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1) Un contrat de mandat est un contrat par lequel vous faites représenter par une autre personne qui, en votre nom et vous votre compte, accompli essentiellement des actes juridiques, telle la conclusion d'un bail à loyer.
Il s'agit d'un contrat consensuel. Il ne doit donc pas nécessairement être constaté par écrit, même si cela reste conseillé.
Lorsque votre mandataire signe le bail avec le locataire, ce bail est réputé conclu directement entre vous et le locataire. Le mandataire se retire en quelque sorte du champ contractuel.
Le locataire peut cependant exiger la preuve de l'existence du mandat, qu'on appelle en général la procuration. Il est conseillé d'établir également cette procuration par écrit, le contrat de mandat lui-même pouvant faire l'affaire. Pour éviter toute ambiguïté, pensez à annexer la procuration au bail.
2) En principe, la présence physique du bailleur n'est pas nécessaire auprès de la banque, pour aucune des deux formes de garantie. Ici encore, un mandataire pourrait intervenir.
Les papiers de la banque peuvent en outre être signés à distance.
3) Aucune, puisque vous étiez représenté.
4) Précisez dans le bail que le bien est loué libre de tout mobilier et que c'est dans cet état qu'il devra vous être restitué en fin de bail.
Que d'augustes paroles ...
Encore une dernière chose qui me chifonne.
Quand je dis qu'il faut encourager le fait de s'exprimer, cela sous-entend que corrélativement il faut encourager la capacité d'écoute de l'autre. C'est surtout ce dernier point qui semble poser problème.
Le dialogue, c'est la rencontre de l'autre. Sinon il s'agit de monologues croisés.
Mais, pour une raison qui m'échappe, le projet prévoit (si ma mémoire est bonne) l'interdiction du recours à l'arbitrage !!!
Je ne sais pas si ce sera maintenu après les votes à intervenir, mais cela me paraît une idée curieuse, cette interdiction.
Curieux, en effet (?)
Je ne suis pas architecte et n'ai donc pas la prétention de pouvoir concevoir la construction ou la rénovation d'un bâtiment.
Je bricole, comme tout le monde, mais cela reste du bricolage et je n'ai pas de mal à l'admettre.
Par contre, lorsqu'il s'agit de droit, il semblerait qu'il faille admettre les arguments, même de ceux qui parlent en méconnaissance de cause. Cela ne me dérange pas outre mesure que chacun s'exprime, bien au contraire, il faut l'encourager. Mais tout comme pour le bricoleur doit admettre qu'un architecte ou un entrepreneur en travaux dispose de qualifications qu'il n'a pas, le profane dans une matière juridique donnée doit reconnaître la qualité de celui qui a étudié la matière avec une vision, tant que faire ce peut, globale.
encore faudrait-il que quelqu'un pour écouter, pour faire appliquer la loi telle qu'elle est, rapidement ,sans que ça me coûte une petite fortune.
Donc, on est bien d'accord, ce n'est pas le système normatif qui est foncièrement défaillant, mais bien son application.
Donc, cela ne servira pas à grand chose de réformer et de réformer encore le système normatif dans l'espoir que cela le rendra plus efficace sur le plan de son application, parce que ce ne sera pas le cas.
Donc, plutôt que de s'échiner à vouloir réformer des choses qui, fondamentalement, son claires et cohérentes, l'on ferait mieux de rechercher une efficacité d'application.
Il faut bien admettre que la justice en Belgique n'est pas toujours des plus efficaces sur le plan des délais et que les procédures sont difficilement maîtrisables, parfois par les juges eux-mêmes.
Une AG pourrait ainsi décider de soumettre les différends qui surgiraient à un arbitre. Je n'ai pas vraiment étudié la question dans le cas d'une ACP, mais de prime abord, je n'y verrais pas d'obstacle.
Je suis d'accord qu'il faille un plan comptable compréhensible et accessible aux profanes. Mais qu'est ce qui a empêché les ACP d'adopter, chacune pour ce qui la concerne, son propre plan comptable, uniquement modifiable à une majorité qualifiée ? Pourquoi ce plan doit-il être imposé à tout prix ? Pourquoi ne pas faire plutôt une loi supplétive, c'est-à-dire qu'à défaut d'un plan adopté par l'ACP, c'est la loi qui s'appliquera, notamment si le plan est incomplet ou incompatible avec les besoins de l'ACP ?
Et puis aucune association qui défend les droits des CP ? Et quand bien même, qu'est ce qui vous empêcherait d'en créer une ? C'est un droit constitutionnellement protégé tout de même.
Il n'est pas normal qu'un syndic puisse faire ce qu'il veut parce qu'il sait qu'avant d'être inquiété il se passera beaucoup de temps et que les copropriétaires abandonneront, faute de temps , d'argent ,par lassitude et parce qu'ils ne sont pas aidés dans leurs démarches.
