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#4582 Re : Copropriétés forcées » qui paie ? » 06-02-2008 07:47:05

luc
Grmff a écrit :

S'il ne peut convoquer une AG, comment fait-il pour présenter un successeur et le faire nommer par une AG?

Au moins un CP devrait demander la nomination d'un syndic judiciaire par requête unilatérale au Juge de Paix.

#4583 Re : Copropriétés forcées » Loi sur copropriété: dépôt proposition de loi Hamal & Nyssens » 22-07-2010 06:16:55

luc

Il y a je crois confusion enter signification et notification.

[url=http://www.fisconet.fgov.be/fr/?bron.dll&root=v:/sites/FisconetFraAdo.2/&versie=04&file=bronnen%5Cgerech&zoek=000000000&afdruk=1&name=1@57&]
Code Judiciaire[/url]

Article 32

Au sens du présent Code, il faut entendre:
1°     par signification: la remise d'une copie de l'acte; elle a lieu par exploit d'huissier;
2°     par notification: l'envoi d'un acte de procédure en original ou en copie; elle a lieu par la poste, par télécopie ou par courrier électronique ou, dans les cas déterminés par la loi, suivant les formes que celle-ci prescrit.

Une communication, une notification ou un dépôt qui peuvent avoir lieu par lettre ordinaire, peuvent également avoir lieu valablement par télécopie ou par courrier électronique, pour autant que le destinataire indique un numéro de téléfax ou une adresse éléctronique ou les utilise régulièrement.

Une communication, une notification ou un dépôt qui doivent avoir lieu par lettre recommandée à la poste, peuvent également avoir lieu valablement par télécopie ou par courrier électronique, pour autant que le destinataire fournisse un accusé de réception.

La confusion résulte du fait qu'une lettre judiciaire peut-être remplacé par un pli ordinaire dans certains cas, comme dans le mien.

Donc il faudrait changer l'article CC 577-8  § 3, tel que si la requête est envoyé par pli normal, elle devrait aussi être envoyé à l'adresse du syndic. Dans le bût que la proposition SNP concernant la requête soit utile dans tous les cas.

#4584 Re : Copropriétés forcées » qui paie ? » 06-02-2008 07:47:05

luc
Grmff a écrit :

(...)
Par ailleurs, un syndic qui démissionne doit toujours être remplacé par un nouveau syndic. Dans l'attente de cette nommination, il reste syndic...

Il reste selon moi "syndic démissionnaire" tant que son mandat en cours n'est pas fini. Après il devient chargé d'affaires, avec beaucoup moins de pouvoir qu'un syndic. Par exemple il ne pourra pas convoquer une AG.

#4585 Re : Copropriétés forcées » Loi sur copropriété: dépôt proposition de loi Hamal & Nyssens » 22-07-2010 06:16:55

luc
SNP a écrit :

Le texte de la proposition concernant le privilège sera disponible sur notre site incessamment mais je vais l'envoyer par mail à Pim qui se fera certainement un plaisir de donner également accès aux membres du forum.
Le texte de l'autre proposition (requête) n'est pas encore imprimé et nous l'attendons.

Je viens de lire cette proposition du 22.01.2008, disponible sur le site de www.lachambre.be.

Proposition SNP qui est très bref, mais "to the point". 

Néanmoins je crois quelle devait être assorti du fait que la publication de l'identification du syndic à l'entrée de l'immeuble devait être d'ordre public et assorti d'une amende de police à charge du responsable de cette publication.

Et qu'une boîte postale (exclusive ou non) est obligatoire, comme pour toute société ou association.

Si non la lettre judiciaire, qui est envoyé par courrier normal, va se perdre dans la nature et/ou réapparaître quand c'est trop tard. Je viens d'en subir les conséquences récemment.

#4586 Re : Copropriétés forcées » qui paie ? » 06-02-2008 07:47:05

luc
france a écrit :

Pour l'assurance spécifique, je les ai déjà contacté et ils disent que ça ne les concernent pas.

