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#1 Re : Locations et baux » Mes petites statistiques... » 08-03-2026 09:25:20

Bonjour,

Je pense que la plupart des bailleurs qui ont quelques années de location derrière eux pourraient écrire un message similaire.

L’erreur est peut-être simplement de regarder ces situations une par une, parce que dans ce cas elles deviennent vite très frustrantes. Si on prend un peu de recul et qu’on regarde cela sur plusieurs années et sur l’ensemble d’un portefeuille, on se rend souvent compte que ces dossiers restent heureusement minoritaires.

Dans la pratique, ce sont toujours les 2 ou 3 locataires compliqués qui monopolisent 80 % du temps et donnent l’impression que tout va mal. Pendant ce temps, les autres paient leur loyer tranquillement et on n’en parle plus.

Dans mon expérience, une bonne partie des conflits locatifs vient aussi d’un mélange de négligence, d’incompréhensions techniques et de communication qui se dégrade. Une fois que chacun s’est convaincu que l’autre est de mauvaise foi, la situation devient vite un bras de fer.

Il m’est arrivé récemment d’intervenir dans un dossier où bailleur et locataire se renvoyaient la responsabilité d’un problème technique depuis des mois. Après une visite sur place et quelques explications assez simples sur ce qui relevait de l’entretien et ce qui relevait du bâtiment, la situation s’est débloquée en moins d’une heure. Comme quoi certains conflits vivent parfois plus longtemps que les problèmes eux-mêmes.

Cela ne veut évidemment pas dire que tout se règle ainsi. Il y aura toujours une petite proportion de dossiers plus lourds à gérer. Mais si, sur dix locataires, huit ou neuf vivent normalement leur bail, on reste finalement dans quelque chose de relativement classique en gestion locative.

C’est en tout cas la conclusion à laquelle j’arrive chaque fois que je prends un peu de recul.

#2 Re : Locations et baux » Vol avec vandalisme. Qui est responsable de quoi et comment faire la requête » 10-03-2026 22:00:20

Bonjour Agathe,

À votre place, je ne laisserais pas traîner la situation.

Quand un logement n’est plus sécurisé, la première chose à faire est simplement de le sécuriser. Peu importe finalement qui a fermé la porte ou cassé la clé. Si la serrure est bloquée et que l’accès est incertain, je ferais venir un serrurier, je change le cylindre et je règle le problème. Vous remettez ensuite les clés au locataire.

Ensuite seulement, vous discutez des frais.

Dans votre cas, plusieurs éléments montrent quand même une négligence assez claire du locataire :
porte non verrouillée, fenêtre ouverte, serrure déjà bricolée auparavant… Sans parler du fait qu’il active les messages éphémères sur WhatsApp, ce qui n’est jamais très bon signe dans une discussion.

Concernant les assurances, il ne faut pas trop se faire d’illusions : porte non verrouillée = très souvent refus d’intervention. Donc il y a de fortes chances que tout cela reste entre vous et le locataire.

Pour le reste :

– le loyer de mars impayé est déjà un problème sérieux en soi ;
– l’absence de réaction pour sécuriser le logement en est un autre.

Si cela continue dans cette direction, je ne perdrais pas trop de temps : mise en demeure, puis requête au juge de paix. Vous pouvez reprendre dans la même requête les arriérés de loyers et les manquements du locataire.

Dernier conseil tiré de l’expérience : dans ce genre de dossier, il vaut mieux reprendre rapidement la main sur les aspects techniques du bien. Sinon on se retrouve avec une situation qui traîne pendant des semaines et qui finit par coûter plus cher.

Bon courage en tous cas !

#3 Re : Locations et baux » Les locataires deviennent-ils tous malhonnêtes et/ou pénibles? » Hier 22:55:22

Votre message parlera probablement à pas mal de bailleurs.

On a parfois l’impression que les règles les plus simples – assurance, entretien des installations, respect des obligations du bail – deviennent sujet à discussion permanente. Et comme vous le soulignez, ce ne sont pas forcément les gros problèmes qui épuisent, mais l’accumulation de petites situations où il faut relancer, expliquer, rappeler la règle… encore et encore.

Dans mon activité d’expert immobilier, je vois aussi régulièrement ce type de situations. Ce qui frappe souvent, c’est que les conflits se cristallisent assez vite : le locataire est persuadé d’être dans son bon droit, le bailleur aussi, et chacun finit par camper sur sa position.

