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#21 Copropriétés forcées » Signatures électroniques qualifiées en AG? » 27-01-2023 16:48:18

copro1
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Le site https://easy.brussels/wp-content/upload … e-2021.pdf indique qu’il est possible d’utiliser des signatures électroniques qualifiées pour les PVs d’AG (documents à effet juridique et opposables à des tiers)..
En plus d'améliorer l’efficacité/la rapidité, cela permettrait d’obtenir des PVs permettant des recherches dans le texte après archivage, ce qui est impossible aujourd’hui quand les syndics se contentent d’imprimer le texte avant de le faire signer manuellement. Après passage au scanner, on obtient une image, habituellement au format pdf simple (et non un « True PDF ») qui n’est pas exploitable sinon par lecture.
Les notaires font cela assez bien, mais les syndics restent réfractaires, même ceux qui vantent la gestion digitalisée. Les logiciels des syndics permettent l’archivage, mais les documents doivent être au bon format, donc produits avec par exemple MS Word, LibreOffice et/ou Acrobat Reader DC comme expliqué ici : https://eid.belgium.be/fr/faq/comment-s … -dc-0#7328
Pourquoi les syndics ne se mettent-ils pas aux signatures digitales qualifiées comme le reste des services administratifs, banques, hôpitaux, notaires, etc.. J’ai posé la question à plusieurs syndics sans succès : le plus souvent, ils font semblant de comprendre et répondent oui, alors qu’ils se contentent de scanner les PVs signés.
Questions subsidiaires :
- Est-ce que les contrats avec des entreprises extérieures peuvent aussi être signés digitalement selon les mêmes modalités que les PVs ?
- Même question concernant les listes d’émargement en début d’AG (copropriétaires présents et représentés) ?
- Est-ce les paraphes en bas de chaque page disparaissent en présence d'une signature électronique qualifiée ?

#22 Re : Copropriétés forcées » AG: Ordre du jour incomplet et conséquences » 16-12-2022 13:01:47

Merci pour vos commentaires
Parmi les demandes ignorées par le syndic (non reprises dans l’ordre du jour):
1) - correction des quotités attribuées (pour les charges et les votes en AG). Les PV passés montrent qu’elles ne correspondent pas aux données de l’acte de base à qq % près.
Qui a demandé ses corrections ?
J'ai demandé les corrections déjà après l'AG de 2019, et de nouveau en 2021 et 2022, en fondant ma demande sur l'acte de base.
- le PV de l’AG de 2021 (par visioconférence) n’a pas été diffusé, car le président de séance a refusé de le signer quand il est passé chez le syndic quelques jours après à cause de de quelques irrégularités dans la formulation et la séquence des votes. Depuis, plus rien...malgré mes demandes.
Pourquoi vous et le Président de séance , au lieu de demander une correction, n’estez vous pas pour une annulation pure de cette AG ?
Parce le président a toujours espéré pouvoir convaincre le syndic de modifier le texte, et qu'il est maintenant trop tard (délai >> 4 mois). Nous nous sommes aussi dit que le risque était grand que le juge de paix nous demande de justifier un préjudice personnel avant de rendre un jugement en notre faveur.. Le préjudice est pour l’ACP dans son ensemble, mais la plupart des CP ne sont pas même conscients du problème.
- le syndic ne diffuse pas les contrats en cours, y-compris ceux concernant l’énergie, et même son propre contrat avec l’ACP.
regardez en haut des PV pour les contrats de fournitures, son contrat existe vous ignorez où il est, puis avant chaque AG vous avez l'opportunité d'aller sur place consulter tout ce que vous voulez.
Ok, mais le sujet est prévu dans le code civil : Art 3,89 §5, 11° Le syndic est chargé (…) de soumettre à l’assemblée générale ordinaire un rapport d’évaluation des contrats de fournitures régulières… Mais notre syndic ignore mes demandes.
- aucun seuil de dépenses n’a été défini (a- au-delà duquel un cahier des charges doit être établi, et b- au-delà duquel il faut plusieurs devis)
Il me semble que c’est aux CP de définir ce seuil, regardez si un PV n’a pas déjà été fait à ce sujet.
Art. 3.88. § 1er . L’assemblée générale décide:
1° à la majorité des deux tiers des voix: c) du montant des marchés et des contrats à partir duquel une mise en concurrence est obligatoire, sauf les actes visés à l’article 3.89, §5, 2°.
Par ailleurs, il me paraît logique de demander 2 ou 3 devis sur la base d’un même cahier des charges pour faciliter la comparaison.

