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#101 Re : Copropriétés forcées » Registration des syndics obligatoire dés le 01.04.2017 ??? » 30-01-2020 18:04:46

A GT
Je sais que les art. 577 sont impératifs. Je suppose que s'ils étaient d'ordre public, la notion d'être impératifs serait inutile.

A Rexou:
Parce que je connais quelqu'un qui habite cet immeuble et qui découvre le problème.

La question principale est: l’AR du 15 mars 2017 est-il d’ordre public ?

#102 Re : Copropriétés forcées » Registration des syndics obligatoire dés le 01.04.2017 ??? » 30-01-2020 18:04:46

Bonjour,

J’ai remarqué que mon syndic s’est bien enregistré sur notre inscription à la BCE mais que pour une autre copropriété qu’il gère aussi actuellement, c’est le nom d’un autre syndic.
D’où la question que je me pose : l’AR du 15 mars 2017 est-il d’ordre public ?

Sous-question : les lois de 2010 et 2018 sur les copropriétés sont-elles seulement impératives ou aussi d’ordre public ?

Merci pour vos réponses

#103 Re : Copropriétés forcées » Cumul de procurations pour l’AG » 29-01-2020 20:04:47

Luc a écrit :

1. La décision de contracter est une mission de l'AG. Si l'Art. 577-8 §4 4° CC est appliqué par le syndic, l'AG doit à l'AG suivante confirmer cette décision du syndic (= prendre à charge par l'ACP) ou l'infirmer (= mettre à charge du syndic & nommer un syndic provisoire adjoint à l'AG suivante à fin d'exécuter cette décision de l'AG ).

Il s'agit d'expliquer fermement, en jouant la balle et pas l'homme, que des ennuis vont surgir si les intérêts de certains vont avoir la priorité.

Proposez par exemple que le CdC reflète les différentes tendances au sein de l'AG et que le CdC se limite à sa mission légale.

J’en conclus
-    qu’il faut ramener le CDC à son seul rôle qui est de veiller à ce que le syndic exerce bien sa mission.
-    qu’il faut aussi supprimer ou voter « contre »  la proposition qui serait faite dans l’ODJ de donner mandat au syndic de contracter. Il faut exiger la présentation de plusieurs offres et un vote de l’AG

Mais dans certains cas, le syndic doit signer un nouveau contrat en cours d’exercice, par ex. à l’échéance du contrat de fourniture de gaz. Il ne pourra présenter des offres à l’AG précédent cette date car les prix varient chaque mois. Il faudra bien alors l’autoriser à faire le choix hors AG.
A moins de présenter déjà à l’AG des offres applicables à l’échéance et qui permettront à l’AG de faire un choix en séance

Le problème est que les offres ou les devis ne sont pas joints à l'ODJ mais seulement consultables chez le syndic sur RV dans les 5 jours précédant l'AG. Le délai est court et la plupart des CP n'ont pas la possibilité d'y aller. Le syndic refuse de les envoyer par mail.

#104 Re : Copropriétés forcées » Cumul de procurations pour l’AG » 29-01-2020 20:04:47

GT a écrit :

"Il (le CDC) peut recevoir toute autre mission ou délégation de compétences sur décision de l'assemblée générale prise à une majorité des deux tiers des voix sous réserve des compétences légales du syndic, de l'assemblée générale et du commissaire aux comptes. Une mission ou une délégation de compétences de l'assemblée générale ne peut porter que sur des actes expressément déterminés et n'est valable que pour une année.

Qu’entend-on par « actes expressément déterminés » ?
Serait-ce, par exemple :
-    Mandat au syndic, en concertation avec le CDC, de pouvoir souscrire, dénoncer, modifier ou remplacer tout contrat récurrent souscrit par l’ACP (= ce qui est proposé dans notre ODJ)
Ou 
-    Mandat au syndic, en concertation avec le CDC, de conclure le contrat de fourniture    d’électricité sur base de 3 offres et d’en choisir la durée.

Le 1° exemple me semble donner un blanc-seing permanent tant au syndic qu’au CDC, et pour tous les contrats (fourniture d’énergie, entretiens, location,…), ce qui est abusif.
Je comprends, de la loi, qu’il faut que la mission donnée au CDC soit précisée (« actes expressément déterminés »), comme dans le 2° exemple.

