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Mea culpa...
J'ai un peu perdu de vue l'article 663 du code civil!
"Chacun peut contraindre son voisin, dans les villes et faubourgs, à contribuer aux constructions et réparations de la clôture faisant séparation de leurs maisons, cours et jardins dedites villes et faubourgs: la hauteur de la clôture sera fixée suivant les règlements particuliers ou les usages constants et reconnus; et, à défaut d'usage et de règlement, tout mur de séparation entre voisins, qui sera construit ou rétabli à l'avenir, doit avoir au moins trente décimètres de hauteur, compris le chaperon dans les villes de cinquante mille âmes et au-dessus, et vingt six décimètres dans les autres."
Donc le voisin a le droit de vous contraindre soit à construire un mur, soit à participer aux frais de réparation du mur, dans les conditions ci-dessus, du moins dans les limites de la hauteur minimum légale.
Par contre, il ne peut vous forcer à acquérir la mitoyenneté d'un mur existant. Cette dernière opinion est toutefois controversée.
Bien sûr, si vous voulez vous servir du mur, serait-ce pour y enfoncer un clou, il vous faut acquérir la mitoyenneté.
En ce qui concerne le champ d'application de la disposition, par "villes et faubourgs" il faut entendre les agglomérations, même dans de petites localités (voir le traité de la mitoyenneté des murs, haies et fossés" par Thérèse MINNE-DORSIMONT, éditions Res et Jura Immobilia et Dorsimont sa. 1990, p.75).
Autre notation: "si le mur n'est pas encore mitoyen, le propriétaire peut avoir intérêt à le démolir, pour exiger alors la construction d'un mur à frais communs. Mais il est nécessaire qu'il démontre que le mur n'est plus apte à servir.
Enfin signalons que les règles du code civil concernant les clôtures mitoyennes ne s'appliquent qu'aux murs et pas aux clôtures érigées en d'autres matériaux. "ce ne sera plus une mitoyenneté mais une copropriété considérée comme accessoire de deux héritages. Un des voisins aura toujours le droit de s'en défaire, en abandonnant la clôture.
Consultation un peu approfondie en compensation de mon manque de précision antérieur!!!
Quoi qu'il en soit, pour éclairer (c'est le cas de le dire), les esprits, voici le nouveau texte bruxellois sur cette question de pièces en enfilade:
"En ce qui concerne l'exigence de salubrité portant sur l'éclairage:
1° les chambres à coucher et les pièces destinées au séjour et à la prise des repas doivent disposer d'un éclairage naturel direct assuré par une fenêtre située en façade ou en toiture et équipée d'un vitrage, qui permet de ne pas devoir recourir en permanence à un éclairage artificiel;
2° Cet éclairage est réputé suffisant lorsque la surface de la fenêtre est égale ou supérieure à 1/2 de la surface du plancher.
Pour la pièce centrale d'une enfilade de pièces, il est réputé suffisant lorsque la surface de la fenêtre de l'une des pièces en façade est égale ou supérieure à 1/10 de la surface du plancher des pièces considérées.
Pour les locaux habitables donc le plancher est situé sous le niveau du terrain adjacent, il est réputé suffisant lorsque la surface de la fenêtre ou de la partie de celle-ci située au dessus du niveau du terrain adjacent est supérieure ou égale à 1/10 de la surface du plancher."
Il faut attendre la fin du délai.
A ce moment, envoyer une lettre recommandée signalant que, sauf erreur, le logement n'est pas occupé par le bailleur et réclamer l'indemnité de 18 mois de loyer sur base de la loi.
Si le bailleur n'obtempère pas, ou s'il vous donne des raisons qui ne vous convainquent pas, il vous faudra entreprendre une procédure en justice de paix, pour demander cette indemnité. Vous pouvez introduire cette action vous-même, par requête.
Vous avez d'importantes chance de l'obtenir car la jurisprudence se montre assez restrictive sur l'appréciation des circonstances exceptionnelles. Il doit en tout cas s'agir de circonstances imprévisibles telles qu'une maladie grave empêchant le bailleur d'occuper le bien, ou un sinistre ayant affecté le logement et le rendant inhabitable avec des questions d'expertises à la clé etc.
Le tout l'aissé à l'appréciation du juge de paix.
C'est ce que dit la loi...
Il faut voir si cela suffit, notamment dans les grands immeubles.
Il y a notamment l'épineuse question du conseil de gérence...
