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je suis tombé la dessus :
Le groupe PS de la Chambre a proposé de renforcer la protection du locataire, une catégorie de population de plus en plus précarisée. Le locataire (et sa famille) ne pourra être expulsé immédiatement sans que soit traitée la possibilité d’être relogé, et ce tout au long de l’année. Pas uniquement pendant l’hiver, comme cela se fait en France par exemple.
Les députés socialistes ont donc proposé que le locataire bénéficie d’un délai raisonnable, à savoir quatre mois (contre un actuellement) pour trouver un logement décent correspondant aux besoins de sa famille. Le propriétaire pourra toujours expulser plus tôt le locataire s’il trouve un autre logement avant le délai de quatre mois et également si le locataire est susceptible de causer un préjudice grave aux personnes ou aux biens.
A aucun moment il ne parle du proprio qui se tape les frais...
c'est quoi cette politique qui bénéficie aux mauvais payeurs ou autre et pas aux victimes?? A croire qu'on expulse pourle plaisir!! Y'a pas, au PS, ils ont une bonne image des bailleurs. Ils feraient mieux de revoir leur gestion des logements sociaux
Il est intéressant de noter qu'à propos de cette proposition de suspension des expulsions, le Conseil d'Etat a rendu, le 15 février 2006, un avis extrêmement négatif, en déclarant notamment qu'il serait inconcevable de ne pas indemniser le bailleur. Les "soc'" ont à cet égard une attitude très hypocrite consistant à dire que le bailleur conserve une créance à l'égard du locataire
. Le Conseil d'Etat démonte sans ambage cet argument.
Le SNP a publié un article assez complet à ce sujet dans Le Cri de mars 2006.
la garantie sur votre compte ou en cash ?? ... et la taxe communale à charge de l'étudiant non domicilié ?? .. je rêve ... pas très élégant tout ça.
Je ne partage pas votre point de vue:
En ce qui concerne la garantie: la loi n'impose des règles en matière de garantie que pour les baux de résidence principale. Dès lors ces modalités restent totalement libres pour les baux de résidence secondaire que sont généralement les locations de kots.
Sur le plan de l'équité, il faut savoir que souvent les kots sont meublés ce qui facilité la "disparition" du locataire, en laissant parfois une ardoise. Le fait que le bailleur détient la garantie le met un peu à l'abri de ce genre de surprise. Evidemment, ne me faites pas dire ce que je ne dirai (ni ne penserai) jamais: il n'est pas question de cautionner les comportements d'un bailleur qui cherche à tout prix à conserver la garantie! mais songez un instant que si le bailleur "tient en otage" la garantie, de son côté le locataire "tient en otage" pendant toute la location, le bien loué dont la valeur est bien supérieure, avec tous les risques de déprédation et de carence de paiement, et la protection de la loi, notamment au niveau de la procédure!
Seul bémol: pour ma part je ne suis pas d'accord que le bailleur ne serve pas d'intérêts au locataire sur SON argent!
2. Taxe communale:
Là, je rejoins tout à fait Grmf! Il n'est pas normal que cette taxe soit mise à charge du propriétaire qui est déjà largement imposé sur ses revenus immobiliers! Il s'agit en fait d'une taxe destinée à défrayer les pouvoirs locaux des dépenses qui leur sont occasionnées par les occupants des immeubles qui ne sont pas domiciliés dans la commune et ne paient donc pas, dans ce lieu de résidence, de centimes additionnels communaux à l'IPP. Elle incombe donc logiquement au locataire.
Sans vouloir ergoter, il ne faut pas, à mon sens, assimiler tout à fait une chaudière qui consomme trop mais rend le service escompté et une chaudière défectueuse. A priori, seule la 1ère hypothèse oblige le bailleur à réparer ou remplacer l'installation.
Il faut nuancer évidemment: je suppose qu'à un certain stade l'excès de consommation pourrait être assimilé à un non-fonctionnement... Affaire à apprécier par le juge saisi du litige.
Par ailleurs, vous dites que la chaudière fonctionne tout le temps: est-ce à cause de la production d'eau chaude (auquel cas c'est compréhensible mais peut-être excessif) ou à cause d'une négligence ou d'un excès de chauffage des locaux (en été notamment)? Dans la première hypothèse, si la chaudière "tourne" vraiment trop, on peut se poser la question de la défectuosité, comme ci-dessus, dans la seconde il y a éventuellement lieu de "corriger le tir"...