De plus, le syndic requiert la majorité absolue tandis que le mandat au CDC requiert la majorité des 2/3. Il doit, selon moi, y avoir 2 votes distincts
Mon interprétation est-elle la bonne ?
A moins que les mots « en concertation avec le syndic » n’impliquent pas une « mission ou délégation de compétences » ?

#105 Re : Copropriétés forcées » Fonds de réserve » 26-01-2020 21:59:47

Dach a écrit :

C'est sans doute grâce à votre intervention qu'il a pu réparer son oubli !

En effet, j’ai envoyé au syndic une lettre collective de la part de plusieurs CP et locataires pour poser des questions sur des décisions d’AG non suivies, notamment des corrections de comptes (plusieurs milliers d’euros) et cet appel du fonds de réserve.
Après un rappel, le syndic a répondu après 50 jours ! et refuse la correction des comptes qu’il prétend justes.
Quelques CP voudraient changer de syndic mais le CdC prépare ses arguments et fait sa publicité en me dénigrant tant et plus d’où mon inquiétude pour le nombre de procurations qu’il aura.

dach a écrit :

Si vous pensez que ce n'est pas utile et/ou trop lourd financièrement pour les CP, faites voter à 4/5 des voix la non constitution du fonds de réserve obligatoire en 2020.

Merci pour le conseil, je n’y avais pas pensé. C’est une possibilité pour éviter 7 appels de fonds de réserve en 1 an car le syndic a déjà prévenu qu’il fera les 3 appels manquant de 2019 au 1° trimestre 2020. Au pire, réduire le fonds annuel aux 5% obligatoires.

#106 Re : Copropriétés forcées » Cumul de procurations pour l’AG » 29-01-2020 20:04:47

dach a écrit :

Je voulais dire les possibilités d'un CP d'influencer d'autres CP ou le syndic sont identiques qu'il soit membre du CdC ou non.
Si un CP ou un syndic si laisse influencer par une personne uniquement parce qu’il est membre du CdC, c'est que cette personne ce  CP ou ce syndic n'a pas compris le rôle premier du CdC qui est un rôle de veille sur l’exécution des tâches du syndic et non d'influence sur la gestion de l'immeuble. Le compte rendu de cette veille se communique à l'AG et non au syndic.

Dans ma situation, ce n’est pas le cas. Le CdC fait un courrier tous les mois où il se met en valeur et encense le syndic, disant toutes les choses qu’ils ont faites ensemble pour l’ACP. En fait, ce n’est rien que ce que doit normalement faire le syndic mais ce rapport transmis à tous par le syndic  éblouit les CP.
Il n’y est évidemment pas mentionné les erreurs ou omissions du syndic.
Il est évident que le CdC sort de son rôle mais est très soutenu par le syndic à qui il permet de faire ce qu’il veut.

En vue de l’AG, ce membre du CdC contacte directement les CP qui donnent habituellement une procuration et leur demande de lui confier leur procuration et de ne plus le faire à la personne à laquelle ils la donnaient auparavant. Il pense ainsi pouvoir avec sa compagne atteindre la majorité absolue pour peu qu’un ou deux autres CP votent comme lui, séduites par les lettres diffusées pendant l’année.
Il sera certainement réélu malgré le climat délétère qu'il fait régner dans l'immeuble.

#107 Copropriétés forcées » Cumul de procurations pour l’AG » 29-01-2020 20:04:47

QRieuse
Réponses : 29

Bonjour,

Depuis 2 ans, un CP bailleur est venu vivre dans l’immeuble chez une autre CP occupant son propre appartement. Il s’est introduit dans le CdC et a voulu tout régenter sans aucune expérience de gestion d’immeuble.
Alors que l’ambiance entre CP et locataires était excellente depuis toujours, il s’est maintenant installé un climat de suspicion.
Ce nouveau CdC fait les yeux doux au syndic et lui passe tout. Il intervient seul, le 2° membre du CdC n’habitant pas sur place et se désintéressant complètement de l’immeuble (il vient d’ailleurs de vendre son bien).
Le syndic actuel fait des erreurs dans les comptes et prend des décisions inappropriées contre l’intérêt de la copropriété.

