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Mes petites histoires de locataires...

grmff
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Mes petites histoires de locataires...

Comme ce forum me coûte beaucoup moins cher qu'un psy, j'ai décidé de m'épancher sur mes histoires avec mes candidats locataires, locataires et ex-locataires.

Aujourd'hui, j'ai un appart 2 chambres à louer. 3 visites sont prévues. Je groupe les visites, pour ne pas perdre mon temps.
La première m'a téléphoné pour me dire que le quartier ne lui convient pas. Incroyable! C'était même avant la visite...
J'ai envoyé un sms aux 2 autres pour dire que j'étais là (à temps pour une fois...)
Pas de réponse du premier.
Réponse "Evidemment que j'arrive" du second.

J'ai patienté le quart-d'heure académique et je suis parti.

Mes statistiques, c'est 3 sur 4 qui ne viennent pas et 1% qui prévient qu'il ne vient pas.

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grmff
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Re : Mes petites histoires de locataires...

Quant à la nièce, ce fut pareil: refus verbal anticipé de quitter les lieux. Dépôt d'une requête en validation de congé. Départ dans les temps. J'ai gardé les frais de justice à ma charge.

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grmff
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Re : Mes petites histoires de locataires...

Quant aux deux cousines, j'ai mis fin au bail de celle qui fichait le plus le brin. Elle est partie anticipativement, et je n'ai pas mis fin au bail de l'autre.

Je le regrette aujourd'hui. Elle est d'une mauvaise foi crasse. Elle a tenté de faire domicilier son copain dans les lieux (studio avec permis de location = max une personne...), me fait tourner en bourrique, appelle n'importe quand pour n'importe quoi et refuse de régler ses problèmes.

Je lui ai indiqué que je mettrais fin au bail à sa prochaine issue. Elle a demandé au Cpas de suspendre les paiements du loyer. Elle est aujourd'hui deux mois en retard. Je vais donc envoyer le congé demain, et déposer une requête pour l'expulser, et à défaut, confirmer le congé.

Moralité: quand un locataire fiche le brin, il ne faut avoir aucun état d'âme, et le virer le plus vite possible, pour récupérer une tranquillité d'esprit, une tranquillité dans l'immeuble, et diminuer ses pertes de loyer.

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GT
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Re : Mes petites histoires de locataires...

grmff a écrit :

Il y a 6 mois, j'ai dérogé à un règle que je m'était fixé. J'y ai même dérogé deux fois. La règle est simple: "pas deux de la même famille"

Par "pas deux de la même famille" je crois comprendre que vous ne désirez pas donner en location un studio/un appartement dans un immeuble à appartements alors que dans le même immeuble vous avez déjà donné en location un (autre) studio/un (autre) appartement à un membre de la même famille.

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grmff
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Re : Mes petites histoires de locataires...

Depuis quelques mois, je constate que c'est également la catastrophe dans l'appartement d'un couple. J'ai essayé de leur expliquer qu'ils fallaient qu'ils fassent quelque chose. Oui-oui qu'ils ont dit. Mais rien.

J'ai été plus ferme, menaçant de mettre fin au bail. Oui-oui. Mais rien non plus.

Ce couple qui vit dans des conditions épouvantables, telles que je crains cafards, souris et rats. Et cela va en s'aggravant. Ils ont des soucis de santé tous les deux. Mais beaucoup de mauvaise foi, et des infos de la famille (qui les a amené...) que cela ne se passait pas bien dans les logements précédents non plus.

J'ai mis en ultimatum fin octobre: je reviens voir la semaine du 12, et si ce n'est pas OK, c'est fin du bail.

Je suis donc passé hier. Pas de changement évidemment. Pas de contact avec le Cpas pour avoir des aides ménagères. Pas de contact avec la mutuelle pour entrer dans un processus encadré de soin avec kiné, aide ménagère, infirmière, etc. Et pourtant ce ne fut pas faute d'avoir rappelé (j'ai même appelé le Cpas moi-même...)

Ils ont refusé de signer le préavis "pour réception", ils ont parlé d'avocat, je passe sur les autres conneries du style "je ne me suis pas rendu compte que c'était si sérieux". J'ai donc envoyé le préavis par recommandé (19€ de gaspillé)

Aujourd'hui, Mme m'appelle: j'ai une aide ménagère pour 6€ et une fafiote à partir de demain, pour 4h/semaine - tout est réglé....

J'ai rien dit, mais c'est trop tard: le recommandé est parti. Le bail se terminera fin.... mars 2025.

- Mais Grmff.... quand arrêteras-tu de t'attaquer à des cas sociaux aussi gravement enfoncé dans leur misère sociale? Tu n'es pas formé nin équipé mentalement pour faire face. Et cela apporte une mauvaise ambiance dans les immeubles...
- Promis m'sieu. Je ne le ferai plus....
-Mouais. Encore une promesse d'ivrogne...

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grmff
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Re : Mes petites histoires de locataires...

grmff a écrit :
GT a écrit :
grmff a écrit :

Ajourd'hui, je reçois une convocation en conciliation de la part d'un locataire qui trouve que j'exagère dans mes demandes présentes dans un jugement signifié depuis plus d'un mois. En clair; il n'a pas fait appel, il est forclos, c'est trop tard pour lui, et il arrive encore à m'insulter ou presque dans une demande de conciliation portée devant le juge.

