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Evolution des prix

rexou
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Re : Evolution des prix

panchito a écrit :

Probablement des anciens "actionnaires" qui sont dégoûtés de la bourse qui ne rapporte plus rien depuis plus de 10 ans.

Beaucoup d'investisseurs ont revendu la totalité de leurs portefeuilles pour le placer dans l'immobilier.

Il reste pourtant fort souvent intéressant fiscalement d'acheter la brique en contractant un emprunt (au moins partiel) en conservant un portefeuille d'actions qui est une garantie pour la banque.

Je ne pense en outre pas que beaucoup d'investisseurs en bourse aient "tout" vendu pour placer en immobilier ou sur des comptes d'épargne à rendement quasi-négatif.

Investir, c'est diversifier. Et les actions sont une alternative intéressante, parmi d'autres, dont l'immobilier en bonne position.  wink

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jc
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Re : Evolution des prix

Francis a écrit :

Pour le calcul de m², une petite évolution Mon lien

mais qui tarde à être acceptée par certaines professions !

D'ailleurs votre lien me fait penser que ca serait un bon sujet de loi pour l'EU. Le metre carres europeen.

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jc
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Re : Evolution des prix

panchito a écrit :

Probablement des anciens "actionnaires" qui sont dégoûtés de la bourse qui ne rapporte plus rien depuis plus de 10 ans.

Ca tiendrait debout si le volume en transaction avait augmente d'environ 20%.

(Sans rapport avec le sujet, mais les bourses ont fait 15% a 20% en 2012).

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panchito
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Re : Evolution des prix

Probablement des anciens "actionnaires" qui sont dégoûtés de la bourse qui ne rapporte plus rien depuis plus de 10 ans.

Beaucoup d'investisseurs ont revendu la totalité de leurs portefeuilles pour le placer dans l'immobilier.

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Phoenix
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Re : Evolution des prix

PIM a écrit :

Et, dans le même temps:

Un cinquième de crédits hypothécaires en moins en 2012
(fin de citation)

20% des gens achetent cash !?
C'est la seule explication si l'activité se maintient, ce qui est plutot bien pour les agences..

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Francis
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Re : Evolution des prix

Pour le calcul de m², une petite évolution Mon lien

mais qui tarde à être acceptée par certaines professions !

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jc
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Re : Evolution des prix

PIM a écrit :

Un cinquième de crédits hypothécaires en moins en 2012

On a un peu de mal a reconcilier ces chiffres avec ceux des notaires... ou l'article recent dans la libre.

A quand un marche immobilier plus transparent? Une reglementation du metre-carre serait un bon debut. Deja ca permettrait a nos amis notaires de publier des chiffres au metre-carre, et aux acheteurs de comparer les prix de facon equitable.

Combien d'annonces ont le CPEB? La plupart du temps il reste 'en attente' des mois.

Mais le penchant national pour les "petites magouilles immobilieres entre amis"  et la crainte de voir la bulle se degonfler fait que le gouvernement laisse courir.  wink

Reste a voir ce que l'indice Trevi va nous sortir... sachant qu'ils ont quand meme annonce une baisse ce qui est pas mal pour un agent immobilier:

http://www.rtbf.be/info/economie/detail … id=7892686

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PIM
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Re : Evolution des prix

Et, dans le même temps:

Un cinquième de crédits hypothécaires en moins en 2012

"Sur l'ensemble de l'année 2012, la BNB a enregistré 321.261 nouveaux contrats pour un crédit hypothécaire. En 2011, 402.271 nouveaux contrats avaient été enregistrés.

Le nombre de crédits à la consommation a aussi fortement reculé: -13,1% pour les prêts à tempérament (480.424) et -25,3% pour les ventes à tempérament (100.444).

Les défauts de paiement ont augmenté l'année dernière. A la fin décembre, la centrale a constaté 330.129 emprunteurs ayant au moins un arriéré de crédit (+3,5% sur un an).

