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Les lettres recommandées sont déjà préparées et j'hésite....
N'hésitez pas. Il vaut mieux une lettre recommandée de trop qu'une de trop peu.
J'avais fait déjà un premier recommandé à la fin du mois d'avril mais il n'est pas dans les formes exigées avec toutes les mentions obligatoires. Et donc je suppose que je dois considérer le premier recommandé comme un rappel et recommencer dans les formes de l'art .....
Pas de bol, faut tout recommancer.
En envoyant le courrier de mise en demeure le 10 mai la date de régularisation limite sera le 10 juin au plus tard, et je risque alors de tomber dans les vacances judiciaires à cause du délai de 40 jours prévus après le dépôt de la requête pour fixer l'audience. Est-il possible d'avoir des audiences en juillet aussi ? Dois-je supprimer la demande liée à l'expulsion pour accélérer la procédure ? Comment faire pour demander gentillement au juge d'accélérer la procédure ?
Certains cantons prévoient des audiences pendant les vacances judiciaires. J'ignore dans quelles mesures et pour quels cas.
Je ne supprimerais pas la demande d'expulsion, étant donné que vous vous retrouveriez avec des délais qui vous conduiraient à ne pouvoir expulser pendant la période hivernale...
Est-on obligé de mettre ce paragraphe dans la mise en demeure (cf. modèle du site Bruxelles Logement): "Si vous souhaitez trouver une solution amiable (plan d’apurement, délai exceptionnel…), veuillez m’en informer dès réception de ce courrier." Dans mon cas, le locataire a refusé de coopérer et la mention "délai exceptionnel" permet des allongements excessifs !
Cela ne mange pas de pain de le mettre... Cela n'empêche pas de continuer la procédure. En permettant de garder le contact, on rend la situaiton moins conflictuelle. En arrivant devant le juge, il n'est pas rare que je sois d'accord avec le locataire, et qu'on aie une conciliation (même si le jugement ne la qualifie pas comme telle)
Finalement je constate qu'il ne faut pas rappeler dans ce courrier de mise en demeure l'historique des conversations pour justifier cette mise en demeure. Est-ce correct ?
Non, ce n'est pas indispensable d'aller au delà du prescrit légal.
QUESTIONS AU NIVEAU DE LA REQUETE :
Comment faire pour signaler au Juge que la régularisation des charges locatives pour lesquelles il n'existe pas encore de décomptes finaux sera réalisée plus tard au moment où les décomptes seront disponibles (seules des provisions de ces charges sont prévues mensuellement car tous les compteurs sont à mon nom).
Vous demande au juge de renvoyer au rpole pour le surplus, et vous demanderez un 803/806/747 pour faire revenir l'affaire quand vous aurez les données.En attendant, l'affaire sera lancée et l'expulsion possible. De toute façon, si une expulsion est ordonnée, il y aura un renvoi au role pour les dégats locatifs.
Si vous savez à quelle date vous aurez toutes les données, vous pouvez aussi faire reporter le surplus à cette date, même si c'est en 2025. Je ne sais pas comment le juge fera pour cela.
Le contrat de bail indique que je suis le seul bailleur. Ayant fait une donation à ma fille de ce bien avec un notaire, j'en ai l'usufruit. Au niveau de la requête, faut-il indiquer que le requérant est l'usufruitier ou puis-je dire que j'en suis propriétaire. Cela fait-il une différence dans mon cas ?
C'est le nom sur la bail qui compte. Je suis indivisaire avec Grmffette, je suis néanmoins seul bailleur. Le juge a tiqué un peu quand il l'a appris, mais il a accepté le mode de fonctionnement. Pour plus de sécurité, vous pouvez éventuellement demander à votre fille une procuration pour la représenter. Je doute que ce soit utile, mais c'est pas cher.
Merci pour votre commande!
Ma compréhension de la réponse de GT est qu'il vous a bien répondu :
GT a écrit :Le texte légal ne fait pas de distinction pour le délai de transmission selon que le PV contienne les décisions prises par une AGO ou par une AGE.
Je partage tant l'avis de GT que celui de D1791: pas de différence.
Les choses se font plus vite aujourd'hui qu'il y a 20 ans. Néanmoins, j'ai souvent eu des périodes où les choses se font très vite, et des périodes où les biens restent vides un mois ou deux. C'est cyclique...