Quoi qu'il en soit, rien n'empêche d'inclure dans les statuts (acte de base ou règlement de copropriété) des règles qui concernent d'autres domaines. Attention toutefois de ne pas confondre règlement de copropriété avec règlement d'ordre intérieur! En effet, ces dernières règles doivent pouvoir être modifiées plus facilement que les statuts, lesquels requièrent la transcription et donc, un acte authentique, y compris pour leur modification!
Art. 577-4.
§1er. L'acte de base et le règlement de copropriété, qui constituent les statuts de l'immeuble ou du groupe d'immeubles bâtis, ainsi que toute modification apportée à ceux-ci, doivent faire l'objet d'un acte authentique.
L'acte de base doit comprendre la description de l'ensemble immobilier, des parties privatives et communes et la fixation de la quote-part des parties communes afférente à chaque partie privative, en tenant compte de la valeur respective de celles-ci.
Le règlement de copropriété doit comprendre:
1° la description des droits et des obligations de chaque copropriétaire quant aux parties privatives et aux parties communes;
2° les critères et le mode de calcul de la répartition des charges;
3° les règles relatives au mode de convocation, au fonctionnement et aux pouvoirs de l'assemblée générale;
4° le mode de nomination d'un syndic, l'étendue de ses pouvoirs et la durée de son mandat.
§2. S'il a été décidé d'établir un règlement d'ordre intérieur, il peut être établi par acte sous seing privé.
§3. Est réputée non écrite toute clause des statuts qui limite le droit du copropriétaire de confier la gestion de son lot à la personne de son choix.
Le voisin n'a aucune obligation vis à vis de vous concernant l'entretien et le maintien de ce mur, sauf celle d'empêcher le mur de vous nuire, donc de tomber de votre côté. Vous pouvez donc lui demander, voire exiger par l'envoi d'une lettre recommandée, de faire le nécessaire pour prévenir ce problème.
Vous avez également le droit, si le mur est situé sur la ligne séparative de vos jardins, d'acquérir la mitoyenneté du mur en payant la valeur de la moitié de celui-ci. Cela vous mettrait dans l'obligation de participer à sa réfection mais vous permettrait également d'exiger qu'il soit maintenu...
Je pense qu'en effet, comme dit dans mon premier message, il est possible de discuter de la portée réelle de la phrase 'renouvelable une fois".
Seul un juge pourrait trancher ce débat.
Peut-être vaut-il mieux d'éviter d'aller jusque là et proposer une transaction...
Primo, il s'agit bel et bien d'un bail écrit, les clauses singularisées du bail (loyer etc...) étant mentionnées à part (que ce soit sur un document distinct ou dans une partie du bail dénommée "clauses particulières"), ce qui est de plus en plus souvent le cas.
Deuzio, l'analyse que vous faites en ce qui concerne le statut actuel de la durée de ce bail ne va pas de soi!
Le bail du SNP prévoit bel et bien qu'un bail de courte durée peut se renouveler automatiquement, à défaut d'un congé signifié 3 mois avant la première échéance. Nous pensons en effet que l'écrit prévu par la loi est précisément le bail initial qui a prévu cette modalité.
Je pense que cette façon de procéder est valable et la jurisprudence n'est pas majoritairement d'un avis opposé, même s'il existe au moins une décision en sens contraire.
La seule question qui me semble vraiment se poser ici à ce sujet est de savoir si la mention que le bail est renouvelable une fois est suffisamment explicite.
Quoi qu'il en soit, si en effet le bail doit être considéré comme ayant une durée de 9 ans, le locataire peut y mettre fin sans délai et sans payer d'indemnité.
Merci de votre réponse, je suis membre depuis 2000 et recommande régulièrement le SNP à des connaissances propriétaires et les conseils téléphoniques m'ont souvent été d'une grande aide.
Merci, les encouragements sont nécessaires, comme les carottes pour les ânes!
Si je comprends bien par téléphone je n'arriverai pas à les joindre aujourd'hui.
Non, nous faisons le pont, comme parfois. Mais nous ne fermons jamais pour une période de vacances!
Mais pour le moment ma question la plus urgente est : j'ai reçu son courrier mardi 30/10, y a t'il un délai légal à respecter pour y répondre ? ou pas ?
Ou y a t'il un délai raisonnable non légiféré mais que vous me conseilleriez de respecter ?
Pas de délai légal. Le délai raisonnable, selon moi, est d'une semaine environ, voire davantage mais je vous conseille dans ce cas d'envoyer une première lettre pour accuser réception et prévenir que vous prenez conseil et que la réponse suivra!
Bonne chance!
Merci de la confiance que vous nous portez, je réponds volontiers.