- les règles de fonctionnement du CDC n’ont pas été définies
Ya rien à définir, tout est bien stipulé à l’article 3.90 du code civil.
Oui, mais cet article ne précise pas les modalités des réunions avec le syndic, les modalités des communications entre CP et CDC, le contenu de leur rapport, etc. Ce serait tout de même mieux que l’ACP précise ce qu’elle souhaite...
-Je me pose aussi la question d’une action en justice de l’ACP contre le syndic. Pratiquement, cela devrait bien sûr s’organiser en dehors de l’AG et en absence du syndic.
Visez juste car ça peut durer des années et du fric !
Pour l’instant, personne n’a la liste des copropriétaires ni leurs adresses mail (seulement des adresses postales, dont beaucoup sont chez une société de gestion!).
Alors là, je vous stoppe de suite, pour quelles raisons viendriez vous m’importuner alors que j’ai donné mandat à une société de gestion pour mon lot ? le syndic n’a pas le droit de donner mes emails, adresses villégiatures, téléphone privé ou gsm sans mon autorisation expresse !
Je ne suis pas d’accord : L’art. 3,89, §5 spécifie que le syndic est chargé (…) 14° de tenir à jour la liste et les coordonnées des personnes en droit de participer aux délibérations de l’assemblée générale et de transmettre aux copropriétaires, à première demande et au notaire s’il en fait la demande au syndic, dans le cadre de la transcription d’actes qui sont transcrits dans les registres du bureau compétent de l’Administration générale de la Documentation patrimoniale conformément à l’article 3.30, les noms, adresses, quotes-parts et références des lots des autres copropriétaires,
Je ne vois que le porte-à-porte pour les inviter, rassembler les volontaires pour se bouger, etc (250 appartements!).
Ou un toute boite ?
Ensuite il faudra trouver un avocat, se cotiser pour avancer les frais de justice…
compter plus ou moins 5.000€ à 250 lots ça peut se faire si et seulement si, les autres CP vous suivent.
C’est bien ce qui se profile à l’horizon si les CP se réveillent…

#23 Re : Copropriétés forcées » AG: Ordre du jour incomplet et conséquences » 16-12-2022 13:01:47

Parmi les demandes ignorées par le syndic (non reprises dans l’ordre du jour):
- correction des quotités attribuées (pour les charges et les votes en AG). Les PV passés montrent qu’elles ne correspondent pas aux données de l’acte de base à qq % près.
- le PV de l’AG de 2021 (par visioconférence) n’a pas été diffusé, car le président de séance a refusé de le signer quand il est passé chez le syndic quelques jours après à cause de de quelques irrégularités dans la formulation et la séquence des votes. Depuis, plus rien...malgré mes demandes.
- le syndic ne diffuse pas les contrats en cours, y-compris ceux concernant l’énergie, et même son propre contrat avec l’ACP.
- aucun seuil de dépenses n’a été défini (a- au-delà duquel un cahier des charges doit être établi, et b- au-delà duquel il faut plusieurs devis)
- les règles de fonctionnement du CDC n’ont pas été définies

Je me pose aussi la question d’une action en justice de l’ACP contre le syndic. Pratiquement, cela devrait bien sûr s’organiser en dehors de l’AG et en absence du syndic. Pour l’instant, personne n’a la liste des copropriétaires ni leurs adresses mail (seulement des adresses postales, dont beaucoup sont chez une société de gestion!). Je ne vois que le porte-à-porte pour les inviter, rassembler les volontaires pour se bouger, etc (250 appartements!). Ensuite il faudra trouver un avocat, se cotiser pour avancer les frais de justice… En attendant le syndic continuera à faire sa loi.   

PS :
Le problème de la salle était sans doute temporaire sinon fictif. Depuis, le syndic a trouvé une salle dans leur bureau pour la prochaine AG.

