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#12801 Re : Divers (hors achat/location) » Requalification des revenus locatifs en revenus professionnels par le SPF Fin » 23-12-2022 19:20:18

GT

De manière générale,le contribuable n'est jamais obligé de signer un accord avec l'agent taxateur qui lui a fait parvenir un avis de rectification.

S'il marque son désaccord, l'administration confirmera sa position ou la reverra.  Ensuite la cotisation sera enrôlée .

Le contribuable aura alors l'occasion d'entamer une procédure administrative puis judiciaire pour faire valoir son point de vue.

Par "accord" avec l'administration, il peut être imaginé dans le cas présenté que la taxation en revenus professionnels des produits locatifs  s'appliquera par exemple pour le dernier exercice d'imposition à l'exclusion des exercices antérieurs.

#12802 Locations et baux » La wallonie modernise son contrat de bail » 24-06-2016 16:14:03

GT
Réponses : 12

http://gouvernement.wallonie.be/communi … -juin-2016

La Réforme du Logement privé : la Wallonie modernise son contrat de bail
Sur proposition du ministre du logement, Paul Furlan le Gouvernement wallon a adopté ce jeudi l’avant-projet de décret modifiant diverses dispositions du code civil relatives au bail d’habitation.
Cette nouvelle mesure s’insère directement dans le cadre des réformes logement déjà prises par le gouvernement wallon. Depuis le début de cette législature, le gouvernement wallon a opéré une profonde mutation du secteur du logement.
En premier lieux, il a inscrit davantage encore le secteur du logement dans le développement durable en simplifiant les primes et en optimisant les travaux d’économies d’énergie et la de rénovation du bâti éligibles.
Ensuite, il a élargi ce secteur à la portée de chacun en facilitant l’accès à la propriété avec l’Access pack et le Chèque habitat.
Il y a quelques semaines, le gouvernement s’est attaqué à un troisième volet de mesures : le secteur locatif. L’objectif était de faciliter les relations entre propriétaires et locataires en faisant disparaître deux points de tension importante : le paiement et la portabilité de la garantie locative et l’estimation du prix du loyer.
Aujourd’hui le gouvernement wallon s’attaque à un autre pan important de la législation du Logement : le Contrat de bail.
L’objectif de cette réforme est multiple :
•         Prendre en compte les formes modernes de location;
•         Maintenir un équilibre propriétaire – locataire;
•         Prendre en compte les spécificités wallonnes;
•         Fournir plus de clarté et de lisibilité juridique.
Cette nouvelle réforme sera matérialisée à travers une codification cohérente et unique des règles logement public et privé. Cette codification se déroulera en 2 temps : premièrement, la modification des articles au sein du Code civil (le texte adopté ce jour), ensuite, la codification logement privé et logement public.
Quelles sont les principales dispositions du Code civil relatives au contrat de bail qui seront mises en place par cette réforme ?
•         La lutte contre les discriminations dans l’accès au logement (Le Gouvernement est habilité à dresser une liste des documents que les propriétaires ne peuvent exiger) et dans les communications publiques et officielles (différenciation des loyers et des charges communes et du caractère forfaitaire ou provisionnel pour éviter les mauvaises surprises) ; le gouvernement wallon prévoit à ce sujet la possibilité d’établir des contrôles mystères.
•         Le renforcement de l’obligation d’un écrit pour tous types de baux. Cette obligation est désormais élargie à tous les baux d’habitation.
•         De nouveaux modèles de « Bail type » et d’ « état des lieux » seront disponibles et adaptés aux nouvelles mesures.
•         Le renforcement de l’obligation d’Enregistrement des baux. Cette obligation d’enregistrement touchera désormais tous les baux d’habitation de résidence principale (bail classique, bail de courte durée, colocation …). La réforme met en place des sanctions claires (par exemple : pas d’indexation ou de révision du loyer si le contrat n’est pas enregistré …)
•         La lutte contre l’insécurité et l’insalubrité. On fusionne les textes législatifs existants aux niveaux fédéral et régional. De plus, on rend obligatoire pour le locataire qui est présumé responsable de l’incendie qui se déclencherait dans le bien loué, de prendre une assurance couvrant sa responsabilité.
•         La création du « Bail étudiant ». La réforme définit clairement les notions de « bail étudiant » et « d’étudiant ». Elle prévoit la création d’un label « logement étudiant de qualité ». Elle introduit surtout des dispositions liées aux spécificités de la vie estudiantine concernant notamment la durée du bail et la sortie du contrat. (durée du bail inférieure ou égale à un an, sortie du contrat anticipée moyennant des indemnités de deux mois de loyer, pas d’indemnités si la rupture est justifiée par un refus d’inscription ou un abandon d’étude, sous location facilitée …)
•         La Réforme apporte également plus de transparence dans la répartition des réparations et des obligations d’entretiens entre locataire et propriétaire à travers une définition claire et la possibilité pour le Gouvernement de dresser une liste (non exhaustive) d’exemples mise à jour et établie sur base de la jurisprudence.
•         La création des Commissions paritaires locatives. Le texte consacre la possibilité de créer des commissions paritaires (représentations des locataires et des propriétaires) avec comme missions l’information et la conciliation à l’amiable des litiges sur demande (préalable non obligatoire à une procédure judiciaire).
•         De la sous-location à la location. La réforme permet au sous-locataire (lorsque la sous-location a été autorisée par le bailleur) de devenir plus facilement le locataire principal.
•         Le Décès du locataire. Le contrat de location est le seul qui ne prend pas fin par la mort d’une des parties au contrat. La réforme prévoit pour les héritiers la possibilité de résilier le contrat plus rapidement ainsi que pour le propriétaire lorsque la succession est vacante.
•         La Colocation. La réforme complète l’arsenal juridique pour répondre aux problèmes particuliers liés la colocation et non résolus par la législation existante. Concernant la solidarité entre colocataires, cette solidarité est présumée excepté quand le contrat stipule le contraire. La sortie anticipée d’un des colocataires sera permise moyennant un préavis et une indemnité s’il ne propose pas de remplaçant ou si le remplaçant est refusé pour justes motifs. Le propriétaire aura désormais la possibilité de résilier le contrat lorsque la moitié des colocataires initiaux sont sortis. Enfin, la réforme consacre le pacte de colocation qui règle les relations entre les colocataires.