J’essaye d’en informer les CP dont certains sont d’accord avec moi et voudraient changer de syndic mais ce membre du CdC fait du lobbying auprès des CP pour récolter leurs procurations pour l’AG. Sachant que les gens, en général, ne veulent pas d’ennui, il a beaucoup de chance d’obtenir ce qu’il veut car il est très manipulateur et particulièrement obséquieux.
Avec sa compagne, il peut ainsi arriver à avoir les voix de 8 CP sur 18 CP présents ou représentés (3 procurations /personne + leurs 2 voix), le 19° CP ne venant jamais aux AG et ne donnant pas de procuration. Ils pourraient ainsi avoir plus de 42% des quotités à leur disposition.

L'an dernier, l'ODJ était très mal rédigé, les points de vote n'étaient pas précisés et dans le PV le syndic indiquait plusieurs décisions dans un même point, créant la confusion et l'ambigüité. Ce PV était d'ailleurs plein d'irrégularités.

Sachant que ces 2 personnes sont propriétaires chacune d’un appartement et ont droit légalement à 3 procurations, peut-on quand même s’opposer à un tel cumul chez ce couple?

Merci pour vos réponses.

#108 Re : Copropriétés forcées » Fonds de réserve » 26-01-2020 21:59:47

A Luc   

Je vérifierai ce que je pourrai quand nous recevrons les comptes de 2019. Pratiquement impossible pour les CP d’avoir des réponses du syndic quand on pose des questions sur les comptes. C'est désespérant autant que l'inaction des autres CP.

Mais je n’ai toujours pas la réponse de savoir si on peut faire les appels de fonds de réserve de 2019 en 2020, notre exercice comptable se terminant le 31 décembre car le syndic a oublié de faire les appels (décision d’AG) en temps voulu.

Merci de me donner un avis sur ce point précis.

Concernant les procurations pour l’AG, je vais ouvrir une autre discussion.

Cordialement,

#109 Re : Copropriétés forcées » Fonds de réserve » 26-01-2020 21:59:47

Luc a écrit :

Comme la réponse diffère probablement selon que votre ACP a une comptabilité simplifiée ou non, il est utile de savoir si votre ACP applique sans aucun doute la méthode normalisée, et pas la méthode simplifiée.
Q: Est-ce votre copropriété compte plus que 19 appartements?

L’ACP compte 19 appartements et nous avons une comptabilité simplifiée.

Quelques CP sont mécontents de la tenue des comptes mais la plupart, dont le CdC ne veut pas d’ennui et tolère voire soutient la façon de faire du syndic. Il est donc difficile de faire changer les choses.

J’ai appris que le CdC fait du lobbying auprès de certains CP qui ont beaucoup de quotités pour que ces CP lui donnent leurs procurations pour la prochaine AG

#110 Re : Copropriétés forcées » Fonds de réserve » 26-01-2020 21:59:47

Bonjour,

Je remets mon post du 11/01 à 18h31.
Il est sans doute passé inaperçu.


Notre AG de mi-mars 2019 a voté 4 appels de fonds de réserve pour 2019 (1 par trimestre).
Le syndic a oublié de faire ces appels. Sur ma remarque, il a vite fait un appel en décembre 2019 et va faire les 3 autres dans le courant du 1er trimestre 2020.
Il appellera aussi dans la même période le fonds de réserve du 1er trimestre 2020. En 2020, nous aurons donc 7 appels de fonds de réserve !
Question : Est-il autorisé de mélanger ainsi les comptes de 2 années distinctes ? Ou pourrions-nous refuser de rattraper le retard des fonds de réserve 2019 ? (sachant que le seul appel 2019 est inférieur aux 5% requis par la loi)


Quelqu’un pourrait-il me donner son avis ?
Merci.

#111 Re : Copropriétés forcées » Fonds de réserve » 26-01-2020 21:59:47

Luc a écrit :

C'est dans l'intérêt du syndic de pas avoir de fonds de réserve. Si oui, sa prime assurance RC augmentera.

Donc la prime du syndic varierait selon la somme des montants des fonds de réserve de tous les immeubles qu’il gère ?? Cette prime varie alors chaque année ?
Aucun propriétaire n’est au courant de cela, les syndics n’en parlent jamais.

Pourtant dans les FAQ de l’IPI j’ai lu :

1.    Combien cette assurance collective va-t-elle me coûter ?

En 2016, la cotisation IPI, incluant également l’assurance et la cotisation à la CTIF (Cellule de Traitement des Informations Financières), sera comprise entre 800 et 830 EUR. A la fin de l’année, la cotisation doit être soumise à l’approbation de notre ministre de tutelle, sur la base du budget à déposer. Sachant que la cotisation IPI de cette année s’élevait à 459,74 EUR (cotisation CTIF incluse), vous pouvez calculer vous-même votre avantage.

