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#4061 Re : Copropriétés forcées » Que faire ? » 29-09-2009 08:28:08

luc
Grmff a écrit :

On en revient donc au point de départ: virez votre syndic...

Le même point de départ que FORTIS.

J'ai lu la série d'articles dans mon journal préféré sur les conséquences du débâcle de FORTIS sur la fortune privé  des familles de noblesse. Les montants absolues sont impressionnants.

Mais les montants relatives sont plus petit que ceux en cause dans la copropriété pour chaque famille.

Un syndic et un régisseur sont de fait des gestionnaires de fortunes privés.

Le régisseur pour une famille et le régisseur pour plusieurs.

Le syndic ne peut être viré que par une majorité. Il s'en suit qu'un abus de majorité n'est pas impossible.

Qui protège en principe la minorité contre un abus de majorité?

La loi.

Est-ce le but de la loi à simplifier l'usage effectif d'un abus de majorité?

PS: j'ai répondu au premier message de Grmff. Je viens de lire l'autre.

#4062 Re : Copropriétés forcées » Conseil de gérance » 11-05-2009 08:48:42

luc
totocane a écrit :

Bonjour,

Notre conseil de gérance demande que le local à vélo + poussettes d'enfants soit transformé en local à archive et réservé au conseil de gérance.
Combien de voix faut-il pour modifier la destination d'une partie commune ?
Est-ce légal que le conseil de gérance s'occupe de conserver des archives et demande un local ?
Ce local n'a ni fenêtres ni chauffage et excepté le fait qu'il soit fermé à clé, il se trouve dans un sas d'entrée dont une des portes qui donne sur un boulevard n'est pas fermée à clé.
D'autre part, c'est un immeuble qui a , 3 numéros différents, chaque numéro a son entrée, son ascenseur, son local à vélos.
Les propriétaires qui seront amputés de ce local qui fait partie des communs ne seront-ils pas lésés par rapport aux autres propriétaires ?

merci pour votre aide

Votre syndic est-il un syndic bénévole ou un syndic professionnel?

Quel % des membres du CdG sont copropriétaire-résident dans le bâtiment concerné ?

Il faut un permis d'urbanisme pour changer l'affectation de ce local.

J'assume que votre immeuble est situé dans la région bruxelloise.

La réglementation qui s'applique entre autres est le Titre II du RRU.

Je conseille de lier TOUT le document, mais l'extrait suivant est très utile dans votre cas:

ARTICLE 17 LOCAL POUR VEHICULES DEUX-ROUES ET VOITURE S D’ENFANTS
§ 1. Tout immeuble neuf à logements multiples comporte un local permettant d’entreposer des véhicules deux-roues non motorisés et des voitures d’enfants.
Ce local réunit les conditions suivantes:
1° être à disposition de l’ensemble des habitants de l’immeuble ;
2° avoir des dimensions compatibles avec la fonction prévue, compte tenu du nombre de logements,
avec un minimum d’un emplacement par logement ;
3° être d’accès aisé depuis la voie publique et depuis les logements ;
4° être indépendant des parkings.
§ 2. Les travaux relatifs à un immeuble existant à logements multiples sont, lorsqu’ils ont une incidence sur les parties communes de l’immeuble, pour effet d’améliorer la conformité de l’immeuble, conformément au § 1.
L’article 17 ne détermine pas les dimensions à apporter au local destiné aux deux-roues non motorisés et aux voitures d’enfants, celles-ci étant fonction du nombre de logements présents dans l’immeuble. Elles sont donc laissées à l’appréciation du maître d’ouvrage et de l’autorité
délivrante.
Ce local ayant pour objectif d’encourager l’utilisation de moyens de déplacement alternatifs en Région de Bruxelles-Capitale, sa dimension doit toutefois permettre un confort d’usage, soit un accès aisé à chaque véhicule deux roues et/ou poussette, ainsi que l’espace de manoeuvre nécessaire à son déplacement. A titre indicatif, un vélo, d’accès aisé, occupe une place au sol d’environ 1.20 m² (0.60m x 2m). Les espaces de manoeuvre minimaux entre vélos et obstacles fixes (murs, etc.) à considérer sont de 1.50 m.

On peut donc supposer que le changement de destination de ce local vers une autre destination est impossible sur base de l'article 17 du RRU.

En plus la demande de permis d'urbanisme ne peut être fait par le syndic, que sur base d'une décision favorable, qui a obtenu une majorité de 80%, en tenant compte des abstentions pour le calcul de cette majorité.

En plus une demande à changer la destination d'un local sort de la mission de l'ACP et de ses organes. Une demande officielle d'un ou plusieurs CP, sous leur responsabilité, est donc une condition obligatoire.