#12803 Re : Copropriétés forcées » approbation procès verbal assemblée générale » 26-04-2017 12:19:11

GT

Dans un article instructif intitulé "Vers plus de professionnalisme" publié dans le n° 2016/1 de la revue" res et jura immobilia", son auteur Yves VAN ERMEN (actuel président du bureau de l'IPI) écrit que les chambres de l'IPI ont retenu comme grief le fait de mettre à l'ordre du jour "l'approbation du procès-verbal de l'assemblée générale précédente alors que ces procès-verbaux sont devenus définitifs à défaut de recours introduit dans le délai légal, et avoir ainsi donné aux copropriétaires la fausse illusion que les décisions prises ne deviennent définitives qu'à l'assemblée générale suivante".

Bref, il semble que la mise à l'ordre du jour par un syndic d'un point concernant l'approbation du PV de l'année précédente serait susceptible de constituer un manquement déontologique dans le chef du syndic concerné ouvrant la porte à une sanction disciplinaire prononcée par l'IPI.

#12804 Re : Divers (hors achat/location) » Requalification des revenus locatifs en revenus professionnels par le SPF Fin » 23-12-2022 19:20:18

GT

@nono 67

Il existe , à quelques kms de Welkenraedt ,et bénéficiant d'une certaine renommée, un cabinet d'avocats spécialisé notamment en droit fiscal.

L'enjeu en vaut la peine. N'hésitez pas à consulter en dehors du forum . La matière est pointue. La jurisprudence n'est apparemment pas  univoque.

"N'oubliez jamais qu'il vaut mieux vérifier ou faire vérifier ce que l'on vous dit par un professionnel."
https://forum.pim.be/misc.php?action=rules

Il va de soi que la vérification porte aussi sur ce que je pourrais avoir écrit.

