartiens. Mais l'auteur appartient maintenant au pouvoir en place. Ceci démontre bien que tout évolue.

Cet exemple pour vous dire que ma proposition est réaliste, mais il faut d'abord une armature (= le règlement), avant de l'habiller (= projets concrets).

Comme Grmff l'a dit: la loi ne tire qu'un cadre. C'est au CP de définir dans ce cadre ce qu'ils veulent.

Mais comme Zitoun le dit: il faut d'abord que tous les parties respectent la loi.

Dans ma proposition un CG est superflue, comme avancé par Marianne. Il peut facultativement jouer un rôle non-exclusive dans un stade ultérieur (pour les grands ACP): contrôler si les décisions de l'AG ont été exécuté comme il faut.

#4865 Re : Copropriétés forcées » Le couple infernal syndic/conseil-de-gérance. » 02-07-2011 11:28:30

luc

Le problème est qu'on choisit d'abord un syndic.

Mais en fait il faut d'abord proposer un cahier des charges pour le syndic, puis l'amender et approuver. Puis on envoie ce cahier des charges aux candidats-syndics.

Comment y arriver? En nommant un vrai avocat de l'ACP, indépendant du syndic. C'est a lui de guider l'AG dans cette procédure, en absence du syndic en fonction.

Comme il n'y a rien de contrôler, le CG doit (comme organe) s'abstenir de ce débat.

Ce cahier des charges (ou règlement du syndic) formera le check-list pour le syndic. Ce cahier doit être équilibré. Comme le règlement e copropriété prévoit des amendes en cas de non-exécution, le règlement du syndic doit-aussi en prévoir quand le syndic n'exécute pas ses tâches correctement.

Puis (ou d'abord) on fait de la même façon un règlement du conseil de gérance (et ou vérificateurs). Tout CP devrait explicitement accepter ce règlement, s'il est candidat.

Cette solution (cahier des charges) est utilisé pour rénover et/ou construire une maison individuelle. Pourquoi pas pour la copropriété?

#4866 Re : Copropriétés forcées » Le couple infernal syndic/conseil-de-gérance. » 02-07-2011 11:28:30

luc

Dans le sujet « CG – abus » j’ai lu les réponses suivantes de Grmff, que je copie en bas à titre d’information. Grmff a dit dans ce sujet qu’ils restent valables.

Il y décrit bien avec humour l’application pratique de la psychologie de masse.

Mon syndic a fait l’erreur psychologique de parler de l’opposition de différents copropriétaires. Ce qui faisait gonfler les rangs du groupe de CP à laquelle j’appartiens.

Depuis qu’il a changé d’avocats mi 2006 (actuellement officiellement 4, mais en fait 6), il ne parle que de moi. Les autres sont mis dans le « vergeetput ». Et je dois dire que c’est efficace. Cela m’a obligé de lancer une procédure supplémentaire.

Mais la nouvelle déontologie de l'IPI prouve qu’elle est efficace. Il va probablement devoir donner le liste des « opposants actifs (= en procès) » à tous les copropriétaires, ainsi que la liste complète des procédures en cours. Y compris les conséquences possibles pour l’ACP, le syndic, le CG, … .

J’ai apprécié que Grmff a utilisé les mots « copropriétaires combattants »  au lieu du terme « emmerdeur ».

La synthèse de son intervention se résume bien dans les lignes suivantes:

Grmff a écrit :

Il vous reste donc à convaincre, à garder du recul, à ne pas perdre votre sens de l'humour, à considérer ce qui est important de ce qui est futile, à vous battre quand c'est important et à vous taire quand c'est futile.

A titre de documentation le texte complet :

14.11.2006 à 22h43 :

Grmff a écrit :

Ensuite, j'espère que vous aurez bien pris ma boutade au second degré. L'humour fait certainement partie du kit de survie de tous les copropriétaires combattants.

On dit: "Au poker, dans les 5 premières minutes, si vous n'avez pas repéré le pigeon, c'est que le pigeon, c'est vous."

En copropriété, le principe est le même. Alors, que faire pour ne pas être l'emmerdeur de service? Que faire pour ne pas le devenir?

Parce que le statut d'emmerdeur de service est réversible. L'emmerdeur peut devenir le héros qui sauve la copropriété du désastre d'une gestion habilement frauduleuse. Certains emmerdeurs de service ont raison.

Mais avoir raison seul, c'est être catalogué d'emmerdeur de service. Vous me suivez jusqu'ici? Alors, vous aurez compris qu'avoir raison seul est totalement inutile. L'emmerdeur de service ne se reproduit pas en ralliant les autres copropriétaires à sa cause: il se transfigure. Il devient le grand sauveur.