#24 Copropriétés forcées » AG: Ordre du jour incomplet et conséquences » 16-12-2022 13:01:47

copro1
Réponses : 6

L’AG de 2021 (par visioconférence) n’avait pas été complète et tous les points n’avaient pas pu être traités en 3h. Le syndic avait promis une 2e AG « complémentaire » qui n’a finalement jamais eu lieu, sous des prétextes divers. L’AG de 2022 n’a pas eu lieu pendant la période statutaire, sous divers prétextes avancés par le syndic (indisponibilité de la salle, etc.). Une AG est finalement organisée pour bientôt. Pendant 2022, avant de connaître la date de l’AG qui a été reportée plusieurs fois, un CP a demandé d’ajouter plusieurs points à l’ordre du jour.
L’ordre du jour reçu, qui n’a d'ailleurs pas été discuté avec le CDC ignore les points restés en suspens depuis l’AG incomplète de 2021 (y-compris certains points déjà « oubliés » alors par le syndic), ainsi que plusieurs des points demandés en 2022 qui, visiblement ne plaisent pas au syndic … (et dont certains sont assez fondamentaux pour avoir fait l’objet de discussions sur ce forum : irrégularités flagrantes dans des contrats, PVs, quotités, etc.).
En principe, si j’ai bien compris, l’AG ne peut discuter que des points mis à l’ordre du jour qu’il a lui-même décidé.
Par ailleurs, j’ai appris que seul un copropriétaire qui subit un préjudice personnel (et qui a voté contre : art 3,92, par 3) peut demander réparation au juge de paix (conciliation, puis action en justice), ce qui n’est pas vraiment le cas. Le préjudice est collectif dans ce cas, mais les autres CP ne réagissent pas.
Le syndic peut-il continuer d’éluder les questions qui fâchent de cette manière ?

#25 Re : Copropriétés forcées » Bornes de recharge pour voitures électriques » 15-02-2024 14:06:06

Voici le dernier arrêté du 29 septembre 2022: https://www.ejustice.just.fgov.be/eli/a … 4/moniteur
qui complète l'information parue récemment dans l'Echo.
Pratiquement, les copropriétaires ou les ACP intéressés doivent encore franchir beaucoup d'obstacles:
- passivité (ou ignorance?) ou réticences des syndics
- face à la forte demande en ce moment, Bruxelles Environnement ne semble pas à même de réaliser un audit des parkings d'immeuble d'habitation
- il est difficile de trouver une entreprise qui puisse installer à la fois l'infrastructure de recharge, l'infrastructure de sécurité (extraction des fumées en cas d'incendie, etc...), et éventuellement les formalités administratives (permis d'environnement, primes, etc...), sans parler de la gestion de consommations, des facturations, etc.
avant fin 2024.

#27 Re : Copropriétés forcées » Prééminence du code civil sur l'ancien acte de base? » 09-12-2022 20:41:59

Et cela ne gêne personne que le syndic facture 80€/h x ?h à sa discrétion pour simplement substituer quelques numéros d'articles de la législation dans le ROI. Avec un éditeur de texte et ce lien:
https://www.studocu.com/fr-be/document/ … e/17987098,
il faut 5 minutes au plus!.
J'espère qu'il ne faut pas faire de même pour l'acte de base (parce que là, en plus il faudrait faire intervenir un notaire, je suppose.

#28 Re : Locations et baux » Le changement de l'échangeur à plaque: locataire ou propriétaire? » 10-12-2022 17:33:50

Vous devez savoir aussi que les techniciens des fabricants et la plupart des plombiers préfèrent remplacer les échangeurs à plaques (qui s'entartrent nettement plus vite que les serpentins) plutôt que les détartrer. Il faut reconnaître qu'ils ne sont pas faciles à détarrer avec les produits usuels, même les produits pour "pros". Cela leur permet de facturer le remplacement (pièces autour de 80-100€ + main d'oeuvre 1h + forfait déplacement en général). Et évidemment cela se produit dans le cadre d'un dépannage urgent, en dehors de l'entretien bisannuel légal, En réalité les échangeurs bouchés sont envoyés chez le fabricant qui les détartre avant de les revendre comme s'ils étaient neufs. Cela arrange tout le monde sauf le propriétaire qui doit alors payer la facture, car le technicien prend bien soin de la lui envoyer plutôt qu'au locataire. Si le propriétaire s'avise de l'inclure dans les charges locatives en fin d'exercice, le locataire a beau jeu de dire que selon la liste du moniteur, le remplacement des pièces défectueuses et à la charge du bailleur, etc...