Les cons, cela ose tout. C'est même à cela qu'on les reconnait.

A défaut d'information communiquée, je suppose qu'une convocation vous a été adressée par simple lettre du greffier  à comparaître conformément à l'art.732, alinéa 1er, C. judiciaire. Cette démarche s'explique par une demande en conciliation judiciaire soumise au greffe compétent à la requête du locataire conformément à l'article 731/1 (ou de l'article 732,demande orale), C. judiciaire.

Comptez-vous  vous présenter à l'audience de conciliation judiciaire ?

Quel est l'objectif du locataire ? obtenir une date plus éloignée pour la mise en oeuvre de l'expulsion des lieux ?
La demande en conciliation en elle-même aurait- elle déjà pour conséquence le report de l'exécution effective d'une expulsion ? s'il en était ainsi le locataire ne serait pas si con.
Qu'en pense l'huissier chargé de l'affaire?

C'est effectivement un courrier simple que j'ai reçu.
Par curiosité, mais aussi parce que je ne supporte pas d'être traîné dans la boue devant un nouveau juge sans pouvoir me défendre, et pour éviter d'être classé dans les marchands de sommeil par ledit juge, je me suis présenté à la séance de conciliation.

L'objectif du locataire est de réviser le jugement. Risible. Le jugement date de janvier 2022. J'ai donc été très très patient. Evidemment, le locataire n'est plus dans les lieux, sinon j'aurais été moins patient.

Pour simplifier (je passe sur la cession de bail à sa compagne de l'époque qui l'avait flanqué dehors parce qu'il avait quasiment agressé sexuellement le personnel de nettoyage et sur les actions de la police, comme lui avait passé sur ses deux mois de prison sans doute suite à ce harcèlement sexuel.), il est parti, j'ai gardé la garantie comme le jugement le prévoyait, et je réclame encore 1500€. Plus les frais d'huissier de 500€.

Le juge a lu les jugements que j'avais avec moi. Je ai montré la copie de la signification de janvier, j'ai montré également qu'il avait été tenu compte de la garantie, le gars (qui n'est donc plus mon locataire et qui avait cédé son bail à son ex avec qui il est à nouveau...) ne laissait pas le juge en placer une. La juge a tenté de lui expliqué qu'elle ne pouvait rien faire et qu'il était hors délai. Rien n'y a fait. Je suis parti, je en sais pas si le juge et la greffière ont entendu que je leur disait au revoir tellement il tentait d'asséner son "mais ce n'est pas normal". Le juge lui a expliqué qu'il pouvait tenter de faire changer la loi. Je pense qu'ils ont fini par appeler le service d'ordre pour le flanquer hors de la salle du conseil.

J'ai confirmé à mon huissier qu'il pouvait continuer sa procédure et faire saisir le salaire.

Punaise. Comment j'ai été assez con que pour louer à ce crétin. C'était pourtant marqué dessus que ce gars ne m'amènerait que des problèmes. Moi et mes grands principes de "tout le monde a droit à un toit", cela m'aura valu 3 audiences devant un juge de paix: deux séances suite à ma requête, et la présente conciliation qui n'avait aucun sens.

Bref, c'eut été comique si cela n'avait pas été dramatiquement lamentable.

Aujourd'hui, je reçois l'information que le compte est soldé suite aux diverses saisies.

Comme c'est passé par une saisie, dénonciation, contredénonciation, etc, il y a eu des frais d'huissier.

Après déduction de la garantie, il me devait donc encore 1500€ environ.
La procédure lui a coûté encore 1850€ de frais d'huissier en plus.

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grmff
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Re : Mes petites histoires de locataires...

Il y a quelques mois déjà, je remettais le préavis à un locataire qui fichait le brin dans l'immeuble. Il faisait venir des "connaissances", usait de produits illicites, chahutaient la nuit, empêchaient els autres occupants de l'immeuble d'avoir une nuit paisible, et dormaient tous sur place (studio de 18m2) Cela a duré des semaines, et fichu une sacrée mauvaise ambiance dans l'immeuble.

Au delà de ce chahut, le locataire avait toujours une bonne raison pour que ce ne soit pas de sa faute: je dormais, le voisin raconte des bobards, je n'étais pas là, ce sont des connaissances, etc. Pourtant, c'est son studio, et il est responsable de ses visiteurs... Je ne dis pas qu'un jeune ne peut pas déraper une fois ou l'autre, mais il doit apprendre de ses erreurs, et prendre ses responsabilités. Sinon, on ne peut pas espérer que cela s'améliore.

Une fois qu'il y a eu une bagarre, avec un coup de boule et un couteau de 30cm qui a été sorti, j'ai compris que c'était irrécupérable.

J'ai donc mis fin au bail. Le gars était suivi de très près par un service social performant. Mais il a disparu dans la nature, et arrêté de répondre aux sms, message, appels, etc. Disparu dans la nature, au point de se faire couper le CPAS.

Le Cpas payait le loyer, j'ai donc un retard assez faible, un mois seulement. Et cela correspond à la date où le Cpas a arrêté de le payer.