Il n'est pas obligatoire qu'il ait raison. Je connais des emmerdeurs de service qui ont emmené leur copropriété de Charybe en Scylla. Ou du paradis aux enfers. Mais je m'emporte dans mon discours.

Résumé? La différence entre l'emmerdeur de service et la voix dont ont écoute le conseil est épaisse comme du papier à cigarette. L'emmerdeur de service est seul et gueule dans le désert. Le sauveur fait suivre sa voix en ralliant les propriétaires à sa juste cause. Juste? C'est lui qui le dit, et les propriétaires l'écoutent... Le propriétaires descend-il du mouton de panurge comme le syndic descend du diable? Sans doute pas.

Il vous reste donc à convaincre, à garder du recul, à ne pas perdre votre sens de l'humour, à considérer ce qui est important de ce qui est futile, à vous battre quand c'est important et à vous taire quand c'est futile.

Personne n'est parfait sur terre. Certainement pas un syndic qui a l'impossible tâche de contenter tout le monde en leur faisant cracher leurs charges au bassinet.

Mais votre syndic est-il moins bon qu'un autre? Vraiment? Est-ce l'intérêt de la copropriété de changer de syndic? Existe-t-il un syndic parfait? Est-ce que l'unité de la copropriété mérite que l'on se déchire? Est-ce qu'une action en justice apportera un plus à la copropriété? Quel est le vrai intérêt de la copropriété?

Bref, je n'ai pas de solutions pour vous. Il est difficile de juger à travers vos yeux. C'est à vous qu'il convient de vous poser ces questions.

Grmf!



C’était une réponse à une question de Saxo (toujours présent à PIM, mais sous d'autres alias), généré par le texte suivant du 31.10.2005 à 10h53 :

Grmff a écrit :

A Saxo:
La réponse à la question initiale a été donnée: "l'AG est souveraine"

Alors, vouloir démontrer que les rapports humains dans une copropriété forcée sont difficile, c'est complètement inutile. Tout le monde est au courant, même ceux chez qui cela se passe généralement bien.

Ceux chez qui cela se passe bien (et j'ose affirmer que c'est une large majorité) mettent sans doute beaucoup d'eau dans leur vin et laissent gueuler l'inévitable emmerdeur de service

Celui-ci fait partie de la définition de la copropriété au code civil: la copropriété n'a pas la personnalité juridique si elle n'a pas son emmerdeur de service, élu à la majorité silencieuse des personnes présentes 

Grmf!

#4867 Re : Copropriétés forcées » Le couple infernal syndic/conseil-de-gérance. » 02-07-2011 11:28:30

luc
immorp a écrit :

Il n’existe pas de diplôme pour les copropriétaires…
On fait avec…..

Il n'existe pas de diplôme pour appartenir au collège électoral pour le conseil communal, le parlement régional, la Chambre, le Sénat, ...

C'est un argument du type oligarchiste.

C'est justement un syndic professionnel qui doit compenser ce fait par une bonne information des CP (= information correcte, impartiale, compréhensible, ...) avec une vue sur les conséquences à long terme des décisions possibles.

#4868 Re : Copropriétés forcées » Le couple infernal syndic/conseil-de-gérance. » 02-07-2011 11:28:30

luc
Zitoun a écrit :

Immorp,

Dans un récent post sur un autre forum vous avez dit que le syndic devait avoir des compétences en matière comptable, juridique, technique ...et même psychologique. ...

Ce sont les compétences en matière psychologique/sociale qui différencie le  syndic (légal) de l'ACP du syndic (cogérant illégal) d'immeuble.

Dans une cogérance il "donne" cet aspect aux membres du CG.

Le mien a suivie un cours de psychologie. Le sujet était selon lui ... "comment manipuler les AG". Je ne le crois pas, mais il le dit ouvertement.

#4869 Re : Copropriétés forcées » Le couple infernal syndic/conseil-de-gérance. » 02-07-2011 11:28:30

luc
immorp a écrit :

...
C'est quand même au moins 13 ans d'expérience ! Et ça ne signifie pas qu'ils n'ont pas de diplôme. Ceux que je connais ont généralement une formation de géomètre, comptable, ingénieur etc...

