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#12682 Re : Locations et baux » Questions sur mon bail et ma résiliation anticipée » 07-11-2016 15:19:56

GT

Par un arrêt du 18 décembre 2015, la Cour de cassation a tranché en faveur de la licéité de l'insertion d'une clause contractuelle de résiliation du bail de courte durée.

A l'agenda des gouvernements wallon et bruxellois compétents en matière du bail d'habitation depuis le 1er juillet 2014 suite à la sixième réforme de l'Etat : la résiliation du bail de courte durée et les délais de préavis des baux de courte durée.

A défaut d'une clause contractuelle la situation actuelle est la suivante :
•    examen de la possibilité de résiliation de commun accord
•    rejet de la rupture unilatérale (sauf abus de droit ds le chef du bailleur)

http://forum.pim.be/topic-286947-bail-d … age-1.html

#12683 Re : Locations et baux » Questions sur mon bail et ma résiliation anticipée » 07-11-2016 15:19:56

GT

Ne confondons pas "délai de préavis" et "indemnité pour résiliation anticipée"

Dans la rigueur du texte légal, les possibilités prévues  par le régime légal (article 3, § 2 à 5  de la loi de 1991 sur la résidence principale) de mettre fin de façon anticipée au bail, sont en principe exclues dans le cadre d’un bail de courte durée visé à l'art. 3, § 6 de la loi précitée. Le bail doit être exécuté jusqu'à son terme.

La jurisprudence et la doctrine sont parfois plus souples.

En tout état de cause, une indemnité peut être demandée au locataire qui met fin à un contrat de bail de courte durée.

Une indemnité égale à 2 mois de loyer ne me semble pas irraisonnable dans le cas présenté.

Il est question de l'enregistrement à l'art. 3, § 5, al.3 de la loi de 1991. En d'autres mots, dans le cadre d'un bail de 9 ans.

#12685 Re : Locations et baux » location et bail » 12-11-2016 09:18:15

GT

Il n'est pas question ici d'une colocation. Ce terme est utilisé lorsqu'un logement est donné en location à plusieurs personnes.

Apparemment ce n'est pas le cas puisque le propriétaire donnerait en location une chambre, une salle de douche/wc/évier, une terrasse et éventuellement une place de parking  d'un bien qu'il occuperait pour le surplus sous réserve d'un usage commun d'une cuisine et d'un jardin.

Actuellement, le contrat de bail du logement étudiant ne fait l’objet d’aucun régime juridique spécifique. Il est soumis au « droit commun du contrat de louage » dont la plupart des dispositions ont un caractère supplétif de sorte qu'il existe dans de nombreux cas une liberté contractuelle.

Deux exemples

https://www.belfiusjeunes.be/documents/Bail_fr.pdf
http://www.copropriete-ejuris.be/files/ … udiant.pdf

Ces contrats renvoient à l'existence éventuelle d'un règlement d'ordre intérieur.

Le locataire est toujours susceptible en cours de bail de considérer que le bailleur s’immisce exagérément par son bail ou son règlement dans sa vie privée en le privant par exemple d'un droit  revendiqué de fumer ou de recevoir des visites dans le bien pris en location et en jouissance exclusive.

Le gouvernement wallon a décidé de créer un bail spécifique étudiant.

#12686 Re : Locations et baux » location et bail » 12-11-2016 09:18:15

GT

version 5/11/2016
"Comme beaucoup de jeune, je vais acquérir un bien d'ici peu."

version 7/1/2016
"Je suis propriétaire depuis peu, et je souhaiterais louer (mettre en location) une chambre non occupée de mon appart"

#12688 Re : Locations et baux » Et bingo ! Ca n'arrive pas qu'aux autres. Pourrait être vu sur RTL » 04-11-2016 12:41:18

GT

Trois propositions (à lire au 2d degré)

1. Dispenser de taxes et impôts tout (ancien) bailleur créancier à hauteur des montants qui lui sont dus par son (ancien) locataire défaillant.
2. Refuser d'octroyer des allocations familiales, de chômage ou de maladie-invalidité à tout (ancien)locataire ayant fait l'objet d'une condamnation à une somme d'argent à la suite d'une action introduite par le (ancien) bailleur.
3. Inscrire dans des textes que le bénéficiaire d'allocations condamné à la suite d'une action d'un (ancien) bailleur est un parasite vivant aux crochets de la société.