Au dernier contact, il dit qu'il ne remettra plus les pieds dans son studio, mais ne remet pas ses clefs, et ne remet pas un écrit. Même pas une réponse électronique. Rien. Et donc on ne peut rien faire.

Le temps ayant coulé sous les ponts, on se demandait de quoi il vivait. J'ai eu l'idée de vérifier s'il venait sur place: j'ai coincé un morceau de cure-dent entre la porte et le chambranle, histoire de voir si la porte était ouverte de temps en temps. Et surprise, elle souvrait tous les jours. Plutôt toutes les nuits. Les services sociaux, prévenu de la situation, on décidé de passer de nuit. Quelqu'un était présent (attesté par les voisins), mais personne n'a ouvert.

Etant donné qu'il n'est pas là

Le préavis se termine fin avril. Il n'est pas en retard, mais il m'empêche de relouer, ce qui est un soucis. Pire, comme il fait le mort, je me suis demandé s'il ne l'était pas. Ou en prison. Ou à l'hopital. Les services sociaux ont fait le tour des hopitaux, ont checké avec la police pour savoir s'il n'était pas en prison, et ne l'ont pas trouvé. De mon côté, j'ai demandé un certificat de domicile, et je l'ai reçu. Si la commune sait qu'il est mort, elle ne peut pas délivrer de certificat de domicile. J'ai donc eu la certitude qu'il était en vie ...à la connaissance de la ville. Il est cependant proposé à la radiation d'office, et à mon avis recherché par la police suite aux échanges de coups et menaces avec le couteau.

Il y a quelques jours, il reprend contact avec les services sociaux. Il écrit qu'il ne reviendra plus (document signé) et qu'on peut se débarrasser des affaires restantes. Il n'a plus ses clefs, et ce n'est pas lui qui revenait régulièrement.

Donc, je peux vider le studio. Je prends contact avec les services sociaux, et ils viennent rechercher une partie de ses affaires. J'ai le passe-partout qui me permet d'entrer, et je n'ai plus qu'à tout vider et changer le barillet du studio. Je suis cependant ennuyé, parce que je ne récupère pas la clef d'entrée de l'immeuble... et je n'ai pas envie de faire un changement de barillet, et une distribution de clef...

A peine les services sociaux partis avec deux sacs de vêtements emballés à la hâte et un sac à dos, on a à peine commencé à virer les affaires, qu'un gars débarque, l'air un peu hagard: "Heu.... il est parti Machin? Pasque j'ai ses clefs et je dois récupérer mes affaires"

Voilà donc le visiteur nocturne. Alleluia, je récupère les clefs!!!

Puis, il regarde autour de lui, et panique d'un coup: il n'est pas là, mon sac à dos?
- Ah ben non, les services sociaux ont tout embarqué

Heureusement, ils n'étaient pas loin, et il a pu récupérer son sac. Je n'ai pas regardé dans le sac, mais je suis sûr que ce n'était pas des vêtements de travail...

Enfin, l'histoire se termine bien... du côté de mes finances: Je n'ai pas de trou locatif (c'est déjà reloué), je n'ai pas de perte financière (la garantie, qui est sur mon compte, couvre le loyer impayé et les dégâts), je n'ai pas dû faire d'action en justice, il n'y a pas de clef qui se ballade dans la nature, et le dossier est clôturé.

Pour lui, c'est moins bien. Il a perdu son logement. A perdu son revenu du Cpas. Se retrouve SDF sans revenu. Loge chez des connaissances, sans doute pas recommandables. A appris à fumer, pas des pieds ni du tabac. Et plus si affinités... et il n'a rien appris, puisque rien n'est de sa faute. Bref, malgré un service social très proactif et efficace, on est arrivé à un échec cuisant d'intégration.

Et ça, malgré tout ce qu'on peut dire, et même si ce n'est pas mon rôle, pas ma responsabilité et pas ma faute, cela reste un genre d'échec que j'aurai toujours du mal à avaler...

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max11
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Re : Mes petites histoires de locataires...

Vous êtes incroyable...  tongue

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grmff
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Re : Mes petites histoires de locataires...

Mes stats du jour...
3800 visites (vues) de l'annonce en 5 jours
44 messages aussi utiles que "est-ce disponible?"
11 rendez-vous pris
1 candidat a annulé sa visite pour des raisons professionnelles
1 candidat sur les 5 prévus est venu ce matin
Les paris sont ouverts pour les 5 rendez-vous de cet après midi...

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grmff
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Re : Mes petites histoires de locataires...

Résultat: 5 candidats se sont présentés, et 3 n'ont pas donné de signe de vie. Oui, je sais, 5+3 n'est pas égal à 5. C'est dire que cela change à toute vitesse...
5 étaient intéressés (tous ceux qui sont venu quoi) et j'ai fait mon choix. Et à gratter un peu, une des candidates est mariée et enceinte de 3 mois, ce qui aurait rapidement posé des problèmes...

Par ailleurs, j'ai donné deux préavis de fin de bail (contre accusé de réception) pour évacuer deux personnes qui me fichent le brin dans un immeuble. Je raconterai un jour si j'ai le courage, parce qu'il y a de quoi écrire un roman...

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pumableu
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Re : Mes petites histoires de locataires...