Ce qui m'a intrigué que mon syndic refuse de dire sur base de quel diplôme il a été agréé.  L emien a probablemen une formation de vendeur. Initiallement les 3 associés actifs de la firme étaient un syndic (ancien de la firme G. du promoteur A.), un expert-immobilier (travaillant pour el Cadastre) et lui, le vendeur (d'abord immobilier puis aussi courtier d'assurances). En plus son épouse comme avocat.

Bonne équipe avec une expérienec varié et cohérente.  Mais avant 2000 les deux ont quitté un par un le bateau il y a dix ans et pas remplacé. Il est seul (avec sa femme) et se base en fait sur les routines existantes, pour tout ce. Sa femme a dû quitter suite à la nouvelle déontlogie des avocats.

Dans la première lettre qu'il a envoyé aux CP cette année il a même effacé les références de son agrégation (dans les deux langues). Un hasard? Un problème technique? J'ai vérifié à l'IPI il n'a pas été rayé ni suspendu. Bizarre.

#4870 Re : Copropriétés forcées » Le couple infernal syndic/conseil-de-gérance. » 02-07-2011 11:28:30

luc
oldman a écrit :

Encore un autre témoignage, recueilli hier :

- Chez nous, le responsable change tout le temps. Maintenant, c'est une femme. Et quand on l'appelle, elle n'est jamais là ou jamais joignable.

- Qui est votre syndic ?

- C'est X, la plus grosse boîte de Belgique.
Tiens, à propos, le directeur général a été viré. Il est remplacé par un Français.

Interessant. Il y a des plaintes en route dans un bâtiment voisin, qu'il gère. Il était le DG de la plus grande firme belge repris par cette firme. Cela confirme la méthodologie utilisé par cette firme en France. Donc rien de surprenant pour les initiés.

#4871 Re : Copropriétés forcées » Le couple infernal syndic/conseil-de-gérance. » 02-07-2011 11:28:30

luc
immorp a écrit :

oldman a écrit : L'expérience (laquelle ?), c'est bien beau mais dans la pratique, qui est le -vrai - syndic, quelles sont ses relations avec le conseil de gérance, qui l'a mis en place ?


Le syndic, même en personne morale (Société) est toujours responsable à titre personnel. Celui qui exerce physiquement le mandat dans la copropriété doit posséder l’accès à la profession.

Rappelons que le syndic est nommé par l'AG, et pas par le conseil de gérance, même s'il est présenté par ce dernier.
Les absents ont toujours tort....

Responsable envers qui ??? Je l'ai cité en personne dans un procès  ... j'ai du faire marche arrière et dans le futur seulement citer l'ACP. Sauf si je demandais un syndic provisoire, ce qui avantage ... le syndic. Il vient alors avec 2 avocats (= son assureur vient avec 2 avocats). Trois avocats contre le mien = trois possibilités de ralentir l'affaire.

#4872 Re : Copropriétés forcées » Le couple infernal syndic/conseil-de-gérance. » 02-07-2011 11:28:30

luc

Grmff,

Merci pour votre dernière intervention. Elle est très concret et permet un débat serein. Votre analyse rejoint dans les grandes lignes la mienne.

Votre déclaration que vous n'avez pas été syndic à Bruxelles m'ouvre les yeux.

La plus grande organisation professionnelle d'agents immobiliers a déclaré que la situation  à Bruxelles était celle d'un jungle (lire sur son site les résumés de son congrès à Ostende en 2005).

J'approfondis plus tard.

#4873 Re : Copropriétés forcées » Le couple infernal syndic/conseil-de-gérance. » 02-07-2011 11:28:30

luc
oldman a écrit :

... Les propos lénifiants n'ont jamais fait "avancer le Schmilblick" et j'observe que certains, en 6 mois de messages quotidiens (jours fériés compris), n'y sont pas parvenus. ...

Marianne,

Les propos agressifs encore moins.

C'est entre autres le Code Napoléon de 1804 qui a mis un fin à l'insécurité de dix ans de Révolution Française.

Faut-il passer par une révolution? Je n'espère pas.

#4874 Re : Copropriétés forcées » Le couple infernal syndic/conseil-de-gérance. » 02-07-2011 11:28:30

luc

En fait prenons un détail concret:

Si le loi imposerait que seulement le bureau de l'AG, composé d'un président (et facultativement deux assesseurs et d'un secrétaire s'il y a plus que x appartements) peut siéger en face des membres de l'AG.

Et qu'en plus ces membres ne peuvent pas être un mandataire, employé, fournisseur, ...  de l'ACP (syndic, vérificateur, CG, concierge ...).