#29 Re : Copropriétés forcées » Quotités attribuées en AG à un mandataire professionnel gérant plusieurs lots » 09-12-2022 19:40:33

J'ai effectivement pensé à ces questions (Art. 3.92 §3: "Tout copropriétaire peut demander au juge d’annuler ou de réformer une décision irrégulière, frauduleuse ou abusive de l’assemblée générale si elle lui cause un préjudice personnel"). Or, ici, le préjudice est collectif.
Il y a aussi l'Art. 3.92 §8: "Lorsqu’une minorité de copropriétaires empêche abusivement l’assemblée générale de prendre une décision à la majorité requise par la loi, tout copropriétaire lésé peut également s’adresser au juge, afin que celui-ci substitue à l’assemblée générale et prenne à sa place la décision requise". Pas vraiment pertinent ici non plus. 
Donc la législation n'est pas suffisante dans ce cas. Y a-t-il une jurisprudence qui irait dans le sens que souhaite la majorité des copropriétaires? Sinon, nous sommes sans doute dans l'impasse...

#30 Re : Copropriétés forcées » Quotités attribuées en AG à un mandataire professionnel gérant plusieurs lots » 09-12-2022 19:40:33

J’espère que l’interprétation de GRMFF est bien celle qu’aurait (aura, éventuellement) un juge de paix. L’interprétation que j’ai présentée dans mon message du 26/11/2022 est en fait celle des avocats des 2 sociétés gestionnaires en cause. Ils m’ont tous deux assuré que l’usage (un mandataire, employé de la société, vote pour 10% des quotités totales, 2 pour 20%, etc.) est bien connu et accepté dans la profession. N’étant pas juriste, et donc sans accès à la jurisprudence, je n’ai pas pu les contredire...
En plus le  syndic refuse tout dialogue à ce sujet, car bien sûr il peut ainsi s’arranger avec chaque société (en tout autour de 45 % des quotités totales!) à l’avance pour avoir les majorités qu’il préfère, quels que soient les souhaits des autres copropriétaires. Si GRMFF a raison on passerait de 45 à 20% des quotités totales pour les gestionnaires, ce qui serait un réel progrès.
Ce que je comprends du dernier commentaire de "copropriétaire engalère" est que le syndic a beau jeu d'évacuer la discussion, et c'est bien ce qui se passe en pratique. Théoriquement, c'est pourtant au président de séance d'insister pour vérifier la légalité des mandats, etc... et pas au syndic. Encore faut-il qu'il connaisse bien la législation, qu'il reste maître des débats, que des participants ne le poussent pas à "avancer" car "on a assez perdu de temps avec ces formalités", etc...

#31 Re : Copropriétés forcées » Quotités attribuées en AG à un mandataire professionnel gérant plusieurs lots » 09-12-2022 19:40:33

A moins que vous n’ayez pas compris mes questions ! En tout cas, il n’y a pas de bonne raison pour insulter un contributeur du forum.
Non seulement j’ai pris la peine de lire et relire les articles du nouveau code civil qui réglemente le fonctionnement des copropriétés, notamment les articles 3.84  à 3.91, mais j’ai inclus le paragraphe le plus pertinent pour ma demande. Sur cette base, et puisque je n’ai pas accès à la jurisprudence, j’ai aussi proposé mon interprétation et proposé des modalités pratiques qui me semblent raisonnables pour ce cas particulier (gestionnaires d'appartements professionnels totalisant près de la moitié des quotités, syndic qui se positionne souvent aux limites de la légalité, parfois au-delà, etc.). Vous pouvez les approuver ou les contredire... ou vous abstenir.