Je sais que vous avez eu la plupart de vos réponses. Sorry pour les redites.
Ai-je le droit de passer devant le juge de paix sans avocat ?
Oui, absolumment. Et en première instance aussi (1ere instance fait office de cour d'appel pour la justice de paix...)
Existe-t'il un formulaire à remplir pour faciliter l'exposé des faits ?
Les greffes donnent généralement des modèles à remplir. Ce n'est cependant pas obligatoire d'utiliser ces modèles. Vous pouvez parfaitement faire votre requête sur base d'un modèle que vous trouvez ailleurs, dans un livre par exemple, s'il est bien fait
Quel est le délai d'attente pour passer en justice ?
Il y a plusieurs délais qui s'addtitionnent:
Délai avant d'envoyer une mise en demeure au locataire
Délai avant de déposer la requête au greffe
Délai avant d'être convoqué
Délai pour les échanges de conclusions via un 747 (sauf si vous arrivez à y échapper...)
Délai avant de recevoir le jugement
Délai avant de signifier
Délai avant de procéder à l'expulsion s'il faut aller jusque là.
Ai-je une chance de faire valoir mes droits si d'ici là, la situation ne serait pas régularisée; ce qui prouverait la mauvaise foi du locataire ?
Si le locataire a régularisé, vos droits sont saufs, et le juge ne vous donnera pas le droit d'expulser le locataire. Vous aurez juste droit de récupérer les frais de justice (24€ pour le dépot de la requête et 50€ de droit de mise au rôle)
Est-il vrai qu'il faut attendre un mois après la mise en demeure pour saisir la justice ?
A Bruxelles, oui.
Pour éviter les vacances d'été et respecté ce délai d'un mois, puis-je déjà fixé une audience et l'annuler si la situation se régularisait.
Ce n'est pas vous qui fixez la date de l'audience, mais le greffe. Sauf si vous passez par huissier, mais les frais d'huissiers resteront à votre charge, même si le juge vous donne raison. A éviter donc.
Donc j'ai compris qu'une mise en demeure est aussi nécéssaire après le premier recommandé et qu'il y a bien un mois d'attente après la mise en demeure pour pouvoir introduire la procédure. Est-ce correcte ?
Si oui, j'envoi la mise en demeure demain et je réduit le délais d'échéance à 8 jours et je fixe une audience dans au moins un mois après l'échéance de la mise en demeure. Et si la situation se régularisait entre temps, j'annule la procédure...
Ce n'est pas correct. Vous envoyez un recommandé de mise en demeure, et vous attendez un mois à partir de l'envoi de ce recommandé pour déposer votre requête.
L'excellent Grmfff a rédigé un petit ouvrage intitulé "Petit manuel du propriétaire débutant en Justice de Paix"
voir https://www.pim.be/conseils/livres-utiles/
Merci pour le compliment et la pub!
Grand merci, je crois que je vais y passer la nuit à lire ça.
Vous lisez lentemant!
J'ai lu aussi qu'il faut joindre à la requête un certificat de domicile de la personne qu'on souhaite convoquer de moins de 15 jours.
Puis-je le demander moi-même au service de population de la commune concernée même si je ne fais pas appel à un avocat ?
Oui, vous pouvez. Certaines communes exigent un document du greffe pour délivrer ce certificat. A mon sens, c'est une demande illégale et purement vexatoire et parapluitesque anti RGPD. Certains greffes donnent de 5-6 formulaires vierges si on demande poliment...
Parfois, il faut insister en expliquant que c'est une exigence légale, et donc que si la commune refuse de délivrer le certificat, elle se met en défaut et que vous pourriez réclamer les loyers impayés par abus de pouvoir de la commune. A ce stade, généralement, l'employé fait appel à son chef, et cela se règle assez vite.
Le contrat de bail signé ne prévoit pas de conciliation. Puis-je demander directement au juge de statuer sur la demande d'annuler le contrat et d'ordonner le paiement des arriérés en le justifiant dans la requête ?
Plus besoinde passer par une étape séparée pour la conciliation. Les modèles de requête prévoient généralement que la demande consiste en "tenter de concilier les parties, et à défaut...."
En plus de la requête à adresser au Greffe, faudra-t'il présenter des conclusions dans mon cas particulier, vu que la requête sera déjà assez complète ? et si oui, que sont ces conclusions ?