Pratiquement, les travaux sont déjà réalisés. Je vais donc payer la personne qui a dèmonté et remonté ma cuisine car je ne veux pas les faire attendre. Mais après, comment dois-je procéder ? Je n'ai jamais eu de réponse écrite comme quoi le syndic ne voulait pas payer. Dois-je aller au juge de paix?

Je suis de même avis que perseverant, votre plombier, .... : "qui casse paie".

Mais je crois qu'il faudra aller chez le Juge de Paix. 

En plus vous disiez qu'il n'y plus de syndic. Alors cela deviendra nécessaire, puisqu'une AG ne peut plus être convoqué pour élire un nouveau syndic.

Votre syndic précédent était-il un syndic professionnel ? Ne citez pas le nom.

#4587 Re : Copropriétés forcées » Répartition charges communes entre locataires et propriétaires ? » 27-01-2008 17:58:33

luc
Gof a écrit :

(...)
Rien à l'art. 1728ter ne l'interdit d'ailleurs : "Sauf dans le cas où il a été expressément convenu que les frais et charges imposés au preneur sont fixés forfaitairement, ils doivent correspondre à des dépenses réelles."
(...)

Cet article parle de la manière que les charges sont fixées et justifiées, mais pas d'autre chose.

Je ne conteste pas que les honoraires du syndic soient des dépenses réelles, mais bien qu'ils sont à charge du locataire.

Le texte complet de l'article 1728ter est:

Article 1728ter

    § 1er. Sauf dans le cas où il a été expressément convenu que les frais et charges imposés au preneur, sont fixés forfaitairement, ils doivent correspondre à des dépenses réelles.

    Ces frais et charges doivent être mentionnés dans un compte distinct.

    Les documents établissant ces dépenses doivent être produits.

    Dans le cas d'immeubles à appartements multiples, dont la gestion est assurée par une même personne, l'obligation est remplie dès lors que le bailleur fait parvenir au preneur un relevé des frais et charges, et que la possibilité est offerte à celui-ci ou à son mandataire spécial, de consulter les documents au domicile de la personne physique ou au siège de la personne morale qui assure la gestion.

    § 2. Les dispositions contractuelles contraires au § 1er sont nulles.

    § 3. Le présent article ne s'applique pas aux baux à ferme.

----------------------------------------
Inséré par l'art. 2 de la L. du 29 déc. 1983 (M.B., 30 déc.), en vigueur
le 1er janv. 1984 (art. 15).

@Grmff:

Si un syndic commande la mazout chez une firme qui est nettement et sans aucun doute plus cher qu'un autre, à qualité égale, le locataire d'un appartement pourra demander au Juge que la charge "mazout" soit réduit à un prix normal et/ou un autre fournisseur devra être désigné par l'AG (copropriété forcée) ou le propriétaire/régisseur (propriété normale). Et il l'obtiendra probablement.

#4588 Re : Copropriétés forcées » Répartition charges communes entre locataires et propriétaires ? » 27-01-2008 17:58:33

luc
blackeye a écrit :

Merci pour votre reponse precise et rapide.

Cela etant, la repartition comptable des charges entre locataires et proprietaires fait elle partie des obligations du syndic ou le proprietaire doit il ventiler les charges  facturees par le syndic entre son locataire et lui?
Informe depuis le mois d'aout 2008 de la location de l'appartement et du nom du locataire (etonne de ne pas recevoir de nouvelles du syndic!), le syndic m'adressse la totalite des charges des parties communes.

Repartir les charges communes entre le propriétaire du lot privatif et le résident du lot privatif est la tâche du propriétaire (ou son régisseur).

Par tradition, datant avant la loi de 1994, certains syndics le font encore, bien que c'ets contraire à la loi. C'est certainement nullement imposable.

Au contraire, un syndic n'a pas a se mêler dans les relations entre un propriétaire et son locataire.

Seuls obligations du syndic qui existent sont:
1. le locataire, ... a le droit de poser des questions écrites à l'AG. Le syndic doit donc l'avertir de la tenu d'une AG, cecei au moisn quelques semaiens à l'avance.
2. le propriétaire n'est pas tenu de communiquer les pièces justificatives des charges communes, puisque le locataire, ... a le droit de consulter ces pièces chez le syndic.