L’assurance semble être un montant identique pour tous les syndics sans relation avec les fonds des ACP.

#112 Re : Copropriétés forcées » Fonds de réserve » 26-01-2020 21:59:47

Bonjour,

Notre AG de mi-mars 2019 a voté 4 appels de fonds de réserve pour 2019 (1 par trimestre).
Le syndic a oublié de faire ces appels. Sur ma remarque, il a vite fait un appel en décembre 2019 et va faire les 3 autres dans le courant du 1er trimestre 2020.
Il appellera aussi dans la même période le fonds de réserve du 1er trimestre 2020. En 2020, nous aurons donc 7 appels de fonds de réserve !

Question : Est-il autorisé de mélanger ainsi les comptes de 2 années distinctes ? Ou pourrions-nous refuser de rattraper le retard des fonds de réserve 2019 ? (sachant que le seul appel 2019 est inférieur aux 5% requis par la loi)

#113 Re : Copropriétés forcées » Fonds de réserve » 26-01-2020 21:59:47

Bonjour,

Luc a écrit :

Un dernier aspect: les montants de comptes bancaires vont augmenter. Qui vérifie au sein de l'ACP que le syndic a adapté son assurance RC en fonction du montant réel des comptes bancaires le montant RC syndic en cas de vol ou fraude par des employés? le CaC? Le CdC ?

J’ignorais que la prime RC dépend du montant des comptes des ACP.

Notre contrat mentionne :
Le syndic déclare, conformément à l'article 577 - 8, § 4, 10°, C. civ., être assuré en responsabilité professionnelle auprès de ….. sous le n° de police …., conformément aux directives de l'Institut Professionnel des Agents Immobiliers

Les montants couverts sont:
-    Pour les dommages corporels et les dommages immatériels qui en sont la conséquence: 1.250.000€ par sinistre
-    Pour les dommages matériels et les dommages immatériels qui en sont la conséquence: 500.000€ par sinistre
-    Pour les dommages immatériels purs: 250.000€ par sinistre

Luc, pourriez-vous donner plus d’explication ?
Merci.

#114 Re : Copropriétés forcées » Président puis membre du conseil n'est pas propriétaire...... » 12-12-2019 08:05:48

@ Rexou

Merci pour cette réponse claire.
Je retiens qu'il faut un document écrit mais que toutes les parties ne doivent pas nécessairement signer, ce qui me surprend un peu.

#115 Re : Copropriétés forcées » Président puis membre du conseil n'est pas propriétaire...... » 12-12-2019 08:05:48

Luc a écrit :

Q1: cette communication par écrit au syndic l'identité de leur mandataire doit se faire impréraivement avant l'envoi de l'invitation pour une séance d'AG ?

Pour moi, oui, c’est même indispensable. En principe, le mandat est signifié une fois pour toutes tant que les indivisaires ou usufruitiers/nus-propriétaires ne changent pas d’avis.

Luc a écrit :

Q2: est ce une communication au syndic par le notaire de l'acheteur à l'achat au nom de tous les indivisaires (Art. 577-11 §3 CC) peut suffir ?

Oui si l’acte authentique mentionne clairement qui les différentes parties ont choisi comme mandataire, jusqu’à ce que les parties décident éventuellement de changer de mandataire.


Ma question reste ouverte, elle était mal présentée dans mon texte précédent :
Celui qui se présente avec un mandat, doit-il prouver au syndic qu’il possède réellement le mandat de gestion complète (càd  fournir au syndic un acte, notarié ou sous seing privé, signé par TOUTES les parties)?

J’insiste sur « TOUTES les parties », ce qui me paraît élémentaire mais généralement pas fait.

Question posée au syndic qui ne daigne même pas répondre.

Chez nous, certains usufruitiers se prétendent mandataires sur base de leur parole, ils peuvent donc affirmer n’importe quoi.
Sans ce document, le syndic ne peut pas donner le droit de vote en AG à ces personnes or personne ne vérifie. Le président de séance d’AG n’est-il pas obligé de vérifier cela ?