Il m’est arrivé récemment d’intervenir dans un dossier où un propriétaire et une locataire se renvoyaient la responsabilité d’un problème d’évacuation d’eau depuis plusieurs mois. Sur place, on s’est rendu compte que la situation était en réalité assez simple : une partie relevait de l’entretien courant, l’autre d’un petit défaut technique. Une fois cela expliqué calmement aux deux parties, la tension est retombée assez vite.

Cela ne résout évidemment pas tout – certains dossiers restent compliqués – mais on voit souvent que **beaucoup de conflits locatifs naissent davantage d’incompréhensions que de mauvaise foi pure**.

Quoi qu’il en soit, votre ressenti n’est clairement pas isolé. La gestion locative demande aujourd’hui beaucoup de patience, et parfois presque autant de pédagogie que de gestion immobilière.

#4 Re : Ventes et achats » Achat maison de rapport pour en faire une maison unifamiliale » 02-02-2026 08:28:35

Effectivement, deux niveaux sont à bien distinguer :

Urbanisme
Vous pouvez occuper vous-même les trois logements, ce n’est pas interdit en soi.
Mais tant qu’ils sont reconnus comme trois unités distinctes, ils doivent le rester juridiquement :

- entrées, compteurs, affectations,
- impossibilité de les “fusionner” librement sans permis d’urbanisme pour regroupement de logements.

Le passage de 3 logements reconnus à 1 logement unifamilial est bien une modification du nombre de logements, donc un changement d’affectation soumis à permis, comme l’a très correctement rappelé PIM plus haut.

Fiscalité
C’est un point souvent oublié et pourtant déterminant :
Chaque logement reconnu a son revenu cadastral propre.
En résidence principale, un seul RC est exonéré à l’IPP.
Les deux autres resteront imposables comme biens non occupés par le propriétaire, même si vous vivez physiquement dans l’ensemble.

Donc, tant que la fusion urbanistique n’est pas actée :
vous payez fiscalement comme si vous étiez propriétaire de deux biens d’investissement,
ce qui peut représenter un coût annuel non négligeable.

Conclusion synthétique : Oui, le projet semble possible.

Mais il faut :
- vérifier la reconnaissance officielle des unités (RU),
- anticiper la nécessité d’un permis de regroupement,
- et intégrer la dimension fiscale tant que le bien reste administrativement divisé.

Et un grand merci à borodin, futur notaire à Ixelles, pour cette intervention claire, équilibrée et très utile.
C’est exactement ce type de regard pratique et rigoureux qui sécurise les acquéreurs ! wink

#5 Re : Ventes et achats » Calcul part de. Chacun lors d'une vente » 14-01-2026 08:33:33

En principe, en indivision 50/50, chacun doit supporter les charges (crédit hypothécaire, assurance incendie, précompte immobilier…) à concurrence de sa quote-part.
Si l’un des deux a payé davantage que l’autre, il dispose d’une créance contre l’indivision (ou contre l’autre copropriétaire). Cette créance est normalement prise en compte dans le décompte final lors de la vente, avant le partage du solde.

Concrètement, après remboursement du solde du prêt et des frais, on calcule le reliquat, puis on corrige les parts de chacun en fonction des montants avancés en trop par l’un des copropriétaires. Celui-ci est donc censé récupérer prioritairement ce qu’il a payé au-delà de sa part.

Les dettes fiscales personnelles de l’autre copropriétaire n’interviennent qu’ensuite : le fisc peut saisir sa part dans le prix, mais uniquement après que les comptes entre indivisaires ont été établis. Elles ne devraient donc pas réduire la créance interne de l’autre copropriétaire.

En pratique toutefois, tout dépend :
- des preuves des paiements effectués,
- de la qualification exacte des dépenses (charges communes ou non),
- et des modalités de liquidation de l’indivision.

Ces principes doivent impérativement être confirmés et sécurisés par le notaire instrumentant, qui est seul compétent pour établir le décompte définitif et l’ordre des paiements.

#6 Re : Ventes et achats » vente réservée à un investisseur qui accepte de laisser le locataire en place » 14-01-2026 08:31:06

Oui, c’est juridiquement possible.

Le vendeur peut insérer dans le compromis et l’acte authentique une clause par laquelle l’acquéreur s’engage contractuellement à respecter le bail en cours jusqu’à son terme (ici 2031) et à renoncer aux facultés légales de résiliation anticipée (reprise pour occupation personnelle, travaux, etc.).

Ce n’est pas une clause discriminatoire au sens du droit antidiscrimination, car elle ne repose sur aucun critère protégé (âge, origine, situation familiale, etc.). Il s’agit simplement d’une condition contractuelle liée au bien vendu : l’acquéreur accepte d’acheter un immeuble grevé d’une obligation particulière, à savoir la conservation du locataire en place.