Moi qui suis devenu propriétaire bailleur via l'héritage de mon père, je trouve le réconfort dans de petites choses comme ce forum rempli d'anecdotes; et tant qu'à faire pourquoi ne pas également ajouter mon humble pierre à l'édifice..

J'ai l'impression d'avoir déjà un florilège de cas, avec seulement 3 logements occupés dans un petit immeuble de rapport Bruxellois.

Mais la situation qui m'en ferait naitre une calvitie manuellement initiée, c'est bien une famille au CPAS dans un logement de 60m².

Du temps de mon père, des manquements au loyer, des charges d'eau qui se creusent (le compteur est encore commun, une des nombreuses choses en cours de changement), des poubelles larguées dans les communs devant leur porte, et des frictions de voisinages. Mais tout ca, c'était de ce que j'ai su via le témoignage de mon paternel, et ses dossiers informatiques sur les différents baux.

Pour tenter de s'en débarasser, mon papa décida, après plus de 3.000€ de dettes, de faire intervenir la justice pour un remboursement et une expulsion. Un jugement initial et un appel plus tard, la justice déclare que l'expulsion est un peu fort de café, et que la locataire se doit se rembourser la dette en cours, à raison de 250€ mensuels.

Un, deux... et... non même pas 3 mois, avant que le remboursement ne soit interrompu.

Mon pauvre père n'a pas réussi à s'en débarrassé, et après sa mort, cette famille a eu également la gentillesse de régulièrement forcer la boite aux lettres de ce dernier au point de ne plus pouvoir la fermer (d'après témoignages d'autres locataire, le courrier est redirigé le temps de régler ses dernières affaires post-mortem, mais la boite aux lettre malgré mon insistance, se retrouve irrémédiablement ouverte à chacun de mes retours..)

Les pauvres diables ont également trouvé de mauvais goût l'annonce écrite du décès du propriétaire dans les communs, stipulant que tout continuait tout de même comme avant pour tout le monde. Le tout, en moins de 4h entre l'apposition et mon retour devant un papier arraché.


Une fois le choc passé, il m'a fallu du temps pour prendre mon rôle en main, et réaliser que petit à petit, ces gens là, allaient me poser beaucoup de problème. Comme par exemple profiter que je toquais à leur porte un jour, pour leur annoncer une nouvelle de l'immeuble, pour me dire qu'ils avaient un problème avec le locataire du dessous, qui coupait régulièrement leur distribution d'eau dans la cave. Pour cause de fuite à ce qu'il parait..

Un passage chez l'intéressé suffit pour apprendre que les clowns du dessus font tomber une piscine olympique sur la tête du locataire du dessous dans sa salle de bain, quand ils prennent leur douche. Et leur plainte initial à mon égard ne concernait pas une fuite, mais bien le locataire qui leur coupait régulièrement l'arrivée d'eau..

Une intervention surchargée d'un plombier malhonnête, et le joint de la douche responsable a été changé, du moins pour un temps. Temps que j'espérais suffisant pour les voir prendre un ticket pour Disparaitdemavue-Sur-Sambre.

Je ne parle pas de l'effarement des différents experts qui sont passé dans leur appartement, mon architecte m'a assuré qu'il se servirait des photos prises sur place pour faire peur à son jeune garçon de finir ainsi si il ne travaillait pas bien à l'école..


Nous voilà aujourd'hui 10 mois plus tard, une rupture de bail pour travaux qui doit se faire pour fin septembre dernier délai, et moi qui leur ai promis de retirer la somme de 1.000€ par mois d'avance de leur départ sur la date convenue pour les motiver (Je craignais par dessus tout qu'ils squattent la trève hivernale, et vous allez comprendre pourquoi).

Les loyers impayés et de frais d'eau titanesques se rallongent, c'est à croire qu'ils ont ouvert un lavomatique clandestin. Et pourtant les compteurs sont à l'arrêt sans fuite continue visible dans leur salle de bain. La dette dépasse maintenant au moins les 6.000€, et toutes tentatives de négociation avec la locataire pour convenir d'un entretien commun avec le CPAS pour discuter d'un remboursement paliatif, ont échouées, "c'est ma vie privée" m'a t'elle dit , d'un aplomb certain.

Ils ont également l'aplomb d'avoir une petite mercedes intérieur cuir, et d'accumuler des dettes de plus en plus grandes, tout en détruisant leur logement. Car leur sport préféré, c'est de faire l'autruche jusqu'à ce que la maison explose dans un feu d'artifice. C'est du moins ce que je me suis permis de supposer, vu qu'ils ne me parlent d'une urgence que lorsqu'ils ont besoin d'un argument contre moi lorsque je leur met la pression pour régler leur dette ou savoir ou en est leur rechercher de logement.

Et de quel problème s'agit il? La fuite de la salle de bain bien sur, une visite d'un plombier et hop, leur bac de douche s'enfonce d'1cm dans le sol à chaque fois qu'une personne se tient dans la douche, une totale séparation entre le bac, et la douche. Un ascenseur en somme. Tout le carrelage de la salle de bain est désolidarisé de ses congénères, et la pièce attenante est touchée, le sol est mou et transpercé de leurs pieds comme si ils cherchaient à écraser de vilaines taupes qui sortiraient la nuit de leur plancher pour les tourmenter...