Ce n'est pas le cas. Nous vivons dans un Etat de droit. Mais certaines interventions dans ce salon copropriété sont à ce point convaincantes, que l'on pourrait en douter.
Elles sont cependant fondées sur une méconnaissance du droit (en dehors des articles 577-2 et suivants, le Code civil, notamment, connaît d'autres dispositions).
Faudrait tout de même pas aller jusqu'à la désinformation.
Et puisque l'on cite la Révolution française, l'article 544 servait à prémunir le citoyen contre l'abus de l'autorité publique. Ni plus ni moins. Vous savez combien de temps il aura fallu pour que ce droit soit protégé par la C.E.D.H. Près de 150 ans. Et qui s'y est opposé farouchement ? Les Etats.
Aujourd'hui, il semblerait qu'il y ait de plus en plus de personnes qui font confiance à cette autorité, alors que pas si loin d'ici, elle tranche de têtes au nom de l'intérêt collectif.
Et puis il est étonnant d'avoir tellement confiance dans une autorité forte, qui va nous imposer "l'ordre public", alors qu'elle n'est pas fichue d'organiser une justice qui fonctionne dans des délais normaux (et je ne mets pas ici en cause la qualité des juges, loin s'en faut). Le troisième pouvoir ne semble pas si indépendant que cela, quand il s'agit de disposer des moyens nécessaires à son fonctionnement.
Autre chose étonnante (mais je sens pointer le sophisme), en Belgique, pays dense sur le plan urbanistique, tous les députés vivent à la campagne, mais en France, où il beaucoup de régions peu urbanisées, il vivent tous à Paris
.
Donc vive la Belgique avec neuf millions de villas et un arbre.
Dans mon petit jardin, il y avait deux arbres fruitiers quand j'ai acheté ma maison. J'ai du en couper un et en ai planté trois. Désolé, je ne comprends pas très bien l'argument.
Je ne vois pas de différence fondamentale entre 20 et 21 ou 25, voire 50 ou 100 lots privatifs.
Dans certaines ACP, on a 10 logements privatifs, 10 caves constituant également des lots privatifs, et 5 parkings, également des lots privatifs. Donc comptabilité complexe ?
Et mon droit de copropriétaire de gérer mes propres affaires ? Zwiip à la poubelle ?
Après le permis de conduire, le permis de copropriétaire ?
Et l'article 544 du Code civil ? Et l'article 1er du premier protocole additionnel de la Convention européenne des droits de l'homme, on oublie d'où ça vient ? C'est ça l'ordre public, la protection de la propriété, comme vecteur indispensable de l'autonomie de la personne face à l'Etat tout puissant, le minimum vital nécessaire pour qu'il puisse être citoyen.
D'accord pour une comptabilité normalisée, mais elle doit être accessible à n'importe quelle CP qui a un peu de jugeote et pas qu'à des spécialistes, peu importe que le CP vive dans une ACP composée de 10, 20 ou 200 lots privatifs.
Elle devrait être d'ordre public
Bien sûr, c'est cela même ...
Et le huitième jour, Dieu créa la copropriété, et il vit que cela n'était pas bien.
" ... ils voient une suprême iniquité à tenir les hommes liés par des lois trop nombreuses pour que personne puisse jamais les lire d'un bout à l'autre, et trop obscures pour que le premier venu puisse les comprendre."
Thomas More, L'utopie, 1516 (déjà !).
mais aussi pour éviter des polémiques.
Dans ce salon ?

N'oubliez pas que tous les syndic ne sont pas que des professionnels et que la loi ne fait pas de différence entre les pro et les non pro. Et je suis d'accord avec un intervenant sur un autre sujet ( Autre sujet), imposé un site Internet à une petite copropriété n'a peut-être pas beaucoup de sens.
Je fais la comptabilité d'une petite asbl : petites activités sympas, quelques rentrées, quelques dépenses, beaucoup de vie associative.
Nous ne sommes, en effet, pas tous des pros en tout. Je pense et j'espère que la comptabilité en cause est conforme à la législation en vigueur, qui pour ce type d'asbl, est encore compréhensible pour ma petite tête. Mais si on devait m'accabler d'obligations telles que cela deviendrait impossible pour un profane de la comptabilité, alors je serais bien obligé de tirer ma révérence. Il faudra ensuite constater que la petite caisse de l'asbl, où il n'y a pas de sommes obscures, ne pourrait se permettre d'engager un véritable comptable (on gratte déjà comme ça pour quelques euros).
Le choix serait alors simple pour l'association : soit verser dans l'illégalité, soit se dissoudre tout de suite. Mais dans les deux cas, le résultat final serait le même : adieu vie associative.