En pratique :
1) la clause doit être clairement annoncée dès la mise en vente ;
2) reprise mot pour mot dans le compromis et l’acte ;
3) assortie idéalement d’une sanction (clause pénale) en cas de violation.

On ne « sélectionne » pas une personne, on vend un bien avec une charge juridique spécifique : seul un investisseur acceptant cette charge se portera acquéreur. Cela relève de la liberté contractuelle, pas de la discrimination.

#7 Re : Copropriétés forcées » Séparer deux appartements qui ont été assemblés » 13-12-2025 11:33:00

Techniquement, si le cadastre et l’acte de base considèrent encore aujourd’hui qu’il s’agit de deux lots distincts, alors cela signifie que, juridiquement, ces deux unités n’ont pas été fusionnées au niveau de la copropriété ni au niveau fiscal.
Cependant, ce point ne suffit pas à garantir que la division est reconnue sur le plan urbanistique.

En effet, si un précédent propriétaire a demandé (ou aurait dû demander) un permis d’urbanisme pour réunir les deux studios, alors l’urbanisme peut aujourd’hui considérer qu’il n’existe qu’un seul logement d’un point de vue réglementaire — même si l’acte de base, lui, n’a pas été modifié.

Pour que les deux logements redeviennent officiellement reconnus, il faut d’abord qu’un architecte analyse la situation et introduise un dossier solide auprès de l’urbanisme pour confirmer soit que la séparation est conforme, soit qu’elle doit être régularisée.
Tant que l’urbanisme ne valide pas l’existence de deux logements, les deux lots ne peuvent pas être reconstitués “dans la vraie vie”, même si les documents historiques les mentionnent encore.

#8 Re : Informations en vrac... » Investir dans l'immobilier : faut-il s’inquiéter ?! » 19-12-2025 11:08:12

Je ne suis pas un grand fan des positions de Georges-Louis Bouchez, mais son intervention avait au moins le mérite de remettre plusieurs réalités immobilières sur la table. On peut discuter de son prisme politique, mais les enjeux évoqués ; fin de la déductibilité, imprévisibilité fiscale, pression réglementaire, complexité des permis, pénurie persistante de logements, rénovation énergétique au pas forcé, sont bien réels pour les investisseurs comme pour les propriétaires.

Au milieu de tout cela, la baisse des droits d’enregistrement à 3 % en Wallonie reste, selon moi, l’une des rares mesures réellement cohérentes : elle réduit un coût d’entrée non finançable et facilite l’accès au marché sans créer de distorsion. Pour le reste, la vidéo illustre surtout un point : l’immobilier devient un secteur qui ne tolère plus l’approximation. Entre normes changeantes, fiscalité mouvante et délais administratifs interminables, seuls ceux qui travaillent avec méthode, vision longue et compréhension fine des flux continueront à avancer sereinement.

L’immobilier belge n’est pas “impossible” : il est exigeant !
Et dans un marché exigeant, la compétence devient un avantage stratégique — pas un slogan !

#9 Re : Copropriétés forcées » Séparer deux appartements qui ont été assemblés » 13-12-2025 11:33:00

Bonjour,

À la lecture de votre situation et des commentaires précédents, il me semble que la séparation de deux appartements précédemment réunis pourrait être envisageable, mais seulement dans le cadre d’une procédure juridique et urbanistique complète. Le point de blocage s’expliquerait, à mon sens, par le fait que les documents officiels — acte de base, cadastre, plans reconnus par l’urbanisme — décriraient aujourd’hui le bien comme une seule unité, indépendamment de sa configuration passée.

Dans un contexte similaire, j’aurais tendance à commencer par examiner l’acte de base, les plans et les informations cadastrales afin de comprendre la structure légale actuelle. Sur cette base, il serait probablement nécessaire qu’un architecte établisse des plans permettant d’introduire une demande de permis de division, puisque c’est généralement cette décision urbanistique qui autorise la reconstitution de deux logements distincts. Si ce permis était accordé, il faudrait ensuite ajuster les éléments juridiques de l’immeuble : un géomètre pourrait revoir les quotes-parts, un notaire pourrait adapter l’acte de base, et le cadastre pourrait enregistrer la nouvelle division.

En résumé, la démarche resterait théoriquement faisable, mais elle dépendrait de l’accord successif de l’urbanisme, de la copropriété et du cadastre, chacun devant valider la structure en deux unités.

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