Bonne chance.

#12805 Re : Divers (hors achat/location) » Requalification des revenus locatifs en revenus professionnels par le SPF Fin » 23-12-2022 19:20:18

GT

@nono67

Puisque votre dossier est devant le cour d'appel, j'en déduis que vous avez perdu au stade de la réclamation administrative ainsi que, ensuite, devant le tribunal de première instance.

Il n'est pas exceptionnel  que le justiciable/contribuable  obtienne finalement gain de cause devant la cour d'appel.

Si vous médiatisez votre affaire - la médiatisation/pression est parfois contreproductive -nous en saurons, espérons le,  davantage sur celle-ci.   

Quant à tirer une conclusion générale à partir d'un cas particulier, alors que le jugement d'appel n'est pas encore prononcé, il y a un pas que je ne franchirai pas.

Personnellement je n'ai aucun indice concernant une volonté du monde politique de taxer de manière systématique les revenus immobiliers en revenus professionnels, volonté mettant à contribution les magistrats !
Cette hypothèse ne me paraît pas crédible . Supposer que la majorité politique actuelle au fédéral nourrisse de telles intentions et qu'elle puisse influencer le pouvoir judiciaire dans ses décisions et jugements...

#12806 Re : Divers (hors achat/location) » Requalification des revenus locatifs en revenus professionnels par le SPF Fin » 23-12-2022 19:20:18

GT

Deux exemples de revenus immobiliers taxés en revenus professionnels

Par exemple, un chômeur acquiert par emprunt sept immeubles pour les louer ; la Cour d’appel de Liège (15 février 2012, rôle n° 2010/RG/157, Fiscalnet) y voit une activité professionnelle considérant le caractère répété des opérations, le recours à l’emprunt et le temps nécessaire pour la gestion locative.

Un autre exemple (Cass., 14 décembre 2007, rôle n° F.06.0055.F, www.juridat.be) :
« L’arrêt considère que « le caractère répétitif des opérations résulte de l’acquisition de 33 immeubles au cours d’une période de 13 ans ; que le lien de connexité résulte de l’objectif poursuivi, consistant à acheter des immeubles à bas prix pour les restaurer et les donner en location ; qu’il a été démontré que lesdites opérations étaient exorbitantes de la gestion normale d’un patrimoine privé ; que le caractère professionnel de ces opérations se trouve confirmé par le recours quasi systématique à l’emprunt impliquant, dans chaque cas, la démonstration de la rentabilité du projet, par l’importance des travaux d’aménagement et de restauration, par l’inscription au registre du commerce de 1987 à 1992 du chef d’une activité qualifiée ’affaires immobilières’ et par la gestion administrative d’un ensemble de biens donnés en location ; qu’il s’agit bien d’un ensemble d’opérations suffisamment fréquentes et liées entre elles pour constituer une occupation continue et habituelle et ne consistant pas en la gestion normale d’un patrimoine privé ; qu’autrement dit, il s’agit d’une occupation lucrative au sens de l’article 27, alinéa 1er, du Code des impôts sur les revenus, générant des profits au sens de l’article 23, § 1er, du même code « .
Par ces considérations, l’arrêt justifie légalement sa décision que les revenus produits par le patrimoine immobilier des demandeurs sont des revenus professionnels taxables à ce titre. »

http://gillescarnoy.be/2013/10/29/les-r … us-divers/

#12807 Re : Locations et baux » Clause interdisant les animaux : légal ou pas ? » 26-06-2016 08:58:57

GT
Erico a écrit :

Gros gros débat récemment avec plusieurs personnes

Certaines estimant qu'une telle clause, en Belgique, ne peut figurer dans un bail et que donc si elle y figure, c'est illégal et ça peut rendre le bail caduque.

A ma connaissance une telle clause est légale

Votre avis ?

Juste sur ça,  ne commençons pas encore à nous prendre la tête à ce sujet   wink

Il n'existe aucun disposition légale dans la loi sur le bail de résidence principale concernant l'interdiction pour le locataire de garder un chien ds les lieux pris en location.