Le nombre de nouveaux contrats défaillants a augmenté de 31,1% à 154.926 et la plus forte hausse a été remarquée dans les nouvelles ouvertures de crédit (+69,7%).

Le montant total des contrats défaillants a augmenté de 6,8% entre 2011 et 2011 à 2,72 milliards d'euros soit 5.640 euros en moyenne par contrat. "

(fin de citation)

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Phoenix
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Re : Evolution des prix

Franchement je me demande ou se trouve la vérité lorsque l'on sait que parfois les notaires n'incluent pas certains biens dans les stats qu'ils considèrent non représentatifs...

Vraiment bizarre.

Je dis ce que j'ai déjà dit plein de fois..... il y a un déficit de biens et une offre insuffisante pour le moment.

Reste plus qu'a attendre les stats du SPF et de  voir ce que le premier trimestre 2013 va donner :0)

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PIM
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Re : Evolution des prix

"Les transactions immobilières ont progressé en 2012

Le marché résidentiel belge se porte bien, révèle le Baromètre trimestriel des notaires rendu public ce mercredi. Le nombre de transactions immobilières en 2012 a augmenté de 1,1% par rapport à 2011. L’indice d’activité pour l’année écoulée s’établit ainsi à 102,6 (contre 101,5 en 2011). Cette augmentation d’activité est commune aux trois Régions, mais est toutefois plus marquée à Bruxelles (3,8% contre 0,8% en Wallonie et en Flandre).

L’indice d’évolution moyen progresse de manière constante depuis 2009. L’immobilier belge résiste durablement alors que les autres indicateurs économiques, comme la confiance des consommateurs, tendent à se dégrader chaque mois. Les taux d’intérêt hypothécaire, au plus bas, contribuent au maintien du marché immobilier, et cela malgré des conditions d’octroi de crédit plus sévères.

En 2012, le prix des maisons d’habitation affichait une hausse de 5,8%. Ainsi, une maison en Belgique a coûté en moyenne 226.814 euros. De fortes disparités sont à noter entre les différentes régions du Royaume. Le prix moyen d’une maison ayant fait l’objet d’une transaction l’année dernière était de 403.920 euros à Bruxelles (+10,7%), 171.066 euros en Wallonie (+3,6%) et 244.695 euros en Flandre (+6,7%).

Les prix des appartements, quant à eux, ont progressé de manière plus modeste. En 2012, un appartement se négociait en moyenne à 219.302 euros à Bruxelles (+4,4%) et 152.951 euros en Wallonie (+1,3%). En Flandre, par contre, les prix sont en recul! Le prix de vente moyen s’est établi 203.168 euros, soit une baisse de 2,5% par rapport à 2011."

baromètre des notaires

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Phoenix
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Re : Evolution des prix

Des maisons a 80 000 euros il y en a pléthore sur la region de charleroi.
En apportant les frais de notaire , le remboursement est de 480 à 600 euros par mois.... pourquoi payer un loyer du meme montant ?
La plupart des gens qui travaillent, même au minimum devraient pouvoir savoir se payer ca.... sauf circonstances de la vie bien sur.

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panchito
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Re : Evolution des prix

A Gerpinnes et à Montigny-Le-Tilleul, il y a encore moyen de trouver des locataires qui veulent bien payer pour du beau, en parfait état d'entretien, et de rénovation.

Mais même dans le haut de gamme, il a aussi des problèmes, même avec des diplomates qui gagnent plus de 6000€ net le mois...

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Ben1980
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Re : Evolution des prix

Bonjour à tous,
Petite contribution...

Les années passent, et votre site étant toujours aussi dense et plein d'informations, c'est donc toujours un plaisir de vous lire quand je peux (j'aime bcp le nouveau sujet 'statistiques' !!), ... tout en avancant dans mes petits projets, toujours à Charleroi...