#32 Re : Copropriétés forcées » Quotités attribuées en AG à un mandataire professionnel gérant plusieurs lots » 09-12-2022 19:40:33

Je suis un peu dépassé par les commentaires qui s'éloignent un peu de la question d'origine, il me semble...
Ma question portait sur ce paragraphe du code civil : Art 3.87 §7
"Tout copropriétaire peut se faire représenter par un mandataire, membre de l’assemblée générale ou non.
La procuration désigne nommément le mandataire.
La procuration peut être générale ou spéciale et ne peut concerner qu’une assemblée générale, hormis le cas d’une procuration notariée générale ou spéciale. Sauf disposition contraire, une procuration octroyée pour une assemblée générale vaut également pour l’assemblée générale organisée en raison de l’absence de quorum lors de la première assemblée générale.
Nul ne peut prendre part au vote, même comme mandant ou mandataire, pour un nombre de voix supérieur à la somme des voix dont disposent les autres copropriétaires présents ou représentés.
Nul ne peut accepter plus de trois procurations de vote. Toutefois, un mandataire peut recevoir plus de trois procurations de vote si le total des voix dont il dispose lui-même et de celles de ses mandants n’excède pas 10 % du total des voix affectées à l’ensemble des lots de la copropriété."

Dans le cas général (en l’absence de gestionnaire professionnel pour certains appartements), les procurations sont vérifiées en début d’AG : le syndic annonce les procurations reçues, et entre les données dans son logiciel avant d’annoncer que les présents et représentés totalisent x quotités.
Il faut déjà être assez vigilant pour faire vérifier par le syndic et le président de séance que personne ne dispose de plus de 3 procurations, et même que le total des voix de chaque copropriétaire présent ne peut excéder 10% du total des quotités.

Dans le cas où une société gestionnaire a mandat pour gérer des appartements, c'est un peu plus compliqué...
Si j'ai bien compris, en général, les copropriétaires qui font gérer leurs biens par une société mandatent cette société pour les représenter aux AGs. Le syndic en est informé une fois pour toutes indépendamment des AGs. Ces mandats sont permanents jusqu'à révocation, et ne sont pas nominatifs. Ce ne sont donc pas des procurations au sens de la législation ci-dessus. Je suppose donc que c'est leur statut d'employé qui leur donne droit de vote?
De plus, si une société gère plus de 3 appartements et que, mathématiquement, cela lui donne plus de 10% des quotités totales, cette société doit être représentée par au moins 2 personnes à l’AG. Si cela lui octroie plus de 20 %, il faut alors 3 personnes, etc. Si ces 3 personnes sont effectivement présentes, rien à redire. Si ce n'est pas le cas, la société en question n'a droit qu'à 10% des quotités. Est-ce que mon interprétation est correcte?

Si oui, est-ce au syndic de « distribuer » les quotités à ces personnes (employés de la société de gestion) quand elles viennent s’enregistrer avant le début de l’AG, et sur quelle base vérifiable en direct par l’AG (sachant que seul le syndic a les informations détaillées)? Bref, à moins de faire confiance aveuglément au syndic, il y a de la place pour des arrangements entre professionnels de l’immobilier...

Imaginez le cas (bien réel) ou une société de gestion qui a un mandat de plusieurs copropriétaires pour un total de (beaucoup) plus que 3 appartements, totalisant, disons 27% de quotités totales, est représentée en AG par une seule personne. Si ce n’est pas vérifié/corrigé au début de l’AG (= redistribué sur 3 personnes au moins en l’occurrence), est-ce que cela peut invalider les votes?

Notez par ailleurs que la vérification par un copropriétaire isolé reste très difficile et laborieuse pendant l’AG, et même a posteriori, quand le PV de l’AG ne détaille (nom/lot/quotités) que les abstentions et les votes contre.

#33 Re : Ventes et achats » Réduction proportionnelle du précompte (vente suivie d'inoccupation - Flandre) » 08-11-2022 11:08:49

La possibilité d'obtenir un remboursement partiel du précompte immobilier en Flandre en cas d'inoccupation ou d'improductivité est toujours d'application: https://www.vlaanderen.be/proportionele … oorheffing. Elle n'a d'ailleurs pas été remise en cause lors de mes échanges avec Vlabel.
Depuis mon 1er message, l'Ombudsdienst a ajouté que, selon lui :
- une intervention de l’Ombudsdienst ne serait possible qu’en cas de force majeure (bezwaar) et (impérativement) dans le délai de 3 mois mentionné ci-dessus.
- le notaire de l’acheteur aurait dû demander au vendeur d’établir une procuration à l’acheteur (ou à son notaire) pour lui permettre de faire opposition à sa place.
En l’occurence, l’acheteur aurait donc dû dire au notaire ce qu’il devait faire afin que ses droits soient respectés. A bon entendeur...