Ce point de l'AG doit être proposé par un ou plusieurs CP, qui doivent en principe assumer les frais de procédure, si cette procédure n'aboutit pas à un résultat favorable.

Je rappelle que le CdG ne peut que contrôler et assister le syndic. Toute autre mission est interdit. Il s'en suit que la garde des archives est une obligation du syndic. Les frais font partie de ses honoraires, s'il est professionnel.

Je n'ai pas cherché plus loin pour les conditions urbanistiques d'un local d'archives.  Mais des conditions, concernant la ventilation, sécurité incendie, ...  existent probablement.

Avez-vous une concierge ???

#4063 Copropriétés forcées » Pourquoi il est important qu'une disposition est d'ordre public » 10-05-2009 19:00:10

luc
Réponses : 0

Lu dans un autre salon de ce forum:

Gof a écrit :

(...)
Dans ce cas, vous pouvez répliquer que le bail est nul, de nullité absolue, puisque sa cause est illicite (art. 1108 du Code civil), les lois d'urbanisme étant d'ordre public. La sanction de la nullité consiste en la restitution des choses échangées dans le cadre du bail. Le bailleur doit donc vous remettre le loyer. Mais vous devez alors lui restituer votre jouissance des lieux, ce qui est impossible. Le juge fixera alors un dédommagement du fait de votre occupation, basée sur une théorie jurisprudentielle que l'on appelle l'enrichissement sans cause.

Vous pouvez enfin réclamer des dommages et intérêts du fait de la faute du bailleur et de la perte de logement que cela entraîne.
(...)

Et le contenu de cette partie du Code Civil est:

CHAPITRE II. - DES CONDITIONS ESSENTIELLES POUR LA VALIDITE DES CONVENTIONS.

  Art. 1108. Quatre conditions sont essentielles pour la validité d'une convention :
  Le consentement de la partie qui s'oblige;
  Sa capacité de contracter;
  Un objet certain qui forme la matière de l'engagement;
  Une cause licite dans l'obligation.

  SECTION 1. - DU CONSENTEMENT.

  Art. 1109. Il n'y a point de consentement valable, si le consentement n'a été donné que par erreur, ou s'il a été extorqué par violence ou surpris par dol.

  Art. 1110. L'erreur n'est une cause de nullité de la convention que lorsqu'elle tombe sur la substance même de la chose qui en est l'objet.
  Elle n'est point une cause de nullité, lorsqu'elle ne tombe que sur la personne avec laquelle ont a intention de contracter, à moins que la considération de cette personne ne soit la cause principale de la convention.

  Art. 1111. La violence exercée contre celui qui a contracté l'obligation, est une cause de nullité, encore qu'elle ait été exercée par un tiers autre que celui au profit duquel la convention a été faite.

  Art. 1112. Il y a violence, lorsqu'elle est de nature à faire impression sur une personne raisonnable, et qu'elle peut lui inspirer la crainte d'exposer sa personne ou sa fortune à un mal considérable et présent.
  On a égard, en cette matière, à l'âge, au sexe et à la condition des personnes.

  Art. 1113. La violence est une cause de nullité du contrat, non seulement lorsqu'elle a été exercée sur la partie contractante, mais encore lorsqu'elle l'a été sur son époux ou sur son épouse, sur ses descendants ou ses ascendants.

  Art. 1114. La seule crainte révérentielle envers le père, la mère, ou autre ascendant, sans qu'il y ait eu de violence exercée, ne suffit point pour annuler le contrat.

  Art. 1115. Un contrat ne peut plus être attaqué pour cause de violence, si, depuis que la violence a cessé, ce contrat a été approuvé, soit expressément, soit tacitement, soit en laissant passer le temps de la restitution fixé par la loi.

  Art. 1116. Le dol est une cause de nullité de la convention lorsque les manoeuvres pratiquées par l'une des parties sont telles, qu'il est évident que, sans ces manoeuvres, l'autre partie n'aurait pas contracté.
  Il ne se présume pas, et doit être prouvé.

  Art. 1117. La convention contractée par erreur, violence ou dol, n'est point nulle de plein droit; elle donne seulement lieu à une action en nullité ou en rescision, dans les cas et de la manière expliqués à la section VII du chapitre V du présent titre.

  Art. 1118. La lésion ne vicie les conventions que dans certains contrats ou à l'égard de certaines personnes, ainsi qu'il sera expliqué en la même section.

  Art. 1119. On ne peut, en général, s'engager, ni stipuler en son propre nom, que pour soi-même.

  Art. 1120. Néanmoins on peut se porter fort pour un tiers, en promettant le fait de celui-ci; sauf l'indemnité contre celui qui s'est porté fort ou qui a promis de faire ratifier, si le tiers refuse de tenir l'engagement.