Dans le silence de la loi, en présence d'une clause interdisant le présence d'animaux dans les lieux pris en location, c'est le juge qui , en cas de contestation, tranchera lorsque le locataire ne respecte pas le contrat.  Le juge appliquera ou non la jurisprudence CEDH pour le cas qui lui est soumis.

#12808 Re : Locations et baux » Clause interdisant les animaux : légal ou pas ? » 26-06-2016 08:58:57

GT

Les bailleurs intéressés par la problématique de la lecture de l'art. 8.1 de la convention européenne des droits de l'homme (CEDH) à une clause d'interdiction d'animaux contenue dans un bail liront avec attention l'article du SNPC publié dans le magazine "Le Cri" de juin 2016 , intitulé "Les locataires, leur chien et la convention européenne des droits de l'homme : épisode II(pages 24 et svtes).

L'article fait état du cas suivant. Un juge de paix a rompu un bail aux torts d'un locataire et l'a contraint à quitter les lieux pour inobservation d'une disposition contractuelle. Le locataire maintenait un chien dans les lieux loués manquant ainsi aux stipulations du bail. Ce juge s'est ainsi écarté de la jurisprudence habituelle CEDH.

L'article se termine par 2 conseils aux bailleurs qui ne sont pas opposés à la présence d'animaux dans les lieux donnés en location.

Et se termine par " A bon entendeur..."

#12809 Re : Locations et baux » Quand les banques nous compliquent la tâche... » 18-06-2016 12:59:14

GT

Il existe aussi des employés en agence bancaire qui exécutent scrupuleusement les procédures internes prévues et d'autres qui prennent certaines libertés avec celles-ci.

Pour les premiers (les prudents), un dossier en ordre est celui prévu dans la procédure interne pour le cas concerné.   Et la procédure interne de la banque X n'est pas la même que celle mise en place dans la banque  B.
Entre 2 agences de la même banque, on peut attendre que les procédures soient identiques.

Ceci dit, les interrogations d'un client sur le sort réservé à sa demande concernant une garantie locative sont évidemment légitimes.  Il a envie de comprendre. Parfois, l'insistance porte ses fruits.

#12810 Re : Locations et baux » Quand les banques nous compliquent la tâche... » 18-06-2016 12:59:14

GT
PIM a écrit :
GT a écrit :

De manière générale je suis bien conscient que certains employés(ou fonctionnaires) ont (banque, assurances, CPAS, ministères...) des réponses parfois pour le moins surprenantes .

Par ailleurs, je suis également convaincu que d'une part certains critiquent sans s'être donnés la peine de lire les conditions d'un contrat ou les textes légaux et réglementaires - et, après la lecture éventuelle, le contenu a-t-il été assimilé? - et d'autre part que certains dominent parfois mieux une matière que l'interlocuteur auquel ils sont confrontés.

Chaque cas évoqué est à examiner séparément en fonction d'un ensemble d'éléments.

GT/Salomon, même combat angel

Sans être juge, il m'est déjà arrivé d'intervenir dans la prise de décisions mais alors après prise de connaissance d'un ensemble d'éléments de fait et de droit.  Cette condition n'est pas remplie et on peut le comprendre sur un forum. Sur un forum est exposée de manière unilatérale et parfois incomplète une situation.

#12811 Re : Ventes et achats » Assurance incendie et contrôle d'installation électrique » 07-02-2017 08:48:07

GT

La question se pose d'abord de savoir  si le preneur d’assurance avait l'obligation de fournir à son assureur d'initiative les informations concernant l'état  non conforme de son installation électrique et ensuite de déterminer les conséquences de l'absence d'exécution par le preneur de cette obligation.

Il convient de lire l'intégralité des conditions du contrat d'assurance et le cas échéant , en cas de doute , de téléphoner puis  d'écrire à l'assureur. Le langage des assureurs est bien souvent hermétique à la plupart. Tout mot est soigneusement pesé.