A titre d'info: mon opinion est que, depuis la nouvelle loi sur les loyers, les honoraires du syndic sont intégralement à charge du propriétaire. La loi est impérative et annule donc toute stipulation contraire dans le bail. Mais je suis d'accord qu'il y a d'autres opinions.

Néanmoins faire payer le locataire une partie des honoraires lui donnent le droit d'intervenir dans le contrat du syndic. Ceci est à éviter à tout prix. Puisque c'est une prérogative exclusif du propriétaire.

Je rappelle qu'un locataire peut contester par exemple le mode d'entretien et réglage de la chaufferie et obtenir du Juge que l'AG change les modalités d'entretien et réglage. "Qui paie, a son mot à dire".

#4589 Re : Copropriétés forcées » Prop. SNP : fini avec "un CP = seulement un point à l’OJ" » 12-03-2008 12:27:20

luc

Le texte N suivant se trouve à la page 5 et fait partie de l'introduction:

Les copropriétaires devraient également se montrer
cohérents. En acquérant un bien dans un immeuble à
appartements multiples, ils doivent accepter une certaine
solidarité et aussi le jeu des institutions constituées
par l’assemblée générale, le conseil de gérance et le
syndic.

La traduction en N est:

De mede-eigenaars zouden ook blijk moeten geven
van een coherente houding. Door een goed te kopen in
een appartementsgebouw, moeten zij een zekere solidariteit
aanvaarden en zich te schikken naar de regels van
de instellingen die werden opgericht door de algemene
vergadering, de raad van beheer en de syndicus.

Ce texte N est contradictoire avec celui en F. Parce qu'il dit que l'AG, le CG et le syndic peuvent eux-mêmes constituer des institutions,  et que les CP doivent se soumettre aux règles dictées par ces nouveaux institutions. Ce qui n'est pas cohérent avec le reste de la proposition. Le texte F est par contre cohérent, sauf qu'il devrait utiliser le mot "organes, facultatives ou non" au lieu de "institutions". Il y a donc une erreur de traduction au niveau du texte N, qui peut mener à une interprétation erroné d l'ensemble.


Ceci n'est qu'un détail, qui ne rend que la proposition complexe, mais au fond je suis plus que d'accord avec ce principe mutualiste de la copropriété.

Néanmoins la proposition de créer des ACP secondaires est en contradiction flagrante avec ce principe mutualiste.

La Cour de Cassation, en s'exprimant contre les ACP secondaires, n'a pas agit d'une manière irréfléchie, puisqu'elle l'a résumé dans son rapport annuel et y consacré une page. Lisez cette page. Cette synthèse (et le jugement) ne disent pas que des actes de base séparés suffit pour parler d'une ACP séparé. Mais il dit bien et clairement qu'une seule servitude forcée suffit à regrouper deux ACP. Une convention (= l'acte de base) ne peut pas évincer la loi, puisque la loi est impérative pour cet aspect. Et le SNP est bien d'accord, selon sa proposition, qu'une convention qui n'est pas conforme à la loi est nulle.

Maintenant je ne suis pas contre les ACP secondaires. C'est une bonne méthode de réaliser une certaine cohérence. Mais il ne faut pas alors se baser sur le principe mutualiste, pour museler un CP qui n'est pas d'accord avec le CG.

La réforme de la loi sert à le rendre plus clair, transparent et compréhensible. Ceci ne peut se réaliser que s'il se base sur des principes compréhensibles, qui sont appliqué d'une façon cohérente.

Si non la réforme ne va qu'ajouter une couche de zones grises et donner lieu à encore plus de procès.

Mon commentaire sur en fait que 1 % de ce texte est terminé. Je suis surpris du volume énorme de travail accomplit par l'équipe du SNP. Mes félicitations. Les incohérences que j'ai citées sont due à la vitesse avec laquelle ils ont été déposées et seront probablement corrigées, comme d'ailleurs affirmé par SNP sur ce forum.

Personnellement je n'ai aucun problème à défendre l'opinion d'un groupe, contraire à la mienne,  mais seulement dès que ce groupe c'est prononcé en connaissance de cause (= informé d'une façon impartiale et complète), avant d'avoir pris une décision.