Mais, au fait, de cet ancien locataire, il a été affirmé qu'il était CERTAINEMENT en-dehors de la Belgique. Et il perçoit des allocations en Belgique ?

Ceci dit je compatis sincèrement à la situation décrite par le bailleur, je partage son désespoir et je critique avec force les actes du locataire tels qu'ils sont exposés. Les dégradations et destructions volontaires d'un bien d'autrui ne sont-elles pas visées par le code pénal ?

Je ne peux que souhaiter au bailleur que son ancien locataire revienne rapidement à meilleure fortune de manière à ce qu'une saisie puisse être exécutée.

#12689 Re : Locations et baux » Que faire sans réponse du propriétaire ? » 31-10-2016 08:53:37

GT

La locution répétée "soit" marque une alternative.

Dans un contrat de bail, on peut s'attendre à ce que , au moment de sa conclusion, une des  2 alternatives aie été cochée ou qu'une des 2 alternatives aie été biffée.

#12690 Re : Législations régionales » bruxelles - augmentation abattement apd 01/01/2017 = date de l'acte ou compromis » 07-11-2016 15:22:54

GT

A ma connaissance l'ordonnance contenant le second volet de la réforme fiscale bruxelloise n'a pas encore été publiée au Moniteur.

La proposition du Ministre VAN HENGEL du projet d'ordonnance a été approuvée par le gouvernement bruxellois et porte notamment sur l'augmentation de l'abattement sur les droits d'enregistrement lors de l'achat d'une habitation constituant la résidence principale pour les personnes qui ne sont pas plein propriétaires d'une autre habitation. Le nouvel abattement s'élèvera à 175.000 euros pour des achats portant sur des conventions conclues à partir du 1er janvier 2017 et ne sera pas d'application lorsque la base imposable excède 500.000 euros.

#12692 Re : Ventes et achats » Achat d'un bien dont le permis de construire n'a pas été respecté » 28-11-2016 18:55:22

GT

Votre notaire me semble être une personne qualifiée pour répondre à votre interrogation.

#12693 Re : Copropriétés forcées » Un futur proprio peut-il être nommé syndic? » 24-10-2016 20:39:04

GT
grmff a écrit :

Je ne vois pas pourquoi le mandat du liquidateur prendrait fin d'office. Le liquidateur doit liquider. Pas constater. Il doit agir pour vider la société de ses actifs et passifs.

Ce n'est pas le mandat du liquidateur qui prend fin mais le mandat entre l'association des copropriétaires et la société en raison de son état état de liquidation judiciaire.

La mission du liquidateur est limitée.

Par ailleurs, ne pourrait-il pas être soutenu que le contrat de mandat d'un syndic est un contra intuitu personae qui a pris fin du fait de la liquidation judiciaire.

Quoi qu'il en soit, le liquidateur appréciera si oui ou non il est autorisé à convoquer une AG. La réponse lui appartient.

#12694 Re : Copropriétés forcées » frais non payés par ancien locataire » 24-10-2016 15:56:57

GT

Entre le locataire et l'association des copropriétaires il n'existe aucune relation contractuelle. Le locataire paye ses charges à son propriétaire ou à ses héritiers (via le notaire).

Que le locataire paye ou non ses charges est sans incidence ici sur le droit de l'association des copropriétaires de s'adresser aux héritiers du bailleur pour régulariser la situation.

Par ailleurs, à quand un point mis à l'ordre du jour d'une AG visant à l'introduction d'une procédure contre les héritiers en vue du recouvrement des charges impayées ?

Quel est le montant des charges impayées ?

#12695 Re : Copropriétés forcées » Un futur proprio peut-il être nommé syndic? » 24-10-2016 20:39:04

GT
grmff a écrit :

Vu le nombre de copropriétaires après la vente (3!), je pense demander au liquidateur de faire une AGE avec l'ordre du jour qui me convient: délégation de pouvoir du syndic comme proposé par Luc. Liste des travaux à faire et fait que ce sera porté en compte après l'achat. Assurance de l'immeuble. Nommination du syndic au jour de la vente. Etc...