Si le cas est simple, la requête fait office de conclusion. Certains juges aiment avoir une requête très complète, avec le contrat de bail, l'état des lieux, etc. Si c'est simplement une question de paiement, la requête est très simple. Allez à l'audience avec le bail, l'état des lieux, la preuve de l'enregistrement, etc
En effet j'ai accepté sur proposition du locataire que cette garantie me soit remise en espèces ! Et j'ai cru comprendre en regardant sur le forum que c'était illégal ! Donc comment gérer à présent cette situation. ? c'est une situation de fait et puis-je tout de même demander au juge de conserver cette garantie en espèces pour compenser au moins en partie les impayés ? Sur demande du locataire, j'avais accusé réception de cette garantie par WhatsApp !
C'est effectivement illégal. mais tout le monde s'en fout. Cela ne pose aucun problème. Vous pouvez évidemment demander au juge de pouvoir garder la garantie en compensation des sommes dues. Indiquez le dans la requête. Le juge devra normalement accorder des intérêts au taux bancaire usuel... ce qui représente des cacahuettes.
Le renon ne mentionne pas la date de début du contrat de bail, uniquement la fin de celui-ci. D'après l'avocat spécialisé que j'ai contacté, cette information est obligatoire.
Je n'ai jamais vu que cette donnée était obligatoire. Le Code Civil ne mentionne rien de tel.
Quelle est la démarche à suivre pour signifier à mon propriétaire que son préavis est "nul" et dans quel délai ?
Par correction, il convient de le faire au plus tôt. Etant donné la nullité du congé, n'importe quel moyen convient. Y compris un simple mail.
Signez un document avec le frère stipulant que le logement est complètement vide, ou que ce qui reste est sans valeur et peut être jeté.
Bennez ce qui reste et remettez en location.
Prenez le certificat de décès, et déposez une requête pour la libération de la garantie locative.
Pour le dépot de requête, il peut se faire sans passer par huissier ni avocat. Il s'agit d'une requête unilatérale.
Voici le modèle reçu de la justice de paix de Charleroi: Modèle_requête_décès_locataire.pdf
Si la garantie ne couvre pas les dégâts et arriérés, il vous sera toujours possible de demander le surplus aux héritiers.
Pour les connaître, vous pourrez demander au notaire qui s'occupe de la succession (si un notaire s'occupe de la succession, ce qui n'est pas obligatoire) en demandant ses coordonnées au Registre Central Successoral de la Fédération des Notaires ( cer@fednot.be )
Il n'a pas un numéro de téléphone? Un whatsapp associé? Un facebook? Un employeur déclaré?
J essaie simplement de comprendre le fonctionnement. Le secteur d'activités est la locations de biens immobiliers non résidentiels et ma démarche est simplement curieuse. Comment une asbl peut louer un bien immobilier résidentiel si son secteur d'activité et le contrat emphytéotique auquel elle est liée ne lui permet pas ?
Si le bien est un bien résidentiel, vous n'avez aucun problème de sécurité juridique concernant votre bail.
Le secteur BCE est à but statistique pour l'état. Il peut être utile de vérifier le droit d'exercer dans le cadre des activités protégées par la loi (agent immobilier par exemple) et encore. Votre bailleur risque peut-être une amende pour déclaration non conforme à la BCE, et encore. Je pense que tout le monde s'en fout.
Voilà pour votre bonne compréhension du fonctionnement de notre belle Belgique et de l'embrouillamini de toutes ses administrations.
En région flamande, je ne sais pas.
En région wallonne, c'était gratuit quand je l'ai fait. Il y avait des compteurs de passage, et j'ai demandé à les remplacer par des compteurs de la SWDE.
Cela n'a pas posé de problème pour un rack de 10 compteurs avant 2010 (de mémoire).
Par contre, pour rajouter 2 compteurs aux 4 compteurs existants, dans un autre batiment, cela m'a été refusé. La raison invoquée était que l'alimentation était en 25mm et devait être en 32mm pour 6 compteurs. Il aurait fallu ouvrir la route pour changer l'alimentation (dont coût plus de 3000€). Et je n'ai donc rien fait dans ce projet-là.