#34 Re : Copropriétés forcées » Le calcul des majorités » 29-10-2022 13:56:59

Selon le code belge de la copropiété:
"Art. 3.87, §8. Les décisions de l’assemblée générale sont prises à la majorité absolue des voix des copropriétaires présents ou représentés au moment du vote, sauf si la loi exige une majorité qualifiée.
Les abstentions, les votes nuls et blancs ne sont pas considérés comme des voix émises pour le calcul de la majorité requise."

Je suppose que ce mode de calcul doit s'appliquer aussi dans les cas ou un majorité des 2/3 ou des 4/5 est nécessaire.

#35 Copropriétés forcées » Prééminence du code civil sur l'ancien acte de base? » 09-12-2022 20:41:59

copro1
Réponses : 6

L'acte de base de notre copropriété spécifiait:
- "Renvoi au Code civil:
Les statuts sont régis par les dispositions reprises aux articles 577-2 à 577-14 du Code civil. Les stipulations qu'ils contiennent seront réputées non écrites dans la mesure où elles contreviennent auxdits articles."
J'ai par exemple noté 2 différences notables:

1- (nouveau code civil): (Art. 3.88. § 1er . L’assemblée générale décide: 1° à la majorité des deux tiers des voix (…) b) de tous travaux affectant les parties communes (…). Est-ce bien correct?
(acte de base): une majotité des 3/4 était demandée dans les mêmes ciroconstances.

2- (nouveau code civil): Les abstentions, les votes nuls et blancs ne sont pas considérés comme des voix émises pour le calcul de la majorité requise (art 3.87, § glasses.
(acte de base): Le copropriétaire ou son mandataire qui s'abstient est celui qui est présent à l'assemblée générale sans exprimer son vote. L'abstentionniste ou son mandataire est assimilé à un copropriétaire présent mais s'opposant à la proposition soumise au vote à l'assemblée générale.

Pouvez-vous confirmer que le nouveau code civil prime dans tous les cas?

#36 Ventes et achats » Réduction proportionnelle du précompte (vente suivie d'inoccupation - Flandre) » 08-11-2022 11:08:49

copro1
Réponses : 4

Nous avons acheté un bien immobilier en Flandre an 2021. Le notaire nous a obligé à payer la part du précompte pour la période à venir après la signature de l'acte, en nous assurant que, sur demande au Vlaamsebelastiengdienst (Vlabel) au début de 2022, nous pourrions obtenir son remboursement en cas d'inoccupation pendant les travaux qui étaient déjà prévus à la signature de l'acte. Nous avons donc fait cette demande dans le délai légal. Après 7 mois de silence, Vlabel refuse finalement au motif que seul l'ancien propriétaire peut demander une réduction proportionnelle, le partage établi par le notaire étant un accord "privé". Le notaire affirme avoir suivi la législation à la lettre (!). Notre plainte auprès de l'Ombudsdienst a été rejetée au motif qu'il est maintenant trop tard puisque la date limite était fin mars 2022, sans tenir compte du fait que le retard est imputable à Vlabel. L'ancien propriétaire reste muet, bien sûr.
Le vendeur n'est habituellement pas en mesure de justifier l'inoccupation après la vente. En l'état actuel de la législation, Il faudrait donc sans doute que des clauses spécifiques (transmission des informations par l'acheteur, demande de réduction par le vendeur, etc.) soient négociées et insérées dans l'acte de vente.
En attendant, cette injustice profite bien sûr à Vlabel qui, globalement, encaisse des montants indus tant que la législation reste imprécise pour ce type de situation. A titre individuel une action en justice nous semble trop risquée vu les montants en jeu...
Tous commentaires et suggestions seront les bienvenus...

#37 Re : Copropriétés forcées » Peut-on imposer un adoucisseur d'eau en copropriété? » 07-10-2022 20:11:33

A partir de l'ensemble des réponses, dont je remercie les auteurs, est-ce que je peux conclure ceci:
- le CDC peut proposer ce qu’il souhaite, même sans mandat d’une précédente AG
- l'ACP ne pourra pas obliger les copropriétaires qui refusent l'adoucisseur à ne recevoir que de l'eau traités dans leur appartement.
- ceux qui ont refusé pourront également être dispensés de payer pour l'adoucisseur, et bien sûr pour l'entretien, le sel, sinon l'eau de rinçage après régénération, etc.