Nous manquons, nonobstant la charte de ce forum, parfois de courtoisie élémentaire en effet, comme le souligne très justement Grmff. Mais ce n'est jamais que dans les formes.
A mon tour de souhaiter la bienvenue à notre nouveau pimonaute.
Quelqu'un de bien informé comme Gof ne sera pas de cet avis.
Détrompez-vous cher Grmff. Quelques mots d'explication pour Chrisfab.
Depuis la loi du 27 décembre 2006, l'enregistrement de certains actes portant bail, notamment les baux de résidence principale, est devenu gratuit. Les baux de résidence principale doivent obligatoirement être enregistrés dans les deux mois de leur conclusion. Cette obligation repose exclusivement sur le bailleur.
Par une loi du 25 avril 2007, les baux de résidence principale doivent en outre être constatés par écrit. Qui dit écrit, dit nécessairement enregistrement.
A défaut d'enregistrement et après l'écoulement des deux mois, le locataire qui est titulaire d'un bail de 9 ans (la règle ne vise donc pas les baux de courte durée) peut donner un congé sans devoir respecter de délai de préavis ni, le cas échéant, devoir payer d'indemnité pour rupture anticipée du bail.
Quid des baux verbaux, qui par essence ne peuvent être enregistrés ?
La Cour constitutionnelle (la gardienne de la constitutionnalité de nos lois) a confirmé (ouf) qu'ils restent parfaitement valables.
L'obligation de constater le bail par écrit incombe aussi bien au locataire qu'au bailleur. C'est pourquoi que je suis d'avis que, aussi longtemps que le locataire n'a pas mis en demeure le bailleur de constater par écrit le bail et tant que le délai légal de huit jours n'est pas écoulé, il ne peut donner de congé qu'en respectant un délai de préavis de trois mois et, le cas échéant, en payant l'indemnité de rupture anticipée.
En y réfléchissant, je dirais que le principe se déduit non seulement de la loi sur les baux de résidence principale, mais repose tout simplement sur une obligation générale d'exécution de bonne foi des conventions (mais je m'égare).
Pour être tout à fait précis, pour les congés qui peuvent être donnés "à tout moment", ce qui n'est pas le cas en l'espèce.
Pour la question de la signature, voyez les art; 1322 et suivants du Code civil, plus particulièrement 1323 et 1324.
c'est l'occasion de conclure un nouveau bail en tenant compte des nouvelles législations et "faiblesses" du locataire sortant.
Votre locataire est parlementaire ? 
Il faut comprendre la disposition de l'article 6, à la lumière de la jurisprudence de la Cour constitutionnelle :
L'article 6 est libellé comme suit : « Si elle n'a pas été exclue expressément et à condition que le bail ait été conclu par écrit, l'adaptation du loyer au coût de la vie est due (…) ».
La Cour constitutionnelle a été saisie d'une question préjudicielle aux fins de savoir si, par rapport à un bail verbal, ce traitement différencié se trouve justifié eu égard aux principes constitutionnels d'égalité et de non-discrimination .
La Cour a d'abord constaté que le principe, selon lequel l'indexation n'est de droit que si le bail est écrit, est consécutif à la loi du 13 avril 1997 et que, selon les travaux parlementaires de l'époque, l'objectif du législateur était (déjà) d'inciter les parties à convenir par écrit, en ce que cela renforce la sécurité juridique.
La Cour a estimé que la disposition ne faisait pas obstacle à ce que les parties au contrat de bail verbal puissent s'accorder sur l'indexation, par dérogation au texte légal .
Par contre, « interprétée comme interdisant d'indexer le loyer d'un bail verbal même si le bailleur et le preneur sont d'accord sur cette indexation (…) la disposition en cause porte atteinte de manière disproportionnée à la liberté des conventions qui fait l'objet de l'article 1134 du Code civil et n'est pas compatible avec les articles 10 et 11 de la Constitution » .
Mais à défaut d'accord entre les parties, l'impossibilité pour le bailleur de poursuivre l'indexation du loyer n'est pas jugée comme discriminatoire .Il est à noter que la question préjudicielle a été posée dans le cadre d'un bail verbal conclu avant l'adoption de la loi du 26 avril 2007, qui impose que le bail soit dorénavant obligatoirement constaté par écrit. Mais puisque la loi n'a pas assorti l'exigence d'une sanction quelconque, il est probable que l'arrêt de la Cour ait encore quelque utilité pour l'avenir.
Le bail de résidence principale : modifications législatives et jurisprudence récentes, in B. KOHL (dir), Le bail et le leasing immobilier, Anthémis, 2009, pp. 202-203.
L'ennui dans ce monde, c'est que les idiots sont sûrs d'eux et les gens sensés pleins de doutes.
Bertrand Russel.