Bref, j'essaierais de coaliser (pacifiquement) les locataires pour convaincre le propriétaire de faire vérifier sérieusement la chaudière et la remplacer si c'est vraiment nécessaire. Bon terrain pour la conciliation ou la médiation!
Vous devez faire un bail de résidence secondaire, qui est un bail classique du code civil, ne bénéficiant pas d'une protection particulière.
Il faut indiquer l'adresse de la résidence principale des locataires.
La question la plus épineuse dans un bail à des étudiants est celle de la durée: que faire pendant la période de vacances (certains baux types émanant d'universités prévoient une période de 10 mois...). D'autre part, il arrive souvent que l'étudiant abandonne ses études en cours d'année et il est très difficile de relouer à ce moment!
Bien sûr, le bail ne permet en principe pas la résiliation anticipée par le locataire mais très souvent, dans un tel cas, il arrête de payer le loyer.
Je crois que notre ami Grmf! serait de bon conseil à ce sujet.
Sachez par ailleurs que le SNP édite des baux-types de résidence secondaire et des baux pour étudiants.
Cette nouvelle mesure est fortement critiquée. Certains craignent un encombrement des prétoires. D'autres y voient un moyen inespéré pour les locataires de mauvaise foi de retarder le moment d'accomplir leurs obligations (comme par exemple payer les arriérés de loyer ou l'indexation).
Il faut savoir que certains juges de paix acceptent que la requête en conciliation et la requête pour l'otention d'un jugement soient déposées en même temps, de sorte qu'en cas d'échec de la conciliation (ou si une des parties ne se présente pas), l'affaire puisse être jugée le même jour ou à une date rapprochée. Il faut donc vérifier ce qu'il en est auprès du greffe, au cas par cas.
J'ai une autre question:
Est-ce que la garantie locative peut servir pour récupérer des mois de loyer non payés?
Merci d'avance,
en principe la garantie couvre toutes les dettes du locataire à la fin du bail. C'est impératif dans les baux de résidence principale si la garantie est constituée sous forme d'une somme d'argent. Dans tous les autres cas, des limitations peuvent être prévues et c'est notamment ce qui se passe régulièrement lorsque la garantie est fournie par le CPAS (limitation aux dégâts locatifs). Il faut donc être très explicite dans le bail et exiger une garantie complète!
C'est vrai que dans la rigueur des principes vous devriez faire expulser le locataire par huissier.
Toutefois, dans le cas présent, vous pouvez peut-être utiliser une voie moins formaliste et moins coûteuse.
Faites signifier le jugement dans les règles, par l'huissier. Ensuite, reprenez possession du logement, en vous faisant accompagner d'un témoin neutre qui attestera que celui-ci était vide. Il serait encore plus prudent de pénétrer dans les lieux avec un serrurier pour ne pas que l'on vous accuse d'avoir vous-même vidé le bien!
Lorsque vous aurez l'expédition du jugement (exemplaire officiel) qui aura été commandé par l'huissier chargé de la signification, produisez-en une copie à la banque, avec une copie de la signification, afin d'obtenir la libération de la garantie.
Bonne chance!
Mais j'ai enquêté dans mon coin et j'ai appris une nouvelle encore plus incroyable !!!!
Le propriétaire sur notre bail était M. ***** (nom supprimé par modérateur), ok pour le moment. On a jamais eu à faire à lui, tjs à sa femme qui nous a dit qu'elle avait une procuration de son mari. Ok on l'a cru ! mais le comble en allant à la commune pour savoir qui était le propriétaire de la maison que nous avons loué, surprise, c'est leur fils, le propriétaire !!!!
Alors que doit on pensser de tout cela ? et comment va réagir le juge sur çà ?
Le moindre conseil est le bien venu
merci d'avance
J-F
Il est vraisemblable que le fils est nu-propriétaire et que son père est l'usufruitier, donc le bénéficiaire des revenus.
Quoi qu'il en soit, aucune loi n'impose que le bailleur soit le propriétaire! Votre interlocuteur est donc la personne qui a signé le bail et qui doit vous garantir contre les troubles de droit que vous subiriez (revendication du bien par le propriétaire...).
Continuez donc comme si de rien n'était.
Cést la note de chauffage personnelle qui coince. Deux coproprietaires se sont deja deconnectes de ce systeme il y a quelques annees sans avoir l'autorisation de la copropopriete. Je ne connais absolument pas le mode de calcul de ce chauffage personnel mais il doit y avoir une manipulation quelquepart .