Juridiquement, une décision en AG devra se baser sur une majorité
- des 3/4 (selon l’acte de base de 2000)
- ou des 2/3 (selon le nouveau code de la propriété)
des copropriétaires présents et représentés, puisqu’il s’agit d’une modification des parties communes
Les abstentions sont comptées comme :
- des votes négatifs (selon l’acte de base)
- ou ne sont pas comptabilisées (selon le nouveau code de la propriété)   
Bref, quel texte primera ?

Techniquement, l'immeuble a un compteur général géré par Vivaqua. La conduite principale alimente des hydrants à chaque étage, et les appartements sont alimentés à partir de cette conduite via des compteurs de répartition (gérés par Ista) à chaque étage. Il faudra probablement donc poser une 2e conduite pour ne pas perturber l’alimentation des hydrants (par une eau non adoucie, avec une pression non affectée par l’adoucisseur). Et peut-être un 2e compteur d’eau adoucie sur cette nouvelle conduite, donc double répartition pour Ista. Détails à préciser...

#38 Copropriétés forcées » Peut-on imposer un adoucisseur d'eau en copropriété? » 07-10-2022 20:11:33

copro1
Réponses : 10

Le CDC de ma copropriété semble motivé pour proposer l’installation d’un adoucisseur à résine/sel commun. Selon le code de la propriété il me semble qu'l faut une majorité des 2/3 obtenue en AG (Art. 3.88. § 1er . L’assemblée générale décide: 1° à la majorité des deux tiers des voix (…) b) de tous travaux affectant les parties communes (…). Est-ce bien correct ?
Si une telle décision est prise, certains appartements n’auront plus accès à l’eau de distribution on traitée, ce qui me semble poser un problème éthique sinon légal. En effet, l’eau adoucie n’est pas considérée comme potable pour/par tous. De nombreux consommateurs dans ce cas choisissent même de consommer de l’eau en bouteilles...
Dans ce cas précis, j’ai appris qu’en France, la loi impose aux immeubles de logements collectifs, hôtels, campings, etc. l’accès, dans chaque logement, à un point d’eau froide sans traitement complémentaire, directement sortie du réseau public. Dans les logements collectifs, il est cependant possible de proposer une eau froide adoucie si l’ensemble des copropriétaires votent en sa faveur.
Qu’en est-il en Belgique ?
Si on est opposé à cet investissement, est-il possible d’argumenter qu’il s’agit d’une violation des droits fondamentaux? Peut-on exiger qu’une conduite séparée d’eau non traitée soit installée pour les copropriétaires qui le souhaitent (aux frais de l’ACP)?
Merci d'avance pour vos réponses et commentaires.

#39 Re : Locations et baux » Le changement de l'échangeur à plaque: locataire ou propriétaire? » 10-12-2022 17:33:50

Mon message cherche à se rapprocher de la question d'origine de ce fil de discussion, qui était plus juridique que technique...
Le remplacement des échangeurs à plaques bouchés (plutôt que leur détartrage) semble devenu courant. Lors de l'opération, les échangeurs bouchés sont soigneusement récupérés par le technicien pour être détartrés "en usine" par le constructeur puis revendus comme s'ils étaient neufs... Essayez de dire au technicien que vous souhaitez conserver l'ancien échangeur comme témoin ou pour le détartrer vous-même...

Bref, mon locataire a signé en 2020 un bail qui spécifie que "l’entretien et le détartrage" de l’installation de chauffage individuel (chaudière murale à condensation, incluant un échangeur à plaques) sont à sa charge.
Après la signature du bail, j’ai proposé de faire installer à mes frais un système de traitement d’eau privatif (au CO2 ou avec polyphosphates, excluant donc un adoucisseur classique à résine et sel régénérant), qu’il a refusé malgré mes avertissements (verbaux) qu’il s’exposait à des pannes, réparations en urgence, etc. Il trouvait alors les coûts de fonctionnement trop élevés, l’entretien trop contraignant… Fin 2021, il a fait entretenir la chaudière par un technicien de son choix sans qu’un problème soit décelé.
En juin dernier, plus d’eau chaude... Je lui ai recommandé de contacter le plombier qui m’avait fait le devis de pose du système de traitement en 2020. Le plombier remplace l’échangeur bouché et m’envoie la facture que je paie (le locataire étant entre-temps parti en vacances). Le plombier l’informe que le non-traitement de l’eau rend ce type de problème nettement plus fréquent.
Mes questions : Est-ce que je peux refacturer le remplacement de l’échangeur au locataire? Sur quelle base légale?
Sinon, qu’est-ce que j’aurais dû faire pour m’assurer que le locataire assumerait pleinement les conséquences de son refus du système que je lui ai proposé, tout en respectant bien sûr les termes du bail.