Pour une assurance "protection juridique" dont j'étais le bénéficiaire, je me suis posé une question concernant l'étendue de celle-ci. J'ai téléphoné au courtier. Il s'est voulu rassurant. J'ai téléphoné à l'assureur. Idem. Il s'est voulu rassurant. J'ai insisté en écrivant à l'assureur. Le dossier a été examiné par le service juridique. De la réponse reçue, il s'est avéré que l'assurance protection juridique avait bien la portée limitée que j'envisageais. J'en ai tiré les conclusions utiles. Les paroles  des services commerciaux  et les écrits : le contrat . Deux mondes.

Intuitivement, je dirais qu'il serait facile de se retrancher derrière l'absence d'une question posée par le courtier pour ne pas déclarer correctement un risque.

#12812 Re : Locations et baux » Quand les banques nous compliquent la tâche... » 18-06-2016 12:59:14

GT

De manière générale je suis bien conscient que certains employés(ou fonctionnaires) ont (banque, assurances, CPAS, ministères...) des réponses parfois pour le moins surprenantes .

Par ailleurs, je suis également convaincu que d'une part certains critiquent sans s'être donnés la peine de lire les conditions d'un contrat ou les textes légaux et réglementaires - et, après la lecture éventuelle, le contenu a-t-il été assimilé? - et d'autre part que certains dominent parfois mieux une matière que l'interlocuteur auquel ils sont confrontés.

Chaque cas évoqué est à examiner séparément en fonction d'un ensemble d'éléments.

#12813 Re : Locations et baux » location caution solidaire » 17-06-2016 07:44:09

GT
panchito a écrit :
GT a écrit :

Par ailleurs, il ressort de le position d'un courtier rencontré récemment dans un cas précis que la limite du tiers des loyers n'est pas une règle intangible.

C'est certain, surtout pour les loyers supérieurs à 1500€

En l'espèce, il s'agissait de revenus de l'ordre de 2000 euros et d'un loyer de 800 € et d'un agent immobilier dont j'avais fait la connaissance , il y a environ 15 mois, au moment des discussions et de la signature d'un bail par un proche.

Pour cet agent IPI, le dossier était jouable et il était prêt à signer.

#12814 Re : Locations et baux » location caution solidaire » 17-06-2016 07:44:09

GT

Le bailleur potentiel ne pourrait-il pas être sensible au fait que votre fille est propriétaire pour partie d'un bien immobilier qui sera réalisé ?

Par ailleurs, il ressort de le position d'un courtier rencontré récemment dans un cas précis que la limite du tiers des loyers n'est pas une règle intangible.

#12815 Re : Ventes et achats » Abattement Bruxelles - Amende si on change d'avis? » 14-06-2016 21:46:58

GT

J'ai déjà eu l'occasion d'intervenir sur ce forum dans un fil de discussion relatif à la problématique que vous soulevez. Plusieurs avis différents ont été  donnés.

Si vous avez des doutes, le mieux serait de téléphoner au call centrer du SPF Finances (025725757).
Ou consultez les circulaires qui ont été consacrées à la matière sur le site du SPF Finances , fisconetplus, à l'adresse suivante

http://ccff02.minfin.fgov.be/KMWeb/main.do?home=true

#12816 Re : Locations et baux » Charges communes : justificatifs ? » 02-09-2016 18:01:20

GT

Je n'éprouve aucun plaisir à vous contredire mais vous affirmiez :

"Effectivement, le propriétaire doit présenter un décompte qui vous est propre, et y joindre les factures qui y sont reliées de façon à pouvoir vérifier le calcul et l'exactitude du montant."

alors que le texte de l'article 1728 ter, al. 3 et 4 du C. civil prévoit :

"Les documents établissant ces dépenses doivent être produits.
Dans le cas d'immeubles à appartements multiples, dont la gestion est assurée par une même personne, l'obligation est remplie dès lors que le bailleur fait parvenir au preneur un relevé des frais et charges, et que la possibilité est offerte à celui-ci ou à son mandataire spécial, de consulter les documents au domicile de la personne physique ou au siège de la personne morale qui assure la gestion."