En synthèse le SNP devra se prononcer clairement sur le fait qu'ils veulent que le principe de la solidarité mutuelle, prôné par le parti politique, qui a déposé cette proposition (un principe dont je suis un partisan farouche), soit aussi appliqué d'une façon cohérente dans le contexte de la copropriété.

#4590 Re : Informations en vrac... » Nouveau site du SNP » 24-01-2008 11:32:51

luc
cochise a écrit :

Tiens, je ne connaissais pas l'UIPI. A quel niveau interviennent-ils?


UIPI = Union internationale des propriétaires d'immobilier.

C'est une sorte de syndicat des propriétaires au niveau européen.

Le membre SNP de notre forum pourra en dire plus, puisqu'elle y occupe une fonction importante. D'ailleurs probablement le motif pourquoi qu'elle est moins actif sur notre forum. Un jour ne compte que 24 heures.

Voir: UIPI - Contacts

#4591 Re : Copropriétés forcées » Prop. SNP : fini avec "un CP = seulement un point à l’OJ" » 12-03-2008 12:27:20

luc

Pour ce qui concerne le regroupement de différents points dans une résolution, j'ai trouvé ceci:

Cinquième point : Résolutions « gigognes ».
Les résolutions « gigognes » sont des résolutions dans lesquelles - sous un même vote - sont prévus plusieurs points (qui peuvent être très différents). Ces résolutions sont non seulement illégales mais particulièrement « incorrectes ».

*** s’était engagée à supprimer toutes les résolutions gigognes.
Or, l’ARC s’est aperçue que, là encore, l’accord n’avait pas été respecté intégralement.

ACCORD :
*** s’est donc engagé à ne plus jamais mettre aux voix de telles résolutions et à ne pas appliquer les résolutions qui, malgré tout, auraient été adoptées dans de telles conditions.

Il s'agit d'une évaluation d'un accord de 2006 entre l'ARC, une association française comme le CNIC (exclusivement à la défense des CP),  et le syndic ***, important en France, mais qui est aussi actif en Belgique.

Source: ARC

#4592 Re : Copropriétés forcées » Prop. SNP : fini avec "un CP = seulement un point à l’OJ" » 12-03-2008 12:27:20

luc
SNP a écrit :

Je suis allée voir les commentaires et articles que vous citez et je ne comprends toujours pas.
Selon moi, la proposition SNP ne fait pas de réserve quant à la possibilité pour un copropriétaire de faire porter des points à l'ordre du jour.
Nous n'entrons pas jusqu'ici (mais il faudra sans doute affiner la proposition à ce sujet pour éviter des abus) dans les considérations sur le nombre de points qu'un seul copropriétaire peut porter à l'ordre du jour ou sur le regroupement de ces points.

Pourriez-vous exprimer clairement quelle est exactement votre suggestion?

Je retrouve les textes suivants dans la proposition HAMAL concernant la problématique "un ou plusieurs points":

- à la page 7 (les axes et exemples d'adaptation):

Hamal a écrit :

la possibilité pour un copropriétaire de faire inscrire un point à l’ordre du jour d’une assemblée générale

- à la page 18 (le commentaire détaillé):

Hamal a écrit :

La quatrième disposition précise les modalités selon lesquelles les copropriétaires peuvent faire inscrire une question à l’ordre du jour d’une assemblée générale par le biais du syndic

- à la page 49 et 51:

Hamal a écrit :

§ 1er bis. A tout moment, un ou plusieurs copropriétaires, ou le conseil de gérance s’il existe, peuvent notifier au syndic les questions dont ils demandent qu’elles soient inscrites à l’ordre du jour d’une assemblée générale. Ces questions seront prises en compte par le syndic conformément aux dispositions de l’article 577-8, § 4,1°. Toutefois, si ces questions ne peuvent être inscrites à cette assemblée compte tenu de la date de réception de la demande par le syndic, elles le seront à l’assemblée générale suivante.

J'ai mis en gras les mots qui portent confusion et m'ont fait croire que le texte proposé peut être interprété comme limitant le nombre de propositions à un par CP.