Je viens de participer à trois ventes de maisons aux alentours de 80.000 euros. Trois échecs. C'étaient des petits coups de coeur, mais pas que pour moi apparemment.

Dans les trois cas, les prix réels ont été supérieurs aux prix affichés (notaires et agences), ces prix étant eux-mêmes en hausse de 20% par rapport aux prix réels que je connaissais de 2004 et 2006 et 2008 pour des biens équivalents. 

Après deux offres au bluff , pour d'autres immeubles (qui n'auront bluffé personne!!!) , j'ai fait des offres plus courtes que ce que souhaitaient les agences, et malgré tout il y a eu surenchères à chaque fois dans le délai réduit. J'ai demandé à recevoir les scans des offres, et je les aies reçues à chaque fois. 

Alors que faire ??

la nuit me semble longue ce soir, et j'ai besoin de vous pour deux petits conseils :

- vaut-il malgré tout mieux continuer à entrer en compétition pour des biens qui nous plaisent vraiment, sous peine de devoir y mettre le prix et de voir notre rapport diminuer (qui paye encore dans la région, au fond , pour du beau??) , ou plutôt sacrifier sur la qualité, sachant que de toute façon, la demande est telle sur la région que malgré tout le rapport restera bon.   C'est agaçant quand même.

- ne devrais-je pas regarder plutôt les petits immeubles de rapport (ou maisons de maître divisées en deux ou trois appartements...  Y aurait - il moins de candidats si le prix monte ?  Quelqu'un connaîtrait ce marché à Charleroi?

Tiens, j'ai vu qu'à Louvain La Neuve, cette fois ci, il n'y a presque plus rien à vendre, et c'est 4000 euros du mètre carré !!!

Nous sommes maintenant en 2013, et la mer continue à monter , .....  Bonne Année à tous !!  wink  tongue  lol

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Phoenix
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Re : Evolution des prix

..les villas de luxe......ca veut dire le segment au dessus de 1M€?

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PIM
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Re : Evolution des prix

Sous le titre "Di Rupo enfonce le segment des villas de luxe", cet article de l'Echo met le doigt sur l'incidence de la nouvelle taxation sur les 'avantages en nature' pour les dirigeants de société, lorsque l'immeuble est 'en société"...

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Phoenix
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Re : Evolution des prix

La brique n'est pas à l'abri d'une tuile

Charlotte Mikolajczak


Mis en ligne le 18/12/2012

Pour 2014-2016, il faut s’attendre à des pertes sèches : -15 % sur les prix en trois ans.
L’année 2012 ne s’est pas encore terminée que chacun y va déjà de son bilan immobilier. Julien Manceaux, senior economist chez ING Belgium, est un de ceux à avoir fait l’exercice : en se basant sur les transactions du 1er semestre et en extrapolant celles qui ont été signées depuis le mois de juillet et jusqu’au 31 décembre. Qu’en ressort-il en termes de transactions et de prix ?

1. Une activité en berne. Sur les six premiers mois de l’année, l’activité sur le marché a baissé de 4 % par rapport au 1er semestre 2011. Et même de 7,5 % sur les maisons d’habitation ! Un ralentissement "net, sans être dramatique" , estime Julien Manceaux. Même si le nombre de transactions effectuées au cours de ce 1er semestre n’a jamais été aussi faible depuis 2004, "exception faite du 1er semestre 2009" . Ce qui ne veut pas dire que 2012 en sortira indemne. Car voilà, la baisse s’est accentuée au cours du 3e trimestre. "Ce qui laisse penser que l’année 2012 ne devrait totaliser qu’entre 115 000 et 120 000 transactions, soit 8 % de moins qu’en 2011." 2010 fut une année de rattrapage, après les reculs de 2009. 2011 s’est rachetée grâce au sauve-qui-peut des petits investisseurs fuyant les aléas de la Bourse pour se réfugier dans la brique. 2012 a surtout pâti du manque de confiance des consommateurs. "Les investisseurs n’ont pourtant pas déserté le marché immobilier", ajoute l’expert. Pour preuves ? " Un : l’importance des apports d’épargne : près de 40 % de la valeur totale des transactions. Deux : le fait que la baisse de 4 % enregistrée au 1er semestre est due à la baisse de 7,5 % des transactions sur les maisons alors que les appartements, généralement privilégiés par les investisseurs, ont continué de bien se porter (+3,6 % de transactions par rapport au 1er semestre 2011)."