#116 Re : Copropriétés forcées » Président puis membre du conseil n'est pas propriétaire...... » 12-12-2019 08:05:48

Bonjour à tous,

Pour répondre à la question de départ de ce sujet, je suis sûre que seul un copropriétaire peut participer au CDC.
Qu’un assesseur soit en litige avec un CP est une affaire privé et n’intervient pas en principe dans sa fonction d’assesseur, sauf situation flagrante de mauvaise foi.

Deux questions qui se posent dans mon immeuble :
1. Lors d’un démembrement ou d’une indivision, qui peut se présenter comme candidat au CDC : le mandataire ? un autre membre du démembrement ou de l’indivision?

A mon avis, seul le mandataire peut postuler.

2. Celui qui se présente avec un mandat, doit-il prouver en AG qu’il possède réellement le mandat de gestion complète (càd un acte  signé par TOUTES les parties)?
Chez nous, le syndic ne possède pas cet acte, pour aucun  des cas de démembrement sauf peut-être un (mais pour lui, je n’ai pu en avoir confirmation, les copropriétaires concernés sont incapables de répondre à ce genre de question, ils s’en fichent)

Merci pour vos avis.

Bon week-end,

#117 Informations en vrac... » Péréquation cadastrale rampante ? » 08-12-2019 22:34:26

QRieuse
Réponses : 1

Bonjour,

Voici un article paru dans l'Echo aujourd'hui.
Voir surtout le paragraphe "Les communes restent-elles dans leur rôle", il pourrait être utile à certains.

Cordialement

Assiste-t-on vraiment à une péréquation cadastrale rampante?

L’Echo 07/12/2019

À Bruxelles, ce sont les RC anormalement faibles qui titillent la curiosité des communes. En Wallonie, c'est le cadastre qui débusque les "maisons modestes" qui se vendent à un prix élevé.
Dans son dernier magazine, Le Cri, le Syndicat national des propriétaires et copropriétaires (SNPC) met en garde contre ce qu'il qualifie d'opération de péréquation cadastrale rampante à Bruxelles et en Wallonie. Sur quoi repose cette théorie? Certains propriétaires risquent-ils vraiment de voir le revenu cadastral (RC) de leur habitation augmenter sensiblement? Quelles sont les règles?

Le contexte

La dernière péréquation cadastrale, c'est-à-dire une remise à niveau générale des RC en fonction du niveau de confort du bien et de l'évolution de son contexte géographique, remonte à 1975. En attendant, depuis 1991, le RC est indexé chaque année. Mais évidemment, cela ne reflète et ne compense pas la différence de réalité entre les années 70 et aujourd'hui.

Entre deux péréquations, le SPF Finances, Administration générale de la documentation patrimoniale (ou Cadastre), peut certes procéder à la réévaluation des RC des immeubles agrandis, reconstruits ou rénovés. Les informations relatives aux travaux nécessitant l'octroi d'un permis (d'urbanisme) sont en effet automatiquement transmises par la commune au cadastre. Mais à côté de cela, quasi tous les propriétaires "oublient" de déclarer les autres travaux qui contribuent à améliorer le confort de leur habitation, précisément pour éviter que le RC ne soit réévalué en conséquence.

La problématique est connue mais les autorités ne se résolvent pas à l'attaquer de front. Et sur le terrain, on sent bien que certaines initiatives visent à corriger le tir là où la situation est manifestement anormale. Deux phénomènes différents, mais dont la finalité semble similaire, sont ainsi observés depuis un certain temps déjà. Ils visent plus particulièrement les RC les plus faibles.

Les RC très faibles dans le collimateur

Des propriétaires, apparemment de plus en plus nombreux (à Bruxelles, principalement), interpellent le SNPC après avoir reçu un questionnaire de leur administration communale à propos de leur immeuble. "Objectif: arriver à une majoration du revenu cadastral (RC) du bien concerné et par là même, à une augmentation des montants perçus à titre de précompte immobilier ou à l'impôt de personnes physiques", lit-on dans l'article du Cri.

Cette pratique interpelle le SNPC à plusieurs titres. D'abord parce qu'elle est le fait de "certaines communes qui visent plus spécifiquement les rues et quartiers où il y aurait à coup sûr matière à relever le RC", comme l'observe Olivier de Clippele, vice-président du SNPC, qui juge le procédé "discriminatoire".