A mon avis, si le contrat de mandat qui lie la société mise en liquidation judiciaire à l'association des copropriétaires a pris fin en raison de cette mise en liquidation, le liquidateur ne peut convoquer une assemblée générale de celle-ci.

Au liquidateur d'apprécier.

#12696 Re : Locations et baux » Décès du locataire et AIS » 31-10-2016 20:04:08

GT

En réponse à leurs interrogations, j'imagine que les personnes intéressées n'auront pas manquer de lire dans l'édition papier du journal les explications de l'avocate de l'agence immobilière.

"Notre article en intégralité ainsi que l'avis de l'avocate de l'AIS sont à lire dans la Province de ce samedi".

En cas de décès de leur locataire certains bailleurs s'inscrivent dans le respect de la loi, d'autres sont moins sourcilleux (eu égard à la situation mais à leurs risques et périls).

Quelles sont les dispositions légales ?

L'article suivant apporte des éléments de réponse

http://www.rtl.be/info/vous/temoignages … 21550.aspx

En voici  quelques extraits.
"Le décès d'un locataire ne met pas fin au bail, explique Bénédicte Delcourt, directrice du syndicat national des propriétaires. Le contrat passe alors sur la tête des héritiers, qui, s'ils acceptent la succession, doivent se comporter comme s'ils étaient les locataires du lieux". Mais, ici, en l'absence d'héritier, le cas de figure est différent. "Dans ce cas-là, le bailleur est démuni, estime Bénédicte Delcourt. La loi n'est pas du tout adaptée à ce genre de cas. Le bailleur a besoin de récupérer ses clés, éventuellement la garantie locative, mais pour cela, il doit entamer toute une série de démarches pour faire nommer un administrateur".
"En réalité, son avocat est en train de finaliser les démarches pour faire nommer un administrateur provisoire par le tribunal de première instance. En clair, désigner un avocat qui va gérer les biens du locataire décédé, vider l'appartement et rendre les clés à Corinne. Et il y a une procédure à respecter. "Il faut déposer une requête et le magistrat va désigner la personne qui aura pour mission de prendre les mesures conservatoires", explique Yves Demanet, avocat ayant déjà été administrateur plusieurs fois. L'administrateur doit par exemple s'occuper de l'animal domestique, couper le gaz, mettre de l'eau aux plantes, clore un contrat d'électricité… Première bonne nouvelle pour Corinne: un administrateur de biens est nommé pour son dossier. Nous sommes au mois de juin, son locataire est décédé depuis trois mois." (...)
"Mais l'administrateur a surtout une mission d'investigation: "Il doit rechercher le testament et tous les indices qui lui permettent de déterminer l'actif (donc les comptes en banque, le contenu des coffres-forts, etc.) et le passif, c'est-à-dire toutes les créances, poursuit Maître Demanet. Il doit essayer de tout établir. Ça peut être très compliqué car il peut y avoir la mission de la recherche des héritiers".
Et il semble que le locataire de Corinne puisse avoir de la famille quelque part. "Il se pourrait qu'il ait un frère dont personne n'a les coordonnées, pense Corinne. Il vivrait en Thaïlande". Voilà qui peut compliquer le dossier. "Il y a des généalogistes auxquels on fait appel sous l'accord du juge de paix, raconte Yves Demanet. Ou bien, ces recherches sont dans sa mission et alors, l'administrateur va parfois très loin. J'ai récemment travaillé sur une succession pour laquelle il y avait 49 héritiers dont deux sont en Australie et en Argentine."
"Car après l'intervention de l'administrateur, qui lui a permis de récupérer ses clés, commence celle du curateur. C'est cette personne qui la dédommagera s'il reste de l'argent. "Quand j'ai accompli mes devoirs, je saisis le tribunal et je fais désigner un curateur à succession vacante", poursuit Yves Demanet. Et là, commence un nouveau délai.(...) Le curateur va prendre des dispositions vis à vis de l'état pour clôturer la succession. Le propriétaire peut d'ailleurs réintroduire sa créance à ce moment-là".