2. Le marché des appartements s’en sort. Le début de l’année n’a pas été folichon pour les valeurs des appartements. Surtout en Région flamande, où la croissance trimestrielle a été négative tant au 1 er qu’au 2 e trimestre. En Région wallonne, le second trimestre a vu un rebond des prix (+0,6 %). A Bruxelles, les hausses trimestrielles sont restées très élevées (+2,0 % au 1 er trimestre, +1,3 % au 2 e ). Le second semestre parviendra toutefois à récupérer les choses. ING s’attend à ce qu’au 31 décembre, l’année sur le marché des appartements se clôture en Wallonie et à Bruxelles par une accélération de la croissance des prix annuelle (de respectivement +3,7 % en 2011 à +4,5 % en 2012 et de +2,8 % à +4 %). En Flandre, la croissance de 2012 devrait être, si pas équivalente à celle de 2011 (+3,0 %), légèrement inférieure. Toujours est-il que "ce marché continue d’avoir la faveur des investisseurs" .

3. Le marché des maisons stagne. Et ce, depuis le 4e trimestre 2011. Mais à nouveau, les trois Régions n’ont pas réagi de la même manière. Au cours du 1er semestre, les prix des maisons ont progressé en Région flamande, ont baissé dans les deux autres Régions, mais plus en Wallonie qu’à Bruxelles. Ce mauvais départ ne sera sans doute pas rattrapé au second semestre. Et l’année, d’après les prédictions d’ING, se clôturera sur une hausse des prix des maisons entre 3,5 % et 4 %. En Wallonie, "même si la tendance se redressait quelque peu, il serait difficile d’atteindre 1,0 % de croissance cette année (contre 2,8 % en 2011)" . "A Bruxelles, à supposer une stabilisation de la tendance actuelle, la croissance du prix des maisons devrait atteindre entre 1,2 % et 2,0 % en 2012", poursuit Julien Manceaux. La baisse des taux d’intérêt au second semestre de cette année aura donc été trop faible "pour compenser la forte baisse de la confiance des ménages pour qui la crise s’est intensifiée au début du 4e trimestre" .

4. Sur le front des villas, rien ne va plus. Cela ne veut pas dire que les quatre façades et autres bungalows n’ont plus la cote, mais que les amateurs de ce genre de produits se tâtent. Le recul du nombre de transactions (-6 %) a fait plier les prix (tantôt en deçà de 0 %, tantôt légèrement au-dessus selon les Régions). "C’est le secteur qui a le moins bien récupéré sa valeur d’avant-crise : le niveau des prix dans ce secteur n’est aujourd’hui supérieur que de 2 % à sa valeur du pic d’avant-crise (3e trimestre 2008) alors que les appartements et les maisons ont vu leur prix augmenter de respectivement 15,5 % et 8,5 %" , commente Julien Manceaux.

5. Perspectives. ING est plus positif que ne le sont d’autres experts. KBC prédit, par exemple, une baisse des prix pour l’ensemble de l’année, alors qu’ING juge que la croissance devrait avoisiner 2 %. "Un taux très en deçà de l’inflation (prévue à 2,8 %)." L’an dernier, la croissance de prix était égale à l’inflation. Pour l’avenir, ING indique que "certains éléments portent à croire que la seconde partie de 2013 pourrait s’avérer meilleure, ce qui permettrait aux prix de croître entre 2 % et 4 % l’an prochain" . Alors que KBC y voit une baisse de 3 %. Par contre, pour ce qui est des perspectives à l’horizon 2014-2016, Julien Manceaux est bien morose. Et de revenir avec un risque de chute des prix de 15 % sur trois ans (voir ci-contre). Le marché immobilier belge, dont la stabilité semblait être à toute épreuve, pourrait, comme l’espagnol, l’irlandais, le néerlandais, s’écraser

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panchito
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Re : Evolution des prix

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grmff
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Re : Evolution des prix

C'est effectivement intéressant. Cela démontre que les modifications fiscales ont une influence importante sur le marché immobilier.