En d'autres mots, en dehors du cas d'immeubles à appartements, les documents doivent être produits par le bailleur avec le décompte.

Dans le cas d'immeubles à appartements, pour le législateur, l'obligation (de production de documents) est supposée remplie :
•    lorsque le bailleur fait parvenir au preneur un relevé des frais et charges
•    ET que la possibilité est offerte à celui-ci ou à son mandataire spécial de consulter les documents au domicile de la personne physique ou au siège de la personne morale qui assure la gestion .

En d'autres mots encore, en l'absence du cas d'immeubles à appartements, les décomptes sont adressés au preneur avec production des documents justificatifs. En présence d'immeubles à appartements, le bailleur peut se limiter à faire parvenir au preneur un relevé, sans joindre les pièces justificatives; et le preneur devra entamer une démarche pour consulter les documents justificatifs.

Dans le cas soumis, il s'agit d'un immeuble à appartements.

#12817 Re : Locations et baux » Charges communes : justificatifs ? » 02-09-2016 18:01:20

GT

Pour aider à comprendre les règles "du jeu", ci-dessous les règles (impératives) du code civil applicables pour les charges locatives

  Art. 1728ter. <Inséré par L 29-12-1983, art. 2>. § 1. Sauf dans le cas où il a été expressément convenu que les frais et charges imposés au preneur sont fixés forfaitairement, ils doivent correspondre à des dépenses réelles.
  Ces frais et charges doivent être mentionnés dans un compte distinct.
  Les documents établissant ces dépenses doivent être produits.
  Dans le cas d'immeubles à appartements multiples, dont la gestion est assurée par une même personne, l'obligation est remplie dès lors que le bailleur fait parvenir au preneur un relevé des frais et charges, et que la possibilité est offerte à celui-ci ou à son mandataire spécial, de consulter les documents au domicile de la personne physique ou au siège de la personne morale qui assure la gestion.
  § 2. Les dispositions contractuelles contraires au paragraphe 1er sont nulles.
  § 3. Le présent article ne s'applique pas aux baux à ferme.

http://www.ejustice.just.fgov.be/cgi_lo … 16#LNK0022

Les charges locatives

6. Obligations du bailleur

Une triple obligation s’impose à vous lorsque vous réclamez des charges à votre locataire :

- les charges réclamées doivent correspondre à des dépenses réelles. Cette obligation signifie que vous ne pouvez imputer au locataire que ce que vous déboursez vous-même;

- le bailleur doit fournir un décompte des charges qui doit comprendre les éléments suivants : description de la charge, prix unitaire, quantité ou proportion mise à charge du locataire, imputation des provisions versées;

- le bailleur, enfin, doit fournir les justificatifs en copie, sans frais pour le locataire.

Il est important de noter que cette dernière obligation est atténuée dans le cas d’immeubles à appartements multiples. Dans ce cas, il vous suffit de transmette à votre locataire un relevé des frais et charges. Celui-ci pourra ensuite consulter les documents afférents.

http://www.droitbelge.be/fiches_detail. … at=9&id=50

Si les frais et charges n’ont pas été fixés forfaitairement, la loi prévoit qu’ils doivent correspondre à des dépenses réelles. Les documents justificatifs doivent être produits. Le locataire a donc le droit d’exiger du bailleur une justification des décomptes qui lui sont envoyés.

Une règle spéciale existe quant à l’exécution de cette obligation lorsque le bien loué fait partie d’un immeuble à appartements multiples dont la gérance est assurée par une même personne (qui peut être le syndic, le propriétaire lui-même, ou encore une société). Dans ce cas, la loi sur les loyers considère que la condition relative à la production des documents justificatifs est remplie si le bailleur fait parvenir au locataire un relevé des frais et charges, et que la possibilité lui est donnée de consulter les documents justificatifs au domicile de la personne physique ou au siège de la personne morale qui assure la gérance de l’immeuble.
Remarque : ces règles relatives au paiement des frais et des charges sont impératives.