  Art. 1121. On peut pareillement stipuler au profit d'un tiers, lorsque telle est la condition d'une stipulation que l'on fait pour soi-même ou d'une donation que l'on fait à un autre. Celui qui a fait cette stipulation, ne peut plus la révoquer, si le tiers a déclaré vouloir en profiter.

  Art. 1122. On est censé avoir stipulé pour soi et pour ses héritiers et ayants cause, à moins que le contraire ne soit exprimé ou ne résulte de la nature de la convention.

(..)
SECTION IV. - DE LA CAUSE.

  Art. 1131. L'obligation sans cause, ou sur une fausse cause, ou sur une cause illicite, ne peut avoir aucun effet.

  Art. 1132. La convention n'est pas moins valable, quoique la cause n'en soit pas exprimée.

  Art. 1133. _ La cause est illicite, quand elle est prohibée par la loi, quand elle est contraire aux bonnes moeurs ou à l'ordre public.

Je commence à comprendre ....

#4064 Re : Copropriétés forcées » Que faire ? » 29-09-2009 08:28:08

luc

Mon idée:
- au moins devenir membre d'une association de défense des intérêts
- si possible devenir graduellement un membre actif au sein de cette association et ainsi rendre possible que la problématique structurelle soit résolu, pour au tant que posisble.

Parce vos problèmes ne sont de fait pas des problèmes individuels mais bien des problèmes structurels qui ne pourront être solutionné par la société, donc en adaptant la loi dans l'intérêt général, par des parlementaires neutres dans le contexte de la copropriété.

Il y a du changement dans l'air. Entre autres on propose d'interdire le mobbing, hors le contexte du travail. Voir ici pour ce projet de loi.

Le but de cette proposition est:

La présente proposition vise à pénaliser la violence psychique à savoir toute tentative malveillante de nuire à la dignité, à la crédibilité ou à l’image d’une personne en répandant des paroles, des rumeurs ou des images ou en posant des actes humiliants.

Les deux auteurs, qui appartiennent au groupe de signataires du projet de loi (amendements inclus) concernant les copropriétés, proposent entre autres le nouveau article du Code judiciaire suivant:

Art. 3
Dans le même chapitre est inséré un article 452/3, rédigé comme suit:
«Art. 452/3. Quiconque aura exercé en groupe, de manière grave et répétée, une pression sur une personne ou aura utilisé des moyens visant à nuire à la capacité d’appréciation d’une personne, pour l’inciter à agir ou s’abstenir d’agir, aux dépens de sa dignité, de l’image de soi, de son intégrité physique ou psychique, ou de ses intérêts patrimoniaux, sera puni d’un emprisonnement d’un à cinq ans et d’une amende de 1 000 euros.».

Le support professionnel de prévention de mobbing existe, est rodé et pourra aisément intégrer cette problématique. Certains ACP (ceux avec concierge, ... ) et une grande majorité de syndics profesionnels sont des employeurs en sont déja de fait membre de cette structure.

Pour les  autres on pourrait rendre cette structure facultative, mais obligatoire par voie de jugement, dans le cas de dysfonctionnement constaté de l'ACP, ou si une minorité significative (10% ?) en demande l'application.

En plus un autre projet prévoit que des associations de défense des intérêts pourront intervenir volontairement dans des procédures judiciaires, enter autres entre des copopriétaires et leur ACP.

#4065 Re : Législations régionales » Bruxelles: proposition de réforme du revenu cadastral » 05-05-2009 22:32:14

luc

Cette proposition concerne uniquement Bruxelles, mais ... elle est faite par un secrétaire d'Etat chargé de la lutte contre la fraude .... d'où la confusion tout à fait logique.

luc a écrit :

Citation :Le bourgmestre de Schaerbeek, Bernard Clerfayt (MR), également secrétaire d'Etat adjoint au ministre des Finances, en charge de la lutte contre la fraude fiscale et de la fiscalité environnementale, propose de scinder les revenus cadastraux à Bruxelles afin de taxer les biens immobiliers suivant leur localisation ("land value tax"), explique-t-il jeudi dans L'Echo.
(...)


Voir pour plus d'info RTL info, etc ...

#4066 Re : Législations régionales » Bruxelles: proposition de réforme du revenu cadastral » 05-05-2009 22:32:14

luc

Lien vers le texte original dans  L'Echo :


(...)

Utopique?