On a aussi vu que le marché immobilier a une influence considérable sur les marchés en général. Et sur l'ensemble de l'économie. On l'a vu avec le krach immobilier américain.

Tous les marchés ont besoin de stabilité, fiscales notamment. Et la simple annonce d'une modification a un effet dévastateur.

L'article pointe aussi le danger de lier l'immobilier, marché hyper stable, sur de l'hyper long terme, à des marchés plus  volatils. Cela a aussi été le cas aux USA...

Les crédits bullet devraient être interdit. En effet, ils lient de l'immobilier à la bourse. A l'issue du crédit, soit le portefeuille ou le fonds permet de rembourser le prêt, et tout se passe bien.

Soit il ne permet pas de rembourser, et c'est la catastrophe. Mais c'est pour tout le monde pareil, donc avec un effet potentiellement dévastateur pour tous les crédits qui arrivent à maturité en même temps pour une bourse qui est la même pour tous. Et potentiellement un crash immobilier monumental... comme on a eu aux USA.

Ah... ces produits structurés, ces mélanges briques et papiers, ce sont des outils merveilleux pour s'en mettre plein les poches. Quand on les vend... pas quand on les utilise...

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phil7578
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Re : Evolution des prix

Article intéressant à propos de nos voisins hollandais

Krach immobilier néerlandais à l’américaine

La Libre

Charlotte Mikolajczak et Patrick Van Campenhout

Signe imparable de cette crise : l’inactivité sur le marché. Depuis 2009,le nombre de transactions a reculé de 30 à 35 %.

Quand on parle de grave crise immobilière en Europe, on pense d’emblée à des pays comme l’Espagne ou l’Irlande. Les Pays-Bas sont très rarement cités, hormis peut-être par les professionnels de la finance et de la brique.

Et pourtant… Ce pays qu’on associe aisément à la Belgique présente un marché résidentiel bien différent. Rien n’est vraiment pareil. Ni le volume de constructions : les développeurs y ont produit beaucoup trop de logements durant les années d’avant krach. Ni les taxes : les frais d’une vente sont faibles (2 à 3 %), incitant les Néerlandais à revendre et racheter plus souvent (tous les 11 ans en moyenne, contre 18 ans en Belgique). Ni, surtout, le type de financement.

Depuis le pic de fin 2008, les prix se sont effondrés de plus de 15 %. Et c’est la banque centrale européenne qui le dit. Sur les 16 trimestres qui séparent ce pic du creux actuel, 14 sont en recul ! Pire ? Cette crise ne fait que commencer : le gros de la régression (-8 %) se situe en effet entre le 3e trimestre 2011 et le 3e trimestre 2012 ! Dans l’esprit des agents immobiliers, qui s’abîment dans l’inactivité, ce recul prend des proportions catastrophiques. Au point qu’ils évoquent, eux, une chute des prix de 20 % pour cette seule année !

Autre signe imparable de cette crise : l’inactivité sur le marché. Une platitude qui a débuté dès 2009, avec un recul de 30 à 35 % du nombre de transactions, selon le réseau d’agences Era. Et ce, alors qu’en Belgique le volume de transactions ne chutait que de 7 %.