Et que ce président est responsable pour le contrôle de la régularité de l'invitation, de l'ordre du jour et le contrôle de la liste des présences.

Alors on aurait fait un grand pas à l'avant.

Exemple1: c'est comme cela que les assemblés constitués comme le Sénat, la Chambre fonctionnent. Voyez vous le Premier ministre siéger en face des députés à la Chambre?

Exemple2: pourquoi commence-t-on à séparer, tant en Flandre qu'en Wallonie, la fonction de président du conseil communal de la fonction de bourgmestre?

#4875 Re : Copropriétés forcées » Le couple infernal syndic/conseil-de-gérance. » 02-07-2011 11:28:30

luc

Oui, on arrive à alerter les CP.

Oui, on arrive à faire du pouvoir en place "la minorité opposante".

Mais ... ce pouvoir en place à des atouts en mains qu'il est difficile à contrer.

En effet le pouvoir en place impose:
1. le contrôle des présences (ils refusent des procurations, ...)
2. les points à l'ordre du jour, le type de décisions à prendre, ... 
3. la séquence des points, ....
4. la présidence de l'AG, le secrétariat de l'AG, ....

Je suis d'accord que ces problèmes peuvent être surmontés, mais cela demande en fait de planifier un coup d'état interne, avec beaucoup de manipulations. Tout à fait possible. La 6ème ACP dont je parlais l'a fait.

Ce qui va à l'encontre de ce qu'on veut obtenir: une administration légale, correcte et transparente. Ce 6ème ACP est redémarré sur des bases incorrectes et rencontre déjà des problèmes.

On reproche au pouvoir en place de conspirer pour garder le pouvoir. On ne va quand même pas le faire nous-mêmes!

Ce qu'on cherche est une méthode légale, rapide et transparente, sans imposer la volonté d'un autre groupe, puisse assurer qu'on écoute la voix de tous et qu'on cherche le plus possible un large consensus.

#4876 Re : Législations régionales » Prix de l'eau (Rég. Bruxelloise) » 09-01-2007 09:49:38

luc
Baxter a écrit :

luc a écrit : Selon un de mes sources le prix de l'eau 

C'est de l'eau de source ?

Oui. L'eau vient des sources Ardennais je crois.

Mais la tuyauterie est vétuste. Ces communales n'ont pas de fonds de réserve ni plan d'amortissement.

Donc ... le consommateur actuel paiera chèrement pour une tarification inadapté pendant au moins 30 ans.

En 2008 l'Etat doit (en principe) passer vers une comptabilité en partie double (obligation européenne), et donc vers entre autres un plan d'amortissement.  Ce problème ne se répétera donc probablement pas vers 2050.

#4877 Re : Copropriétés forcées » Le couple infernal syndic/conseil-de-gérance. » 02-07-2011 11:28:30

luc

Les extrêmes génèrent des réponses extrêmes, quand des pommes pourries commencent à pourrir le reste.

Extrait d'un avis récent d'une commission officielle:

"Considérant que les autorités refusent de s'ingérer dans les conflits entre syndic et propriétaires".

Ce qui a eu comme résultat que tout document, qui prouvait que des déclarations du syndic étaient erronées ont été écarté par ces autorités, puisque seulement le Juge peut statuer sur l'exactitude d'un document remis par le "syndic d'immeuble".

Et le Juge de Paix ne peut pas non plus statuer, puisque ... c'est seulement le Juge pénal qui le peut.

On veut donc vraiment qu'on dépose plainte au pénal. Cela va quadrupler les problèmes sociaux au sein des ACP. Et ça n'est pas le bût.

Il est temps que l'IPI prenne position.  Si non tout cela va se ranger dans la série d'affaires, comme ceux de Middelkerke, Hasselt, ... . Ce qui va causer encore plus de tord à la profession d'agent immobilier professionnel. Et anéantir probablement le résultat d'une campagne publicitaire.

La problématique contesté par Marianne est présent à des dégrés variables chez au moins 5 des 22 "ACP avec concierge" de ma commune. J'ai des contacts avec 6 ACP des 22.

#4878 Législations régionales » Prix de l'eau (Rég. Bruxelloise) » 09-01-2007 09:49:38

luc
Réponses : 2

Selon un de mes sources le prix de l'eau a augmenté dans 14 communes de 0,25 euro vers 0,43 euro par mètre cube. Et diminué dans 5 communes. Décision de l'intercommunale ... parait-il.

Source: www.brusselnieuws.be

Quelqu'un peut confirmer?