Les réactions des experts contactés sont contrastées mais elles vont toutes dans le même sens: ils reconnaissent que l’absence de réelle révision des RC depuis le 19 juillet 1979 a généré des inégalités. Jean-Pierre Bours, avocat spécialisé en fiscalité immobilière, estime cette proposition "utopique" car elle va nécessiter un gros travail de la part de l’administration. "Ne vaut-il mieux pas faire ce travail et taxer suivant les loyers réels directement?", se demande-t-il. Depuis que l’enregistrement des baux est désormais obligatoire, la rumeur court que la volonté des autorités est de taxer suivant les loyers réels. "Et pourquoi pas, d’ailleurs ?" s’interroge Jean-Pierre Bours. "Mais il faudra alors autoriser la déduction des dépenses faites pour conserver ce revenu. Il faut donc revoir le Code des Impôts sur le Revenu (CIR). Pas simple…

(...)

#4067 Copropriétés forcées » Thermographie » 20-03-2010 18:34:39

luc
Réponses : 11

Un lien intéressant a été mis sur le site de l'ABSA avec un "embed link", qui ne permet pas un accès aisé à ce site officiel Bruxellois.

Le site suivant donne une idée du classement des bâtiments selon la chaleur qu'ils émettent: BxlHeat

Sélectionnez voter commun et votre rue. Dès que le plan détaillé apparaît, naviguez avec votre souris jusqu'à votre immeuble.

Cette carte m'a confirmé que les immeubles qui on dès 2001 isolé leur toit en bénéficient clairement. Bénéfice qui est repartit à tous les copropriétaires. Qui en profite? Tous.

Les copropriétaires des autres immeubles paient plus, polluent d'avantage leur environnement et donnent parfois une réduction aux résidents des penthouse. Qui en profite? Un petit groupe.

#4068 Re : Locations et baux » Enregistrement: visible sur MyMinFin » 09-12-2009 22:55:09

luc

MyMinFin devrait reprendre tous les documents que vous avez envoyés aux Finances, ou qu'eux ont envoyés à vous.

Si mes souvenirs sont bon, c'est (ou sera) possible d'introduire votre demande d'enregistrement vous-même, et d'avoir la preuve d'enregistrement disponible, mais je n'ai pas le temps pour le documenter maintenant. L'enregistrement se ferait automatiquement.

#4069 Re : Divers (hors achat/location) » Permis d'urbanisme, solution? » 01-05-2009 17:36:38

luc
dooms18 a écrit :

merci beaucoup

mais j'ai relu le compromis et l'acte: la terrasse y est clairement indiqué comme existante et nous appartenant, c'était déja une terrasse couverte.

En ce qui concerne les coprpriétaires pas de problème car c'est une maison à trois étages, et on a tous acheté en même temps. Ils savent très bien ce que l'on fait et n'ont rien opposé à nos projets.

On est sur Bruxelles et on a bien eu deux notaires et une agence au milieu (heureusement car seul face à ce voyou je n'ose imaginer...)

Les problèmes pour vices cachés, on a vu notre avocat devrait être résolu juste par la pression et la peur du tribunal mais en ce qui concerne cette terrasse non déclaré c'est autrelment problématique car lui il l'a construit illégalement mais il ya plus de 10 ans
il doit y avoir prescription maintenant

Il est important de savoir qui a établit et signé l'acte de division de l'immeuble (si cet acte existe): le vendeur et/ou les acheteurs des appartements. L'existence de l'acte de division et/ou acte de base doit être mentionné dans votre acte d'achat.

En plus qui est le syndic bénévole ou professionnel de votre copropriété? Qui paie l'assurance de voter immeuble? Qui paie l'électricité de votre hall d'entrée?


Mais je répète ma suggestion: il faut aller voir votre avocat d'urgence et avant tout.

#4070 Législations régionales » Bruxelles: proposition de réforme du revenu cadastral » 05-05-2009 22:32:14

luc
Réponses : 7

Le bourgmestre de Schaerbeek, Bernard Clerfayt (MR), également secrétaire d'Etat adjoint au ministre des Finances, en charge de la lutte contre la fraude fiscale et de la fiscalité environnementale, propose de scinder les revenus cadastraux à Bruxelles afin de taxer les biens immobiliers suivant leur localisation ("land value tax"), explique-t-il jeudi dans L'Echo.
(...)

Voir pour plus d'info RTL info, etc ...

#4071 Re : Divers (hors achat/location) » Permis d'urbanisme, solution? » 01-05-2009 17:36:38

luc

Un permis d'urbanisme est obligatoire pour ces travaux, n'importe la région de votre commune.

En plus je crois que vous vivez en copropriété forcée. Donc en plus un avis positif de l'assemblée Générale des Copropriétaires de l'immeuble à appartements est obligatoire, vu le type de travaux (couverture d'une terrasse illégale au rez).

Avez vous eu deux notaires (un pour vous et un pour le vendeur), lors de l'achat?

Dans quelle région (Bruxelles, Flandre, Wallonie) est situé votre appartement?