Il suffit probablement à ajouter "ou plusieurs" aux pages 7 et 18 pour éviter cette interprétation.

Quand au nombre des questions il y a déjà indirectement jurisprudence. Mais c'est lié au principe qu'il faut classer les points soumis dans l'ordre utile. Donc éviter que l'approbation d'un point empêche une délibération correcte d'un autre point.

Quand aux abus (trop de points), il faut faire attention. Parfois il est nécessaire, pour des motifs juridiques, à soumettre un nombre de points.

Une procédure de  sanction d'un "abus de procédure"  existe. Rétroactivement le CP en question peut-être sanctionné par le Juge.

Mais il faut des mesures équitable dans la loi. Si le SNP veut des sanctions dans la loi, alors il faut prévoir les mêmes sanctions contre des abus du syndic ou président de la séance. Si non la Cour Constitutionnelle pourra casser cette partie de la loi, si elle est voté, pour motif de discrimination.

Il serait aussi opportun de changer dans ce contexte partout les mots "point" ou "question" en "résolution", comme en France. En plus le mot "question" devrait être réservé aux questions des personnes, qui ne sont pas membre de l'AG (locataires, CP non-membre de l'AG, ...).

#4593 Re : Copropriétés forcées » Prop. SNP : fini avec "un CP = seulement un point à l’OJ" » 12-03-2008 12:27:20

luc

Mon message est du même niveau que le texte de la proposition. Je dois dire que j'ai eu du mal à me retrouver dans le commentaire de la proposition, puisque les commentaires des différents articles sont classé dans un ordre que je ne comprend pas.

Il est vrai que ma suggestion peut-être affiné juridiquement et que ma traduction n'est probablement pas à 100% correcte.

Quand à l'heure, il est vrai que je me suis levé un peu tôt, mais c'est logique après + 8 heures de sommeil et une série de réunions intensif entre jeudi et lundi. Suite à cela j'ai pu entre autres obtenir que j'aurai le temps d'aider le CNIC.

Pour comprendre ma suggestion il ne faut pas oublier que:

1. des syndics n'acceptent qu'un point soit soumis par CP, et refusent de mettre les autres à l'OJ

2. des syndics regroupent des points, pour permettre qu'on vote l'attribution de travaux à un entrepreneur, en y joignant quelque chose où personne n'ose être contre (que ce soit de loin ou de près lié avec ces travaux)

3. des syndics proposent d'abord leur rapport et font voter leur décharge, avant d'entamer la discussion sur des points spécifiques. Quand on pose des questions sur ces sujets, ils refusent de répondre et disent qu'ils le feront plus tard lors du point spécifique sur l'ordre du jour.

4. il faut lire l'article (3 pages) dont je parle, écrit par M. TIMMERMANS, assesseur juridique N de l'IPI. Il est en possession du SNP, s'ils ont une librairie juridique à niveau pour la copropriété. Voir le N° 1 de l'année 2006 du "Tijdschrift voor Appartementsrecht" (Die Keure). Revue bilingue depuis 2006.

#4594 Copropriétés forcées » Prop. SNP : fini avec "un CP = seulement un point à l’OJ" » 12-03-2008 12:27:20

luc
Réponses : 33

Le nouveau article 577/6 §1bis, proposé par le SNP (voir p. 17 et p. 49 de la proposition), dit qu’un CP peut proposer un ou plusieurs questions qui doivent être repris à l’ordre du jour, si soumis au moins 4 semaines avant la date statutaire de l’AG. Il doit être lu avec l’article 577-8 § 4 1°-1) (voir p. 17 et p. 59).

Ce principe se détache de la tradition dans certains ACP qu’un CP ne peut soumettre par AG qu’un point au vote.

Sans que cela soit mis dans les changements proposés, il en résulte indirectement que le SNP est contre la soumission à un vote de plusieurs points.