Y a -t-il une marche a suivre pour attaquer soit la co-propriete soit Caloribel?
Vous pourriez demander au syndic par recommandé, de vous communiquer tous les éléments relatifs au calcul de la contribution de votre lot aux charges de chauffage. Sachez que souvent le calcul se décompose en deux parties: une part forfaitaire qui est distribuée par appartement, indépendamment des consommations (souvent 40%) et une partie qui est comptabilisée selon la consommation. En effet, un appartement dont les radiateurs sont fermés bénéficie du chauffage des autres et dès lors il n'est pas équitable de ne rien lui compter.
Insistez pour savoir ce qu'il en est (règlement de copropriété ou décision de l'assemblée générale + les décomptes du syndic). Vous y avez droit et il ne faut pas lâcher prise!
Cela dit, je rejoins l'avis de Grmff: pourquoi laisser vide un logement?
Dans la mesure où vous ne mentionnez pas le texte exact de la clause, je puis difficilement vous donner un avis définitif.
Par ailleurs, il y a des juges de paix qui refusent de valider une clause de résiliation anticipée au bénéfice du bailleur (même si cette clause est également stipulée en faveur du locataire). Ce n'est toutefois pas une position unanime de la jurisprudence et la Cour de Cassation ne s'est pas prononcée.
Pour peu que la clause soit bien formulée, vous pourriez donc, si le cas en vaut vraiment la peine, porter la contestation devant le juge de paix, en demandant la validation du congé que vous avez signifié.
Compte tenu de la contestation qui existe dans ce domaine, et si vous avez utilisé un bail du SNP, lequel contient effectivement une clause de résiliation en faveur du bailleur, vous pourriez recevoir un certain support de notre part au cours de cette action. Cela implique évidemment que toutes les autres conditions de validité du congé soient respectées.
N'hésitez pas à m'adresser un message privé à ce sujet, le cas échéant.
et je grimpe à l'arbre, à toute allure, je fais au moins l'unanimité là-dessus!
Citation
éatrice Laloux (le présent message n'engage que moi seule)
Dommage ....
Je n'ai pas dit que je mon message est en contradiction avec l'avis du SNP, au contraire. Mais je ne vais pas émettre de tels propos en son nom sans recevoir l'aval de qui de droit.
Ce n'est en effet pas faire montre de paranoia aiguë que de penser que la propriété privée est systématiquement pourchassée, en tout cas la propriété de logements donnés en location.
C'est assez paradoxal dans un pays où la part des logements détenus par les pouvoirs publics est dérisoire (8% des logements alors que le secteur privé pourvoit à 22% des besoins) et où l'on voit de plus en plus souvent ces logements attribués à des personnes disposant de revenus moyens alors que tant de nos concitoyens en situation précaire ne peuvent obtenir un logement social.
Il faudrait du reste requalifier en "logement public" le secteur dénommé - abusivement, de divers points de vue - "logement social".
Le logement social est finalement assuré par le secteur privé. Qui se défend comme il peut contre l'insolvabilité et les déprédations aux biens.
Dans le même temps on fait la chasse aux propriétaires, comme vous le dites très justement. Sans séparer "le bon grain de l'ivraie" (et je ne conteste pas que l'ivraie existe!).
On peut écrire des pages sur ce thème. Ma conclusion? Le but de certains partis et d'un certain secteur associatif est moins de résoudre les problèmes de logement que d'assurer la pérennité de leur pouvoir et de leur existence. Sur le plan idéologique, ils cherchent à éradiquer la propriété privée de logements autres que le sien, et comme on n'a pas les moyens d'exproprier il faut dégoûter, voire réquisitionner ou saisir. En effet, il semble qu'il soit pire de côtoyer des personnes mieux nanties que d'autres, que d'assister au développement de la misère!
Savez-vous qu'à Charleroi un propriétaire qui avait loué un immeuble à un tiers, lequel se comportait comme un marchand de sommeil vis à vis de sous-locataires, s'est vu saisir cet immeuble alors qu'il était acquitté au pénal des inculpations qui pesaient sur lui quant à ces agissements!
Ne nous voilons pas la face: peut-être était-il au courant et même davantage mais il n'empêche que les éléments nécessaires à la preuve de sa culpabilité n'étaient pas réunis. Et pourtant, l'immeuble a été saisi comme "corpus delicti" et il sera vendu à l'encan au profit de l'Etat...