Votre position est inattaquable juridiquement, selon moi. Une indemnité de 6 mois de loyer est monnaie courante en matière de baux professionnels et commerciaux et le préavis demandé peut-être un peu long mais pas abusif. Evidemment, ce genre de clause est toujours soumis à l'appréciation finale d'un juge de paix.
Par ailleurs, la clause sur les travaux est normale aussi.
Cela étant dit, les relations contractuelles sont l'art du possible, comme la politique!
Vous n'échapperez pas, selon moi, à une négociation serrée et, je le souhaite, à un compromis acceptable.
Si vous sentez que cela part dans ce sens, peut-être serait-il bon de recourir aux organisations de médiation et de conciliation existantes telles que la Chambre de Conciliation et d'Arbitrage en matière immobilière (références sur le site du SNP) ou cette autre chambre dont vous trouverez les références dans le site de PIM).
Bien sûr, cela a un coût et il serait idéalement préférable de négocier vous-même. A vous de juger si votre locataire est suffisamment raisonnable pour se mettre à table et entrer dans les concessions qu'elle devrait vous faire. Pour cela, il faut que vous puissiez la convaincre du fait que votre position est juridiquement la plus forte.
L'alternative est évidemment de répondre par recommandé que vous n'acceptez pas les termes qu'elle vous propose et de formuler vos prétentions, y compris en ce qui concerne les travaux. Sur réception de sa réponse, si celle-ci ne vous satisfait pas, vous porterez le litige devant le juge de paix, sans plus attendre. Il faudra demander la désignation d'un expert judiciaire pour la question des travaux.
Ma réponse n'est évidemment pas la seule possible, vu le fait que nous nous trouvons devant un choix stratégique et non devant une question purement juridique! N'hésitez pas à rappeler le SNP lundi pour avoir "un autre son de cloche".
Bonne chance.
Si la garantie est à votre nom, ce qui est parfaitement possible, elle sert à rembourser les dettes de votre mère par rapport au bail, et ce, que vous ayez acecepté ou refusé la succession. S'il y avait un solde vous seriez en droit de le récupérer mais cela ne semble pas être le cas.
La réponse est OUI dans les deux cas en ce qui concerne le paiement du loyer car la dette de loyer est en effet supposée faite pour les besoins du ménage.
Je suis plus dubitative en ce qui concerne le remboursement d'un emprunt contracté au nom d'un seul membre du couple pour financer l'acquisition d'un bien propre. En effet, le remboursement sert avant tout à consolider le patrimoine propre d'un des deux membres du couple et il n'y a en principe pas de "récompense" comme dans le cas d'un couple marié sous régime de communauté réduite aux acquêts. En outre, la banque a nécessairement dû s'enquérir de la situation familiale de l'emprunteur et si elle n'a pas exigé l'engagement du second c'est que:
soit elle y a renoncé (peu probable)
soit le couple n'était pas encore formé et la banque a estimé qu'elle avait des garanties suffisantes.
si je comprend bien ce que vient d'ecrire SNP, il vaut mieux directement voir avec l'urbanisme et s'il n'y a pas eu de demande de permis, essayer de faire une régularisation le plus rapidement possible.
Merci de me dire, si j'ai bien compris
Nibeck
Impec'! 
C'est mieux que de faire l'
Bonne chance. Sachez qu'en cas de refus il y a des recours possible.
SNP a écrit :
Par ailleurs, je vous conseille de mettre en cause la responsabilité de l'agence qui, manifestement, ne trie pas soigneusement les locataires.Si vous avez un truc pour s’assurer de la propreté et de l’honnêteté des candidats locataires, je suis preneur !
Je vous comprends mais l'agent doit se montrer d'autant plus circonspect et vigilant qu'il remplit une mission rémunérée! Il y a en tout cas un suivi à assurer.
Pour pim, j'ai découvert ce site par le plus grand des hasard, le référencement ne doit ps être au top
Pour SNP, Mais dans mon cas la situation initial à l'achat, le studio etait deja présent, c'est une des raisons pour laquelle nous avons acheté ce bien, et aussi une des raisons qui ont fait que la banque à accepter le pret
Nibeck
Quant au hors sujet, je n'y connais rien donc pas de tentation
Pour ce qui est du problème d'urbanisme, sachez qu'une infraction en cette matière n'est pas susceptible de prescription et se transmet avec le bien! Cela veut dire que la "culpabilité" subjective ne joue aucun rôle, il s'agit d'une responsabilité "objective", liée à la situation, sans aucun élément moral (sauf en ce qui concerne éventuellement le montant de l'amende).