Cela mérite d’être repris explicitement dans la loi pour éviter toute interprétation, comme par exemple par les textes suivant que je suggère :

« Article 577-8 § 4 1° - 4) le regroupement de points, qui nécessitent une autre majorité, ont trait à des matières différentes, la responsabilité de mandataires ou organes différents, des matières qui nécessitent le vote préalable d'un autre point, la manière d’imputer les frais lié à un point proposé qui modifie les dispositions du statut, n’est pas autorisé. »

« Article 577-7 § 4 Avant ou lors de la séance de l’AG tout membre de l’AG peut demander par notification écrite au président à voter séparément sur un ou plusieurs partis de la résolution proposée. Si cette demande est faite avant l’AG, le syndic le recevra et le transmettra au président, dès qu’il est nommé. Cette proposition ne peut être refusé par le président, que s’il est motivé par écrit et repris dans le PV des décisions. En cas de contestation de ce refus le CP, qui va en justice, doit citer, en plus de l’ACP, ce président pour être entendue dans la cause.»

Pourquoi ?

Il arrive souvent qu’on soit d’accord par exemple avec le principe de travaux, mais pas avec la méthodologie suivie, l’entrepreneur proposé, la manière d’imputer les frais, … etc … . Les textes suggérés évitent tout interprétation. Par ce fait ils vont réduire une de sources principales d’une abstention au vote.

Cette procédure permet le vote sur une partie spécifique des comptes, ou même une seule facture, sans que cela oblige le membre de l’AG de rejeter les comptes ni d'avoir proposé ce point à l'ordre du jour. Par exemple l'approbation d'une facture spécifique, qui est contesté par un ou plusieurs CP.

En plus il permet de déjouer la pratique de faire l'amalgame et noyer le point critiqué dans un ensemble, qu'on ne peut pas refuser. Cette manipulation est la source de plusieurs procès. Le texte proposé pourra en éviter plusieurs, en permettant à l'AG de discuter le problème réel dans son sein, sans qu'un groupe minoritaire au pouvoir puisse  manipuler.

Il exige par contre en pratique qu’une procédure de vote nominatif avec soutien informatique soit utilisée dans les grandes ACP. C’est le problème du vote manuel qui de fait rend un « splitsing » d’une ACP en plusieurs parties soi-disant plus rentable. Le texte proposé rend ce « splitsing » moins nécessaire.

Faire compter les abstentions comme un vote avec la majorité (p. 15 de la majorité), évite des obstructions. C’est un fait. Mais il ne faut pas jeter l’enfant avec l’eau de la baignoire. Donc essayons d’attaquer d’abord les sources de cette abstention. Le problème traité ci-devant en est un certainement.

Référence: Un article sur la doctrine des responsabilités d'un président d'AG, parue dans TAppt, 2006/1.

#4595 Re : Copropriétés forcées » IPI consulte ses membres concernant les ACP » 22-01-2008 01:19:29

luc

L'établissement de l'interessé est situé en Wallonie ... dans une commune avec des facilités néerlandophones (oui, cela existe ...).

Mais je suis d'accord avec vous que cette pratique de l'IPI est contraire à la réglementation de l'IPI.

Je crois que j'ai déjà prôné que l'IPI doit retourner à une application rigoureuse de la loi. Si non l'IPI aura tôt ou tard des problèmes.

Dans un autre contexte, mais similaire:

Je viens de rentrer d'une réunion, où on m'a entre autres demandé pourquoi je demande à appliquer la loi dans un contexte spécifique, bien que cela me coûte une somme importante sans en fait apporter une valeur réelle.

Ma réponse a été simple: si je j'admets qu'on ne suit pas la loi, alors on peut le faire dans un autre contexte, qui me fera alors peut être perdre de l'argent ou me fera un tord.

En plus j'ai  aussi démontré que la valeur soi-disant inexistante était par contre réelle, si on voit la mesure dans son contexte intégral.

Finalement appliquer la loi est la protection de toute minorité. Et tout le monde appartient quelque part à une minorité.

#4596 Re : Copropriétés forcées » Loi sur copropriété: dépôt proposition de loi Hamal & Nyssens » 22-07-2010 06:16:55

luc

J'avais mes doutes, vu les articles dans "Le Cri", mais le résultat est logique et structuré. Un léger avantage pour le copropriétaire-bailleur, mais c'est correct si on tient compte des intérêts des membres du SNP.