En Wallonie toujours, une connaissance s'est vu refusé la pose d'un nouveau compteur parce qu'il n'y avait pas le même nombre de compteurs électrique...
Il fut un temps où on parlait beaucoup de "tontine", appelée "clause d'accroissement" en langage juridique.
Cette clause était recommandée entre partenaires non mariés qui souhaitaient acheter une maison en commun. C'était une manière de protéger le conjoint non marié en cas de décès. Il devenait ainsi propriétaire de la maison sans devoir payer des droits de successions exorbitants entre tiers (jusqu'à 80% à une époque). Les taxes étaient limités à 12.5% de droits d'enregistrement sur la moitié de la valeur de la maison.
Aujourd'hui, entre partenaires mariés, cela n'a plus de sens. Les droits de successions sont nuls sur la résidence principale (occupée au moins 5 ans)
Mais ce principe de clause d'accroissement garde tout son sens pour les biens d'investissement acquis en indivision. La taxation serait toujours de 12.5% de frais d'enregistrement sur la moitié de la valeur du bien, mais pas de 30% sur tout ce qui dépasse 500.000€. La taxation étant inférieure à 10% jusqu'à 150.000€ sur la partie héritée, il convient de voir, selon la valeur du bien, si la clause d'accroissement est plus intéressante que les droits de succession normaux. C'est sans doute entre 200 et 250.000€ qu'il y a un gain fiscal dans la clause d'accroissement.
La clause d'accroissement peut s'ajouter lors d'une acquisition, mais aussi après une acquisition immobilière.
Il faut pour cela que les partenaires ne soient pas mariés en communauté de bien. Si les partenaires sont mariés en communauté de bien, le bien appartient à la communauté. C'est un bien commun, et pas un bien en indivision...
Il est à noter que la clause d'accroissement peut se mettre sur tout investissement ou bien que vous achetez en indivision: immobilier, assurance vie, portefeuille d'action, œuvre d'art,...
Cette manière de se protéger au décès de votre partenaire n'est cependant pas innocente et sans conséquence. Il convient de bien comprendre les implications en cas de vente, de divorce, de séparation, de faillite personnelle,...
Pour un portefeuille d'action, il convient de comprendre que le pacte avec clause d'accroissement implique que le portefeuille est "figé". On ne peut pas y apporter ce qu'on veut par la suite, sauf à dénaturer le pacte. Les fruits (dividendes) ne peuvent pas y être réinjectés non plus.
Bref, il y a beaucoup à dire sur le sujet, et je suis curieux d'avoir vos avis sur la question. L'avez-vous pratiqué?
Il semble qu'ils soient hors délai pour vous envoyer ce congé. Votre bail est donc reconduit pour 3 ans.
Néanmoins, on peut considérer que le congé n'est pas nul, mais est reporté à son échéance suivante, et donc que votre bail se terminera en tout état de cause en 2027.
Le fait que le code Nace de votre bailleur ne soit pas correct ne vous donnera aucun droit supplémentaire. Je ne chercherais pas de ce côté.
Je dois dire que vous avez raison. C'est le job de tout un chacun qui se rend compte de la dérive.
Mais ce n'est pas évident. Si la personne est totalement isolée, elle sera retrouvée à l'odeur (et encore si on en croit l'article qui mentionne que la personne a été découverte plus d'un an après le décès.
Si quelqu'un se rend compte qu'il y a problème d'autonomie, il peut demander au juge de paix de nommer un administrateur de bien et/ou de la personne. C'est une demande que vous pouvez faire en ligne (https://www.protectionjudiciaire.be/pub … n/?lang=fr) D'autres explications peuvent être trouvées sur DroitsQuotidiens.be
C'est une démarche que je n'ai jamais faite, malgré les nombreux cas que j'ai pu rencontrer dans mon expérience de bailleur. Suite à vos interrogations, je me suis posé la question et j'ai fait des recherches.
Contrairement à la procédure de "collocation" (mise en observation forcée pour 40 jours max en hôpital psychiatrique), il ne faut pas l'intervention d'un médecin pour constater l'état de la personne. C'est donc beaucoup plus simple.
Donc, le syndic qui connait sa copropriété n'ignore pas qu'il a à bord une personne qui ayant vendu sa nue-propriété et a la ferme intention d'y finir sa vie, en général.