Ils sont censés partir le 2 septembre, mais font encore de la résistance passive pour m'empêcher de fixer une date pour l'état des lieux de sortie en compagnie d'un expert. Et devinez qui me force à faire appel à un expert? La locataire qui nonobstant sa condition de femme, a les gonades sévèrement affichées de me réclamer la garantie locative, dans leur appartement transformé en désolation médiévale.

Avant leur arrivée, le logement avait été entièrement rénové d'ailleurs.


Sur conseil de mon avocat, toute action en justice serait vaine, étant une famille au CPAS avec des enfant, les chances qu'une partie de leur retenue soit saisissable est quasi nulle, et que je ferais mieux de saluer du mouchoir la somme qu'ils me doivent tout en sabrant le champagne le jour de leur départ. C'est donc ca, limiter ses pertes?

Moi qui ai pour la première fois un avant goût des familles en difficulté financières (et intellectuelles), la réalité me sert sa meilleure gifle, moi qui n'ai jamais eu à faire du social et ai toujours voulu garder mes comptes en ordre.

A trop penser que l'argent de la solidarité sert à entretenir des personnes de ce genre qui détruisent leur propre logement, sont intellectuellement challengés devant une situation qui s'empire pour eux, et qui sont surprotégés / financés par l'état pendant que je dois redoubler de frais pour prouver que je suis dans mon bon droit.. Je me surprends à à repenser à une proposition amusée de mon avocat :

"Foutez-y le feu, c'est bien plus simple."





Ils ne sont pas les seuls, mais suite au prochain épisode.

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grmff
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Re : Mes petites histoires de locataires...

Bonjour pumableu. Bien venu sur le forum.

Merci pour ce partage, c'est vrai qu'on se sent moins seul en lisant les aventures des autres.

Et j'ai adoré le "la situation qui m'en ferait naitre une calvitie manuellement initiée" et le "La locataire qui nonobstant sa condition de femme, a les gonades sévèrement affichées de me réclamer la garantie locative" entre autres perles de votre prose!

Même si je ne vous souhaite pas d'avoir besoin de ce traitement de psy, j'attends avec curiosité votre prochain message...

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grmff
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Re : Mes petites histoires de locataires...

J'ai donc déposé 4 affaires en justice de paix, dont une qui traînait depuis plus d'un an avec un solde de 600€.

C'est fou le miracle que peu faire une enveloppe verte. J'ai simplement prévenu que c'était déposé en justice, et j'ai reçu 500€ aujourd'hui et une demande de décompte actualisé.

Du coup, je regrette de ne pas avoir déposé 2-3 autres dossiers du même genre. Les locataires comptent parfois qu'on ne va rien faire ou rien pouvoir faire, ou qu'on ne va pas s'emmerder pour quelques centaines d'euros.

Comme je me fais toute la procédure moi-même, j'ai moins d'hésitation. Et c'est vachement efficace...

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grmff
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Re : Mes petites histoires de locataires...

Et 10 minutes après avoir envoyé le décompte par SMS, je reçois le solde, frais de justice compris.

Non, je vous le dis, même pas besoin qu'elle ait été reçue. Rien que l'idée de l'enveloppe verte fait avancer le schmillblick

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Re : Mes petites histoires de locataires...

grmff a écrit :

Il y a quelques mois déjà, je remettais le préavis à un locataire qui fichait le brin dans l'immeuble. Il faisait venir des "connaissances", usait de produits illicites, chahutaient la nuit, empêchaient els autres occupants de l'immeuble d'avoir une nuit paisible, et dormaient tous sur place (studio de 18m2) Cela a duré des semaines, et fichu une sacrée mauvaise ambiance dans l'immeuble.

Au delà de ce chahut, le locataire avait toujours une bonne raison pour que ce ne soit pas de sa faute: je dormais, le voisin raconte des bobards, je n'étais pas là, ce sont des connaissances, etc. Pourtant, c'est son studio, et il est responsable de ses visiteurs... Je ne dis pas qu'un jeune ne peut pas déraper une fois ou l'autre, mais il doit apprendre de ses erreurs, et prendre ses responsabilités. Sinon, on ne peut pas espérer que cela s'améliore.

Une fois qu'il y a eu une bagarre, avec un coup de boule et un couteau de 30cm qui a été sorti, j'ai compris que c'était irrécupérable.

J'ai donc mis fin au bail. Le gars était suivi de très près par un service social performant. Mais il a disparu dans la nature, et arrêté de répondre aux sms, message, appels, etc. Disparu dans la nature, au point de se faire couper le CPAS.

Le Cpas payait le loyer, j'ai donc un retard assez faible, un mois seulement. Et cela correspond à la date où le Cpas a arrêté de le payer.

Au dernier contact, il dit qu'il ne remettra plus les pieds dans son studio, mais ne remet pas ses clefs, et ne remet pas un écrit. Même pas une réponse électronique. Rien. Et donc on ne peut rien faire.