Sans aller jusque là, il me semble que toutes les propositions relatives à la locations vont dans le sens indiqué ci-dessus, et en particulier le projet de blocage, voire d'encadrement des loyers. Partout où cette expérience a été menée, elle a débouché sur un désastre: désinvestissement des propriétaires et réduction drastique de l'offre. Loyers parallèles réservés à des privilégiés. Délabrement du parc immobilier. On a pu dire qu'il y a deux moyens de détruire une ville: la bombarder ou bloquer les loyers!
Et pourtant, j'ai encore entendu une mandataire écolo et non des moindres, préconiser cette "solution", il y a quelques jours...
Le bâtiment se situe à Charleroi.
Y'm'semblait bien que j'avais réagi un peu vite!
Dans ce cas: comparer la facture d'eau de l'an dernier et celle de cette année-ci et voir où le bât blesse.
Exiger un calcul détaillé du syndic.
C'est que la différence n'est pas mince. Revenez nous expliquer ce qu'il en est!
(amende honorable)
Bonjour!
Je confirme ce que Pim vous a dit et complète comme suit:
Vous pouvez en effet convenir dans le bail que la pièce du sous-sol ne peut servir de chambre à coucher. Il faut évidemment que la composition du ménage du locataire s'accomode de cette stipulation. Si la pièce est malgré tout utilisée comme chambre, l'infraction existe mais vous échapperez à l'amende.
Par ailleurs, en ce qui concerne l'état de conformité du bien, nous pouvons vous communiquer au besoin les coordonnées d'un expert qui a la confiance du SNP, qui a été en contact par notre entremise avec le Service d'Inspection régionale et qui, moyennant une rémunération raisonnable, vous donnera un avis sur les travaux à effectuer.
Tel. 02-512.62.87, tel de la part de Madame Laloux
Enfin, conformément aux contacts que nous entretenons avec le Service d'Inspection Régionale, et sur base des rapports reçus de nos membres, je puis vous assurer que les contrôles effectués dans les logements sont raisonnables et tiennent compte des finalités de la législation. Si ce n'était pas le cas, n'hésitez pas à en aviser le SNP (www.snp-aes.be) qui reste évidemment très attentif à l'application pondérée de la législation.
Merci pour votre réponse.
Dans ce bâtiment tout le monde est domicilié. Il y a des propriétaires et des locataires. Compteur individuel pour l'eau. Comment peut-on vérifier ce montant du syndic ? lui demander la facture d'eau qu'il a reçu ?
Je vous ai répondu un peu vite en supposant - peut-être à tort - que l'immeuble est situé à Bruxelles! Si c'est le cas il est difficile de vérifier la facture parce que l'eau est facturée à un tarif progressif selon la consommation supposée par personne! C'est ce qu'on appelle la "tarification solidaire" La compagnie compte le nombre total de personnes dont elle a connaissance et qui sont domiciliées dans l'immeuble et elle facture un certain nombre de m3 par personne aux différents prix. Iil n'est quasiment pas possible de redistribuer la facture exactement en appliquant la tarification solidaire et donc la compagnie recommande aux syndics de calculer un prix moyen de consommation par m3 et de facturer à chaque lot sa consommation à ce prix là. Cela veut dire que ceux qui consomment moins paient pour ceux qui consomment plus et on peut difficilement reprocher au syndic de procéder de cette façon.
Sans compter le fait que tous les habitants ne sont pas pris en compte mais seuls ceux qui sont domiciliés. Cela veut dire que dans un immeuble où il y a des étudiants et le propriétaire, une seule personne bénéficie des tarifs avantageux et que tout le reste de la consommation est facturé au prix maximum...
Cela veut dire également que dans chaque immeuble l'eau coûte un prix moyen différent selon la consommation des uns et des autres!
C'est contre ces illogismes que le SNP s'élève, étant entendu que l'idée de base d'une tarification progressive nous paraît raisonnable. Mais le système actuel est irréaliste et injuste.
Le bailleur n'est pas responsable du comportement de son locataire, en principe tout au moins. Je crois qu'il serait malgré tout opportun, s'il y a des problèmes, de lui faire quelques observations en insistant sur la nécessité pour lui d'avoir un comportement adéquat et de se conformer au règlement d'ordre intérieur. Du reste, le bailleur mettrait en question sa responsabilité s'il ne mentionnait pas dans le bail l'existence de ce règlement, car c'est la condition pour que ce dernier lui soit opposable.