Ce n'est pas parce que vous vendez la nue propriété que vous comptez y rester. Vous pouvez aussi mettre en location pour compléter votre pension...
Même s'il est informé de la séparation de l'usufruit et de la nue propriété, cela ne veut pas dire qu'il sera au courant d'un problème ou du décès.
Notre topique d'étude vise expressément le cas des appartements vendus en viager. .
Nous estimons qu'il s'agit d'un huis clos avec une relation de voisinage longue et que l'indifférence avec une réaction à l'odeur que certains semblent préconiser est inconvenante parce que nous avons les moyens de faire mieux.
Je crois d'ailleurs que chaque années les copropriétaires dont le nu-propriétaire et le syndic se réunissent en assemblée générale pour évoquer la cohabitation sur tous les plans à l'immeuble.
Je ne préconise pas du tout l'indifférence ni la détection au nez. C'est juste un constat de ce que j'ai pu expérimenter malheureusement.
Est-ce que le syndic sera le premier prévenu? Sans doute pas.
Certaines copropriété ont des charges trimestrielles. Dès lors, même un syndic qui surveille ses compte de près pourrait ne rien voir avant 3 mois.
Certains copropriétaires ont des ordres permanents. Là aussi, le syndic n'y verrait rien.
Quant aux assemblées générales, elles sont annuelles et pas obligatoires. Les personnes âgées ne se déplacent généralement pas. Une fois de plus, ce ne serait pas un moyen de "détection" d'un décès dans la solitude.
Au 21e siècle, on a les moyens de faire mieux pour autant qu'on soit prévoyant: Télésecours par exemple, qui teste la communication tous les mois. Aides familiales. Médecin. Administrateur de bien. Mais si vous n'avez rien prévu de tel, si vous avez un ordre permanent pour les charges, si vous êtes peu sociable, et si vous faites une crise cardiaque, on vous retrouvera mort seul chez vous, parfois plusieurs mois après votre décès.
Je ne pense pas qu'il y ait une solution parfaite. Et je persiste à penser que ce n'est pas le job du syndic.
Si vous voulez, je peux aussi vous raconter les morts découverts dans mes biens. J'ai environ 6 histoires à raconter. Rien à voir avec le viager ni avec la copropriété, mais sur les 6, j'ai dû m'occuper de faire vider 4 logements dans des conditions diverses et variées. Et sur les 6, les scellés pour mort suspecte ont été posés sur 3 logements. Là aussi, il y a de quoi raconter et expliquer comment cela ne fonctionne pas bien, ou comment cela fonctionne sur base de bonne volonté uniquement.
Comme syndic pro, j'ai une fois été appelé pour des odeurs. Studio sous toiture, en plein été très ensoleillé et chaud. Mort de l'alcool, qui n'a pas eu un effet désinfectant très longtemps. La police a été appelée, et ils ont fait le nécessaire. Je ne sais pas qui a payé les frais de nettoyage, mais je pense que c'est la commune qui a commandé les travaux. J'ai une pensée émue dans le souvenir du blanc absolu de l'étudiant qui accompagnait le pro du nettoyage spécialisé.
Mais ce n'était pas un viager non plus. C'est devenu le problème du propriétaire, et je ne sais pas ce qu'il a dû faire.
Comme syndic pro (il y a des années), une copropriétaire est décédée en léguant ses biens à une Asbl, avec mission de léguer le studio dont elle était propriétaire dans la copropriété que je gérais à sa nièce (leg en duo).
Les testaments étant divers et variés, n'étant pas clairs, pas révoqués, pas tous datés, les héritiers présomptifs étant au nombre de 42 à la 14e boutonnière et ne daignant pas répondre au notaire, cela a pris 10 ans.
Comme syndic, et comme l'acte de base le prévoyait, j'ai fait saisir les loyers perçus par l'agent immobilier régisseur du bien. Théoriquement, je pense que son mandant aurait dû se terminer au décès. Heureusement, il a continué après le décès, et la copropriété a pu récupérer son dû... et bien plus.
A la clôture, la nièce a touché plus d'arriéré de loyer que la valeur du studio.
Je ne repousse pas la demande. Je veux simplement dire que ce n'est pas un problème spécifique de copropriété.
Et comme le relate l'article que vous pointez (article de Rtbf.be, ce n'est pas non plus un problème limité au vente en viager.