Le temps ayant coulé sous les ponts, on se demandait de quoi il vivait. J'ai eu l'idée de vérifier s'il venait sur place: j'ai coincé un morceau de cure-dent entre la porte et le chambranle, histoire de voir si la porte était ouverte de temps en temps. Et surprise, elle souvrait tous les jours. Plutôt toutes les nuits. Les services sociaux, prévenu de la situation, on décidé de passer de nuit. Quelqu'un était présent (attesté par les voisins), mais personne n'a ouvert.

Etant donné qu'il n'est pas là

Le préavis se termine fin avril. Il n'est pas en retard, mais il m'empêche de relouer, ce qui est un soucis. Pire, comme il fait le mort, je me suis demandé s'il ne l'était pas. Ou en prison. Ou à l'hopital. Les services sociaux ont fait le tour des hopitaux, ont checké avec la police pour savoir s'il n'était pas en prison, et ne l'ont pas trouvé. De mon côté, j'ai demandé un certificat de domicile, et je l'ai reçu. Si la commune sait qu'il est mort, elle ne peut pas délivrer de certificat de domicile. J'ai donc eu la certitude qu'il était en vie ...à la connaissance de la ville. Il est cependant proposé à la radiation d'office, et à mon avis recherché par la police suite aux échanges de coups et menaces avec le couteau.

Il y a quelques jours, il reprend contact avec les services sociaux. Il écrit qu'il ne reviendra plus (document signé) et qu'on peut se débarrasser des affaires restantes. Il n'a plus ses clefs, et ce n'est pas lui qui revenait régulièrement.

Donc, je peux vider le studio. Je prends contact avec les services sociaux, et ils viennent rechercher une partie de ses affaires. J'ai le passe-partout qui me permet d'entrer, et je n'ai plus qu'à tout vider et changer le barillet du studio. Je suis cependant ennuyé, parce que je ne récupère pas la clef d'entrée de l'immeuble... et je n'ai pas envie de faire un changement de barillet, et une distribution de clef...

A peine les services sociaux partis avec deux sacs de vêtements emballés à la hâte et un sac à dos, on a à peine commencé à virer les affaires, qu'un gars débarque, l'air un peu hagard: "Heu.... il est parti Machin? Pasque j'ai ses clefs et je dois récupérer mes affaires"

Voilà donc le visiteur nocturne. Alleluia, je récupère les clefs!!!

Puis, il regarde autour de lui, et panique d'un coup: il n'est pas là, mon sac à dos?
- Ah ben non, les services sociaux ont tout embarqué

Heureusement, ils n'étaient pas loin, et il a pu récupérer son sac. Je n'ai pas regardé dans le sac, mais je suis sûr que ce n'était pas des vêtements de travail...

Enfin, l'histoire se termine bien... du côté de mes finances: Je n'ai pas de trou locatif (c'est déjà reloué), je n'ai pas de perte financière (la garantie, qui est sur mon compte, couvre le loyer impayé et les dégâts), je n'ai pas dû faire d'action en justice, il n'y a pas de clef qui se ballade dans la nature, et le dossier est clôturé.

Pour lui, c'est moins bien. Il a perdu son logement. A perdu son revenu du Cpas. Se retrouve SDF sans revenu. Loge chez des connaissances, sans doute pas recommandables. A appris à fumer, pas des pieds ni du tabac. Et plus si affinités... et il n'a rien appris, puisque rien n'est de sa faute. Bref, malgré un service social très proactif et efficace, on est arrivé à un échec cuisant d'intégration.

Et ça, malgré tout ce qu'on peut dire, et même si ce n'est pas mon rôle, pas ma responsabilité et pas ma faute, cela reste un genre d'échec que j'aurai toujours du mal à avaler...

J'ai eu la suite de l'histoire. Parce que le gaillard est revenu...
Il cherchait ses affaires. Celles que j'aurais peut-être encore...
Il m'a raconté son histoire. En fait, il avait laissé ses clefs à des "connaissances" (donc, le gars qui est venu rechercher son sac et qui m'a rendu les clefs...) et était parti en train voir une copine en France. Il s'est fait dépouiller dans le train. Ben oui, pas malin de s'endormir... Mais il a continué et est aller voir la copine en question. Il est resté quelques temps, puis s'est barré. Il est rentré à pied... de Normandie.

Puis il a repris contact avec les assistants sociaux, pour tenter de récupérer ses affaires. Et voilà. Et comme j'avais donné les affaire à un gars encore plus lent que lui, il restait quelques meubles et une télé. Il me dit qu'il va venir les rechercher. Je lui laisse un mois. C'était il y a un mois et demi. Il n'est jamais réapparu.

Vous voulez connaître la meilleure? Il m'a dit qu'il avait 70.000€ sur un compte. C'était convaincant: l'intégralité des allocations familiales depuis sa naissance, plus un héritage. Comme il ne me devait rien, cela ne lui coûtait rien de me le dire.

C'était son premier logement. Il avait été placé pratiquement depuis sa naissance. Il était à peine majeur. J'espère pour lui qu'il en aura retenu quelque chose. On peut rêver: c'est bientôt Noël...

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Re : Mes petites histoires de locataires...

Hier, journée de merde. Qui clôturait une semaine de merde et deux locations de merde avec des locataires de merde.