Combien d'appartement compte l'immeuble?

Conseil:

Allez d'urgence chez votre avocat (celui du procès pour les vices cachés) avec les documents suivants:

1. l'acte d'achat de voter appartement
2. TOUS les documents reçus lors de cet achat du vendeur, agent immobilier ou notaire et mentionné sur l'acte d'achat
3. le compromis initial
4. les plans de l'appartement s'ils existent
5. les coordonnés du syndic, si vous les connaissez

N'allez pas (encore) chez votre notaire, puisqu'il est possible que votre acte ne comprend pas par exemple les mentions obligatoires (état de division de l'immeuble, ...).

Conclusion: parlez d'abord et avant tout avec votre avocat avant de faire toute autre chose, y compris en parler avec votre notaire, syndic, voisins, .... .

Bonne chance ....

#4072 Re : Copropriétés forcées » Que faire ? » 29-09-2009 08:28:08

luc
Grmff a écrit :

(...)
Parce qu'effectivement, le syndic n'est responsable que devant l'AG. C'est l'AG qui l'absout ou le condamne.

Si l'AG décide de donner le quitus au syndic, et que vous estimez qu'il y a matière à ne pas donner quitus, il faut attaquer l'assemblée. Pas le syndic.
(..)

Pas d'accord qu'il faut attaquer l'assemblée, parce que vous êtes aussi membre de l'AG.

Mais il faut attaquer l'ACP, représenté par le syndic ... .

La phrase "attaquer l'AG" est trop souvent utilisé pour mettre l'opposant psychologiquement dans une lumière négative.

Dans le sens : "il nous attaque", en oubliant que ce "il" fait partie des "nous".

Les gens qui utilisent cette phrase oublient que le syndic doit être le représentant impartial de l'ACP, pas plus ou moins. Il représente donc TOUS les CP et NE représente PAS la majorité des CP.

#4073 Re : Copropriétés forcées » Que faire ? » 29-09-2009 08:28:08

luc
Augustin a écrit :

(…)
Je reprends le triste récit des malheurs du copropriétaire rebelle.

(…)
Et, à tous les coups, le syndic a été blanchi et déclaré plus innocent qu'un bébé sortant du chou.

L'art. 577-8, § 5, de la loi de 1994 énonce : "Le syndic est seul responsable de sa gestion". Mais les juges lisent : "Le syndic est responsable de sa gestion seulement devant l'assemblée générale".

Les juges ne lisent pas ce qui est écrit mais ce qu'ils veulent lire. Pour eux, et contrairement au prescrit légal, le syndic n'est que l'exécutant docile des décisions de l'assemblée souveraine dont la volonté se manifeste dans l'Evangile qu'est le procès-verbal. Quelle que soit sa conduite, fripouille ou gangster, le syndic ne peut être désavoué que par l'assemblée. Tel est le credo des juges.

Là je suis à 100% d’accord avec les Juges, probablement avec 99% des avocats.

Si les syndics ne seraient pas responsable envers l’ACP, ils le seraient envers qui ?

Vous dites en fait que votre syndic est responsable envers vous seulement. Mais quoi quand un autre CP de votre ACP à une opinion contraire à la votre ?

C’est pour ce motif que la personne morale ACP a été créé en 1994 quand on a supprimé la cogérance.

C’est à vous d’agir quand vous estimez vos intérêts lésés. Mais vous devez le faire en respectant et utilisant les règles actuelles.

Tout cela en n’oubliant pas de jouer la balle et pas l‘homme. En d’autres mots le syndic est peut-être une personne qui commet des fautes, volontaires ou non, comme tout être humain, mais il est souhaitable qu’il ne devienne pas votre ennemi. Si c’est le cas, et cela est possible, alors il faut passer au niveau pénal.

Le niveau civil ne pourra pas résoudre ce type de problème, tant que vous n’avez pas de preuves. Preuves que vous ne pouvez obtenir dans la plupart des cas que de ce syndic.

Plus spécifiquement : un PV fait par la personne désigné par l’AG est la vérité juridique, tant que ce document n’a pas été jugé comme un faux au niveau pénal. Il faut de fait des preuves écrites, ce qui met la barre très haute. En fait le seul remède efficace que je connais est venir avec un huissier soi-même. Très efficace, je le sais d’expérience personnelle.

Ce qui est frustrante est que la justice actuelle n'est une justice correcte que si le plaignant a les moyens financiers nécessaires (vous avez raison : le budget à avancer se chiffre avec des dizaines de milliers d’euros), une connaissance assez approfondi de la réglementation d’application au sein de la copropriété, un sens social pour l’intérêt commun et une persévérance au dessus de la moyenne. Si un de ces éléments manque ou n’est pas  suffisamment présent, alors le CP en question échouera ou coulera.