La 2ème étape est passé, un texte cohérent existe. Maintenant la 3ème: la discussion publique des propositions existantes dans des forums, colloques, ... .

Je suis à 100% d'accord avec le SNP que les querelles communautaires ont fait perdre du temps. Mais je rappelle que les querelles en copropriété ont une similitude frappante avec les querelles communautaires.

Essayons de trouver des remèdes pour les copropriétés, qu'on puisse les appliquer ensuite dans le contexte communautaire.

Mes félicitations pour le SNP (et leur vice-président-parlementaire HAMAL),

#4597 Re : Copropriétés forcées » IPI consulte ses membres concernant les ACP » 22-01-2008 01:19:29

luc
PIM a écrit :

Et (...) je précise que si un agent immobilier est par exemple domicilié à Rhode-St-Genèse ou Linkebeek et qu'il est francophone, il n'a pas le choix: il est d'office sur les listes NL !...

Ayant eu le temps d'étudier cette précision de près, je le contredit.

Tout agent immobilier a le droit de changer de régime linguistique, s'il le demande. Cela est valable dans tout la Belgique. C'est comme des facilités permanentes (= à demander qu'une fois), valable dans toute la Belgique.

Ceci est prouvé par entre autres le cas classique et très connu d'un agent immobilier d'expression N, stagiaire depuis + 5 ans, domicilié en Wallonie et travaillant à Bruxelles, qui change de rôle comme rien, en fonction des "possibilités" de son dossier.

#4598 Re : Législations régionales » Je vends: je dois rénover installation électrique ?? » 12-05-2009 16:31:53

luc

AR du 07.06.2007:

Article  1. L'article 3 de l'arrêté royal du 1er avril 2006 modifiant l'arrêté royal du 10 mars 1981 rendant obligatoire le Règlement général sur les <Installations> électriques pour les <installations> domestiques et certaines lignes de transport et de distribution d'énergie <électrique> et modifiant l'article 276 du Règlement général sur les <Installations> Electriques, modifié par l'arrêté royal du 21 décembre 2006 modifiant la date d'entrée en vigueur de l'arrêté royal du 1er avril 2006 modifiant l'arrêté royal du 10 mars 1981 rendant obligatoire le Règlement général sur les <Installations> électriques pour les <installations> domestiques et certaines lignes de transport et de distribution d'énergie <électrique> et modifiant l'article 276 du Règlement général sur les <Installations> électriques, est remplacé par la disposition suivante :
  " Art. 3. Le présent arrêté entre en vigueur le 1er juillet 2008. "

C'est donc reporté jusqu'au 01.07.2008. La mémoire de PIM est excellente.

#4599 Re : Locations et baux » Entretien chaudiere » 17-01-2008 16:36:54

luc
Ben1980 a écrit :

Pour le gaz, pas d'obligation d'attestation standard.

Attention. Correct, dans la région bruxelloise, si la puissance calorifique nominale est plus bas que 100 kW, si non il faut un certificat/permis d'environnement avec attestation d'entretien périodique obligatoire.

Je crois que votre chaufferie est plus petite. Mais je l'indique pour éviter ceux des bâtiments plus grands, qui sont dans ce cas, en tirent une mauvaise conclusion.

#4600 Re : Copropriétés forcées » IPI consulte ses membres concernant les ACP » 22-01-2008 01:19:29

luc

Et hop ! Une petite louche de communautaire......

Là vous tirez sur le pianiste.

C'est justement pour éviter cette complication, que je prône que l'IPI reste dans le cadre légal.

Cette représentation 50/50 est pour moi correcte. Mais il faut rester cohérente et donc accepter les autres dispositions de la loi.

Appliquer la loi dans un cas et pas dans l'autre n'a aucun sens. Une loi est voté et doit être exécuté. Si vous voulez que cela change, demandez à votre parlementaire de faire une proposition ou au Ministre concerné de faire un projet de loi. Le parlement décidera en âme et conscience.

C'est comme cela qu'une démocratie fonctionne.

Je sais que l'IPI a changé dans le bon sens, mais elle jettera tout cela dans la poubelle si elle retombe dans les mêmes erreurs.

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