Par ailleurs, vous faites l'expérience des effets pervers de la nouvelle méthode de facturation de l'eau. En principe, le prix de l'eau n'aurait pas augmenté mais tout le monde ou presque paie plus cher! C'est le cas notamment lorsque tous les occupants d'un immeuble n'y sont pas domiciliés, ou lorsque certains consomment beaucoup plus que d'autres et que la facture est répercutée à un prix unitaire moyen etc...
Le SNP a déjà interpellé la compagnie des eaux et les pouvoirs publics sur ce problème mais nous nous heurtons à la mauvaise foi, pour ne pas dire la malhonnêteté intellectuelle des responsables.
J'invite dès lors, si du moins PIM ne voit pas d'objection au procédé, les visiteurs de ce site qui se sentent concernés, à adresser au SNP leurs doléances motivées, afin que nous soyons plus armés pour continuer notre "combat".
Juridiquement, le fait que vous vous soyez mis en ménage ne change rien vis-à-vis du propriétaire. Les conditions d'indemnité que vous mentionnez sont les conditions légales, normales.
N'oubliez pas que outre ces indemnités, vous devez prévenir le propriétaire 3 mois à l'avance. Et que ces 3 mois commencent le 1er du mois qui suit la réception de votre recommandé. Nous sommes le 28. C'est demain que vous devriez envoyer votre recommandé pour en pas perdre un mois de plus.
Ces règles sont valables pour les baux de 9 ans, quoi qu'il soit prévu dans le contrat.
Par contre, si vous avez un bail de courte durée (maximum 3 ans), il faut vous référer au contrat écrit et en outre, le congé peut être donné en tenant compte de la date de début de la location.
essayons-nous au championnat (qui est Julien Lepers?)
Ce qui compte dans le bail de 3 ans est de donner le préavis 3 mois au plus tard avant l'échéance.
Le préavis prend cours au plus tôt le lendemain du jour où le destinataire du congé (locataire OU propriétaire) a reçu (ou pu recevoir) le congé.
En effet, la disposition de la loi qui dit que le congé prend cours le 1er jour du mois qui suit la réception du congé ne s'adresse qu'aux hypothèses où le congé peut être donné à tout moment... (voir cette question déjà longuement traitée dans un sujet précédent :-))
Autrement dit, suis d'accord avec Pim, en tout cas en ce qui concerne le fait que le congé peut être donné en cours de mois et le préavis prendre cours à ce moment et se terminer lau plus tard le dernier jour du bail.
A noter que le préavis déterminé dans la loi est un minimum mais qu'on peut toujours l'allonger.
Grmff a écrit : Pour ce qui est de la jouissance paisible que le bailleur doit à son locataire, il a l'obligation de donner les lieux en bon état. Pas de faire cesser les nuissances entre voisins.
Ceci étant dit ,comme le dit GRMFF , le bailleur doit garantir la possession paisible de la chose et doit aussi protéger le locataire contre les troubles de droits provenant des tiers MAIS pas contre les troubles de fait provenant des tiersSAUF
à mon humble avis si ces troubles de fait provenant des tiers viennent d'un bien appartenant aussi au même propriétaire. ( ce qui semble être votre cas si j'ai bien lu ? )
Dans ce cas , le locataire pourra demander en justice la résolution du bail .
A vérifier quand même auprès de spécialistes.
Non, le propriétaire n'est pas tenu de faire cesser le trouble de fait émanant d'un de ses locataires qui nuit à un autre de ceux-ci. Il n'en a du reste pas le moyen juridique, en principe du moins. De même, le locataire ne peut pas demander la résolution du bail sur cette base.
Toutefois, il est possible éventuellement que le propriétaire agisse contre le locataire qui se conduit mal, en faisant la preuve du trouble en question ET en démontrant qu'il risque de perdre d'autres locataires, à cause de ces comportements. (Le mieux est de produire des lettres émanant des locataires avec plaintes et avertissement qu'ils vont quitter les lieux).
Il aura ainsi satisfait aux conditions de la responsabilité délictuelle §1382 cc: une faute, un dommage et un lien de cause à effet).
Cela implique évidemment que les locataires qui se plaignent ne quittent le bien ou menacent de le faire qu'à l'échéance de leur bail ou moyennant les préavis légaux puisqu'ils n'ont aucun grief à faire valoir contre le bailleur!
J'ai connu des cas où cette technique a marché...
Bien sûr, tout ceci est théorique et il faut voir comment les choses se passent dans la réalité!