Mais l’ACP/syndic/CdG qui arrive à ses fins avec des moyens peu corrects en paiera la facture, tôt ou tard. C’est aussi certain.

Augustin a écrit :

Nous ne sommes pas dans un Etat de droit mais entre les mains des juges.

Un état de droit est un Etat où les juges comparent la théorie avec la pratique et jugent.

En réalité vous voulez un Etat qui vous donne raison, sans tenir compte avec l’opinion des autres et sans un arbitre officiel qui juge. Vous voulez en fait un Juge qui exécute votre jugement.

Donc le système actuel, avec tous ses défauts, prouve que, contrairement avec votre opinion, qu’on est dans un Etat de droit. Il ne faut pas jeter le bébé avec l’eau du bain.

Mais je suis d’accord avec vous qu‘il manque des choses, comme :
1. Des zones grises trop larges, qui permettent à un avocat procédurier, tant du coté du CP que du coté de l’ACP/syndic/CdG, de jouer la bataille de l’usure et de « ridiculiser » la plaignant.
2. Un manque de formation des professionnels de la copropriété
3. Un manque d’information des autorités publiques envers les copropriétaires, les mandataires de l’ACP  et les professionnels de la copropriété.

Ma réponse à Augustin ne tient pas compte avec la réponse de corannix que je viens de lire.

#4074 Re : Législations régionales » Bruxelles: instaurer une prescription pour infractions urbanistiques ? » 06-02-2012 17:28:49

luc
Baxter a écrit :

Saxo a écrit :
Sans blague : votre notaire devrait vous renseigner !!!


Comme ici ?: "Le notaire se la joue Sagawé"...   yikes

Je ne crois pas que le système Sagawé prenait en 2008. Lire: Dossier du notaire Cornelis : la démolition des extensions illégales a démarré . La maison est situé à Neerpede (voir Google Maps).

A titre d'info: le notaire en question est/était le président des supporters d'Anderlecht.

Mais ... je vois, en regardant maintenant de ma fenêtre, un lotissement d'une trentaine de lots des années 30 (situé à la limite du domaine de mon ACP) et je constate que ce système a porté ses fruits  en 2009.

En effet une des petites villas a eu une extension autorisé en 2009 après ... 4 refus de permis précedentes. L'extension est plus grande et plus haute que la maison initiale et se trouve dans une zone classée ... (type Tuinwijk).

Trop près des élections ?

#4075 Re : Législations régionales » Bruxelles: instaurer une prescription pour infractions urbanistiques ? » 06-02-2012 17:28:49

luc
Gof a écrit :

(...)

Il ne faut rien exagérer non plus.

(...)

Si mes souvenirs ne me trahissent pas, Napoléon voulait, au temps du Code civil, combler ces lacunes en accordant le droit au juge de suppléer à ces manquements. L'assemblée a écarté cette option. Il a ensuite fait insérer un article, aujourd'hui dans le Code judiciaire, qui érige en déni de justice l'acte par lequel le juge refuse de juger, au motif qu'il y aurait un vide juridique ou une règle obscure.

Le résultat de tout ceci, est que le juge reste pleinement compétent pour combler le vide juridique ou pallier l'obscurité du texte.

Quant à savoir pourquoi, en ce pays qui a tellement soif de justice, l'on ne donne pas les moyens à celle-ci de fonctionner, c'est un autre débat.

Merci pour votre exposé très clair, qui tient compte avec le contexte historique. Il faudrait faire cela un peu plus. On ne ferait pas les mêmes erreurs tous les 30 ans.

L'interdiction du "déni de justice" est l'arme contre des avocats procéduriers, qui veulent ainsi éviter qu'un jugement soit rendu.

L'octroi de l'autonomie à la Région Bruxelloise a permis entre autres de décider que tous les infractions avant 1992 peuvent être régularisés, sous certains conditions logiques, mais en introduisant obligatoirement une demande de régularisation.

#4076 Re : Copropriétés forcées » Devenir syndic » 23-04-2009 14:28:29

luc
Grmff a écrit :

J'ai jeté un coup d'oeil à la loi pendant que vous écriviez votre message. Je me rends compte que les syndics bénévoles ne rentrent effectivement pas dans le cadre de la loi.

Mais à bien lire la loi, on se demande si les législateurs n'ont pas confondu "bénévoles" et "touristes"...

En effet, le "bénévole" ne peut avoir aucune obligation... Pour moi, dans toute organisation, on a l'obligation de respecter les règles de l'organisation: horaire (choisi volontairement à la base), règles de fonctionnement, etc.

Si Oxfam travaille avec des bénévoles, j'imagine mal ne pas être soumis à certaines obligations d'ouverture des magasins...