"Pour l'association de défense des propriétaires, il faut trouver le moyen d'alléger les démarches administratives et d'aller plus vite. "C'est une situation qu'on dénonce, affirme Bénédicte Delcourt, directrice du syndicat national des propriétaires. Ça met les bailleurs en détresse, ça bloque leur bien pendant un nombre de mois incalculables et imprévisibles. Nous souhaitons que la procédure soit plus rapide et facile. Immédiatement après le décès, s'il n'y a pas d'héritier, nous voulons qu'il y ait automatiquement désignation d'un administrateur provisoire, car ici c'est le propriétaire qui doit faire ça. Cela simplifierait les choses qu'il statue tout de suite sur l'avenir du bien, la garantie locative, etc. C'est un préalable évident et indispensable".

#12697 Re : Copropriétés forcées » Un futur proprio peut-il être nommé syndic? » 24-10-2016 20:39:04

GT
luc a écrit :
GT a écrit :

L'art. 577-8, § 1, al.1, C. civil se concentre sur la désignation/nomination d'un premier syndic d'une ACP.

La jurisprudence dans le cadre de mon ACP en dit autre.
En effet le syndic T. prévoyait dans son contrat de 2012 une prolongation automatique sans une décision explicite de l'AG. Le juge a nommé un syndic  judiciaire, après le dépot d'une requête unilatérale sur base de l'Art. 577-8 §1 CC.  L'ex-syndic T. a appliqué le jugement.

Mais il y avait un contexte spécifique, qui sort du cadre de la question initiale.

En effet, la jurisprudence n'est pas unanime sur la portée de l'article 577-8, § 1, al.1, C. civil.

#12698 Re : Copropriétés forcées » Un futur proprio peut-il être nommé syndic? » 24-10-2016 20:39:04

GT

Effectivement, l'art.577-8, § 1, al.1, C. civil prévoit :
"Lorsqu'il n'est pas désigné par le règlement de copropriété, le syndic est nommé par la première assemblée générale ou, à défaut, par décision du juge, à la requête de tout copropriétaire ou de tout tiers ayant un intérêt."

Le tiers ayant un intérêt se manifeste lorsque le syndic n'a pas été désigné par le règlement de copropriété ou nommé par la première assemblée générale.

Si le règlement de copropriété a désigné un syndic ou si une première assemblée n'a pas nommé celui-ci, A DEFAUT une décision du juge le nommera à la requête de tout copropriétaire ou de tout tiers ayant un intérêt.

Dans le cas de la copropriété visée, un syndic a, en principe dû être désigné par le règlement de copropriété  ou nommé par le première assemblée générale .

L'art. 577-8, § 1, al.1, C. civil se concentre sur la désignation/nomination d'un premier syndic d'une ACP. 

Par ailleurs, le liquidateur du syndic n'est ni, à mon avis, le mandataire de l'association des copropriétaires ni certainement le liquidateur de celle-ci.

#12699 Re : Copropriétés forcées » Frais d'entretien dans copropriété » 23-10-2016 16:41:48

GT

A mon avis, même en comptabilité simplifiée, le syndic devra ventiler les dépenses suivant leur nature.
Et, le cas échéant, il devra produire des pièces justificatives justifiant  celles-ci (facture fournisseur, décompte secrétariat social, preuves de payement).

Au conseil de copropriété de surveiller la gestion du syndic et au commissaire aux comptes de remplir sa mission.
Chaque copropriétaire peut également demander d'avoir accès à tous les documents ou informations relatifs aux rétributions du copropriétaire pensionné reprises dans les dépenses de la copropriété.

#12700 Re : Copropriétés forcées » Un futur proprio peut-il être nommé syndic? » 24-10-2016 20:39:04

GT

A mon avis , la mise en liquidation judiciaire d'un syndic a comme conséquence la fin de son activité dans les associations de copropriétaires dans lesquelles il avait un mandat en cours.

La copropriété se retrouve alors dépourvue de syndic.

Dans ce cas, en application de l'article 577-8, § 7, C. civil, le juge pourrait désigner un syndic provisoire pour la durée qu'il détermine à la requête d'un copropriétaire.

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