Vous pouvez pénétrer dans l'appartement de votre locataire en cas d'urgence mais le fait que vous possédiez une clé pourrait vous jouer des tours car il pourrait prétendre que vous le faites quand ce n'est pas nécessaire. Je préconise donc, dans de tels cas, de recourir à un serrurier, aux frais du locataire...
En ce qui concerne le soi-disant vol d'une montre, il n'y a pas de preuve mais cette allégation démontre bien l'inconvénient qu'il y a pour le bailleur à posséder une clé du logement loué.
En ce qui concerne la fuite de l'évier, vous avez raison, le locataire est tenu de vous prévenir, les dégâts dûs au fait d'avoir attendu lui sont imputables.
Par ailleurs, je vous conseille de mettre en cause la responsabilité de l'agence qui, manifestement, ne trie pas soigneusement les locataires.
Y a-t-il eu un état des lieux d'entrée? Sinon, encore une fois, la responsabilité de l'agence est engagée.
Vous pouvez exiger d'avoir accès au logement pour effectuer des réparations nécessaires et urgentes. S'il n'y a pas d'accord à ce sujet, il faut tenter de faire intervenir l'agence et en dernier recours, s'adresser au juge de paix (tentative de conciliation puis requête).
Dans le cas contraire, c'est modification ou amende ou remise en état initial. Je ne sais pas si on peut obtenir un permis "après coup".
Demandez un peu à votre notaire. c'est bizarre qu'il ne vous en ai pas parlé lors de l'achat. Est ce le même que celui du vendeur??
Il est possible d'obtenir un permis "après coup": il faut faire une demande de régularisation. mais bien sûr, il n'y a aucune garantie d'obtenir cette autorisation de régularisation, d'où à l'extrême, l'obligation de rétablir la situation initiale.
Je comprends votre frustration et vous souhaite de réussir dans votre action (ce qui serait profitableà de très nombreux bailleurs. Je me permets toutefois d'être sceptique, notamment en ce qui concerne l'argument que vous évoquez.
Je dirais à ce sujet que ce raisonnement aurait peut-être pu être utilisé si vous aviez réalisé que la garantie n'était pas conforme à ce que vous attendiez et que vous aviez insisté et essuyé un refus. Le locataire aurait pu alors invoquer le fait que le CPAS mettait des entraves déraisonnables au droit au logement.
Mais vous avez accepté, le locataire a bénéficié du logement et par ailleurs, aucune loi ne précise ce que doivent être les contours d'une garantie sous forme d'un aval bancaire. De nombreuses décisions de jurisprudence ont confirmé qu'une telle garantie limité aux dégâts locatifs n'était pas illégale. Je ne vois pas comment vous pouvez maintenant soutenir que le CPAS et la banque étaient tenus de fournir une garantie conforme au bail avec votre locataire.
Mais, encore une fois, tant mieux si vous réussissez!
Cher Grmff!
Est-ce à vous que je dois rappeler, comme le dit très justement Immorp, que le CPAS et Dexia sont des tiers par rapport à votre bail! Si le document que vous avez reçu de leur part était trop restrictif, il vous appartenait de le refuser et de sommer votre locataire de vous procurer une garantie conforme à votre bail!
Donc il faudrait absolument remettre la main sur ce maudit papelard, et vous risquez bien du reste de découvrir qu'en effet, la garantie est limitée aux dégâts locatifs (même si, en effet, Dexia s'adapte aux demandes des CPAS et que certains d'entre eux - ayant reçu des remontrances de certains juges de paix - se conforment aux stipulations des baux.
Cette leçon, vaut bien .... 
D'une part, la "mairie" (mais nous sommes en Belgique, il s'agit donc de l'administration communale. Si vous êtes en France mes réponses ne sont pas valables) n'a pas le droit de refuser la domiciliation de votre locataire et il faut le lui rappeler (loi Tobback).
Mais par ailleurs, vous n'avez pas le droit de créer un second logement dans votre immeuble sans demander un permis d'urbanisme. Et il n'est pas certain que vous l'obtiendrez. Tout dépend de la dimension du logement et aussi des besoins dans la commune et autres considérations pas toujours objectives. De toute façon, si vous obtenez ce permis, il faudra installer une nouvelle boite aux lettres et créer un nouveau numéro dans la rue.
Conclusion: deux lois assez contradictoires régissent cette matière. Mais finalement l'urbanisme pourrait avoir le dernier mot en vous imposant le paiement d'amende pour infraction à ses lois.
Si vous avez l'intention de créer définitivement un second logement dans votre bâtiment, je ne puis donc trop vous conseiller d'introduire la demande de permis.