J'imagine mal la Croix-Rouge laisser à l'appréciation de savoir qui vient quand pour les permanences...

A bien lire la loi, personne n'est bénévole... sauf si il travaille seul... et encore.

Perso, je suis syndic bénévole et non défrayé... Je ne serais pas protégé par la loi en question? C'est absurde je trouve...

C'était aussi mon opinion, mais ... dans la réponse du ministre on retrouve:

Le volontariat est notamment une activité exercée sans rétribution, ni obligation au profit d’une ou de plusieurs personnes (autres que celle qui exerce l’activité), d’un groupe ou d’une organisation ou encore de la collectivité dans son ensemble.

Mis en relation avec des info sur FiscoNetPlus de 1999 et les dispositions du Code Civil concernant les mandats, on doit, selon moi, interpréter le mot "obligation" dans le sens d'une obligation qui découle d'un mandat accordé par l'ACP (donné par l'AG et/ou syndic).

On est libre de s'engager comme mandataire d'une association, mais un mandataire a, dès qu'il a accepté ce mandat, des obligations envers le mandant.

Ce que le volontaire, qui a promis de mettre les chaises en place pour une activité, n'a pas.

La frontière est mince, comme la différence entre 51% et 49%, mais elle est réelle.

Un des spécialistes dans cette matière est la députée NYSSENS. Une intervention d'elle, lors de la commission parlementaire, qui discute la réforme de loi de 1994, en date du 01.04.2009 était pour moi incompréhensible et contradictoire.

Cette interprétation était confirmé par le député présent du MR.

Elle devient, après lecture des textes cités, maintenant à 100% compréhensible. Mme NYSSENS avait et a raison.

#4077 Re : Copropriétés forcées » Devenir syndic » 23-04-2009 14:28:29

luc
Grmff a écrit :

Citation :C'est bien dans la droite ligne du sujet. C'est la première fois que je vois ce genre de chose.
A me relire, je constate que je pourrais être mal interprété si on désire mal m'interpréter....

Quand je dis que c'est la première fois que je vois ce genre de chose, je parlais (évidemment) des informations stupéfiantes et bien à propos données par Luc.

Je ne voulais certainement pas dire que c'était la première fois que Luc était dans la droite ligne du sujet.

J'espère que vous aviez bien compris...

Mon cher Grmff,

Je l'avais compris dans le sens indiqué par vous. C'était pour moi aussi une découverte et cela surtout grâce à vous. Vous m'avez un peu taquiné. Au lieu de polémiser, j'ai voulu donner les faits,  comme c'est mon habitude. 

Graduellement j'ai constaté, en cherchant ces faits, que plus d'info était publiquement disponible ou devenu disponible depuis ma dernière analyse rapide de cette problématique en début 2008 (questions parlementaires 2008, FiscoNetPlus début 2009, ...).

Quelques liens à visiter dans ce contexte (exemple concret de la Chambre - liens similaires dans les autres parlements):

Recherche si vous connaissez le N° du bulletin des questions et réponses
La Chambre - Bulletins des questions et réponses - Législature : 52 (2007-2011)

Recherche si vous connaissez le nom du parlementaire, en visitant le premier lien et en suivant le lein approprié comme les liens 2 et 3 qui suivent (concernant le sujet):
1. Liste des parlementaires
2. Fiche du parlementaire concerné
3. Liste des questions écrites de Bart De Wever

Recherche des questions et réponses par mot-clè
Liste des mots-clefs - Bulletins des questions et réponses - Législature : 52
Les mots clés donnés par La Chambre sont bénévolat et appartement, et pas copropriété, pour ce groupe de questions. (PS Cette base de données  des mots-clés n'est actuellement pas disponible pour quelques heures).

Le jeu complet d'informations que j'ai trouvé (partiellement hors sujet) est passé au CNIC pour en faire un article.

Si utile ("on topic") je mentionnerai cette info sur ce forum, comme d'habitude.

#4078 Re : Copropriétés forcées » Devenir syndic » 23-04-2009 14:28:29

luc

A titre d'information complémentaire concernant le statut du volontaire dans le contexte d'une copropriété, un extrait assez long d'un document parlementaire.

Je sais que je sors du sujet selon certains, mais personnellement je ne le crois pas.

Question parlementaire à la Chambre N° 145 du 07.05.2008:

Immeuble à appartements. — Surveillance par les
habitants. — Statut de volontaire. — Indemnités de
frais forfaitaires.

Dans un immeuble à appartements, il arrive régulièrement
qu’outre un syndic officiel et une femme de ménage, un habitant surveille également, sur une base volontaire, les activités dans l’immeuble. Il vérifie que les poubelles sont sorties et rentrées ou s’en charge luimême.