L'histoire commence dès le début de la location. Avant même la location.
J'ai deux studios à louer en même temps dans le Volga. Un petit et un moyen. Je fais visiter les deux, en visite groupée à 4 personnes. J'ai deux locataires qui les prennent. Une femme de +/-56 ans, et une jeune femme de +/-28 ans. Contrat, signature, garantie (déposée par la maman de la personne de 56 ans...) et entrée dans les lieux.

Très rapidement, je comprends qu'elles se connaissaient. Non seulement elles se connaissaient, mais le fils de celle de 56 ans est le compagnon de celle de 28 ans! Et il vit avec sa compagne, dans un studio de 14m2 (ben oui, elle a pris le petit studio...)

Je passe sur le nombre de fois que la police a du débarquer. Je passe sur les loyers non payés. Je met fin au bail de 6 mois. Comprenant qu'elles ne partiront pas, je mets l'affaire ne justice. J'obtiens un jugement, non pas de confirmation du congé renon, mais de fin de bail, avec indemnités et faculté d'expulsion. J'ai tenté de garder le contact de bout en bout. Si la belle-mère est restée quasi correcte dans les contacts, ce n'est pas le cas de la belle-fille, et encore moins du fils. Jusqu'aux menace de mort. Je passe sur les coups échangés entre eux. En clair, tant la belle-fille que le fils sont des cas psychiatriques non soignés, et usagers de drogues dures. Bref, le fond du panier.

Je passe sur les monceaux de mensonges qu'elles m'ont servi, et sur les monceaux de diarrhée verbale et de menace.

Néanmoins, je m'accroche, jusqu'au bout, au dialogue. Pour deux raisons. La première est financière. Une expulsion, c'est 1500€ de frais. La seconde est humaine. Si la belle-fille et le fils ont les ressources pour se reloger, ce ne serait pas le cas de la belle-mère. Si la police arrive à 9h du matin pour l'expulser, elle se retrouverait dehors en pantoufles et en peignoir, complètement dans le gaz, dans l'incapacité de se prendre en main, et sans le sous...

Je vais aussi passer sur le nombre de promesse qu'elles ont fait de rendre les clefs volontairement. Et même sur les menaces de venir squatter dès le soir de l'expulsion...

La belle-mère m'a payé un loyer début janvier, sans communication. J'avais donné un accord conditionnel qu'elle puise rester jusque fin janvier si elle payait un loyer et un petit peu avant Noël. Loyer payé début janvier, sans le supplément, l'accord est caduc... Quand elle le comprend, c'est évidemment la grosse crise.

Je lui propose de lui "rendre" la moitié du loyer si elle quitte pour le 15. La date passe évidemment.

Bref, l'avant-veille de l'expulsion, à 22h, la belle-mère me dit qu'elle a les clefs de la belle-fille et me propose de me les rendre contre la moitié du loyer "comme je lui avais promis". C'est évidemment pas ce que j'avais promis. Et la veille, on n'annule pas une expulsion sans frais...

Mercredi, veille de l'expulsion, j'ai donc rendez-vous entre 9h et 10h chez elle, pour remise des clefs. Elle est dans le gaz, elle refuse de m'accompagner pour bien me démontrer que la belle-fille et le fils sont partis (il y a quand même tout un étage à descendre par ascenseur...), refuse de rendre les clefs, même pour aller voir s'ils sont partis. Elle me fera poireauter, ira jusqu'au tribunal pour faire valider que, comme elle a payé un loyer elle peut rester jusqu'à la fin du mois, finit par comprendre que cela ne va pas se passer comme cela, et finit par comprendre que les offres que je lui fais sont intéressantes: demi loyer contre les clefs de la belle-fille, demi-loyer contre ses clefs à elle, je m'engage à tout déménager gratuitement et stocker les meubles et sacs d'affaire pour 3 mois.

Elle finit par signer, elle finissent par quitter, promettant de revenir le vendredi pour reprendre leur chats, parce qu'elles n'ont rien pour les transporter.

Jeudi, on sort 25 sacs poubelle de déchets du petit studio (oui, celui de 14m2 où la belle-fille vivait avec son cas psychiatrique de compagnon, avec deux chats) parce que c'est le jour des poubelles. On n'a pas fini à temps, on remplira encore 20 sacs le vendredi.

Vendredi, elle veut venir chercher les chats à 20 heures parce qu'elle n'aura pas de caisse de transport avant. Mais elles veulent  aussi récupérer les deux écrans plats de 1m20 pour les revendre à cash converter. Tout de suite. Ma réponse est claire: les chats d'abord. Une caisse de transporte de chat, c'est 20€ voire gratuit sur Marketplace dans la région. Réponse: c'est vous qui payer la caisse? (je leur ai rendu un loyer l'avant-veille...) Elles débarquent quand même, passent par un collaborateur qui a la clef des studios reprennent leur télé. Mais sur les 3, deux devaient attendre dehors. La belle-fille tente de rentrer en suivant un locataire. Elle est repoussée. Hurlement. Appel de la police. Elles ne sont pas là depuis 10 minutes que c'est le barouf. Je n'étais pas sur place, occupé sur un problème de parlophonie sur un autre immeuble, avec un électricien.