Elle vise effectivement des biens dont le RC est très faible. Et selon le notaire Renaud Grégoire, cela peut s'expliquer. "Un immeuble qui était à la limite de la salubrité en 1975 et dont le RC a donc été fixé à un niveau très faible a très probablement été remis en conformité avec les normes de confort moderne depuis lors. Et valoir aujourd'hui des centaines de milliers d'euros", fait-il valoir.

Le problème se pose moins pour les immeubles au RC plus élevé. "À l'époque, ils avaient sans doute déjà un niveau de confort correct, voire élevé. Si entre-temps une nouvelle salle de bains et des matériaux magnifiques ont été utilisés lors d'une rénovation, cela ne change rien du point de vue du cadastre", poursuit Renaud Grégoire. Lequel ne trouve effectivement "pas juste que les propriétaires d'un immeuble neuf avec un RC à l'avenant paient 'plein pot', alors que les propriétaires de vieux immeubles rénovés de fond en comble depuis la fixation du RC ne paient quasiment rien".
Selon lui, il ne faut donc pas s'opposer par principe à des mécanismes qui visent à mettre tout le monde sur un pied d'égalité".

Olivier de Clippele rappelle toutefois que les travaux économiseurs d'énergie ainsi que les travaux de mise aux normes n'entrent pas en ligne de compte pour une augmentation du RC.

Les communes restent-elles dans leur rôle?

Mais alors que les propriétaires rechignent à déclarer les travaux qui doivent l'être, les administrations tentent d'aller à la pêche aux informations. Voilà ce qui fâche aussi le SNPC. "Si des demandes doivent et peuvent être envoyées, c'est par le cadastre et non par les communes", explique le notaire Olivier de Clippele. "On utilise des moyens détournés qui ne répondent pas précisément au prescrit légal pour tenter de faire plier certains propriétaires qui prennent peur", confirme Gilles Tijtgat, juriste spécialisé dans l'immobilier.

En théorie, les propriétaires qui ne donneraient pas suite ne risquent rien puisque la demande d'information ne passe pas par le bon canal et qu'aucune sanction n'est prévue, résument les professionnels. Même si le SNPC conseille quand même de répondre par courrier recommandé à la commune (sur la base d'un modèle de lettre qui peut être obtenu auprès de son service juridique), histoire de remettre la démarche en cours dans sa légalité.

Du côté du SPF Finances (AGDP), on assure toutefois que "les communes restent totalement dans leurs compétences lorsqu'elles contrôlent l'état des bâtiments avec l'objectif de revoir les revenus cadastraux". Et on réfute catégoriquement l'idée d'une péréquation cachée. "Les actions des communes se limitent à vérifier que l'état du bien correspond à celui qui a servi de base au calcul du RC. Autrement dit, à détecter les modifications apportées au bâtiment sans que le propriétaire ait déclaré ces travaux au cadastre. En un mot, l'AGDP estime qu'il serait anormal de ne revoir les revenus cadastraux que pour ceux qui déclarent leurs travaux et pas pour les autres".

Wallonie: habitation (pas toujours) modeste!

En Région wallonne, la volonté de réévaluer certains RC se manifeste également, mais dans un contexte différent. Un acheteur peut en effet bénéficier du taux réduit des droits d'enregistrement (6%) lorsque le RC de l'immeuble est inférieur à 750 euros (la maison est alors qualifiée de modeste). "Une pratique fiscale récente qui a pris de l'ampleur - mais qui n'est pas pour autant réglementée - impose à l'agent immobilier ou au vendeur qui sollicite la matrice cadastrale (qui permet d'exposer le bien au taux réduit) de communiquer à l'administration le prix de l'immeuble. Une information précieuse puisqu'elle permet à l'administration de comparer le caractère modeste de l'habitation lié à son RC... et le prix auquel elle est vendue".

Dans certains cas, les notaires en viennent ainsi à conseiller à l'acheteur de renoncer à demander la réduction pour habitation modeste car il s'expose, outre à un refus quasi assuré, à une sérieuse augmentation du RC de la maison, reconnaît Renaud Grégoire.

"La grosse différence, c'est qu'en Wallonie, la demande (pour bénéficier du taux réduit) est introduite auprès de l'administration compétente (fiscale en l'occurrence) qui, elle, est donc parfaitement en droit de conditionner la remise de la matrice cadastrale à l'obtention d'informations", fait remarquer Gilles Tijtgat.