En 2011, 118000 habitations seulement ont été vendues aux Pays-Bas. “C’est moins qu’en Belgique”, relève Era dans son rapport annuel 2012. “Malgré une économie relativement forte, le marché s’est presque arrêté dans de nombreuses régions.” “En 2009, il y eut encore 203000 ventes aux Pays-Bas, confirme Mathieu Verwilghen, general manager du réseau Century 21 Benelux.

Mais quelque 110000 seulement en 2011 et 95000 cette année. Les Néerlandais ne cherchent plus à acheter, mais à louer. Plus de 700000 familles sont dans ce cas. C’est 43 % de plus que l’an dernier ! Les loyers sont dès lors à la hausse : de 13 % sur deux ans.” Tout en étant plus faibles qu’en Belgique, flirtant avec les 700 euros par mois en moyenne.

Si les Néerlandais ont déserté le marché acquisitif, ce n’est pas tant parce qu’ils s’inquiètent de leur avenir professionnel et financier que parce que l’investissement immobilier est fiscalement moins attractif que par le passé et, surtout, que les banques ne financent plus la brique.

Un marché immobilier mal encadré

Où l’on mesure, comme le relevait Robert de Mûelenaere, administrateur délégué de la Confédération Construction, l’impact de mesures publiques tantôt d’incitation, tantôt de frein. Et, dans le cas des Pays-Bas, les défauts des systèmes d’encadrement du marché immobilier. “La crise immobilière qui y sévit est précisément liée au système de remboursement des prêts hypothécaires : chez nos voisins, on rembourse des intérêts et rien que des intérêts pendant 20 ans puis on rembourse le capital emprunté… Or, avec le coup de déprime du marché immobilier, il y a là un problème.”

Plus qu’un problème : le chaos, selon Julien Manceaux, économique auprès d’ING. “Les Néerlandais pratiquent ce qu’on appelle le ‘crédit boulet’: remboursement des intérêts pendant la durée du prêt et, en parallèle, placement du capital dans un fonds. En fin de période, celui-ci est censé avoir rapporté suffisamment pour rembourser le capital.

Un système qui fonctionne bien quand les marchés sont solides, mais quand les fonds… se cassent la figure, c’est tout le marché qui en pâtit. Avec une augmentation des ventes forcées à la clé et un recul net du nombre de demandes.” “La valeur des hypothèques est beaucoup plus élevée aujourd’hui que la valeur des biens”, précise Mathieu Verwilghen.

Cette situation est également due en grande partie au changement de régime de déductibilité des intérêts en 2010, qui a écorné le pouvoir d’achat. Changement dont il fut question déjà en 2009. “Dès le moment où le gouvernement a parlé de diminuer l’avantage – et aux Pays-Bas, il est vraiment important, représentant bien plus que les 3 à 4 mois de mensualités dont les Belges bénéficient –, le marché s’est resserré, poursuit Julien Manceaux. Et il annonce pour l’an prochain une nouvelle diminution, jusqu’à 50 % des avantages.”

La contraction des valeurs, qui a pris de l’ampleur cette année, risque donc de s’amplifier encore. “Avec ceci que les Néerlandais avaient pour habitude d’emprunter jusqu’à 125 % de la valeur du bien…, ajoute l’expert.

Quand vous basez votre remboursement sur la performance d’un fonds, vous êtes moins regardants sur le montant emprunté.” “Une situation à l’américaine, conclut Mathieu Verwilghen. Sauf qu’à l’inverse des Américains, les Néerlandais ont mis du temps pour se rendre à l’évidence et accepter que leur marché ne fonctionnait plus. Ce n’est que maintenant que les vendeurs diminuent leurs prétentions.”

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Phoenix
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Re : Evolution des prix

Quoi on ose parler de baisse des prix ?

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lucas
Pimonaute
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Evolution des prix

Bonjour,

Pensez-vous que le boom immobilier que l'on connaît en ce moment durera très longtemps ?

Est-ce que quelqu'un aurait par ailleurs un site où je pourrais voir l'évolution des prix du marché immobilier à Bruxelles ?

Merci

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