http://justice.belgium.be/sites/default … 013-FR.pdf
p.41

Bref, dans le système des charges non forfaitaires, la loi prévoit qu'elles doivent correspondre à des dépenses réelles. Un propriétaire ne peut imputer à son locataire que ce qu'il a lui-même déboursé.
Est visée la réalité de la dépense et non pas la réalité d'une prestation.
Quand bien même une prestation de nettoyage aurait été effectuée, le bailleur devra être en mesure d'établir  qu'il a imputé au locataire une dépense qu'il aura lui-même préalablement payée. Dans un immeuble à appartements, les pièce  de dépense devront  être produites si le locataire après avoir reçu le relevé de frais et charges   demande à consulter à consulter celles-ci . Cette consultation aura lieu au domicile de la personne physique ou au siège de la personne morale qui assure la gérance de l'immeuble.

Lorsque j'ai été locataire, j'ai eu l'expérience de l'activation de cette procédure. Les documents ont été tenus à ma disposition chez le régisseur de l'immeuble à appartements. Dans ses bureaux ...situés  à 30 kms de la situation du bien pris en location.

#12818 Re : Locations et baux » Charges communes : justificatifs ? » 02-09-2016 18:01:20

GT

Les charges doivent être relatives à des dépenses réelles.

Si le propriétaire ne prouve pas la réalité des dépenses de nettoyage, il me semble que vous soyez en mesure de contester les frais (ou une partie de ceux-ci) qui vous sont imputés.

#12819 Re : Prêts hypothécaires/assurances » CIR92 - conditions réduction d'impôt pour emprunt hypothécaire » 19-06-2016 19:30:41

GT
D1791 a écrit :
GT a écrit :

Tous les intérêts ne sont pas déductibles de la base des revenus immobiliers.

Ah bon ?
Je croyais que tous les intérêts d'un emprunt lié à l'acquisition ou la conservation d'un bien immobilier pouvaient venir en déduction des revenus immobiliers (à concurrence du montant de ces revenus immobiliers), pour autant que le crédit ait été fait auprès d'un établissement au sein de l'EEE.
Et ce, quelle que soit la forme du crédit (hypothécaire, mandat, personnel).
Vos interventions étant toujours très pointues, j'imagine que vous avez raison, mais j'en tombe de ma chaise.

Merci pour votre appréciation sur mes interventions.

Pour compléter votre information, je vous invite à vous plonger, le cas échéant, dans les délices de la déclaration fiscale et de la notice qui y est annexée. Vous constaterez que le terme "intérêts" est repris à de nombreuses reprises.

Ceci étant dit, vous entrez peut-être dans la catégorie des contribuables pour lesquels les intérêts viennent en déduction des revenus immobiliers. Dans ce cas vous n'avez pas un avantage actuel à passer en revue dans ses détails la déclaration et la note explicative. La fiscalité immobilière est particulièrement complexe.

Pour ma propre déclaration fiscale ex.imp. 20016, mes intérêts ne viendront pas en déduction de mes revenus immobiliers. Mais je bénéficierai, dans une certaine mesure, non pas d'une déduction d'intérêts sur mes revenus immobiliers mais d'une réduction d'impôt sur le montant déclaré des amortissements en  capital et des intérêts.

Mais nous nous écartons du message initial.

#12820 Re : Prêts hypothécaires/assurances » CIR92 - conditions réduction d'impôt pour emprunt hypothécaire » 19-06-2016 19:30:41

GT
grmff a écrit :

En reprenant mes attestations fiscales, je confirme: c'est seulement la partie affectée au remboursement de la partie couverte par l'affectation hypothécaire qui permet de bénéficier d'une réduction fiscale pour les amortissements. Limitée à ... des cacahuettes.

Par contre, les intérêts sont intégralement déductibles de la base des "revenus immobiliers"

En ce qui concerne les intérêts, un cas n'est pas l'autre. Différents critères sont à prendre en considération tels que : date de l'emprunt, habitation propre, habitation unique, avantage régional, avantage fédéral.
Tous les intérêts ne sont pas déductibles de la base des revenus immobiliers.

D'un cas particulier non expressément défini, il ne peut être tiré une conclusion générale.

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