Il veille à ce que la femme de ménage dispose
du matériel de nettoyage nécessaire. Il est la personne
de contact à laquelle s’adressent les autres habitants
lorsque la porte de garage ou l’ascenseur ne fonctionne
pas. Il est l’intermédiaire entre les autres habitants et le
syndic. E´ tant donné qu’il connaıˆt l’immeuble, il assiste
le syndic en demandant, par exemple, des offres de
prix et en fournissant des explications aux entrepreneurs
à cet effet. Tout au long de l’année, ces activités
lui occasionnent des frais modiques, tels que des frais
de déplacement, de téléphone, d’affranchissement, etc.

1. Estimez-vous qu’une telle personne peut être
qualifiée de volontaire en vertu de la loi du 3 juillet
2005 relative aux droits des volontaires ?

2. En résulte-t-il que la personne morale
«association des copropriétaires » peut octroyer à cette
personne des indemnités de frais forfaitaires non
imposables de maximum 28,48 euros par jour et de
1 139,02 euros par an (indexées 2007) ?


Réponse de la vice-première ministre et ministre des
Affaires sociales et de la Santé publique du 15 juillet
2008, à la question no 145 de M. Bart De Wever du
7 mai 2008 (N.) :

En réponse à vos questions, je peux vous communiquer
les informations suivantes.

1. L’article 3, 1o, de la loi du 3 juillet 2005 relative
aux droits des volontaires détermine ce qu’il faut
entendre par activité de volontariat.

Le volontariat est notamment une activité exercée
sans rétribution, ni obligation au profit d’une ou de
plusieurs personnes (autres que celle qui exerce
l’activité), d’un groupe ou d’une organisation ou
encore de la collectivité dans son ensemble.

Un résident qui supervise ou surveille le matériel de
nettoyage utilisé par le personnel d’entretien, qui vérifie
que les poubelles sont sorties ou rentrées, ou s’en
charge lui-même, fournit ces services en partie également
dans son propre intérêt et pour son propre
compte. Ce résident n’est dès lors pas un volontaire au
sens de la loi.

2. C’est pourquoi, les activités mentionnées ci-dessus
ne peuvent pas être considérées comme des activités de
volontariat au sens de la loi susvisée du 3 juillet 2005.

#4079 Re : Copropriétés forcées » Devenir syndic » 23-04-2009 14:28:29

luc
Babiroussa a écrit :

Merci Grmff et SNP pour vos conseils.

Il est évident qu'une assurances est indispensable.  Mais pas question de faire ca a titre gratuit, vu le travail que cela représente tout de même.  Mais j'hésite entre le "bénévolat"  + un abattement de charges et une activité indépendante à titre complémentaire.  Le "revenu" pour moi serait presque le même, mais la 1ère solution serait bien moins couteuse pour la copropriété.

Le statut social du bénévolat n'est pas d'application pour le syndic ni pour un intermédiaire entre le syndic et la copropriété  (membres d'un conseil de gérance, ...).

Donc les revenus éventuels, autre que le remboursement de frais réels,  sont taxable à partir du premier euro.

Si la fiche 281.50 (ou autre) n'est pas fait alors ... c'est considéré et taxé comme des commissions sécrètes dans le chef de l'ACP.

Voir la réponse du ministre des Finances du 29.04.2008 à la Chambre - question 08/093.

Babiroussa a écrit :

Pensez-vous qu'un abattement des charges communes puisse être envisageable (et légal) ?

Un abattement est une note de crédit ou un avantage en nature. Et donc ... taxable (voir plus haut).

#4080 Re : Copropriétés forcées » Devenir syndic » 23-04-2009 14:28:29

luc
Grmff a écrit :

Mon cher Luc,

Ce n'est pas que je ne suis pas d'accord avec votre "petite" nuance. C'est qu'elle n'aide pas du tout l'intervenant et son questionnement sur le mode de rénumération du syndic non pro.

L'idéal est de rester dans le sujet. C'est sans doute la meilleure aide qu'on puisse lui donner. Pour tout le reste, on peut lui conseiller de parcourir le salon "Copropriété", histoire de voir ce qui l'attend.

Bien à vous

Mon cher Grmff,

Je crois que ma réponse, bien que indirecte, était "on topic". D'abord c'était pas moi qui a commencé d'élargir le sujet vers "l'emmerdeur de service".

Ma référence à l'article 544 CC était surtout fait pour indiquer que l'ACP doit appliquer tous les lois, donc y compris la déclaration des honoraires de son syndic au fisc.

En plus l'honoraire mensuel par appart (13 à 14 €) indique plutôt un problème au niveau de l'AG de l'ACP qu'au niveau du syndic professionnel de l'ACP.

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