#118 Re : Locations et baux » Prorogation ou renouvellement d'un bail de résidence secondaire » 25-08-2019 17:00:04

Et bien! un grand merci à Grmff et à GT pour leurs réponses claires et détaillées (surtout GT).

#119 Locations et baux » Prorogation ou renouvellement d'un bail de résidence secondaire » 25-08-2019 17:00:04

QRieuse
Réponses : 4

Bonjour,

Un bail de résidence secondaire de courte durée (1 an) arrive à son terme, à Bruxelles.
Le locataire veut proroger ce bail.

Selon la nouvelle loi (Code Bruxellois du Logement) qui s’applique à tous les baux, je lis :

Les parties fixent librement leur choix sur cette durée sauf pour :
• les baux de résidence principale (VOIR CI-APRÈS III)
• les baux étudiant (VOIR CI-APRÈS IV)
• les baux glissant (VOIR CI-APRÈS VI)
Dans ces trois cas, le Code fixe impérativement la durée du contrat.

De cela, je comprends donc que la limite de « un seul  renouvellement » et « durée maximum 3 ans au total » n’est pas d’application pour le bail de résidence secondaire.

J’ai lu aussi, ailleurs que dans le CBL, que le contrat de location à usage de résidence secondaire ne rentre pas dans le champ d’application de la loi sur les loyers, qui régit les contrats de résidence principale. Seules les dispositions du code civil (articles 1708 à 1762 bis) sont d’application.

De ces articles du Code civil, je retiens :
Art. 1737. Le bail cesse de plein droit à l'expiration du terme fixé, lorsqu'il a été fait par écrit, sans qu'il soit nécessaire de donner congé.
Art. 1738. <L 20-02-1991, art. 9>. Si à l'expiration du bail écrit conclu pour une durée déterminée, le preneur reste dans les lieux sans opposition du bailleur, le bail est reconduit aux mêmes conditions, y compris la durée.

Peut-on alors proroger ou renouveler un bail de courte durée autant de fois que souhaité, voire ne rien faire ?
Ai-je bien interprété les nouvelles règles (impératives) et les anciennes du Code civil (supplétives)?


Merci pour vos interprétations et/ou confirmation.

#120 Re : Copropriétés forcées » AG pas terminée » 07-03-2019 22:23:58

J’ai attendu d’avoir un avis d’avocat spécialisé en copropriété pour revenir sur le sujet.

Luc a écrit :

Maintenant je sais par expérience concrète en ce qui concerne le sujet que tout point non traité devrait être remis à l'OJ de l'AG suivant (AGE ou AGO).  Le candidat-acheteur doit connaitre les points non-traités (et la motivation pour le postposer)..

Une deuxième AGO n'est pas possible, mais une AGO X ne doit pas se tenir durant l'année X. On a eu une AGO 2017 en janvier 2018.

Continuer une AGO ne peut que si les participants, invitation, procurations, présences, .... sont identiques. C'est impossible, donc une séance physique = une AG, Chaque AG après l'AGO est une AGE, avec son invitation, sa liste de présences, son PV, ..... 

L'AG doit effectivement traiter tous les points, cela point par point et décider ce qu'elle fera, et personne d'autre. Donc pas le syndic ni les membres du CdC ni le collège des CaC.

Réponse de l’avocat :
-    C’est au syndic d’organiser l’AG en fonction de la liste des points mis à l’ODJ. Pourquoi avoir décidé seul de la tenir à 18h alors qu’elle s’est toujours tenue à 14h avec les autres syndics (donc en accord avec les CP) et que 14h avait été demandé lors de la fixation de la date.

-    Si tous les points ne sont pas traités, il faut «mettre l’AG en continuation» en sachant bien qu’il sera impossible qu’exactement les mêmes personnes soient présentes à la 2° séance. Envoi de la 2° convocation au moins 15 jours à l’avance.

-    Tenir une AGO est une mission de base du syndic, il ne serait pas logique de facturer la 2° séance MAIS il faut voir ce que dit le contrat (par ex. au-delà de 3 heures, facturation des heures supplémentaires de l’AGO)

Ces réponses diffèrent un peu de ce que dit Luc.

Rexou a écrit :

Par contre, c'est le syndic qui établit l'ordre du jour et donc décide des points à débattre en priorité.

L’AG décide et le syndic exécute ses décisions. Il me semble que l’AG a le droit de choisir les points urgents plutôt que le syndic dans le cas d’un fractionnement de l’AG.

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