#4879 Re : Copropriétés forcées » L'AG au coeur du système décisionnel voulu par la loi: C'EST UN LEURRE » 02-02-2018 19:14:34

luc
PIM a écrit :

Et vous proposez de remplacer la souveraineté de l'AG par quoi ?

Je propose de la remplacer par la souveraineté de l'AG sans les zones grises actuelles.

Donc par exemple, pour rester dans le cas n° 1:
- un syndic impartial
- un syndic qui informe les CP de la motivation de son départ
- les CP informés immédiatement par le syndic, s'il prend des décisions urgent et provisoires qui engagent la responsabilité de l'ACP.
- les documents de l'ACP accessibles à tous les CP
- l'information concernant les points mis à l'OJ disponible avec l'invitation ou accessible au moins 30 jours avant l'AG.
- un PV qui reflète correctement les évènements lors de l'AG;

Si on fait appel à un devoir de discrétion, cela fait supposer que des faits éventuellement de l'ordre pénale ont été commis dans le chef d'un ou plusieurs mandataires de l'ACP (syndic, CG, ..) et donc de l'ACP elle-même.

Mais l'IPI n'exige pas cette discrétion. Elle a classé des plaintes pour manque de discrétion du syndic sans suite. Peut-être plus après le 17.12.2006, espérons.

Je ne vois qu'un motif à être discret: le CG elle-même a commis des fautes et a cherché un syndic qui voulait bien les couvrir. Supposition? Oui. Mais généré par le manque d'information du syndic E.

#4880 Re : Copropriétés forcées » L'AG au coeur du système décisionnel voulu par la loi: C'EST UN LEURRE » 02-02-2018 19:14:34

luc
PIM a écrit :

...
Je pose cette question pour la raison suivante:
- si c'est un extrait du PV de l'AG : il est tout à fait possible qu'en réalité les copropriétaires présents à l'AG aient reçu une série d'explications complémentaires verbales (et qui ne sont pas actées pour éviter, par exemple, que le PV ne puisse être utilisé en justice.... contre la copropriété)  et que ces explications reçues en AG aient, en fait, motivé la décision prise à l'unanimité de renoncer à la poursuite de  l'affaire.

Oublier de notuler une phrase essentielle des débats pour "éviter" qu'elle soit utilisé contre le pouvoir en place est une technique courante.

Mais cela est et reste un faux en écriture.

Code pénal: Art.  196. Seront punies de réclusion de cinq ans à dix ans les autres personnes qui auront commis un faux en écritures authentiques et publiques, et toutes personnes qui auront commis un faux en écritures de commerce, de banque ou en écritures privées, <L 2003-01-23/42, art. 49, 040;  En vigueur :  13-03-2003>
  Soit par fausses signatures,
  Soit par contrefacon ou altération d'écritures ou de signatures,
  Soit par fabrication de conventions, dispositions, obligations ou décharges ou par leur insertion après coup dans les actes,
  Soit par addition ou altération de clauses, de déclarations ou de faits que ces actes avaient pour objet de recevoir ou de constater.

Le résultat est que ce PV ne pourra plus être invoqué par l'ACP contre quiconque, mais reste valable pour être sélectivement utilisé contre l'ACP.

Le secrétaire du bureau de l'AG se doit de notuler correctement, "à charge et décharge", le déroulement de la réunion. Il ne doit pas reprendre mot pour mot ce qui s'est dit. Mais les phrases clés doivent se retrouver dans le PV original.

Si un syndic professionnel (ou son employé) est ce secrétaire, alors il est supplémentairement obligé par sa déontologie et par la loi d'être impartial.

Il peut omettre des mots du PV original dans le PV diffusé, s'il mentionne ce fait cas par cas et s'il motive l'omission cas par cas (diffamation possible, ...).

Si une déclaration met l'ACP en problèmes, alors le syndic, neutre et impartial, se doit a donner un avis correct, comme cherchez d'urgence le compromis avec la partie lésé. Et mentionner le fait qu'il a donné cet avis sur le PV. Si non il est à 100% responsable pour les conséquences de cette situation.

Beaucoup des syndics professionnels ne se réalisent pas que la loi a changé en 2003. Des procès spectaculaires n'ont pas encore eu lieu, mais tôt ou tard ce sera le cas.  Il suffit d'une condamnation, même minime et avec sursis, pour que l'agent immobilier concerné se voit dans l'impossibilité légale (et pas disciplinaire) d'exercer sa fonction pendant au moins cinq ans.

Un PV n'est pas obligatoire, mais s'il existe l'Art. 196 CP est d'application.

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