#40 Re : Copropriétés forcées » Procédure bâclée par le syndic pour un gros investissement » 23-12-2021 20:22:34

L’AG de 2021 (2e date, en ligne) a eu lieu, avec environ 1/3 des copropriétaires présents ou représentés. Le projet cogénération avait été placé stratégiquement en 2e position dans la liste des points de l’ordre du jour, avec la mention : explication du syndic – approbation installation – choix d’installateur – vote (2/3; majorité absolue) comme déjà mentionné. Le syndic (et non le président de séance) tenait fermement en main le bouton qui donne (et enlève!) la parole à ceux qui l’ont demandée. Il a présenté le résultat de la « mise en concurrence » sur 2 diapos qui reprenaient :
1- le montant de l’investissement et un calcul de retour (cumulé) sur cet investissement en 10 ans pour 2 fournisseurs
2- le montant du loyer annuel à attendre pour l’option « tiers investisseur » pour 2 fournisseurs (dont l’un avait aussi proposé l’investissement).
La seule question qui été abordée a été le fait qu’un investissement par la copropriété la lierait au syndic actuel pour 10 ans. Le syndic a répondu que la plupart des syndics savent gérer (des points de vue techniques, juridiques, administratifs, etc..), ce dont ke doute, mais c'est hors sujet.
J’ai aussi fait remarquer que l’étude avait été faite « en catimini » sans demande de l’ACP, ni implication du conseil de copropriété, qu’elle était bâclée et qu’elle devait être approfondie. On m’a répondu qu’une réponse à ces questions m’avait déjà été apportée par email (lors d’échanges avec le syndic avant l’AG où j’exposais mes préoccupations), ce qui est bien sûr faux car on m’avait seulement dit que le syndic était expert dans ce domaine, donc digne de confiance, et que l‘investissement était rentable pour l’ACP dans tous les cas de figure. Puis mon accès à la parole a été coupé, bien que j’aie gardé la "main levée" pendant de longues minutes jusqu’à la fin des votes (sinon la fin de l’AG).
Les votes ont été organisés comme suit :
1er vote : investissement direct : oui/non/abstention. Résultat : majorité de non
2e vote : tiers investisseur : oui/non abstention. Résultat : majorité de oui.
Donc il était admis à l’avance que pour chaque vote, le fournisseur choisi serait celui qui proposait le meilleur revenu pour l’ACP.
Finalement, c’est l’option « tiers investisseur » qui a été choisie (majorité > 2/3), probablement parce que la question mentionnée plus haut a produit son effet (?).
Le syndic a donc bien joué pour s’assurer une source supplémentaire de revenus pour de nombreuses années, sans risque pour eux, tout en fidélisant l’ACP.
Il faut noter que l'entièreté de l'AG a été enregistrée par le syndic.

Ma question devient: serait-il possible de revendiquer le fait que :
- le syndic n’avait pas de mandat pour faire une étude sur la cogénération
- le débat nécessaire n’a pas vraiment eu lieu car le syndic a eu le moyen technique de l’éviter. Est-ce que le président de séance a manqué à sa mission ?
- les votes n’ont pas respecté ce qui était annoncé dans la convocation (c’est-à-dire un 1er vote sur l’acceptation du principe de l’installation avant un 2e vote - choix de l’option puis d’un 3e - choix du fournisseur).
pour tenter d’invalider les votes sur la cogénération?...

Plus généralement, l’arme des options limitées des votes électroniques (oui/non/abstention) me paraît redoutable car le libellé des questions posées permet d’influencer/orienter facilement la décision dans la direction souhaitée.

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