Elles sont donc reparties avec les télés (qui, entre nous et soi dit en passant, avaient été payées à crédit par la mère de la belle-mère et qui m'avait demandé de ne pas les laisser reprendre les télés en question. J'ai expliqué que je n'allais pas commencer à faire l'intermédiaire entre les deux...) et sont revenus, deux heures plus tard, pour les chats. Sans caisse de transport. "On va les mettre dans la valise."

Je suis appelé sur place. Le fils, généralement le plus agressif, n'est pas sur place. La belle-mère non plus. Jusque la belle-fille, en train de taper sur la porte de son studio. Il y a un moment où, à force de tirer sur une corde, elle casse. Ce qui devait ariver est arrivé, je l'ai prise, physiquement, par la peau du dos (enfin, par ses vêtements) et je l'ai jetée dehors. Elle appelle la police. Elle hurle, elle tape sur la bagnole de mon collaborateur, qui était resté calme jusque là. Il voit rouge aussi. Je pense bien qu'elle était en danger...

Bref, la police arrive (une deuxième fois donc). Elle reste à 20m. J'explique la situation. Le policier demande à inspecter mes mains, pensant que je l'avait cogné. Prise par le col et jetée dehors, oui. Cognée, non. Il me demande de la l&aisser aller chercher ses chats. Refus de ma part. Elle n'a plus rien à faire dans l'immeuble. Je finis pas dénicher un caisse. On fait des trous dedans pour que les minous puissent respirer. Je monter chercher les chats.... et je n'arrive pas à les attraper!! Je demande l'aide d'un des deux policiers, en lui demandant de surveiller la folle. Si mon collaborateur est parti, ma voiture est encore à 100m et la jeune folle le sait...

On attrape les chats avec le policier, qui comprend la réalité de la situation en voyant le studio (donc on avait enlevé pourtant un monceau de déchets...)
.
Elle repart avec ses chats, fin de l'histoire. Enfin, jusqu'à la prochaine crise quand elle voudra récupérer ses affaires que j'ai stockées dans un garage pour 3 mois.

Bref, semaine de merde. Mais remerciement des occupants de l'immeuble, qui ont enfin pu passer des nuits calmes depuis mercredi soir...

Comment j'ai pu me faire avoir comme cela?  Je n'ai pas vu qu'elle se connaissaient. Dès la visite, c'était mensonge et cinéma....

Dans les moments de calme, j'ai compris que c'était la 4e fois qu'elle était virée de son logement à cause de son compagnon. Que leur premier gosse est né handicapé (j'imagine pour des problème de drogue pendant la grossesses, ou d'échange de coups) et placé chez la mère de la jeune. Et elle est à nouveau enceinte. Dans les déchets, il y avait de l'ammoniaque et des pipes à drogue dure.

Je pense bien que c'est l'épisode le plus pénible que j'ai eu à vivre dans ma vie de propriétaire C'est dans le top 5, en tout cas. Et la situation la plus pénible sans que j'ai pu solutionner quoi que ce soit.

J'ai eu un "mangeur d'uranium", interné, colloqué de force. Il est revenu, est toujours mon locataire et m'a dit merci.
J'ai eu un gars qui se balladait tout nu et rendait fou les autres occupants. Le Cpas m'a conseillé de le jeter à la rue, ils viendraient le chercher dans le caniveau. J'ai fait autrement, et il est à Dave depuis.
J'ai eu une dame que j'ai fait placer contre son gré en maison de repos. Elle tombait chez elle, on avait dû l'évacuer à plusieurs reprise par l'échelle des pompiers. Elle m'en a voulu, mais me téléphonait encore pour me dire bonjour des mois après....
Bref, j'ai eu des cas (faites le tour des bientôt 25.000 messages...) Mais ici, c'est un double cas de misère humaine... avec des gosses en plus...

Et vous vous auriez fait quoi?

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Re : Mes petites histoires de locataires...

alors là! je compatis et je soupçonne que ce sont ma fameuse famille de Soignie, les seuls dont j'ai laissé entrer contre l'avis de la personne qui s'occupe des locataires, je me souviendrai de plus jamais ME faire confiance à ce niveau là! ça m'a couté un pont, tout était démoli, sale, ils étaient comme les vôtres, insultants, menacant, ne voulaient pas partir, police, voirie, huissier et tout le toutim........
et oui on peut encore se faire avoir ........à tout âge.
courage à vous, si ils ont laissé des affaires, vous n'avez pas fini avec eux.......

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Re : Mes petites histoires de locataires...

Aujourd'hui, après avoir passé plusieurs mois à me coltiner les deux folles, j'ai décidé de moins me laisser marcher sur les pieds. Sans doute que mon capital patience a été trop largement entamé...

J'ai donc remis le préavis à un locataire qui est assez peu respectueux: porte de l'immeuble laissé béante, ouverte à tous les ceusses qu'on ne veut pas voir dans les immeubles, occupation à deux pour un studio d'une personne, poubelles accumulées par sa fenêtre dans une cour où il n'a rien à faire, rappel sur rappel pour ces derniers faits, peu sympathique, fuyant. Bref, un que je n'ai pas envie de voir.

Comme en plus il est en retard de loyer, j'ai décidé de lui donner le préavis, d'une part. Et de déposer une requête dès début février s'il ne respecte pas ses promesses de se mettre à jour.

Ce sera désormais ma position: marre des casse-pieds.

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