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#401 Re : Locations et baux » Garantie locative; réouverture des débats? » 15-12-2009 17:26:38

Gof

Quelle forme ce Grmff!. Aurait-il abusé de chocolat qu'un généreux donateur lui aurait parvenir ?  lol

Voyez également un article paru dans la Revue générale de droit civil belge, du mois d'octobre 2009 : "La garantie locative après la loi du 25 avril 2007 : longue vie à l'article 10 ?".

#402 Re : Locations et baux » Bail residentiel 3 Ans » 09-12-2009 22:37:34

Gof
SNP a écrit :

Sorry: la loi de 2007 met impérativement à charge du bailleur l'obligation d'enregistre les baux et il y avait une période transitoire pour ce faire en ce qui concerne les baux existants.
Je ne suis évidemment pas favorable à cette nouvelle disposition mais elle est incontournable à mon avis.

D'accord avec l'analyse du SNP, sauf sur un point.

On ne peut pas partir sans préavis, ou, pour être plus clair, il faut donner congé au bailleur, mais celui-ci ne doit pas prévoir de délai de préavis et le preneur ne sera en aucune manière tenu de payer une indemnité de résiliation.

#403 Re : Locations et baux » comment recuperer le trop verse de charges » 21-12-2009 20:12:56

Gof

Un ouvrage paru récemment chez Anthemis, Le bail et le leasing immobilier, aborde la question.

La Cour de cassation s'est en effet penchée sur la procédure à suivre en matière de récupération des charges indument payées.

L'article 1728quater du Code civil précise ce qui suit :

§ 1. Les sommes que le preneur aurait payées au-delà de celles dues en application de la loi ou de la convention, lui seront remboursées à sa demande. Celle-ci doit être adressée au bailleur par lettre recommandée à la poste.
  La restitution n 'est toutefois exigible que pour les montants échus et payés au cours des 5 ans qui précèdent cette demande.
  L'action en recouvrement se prescrit dans le délai d'un an comme prévu à l'article 2273.
  § 2. Les dispositions contractuelles contraires au paragraphe 1er sont nulles.
  § 3. Le présent article ne s'applique pas aux baux à ferme.

La Cour a estimé que lorsqu'un locataire introduit une action devant le juge de paix, sans avoir fait précéder celle-ci par une réclamation adressée par lettre recommandée au bailleur, tel que le prévoit le § 1er ci-dessus, l'action doit être déclarée comme irrecevable.

En clair, cela veut dire que vous devez obligatoirement adresser un courrier par lettre recommandée à la poste, dans lequel vous mettez en demeure votre bailleur de restituer les sommes indument payées.

N'oubliez pas de préciser de quelles sommes il s'agit et pourquoi vous en réclamez la restitution.

N'oubliez pas non plus qu'ensuite vous disposez au maximum de cinq ans, et pas un jour de plus, pour saisir éventuellement le juge de paix dans ce cadre.

#404 Re : Locations et baux » Résiliation anticipée et enregistrement » 11-11-2009 09:48:07

Gof

Bonjour et bienvenue sur ce forum.

Un bail de courte durée ne peut pas être résilié unilatéralement avant son terme. Partant, la question de l'indemnité ne se pose pas.

Par contre, de l'accord des parties, il peut l'être. Dans ce cas, les conditions sont fixées dans cet accord.

L'absence d'enregistrement d'un bail de courte durée n'ouvre pas le droit pour le preneur de le résilier sans délai de préavis ni indemnité. C'est sans doute une distraction du législateur, mais la Cour constitutionnelle à étonnement confirmé la légalité de cette différence de traitement. Au surplus, il n'y a pas de jurisprudence publiée sur la question à ma connaissance (du moins pour des baux de courte durée, car en matière de baux de neuf ans, il y a un ou deux jugements qui sont parus dans des revues spécialisées).

#405 Re : Locations et baux » renom commun accord des le début du bail » 10-11-2009 21:07:03

Gof

A ne surtout pas utiliser !

Un renon, ou congé, est un acte juridique unilatéral, par lequel une partie décide de mettre fin au contrat sans l'intervention de l'autre.

Dans votre cas il faut faire un contrat bilatéral.

"Convention de fin de bail :

Le bailleur x et le preneur y ont conclu, en date du, un bail de résidence principale pour l'habitation sise à . Ce bail est entré en vigueur le, pour une durée de.

Le bailleur et le preneur conviennent aujourd'hui de commun accord de mettre fin à ce bail à la date du, les lieux devant être restitués au bailleur à cette date, aux conditions suivantes :."

A compléter par une série d'informations concernant l'état des lieux, le transfert des abonnements, la libération de la garantie locative, etc.

Si vous ne maîtrisez pas suffisamment la question, cela vaut la peine de vous faire assister par un avocat. Il vous en coûtera quelques dizaines d'euros, mais cela vous évitera certainement un possible long et coûteux procès.

#407 Re : Locations et baux » renom commun accord des le début du bail » 10-11-2009 21:07:03

Gof

Le contrat par lequel les parties conviennent de mettre fin au bail n'est en effet soumis à aucun formalisme particulier.

Vous veillerez donc à bien identifier les parties (nom, prénom, adresse), ce qui a conduit à la présente convention (bail conclu à telle date, locataire demande d'y mettre un terme de commun accord, consentement du bailleur, conditions de fin du contrat, état des lieux de sortie, sanction en cas de maintien dans les lieux après la date de fin, transfert des compteurs, etc.).

S'agissant d'un contrat synallagmatique, vous devez terminer, celui-ci est soumis à la formalité du double pour pouvoir faire office de preuve (art. 1325 du Code civil). Votre contrat se terminera donc obligatoirement par le texte suivant : "fait à (lieu), le (date), en deux exemplaires, dont une pour le bailleur et une pour le preneur, chacune des parties reconnaissant avoir reçu le sien", ceci étant suivi des signatures de toutes les personnes concernées (donc tous les bailleurs et tous les locataires).

#408 Re : Locations et baux » dois-je prendre un avocat ? » 18-11-2009 18:09:01

Gof

Il est vrai que si vous aviez établi un contrat par lequel les deux parties déclarent mettre fin de commun accord au contrat sous telles et telles conditions, votre locataire n'aurait plus pu vous inquiéter.

Mais d'un autre côté, pourquoi aurait-il signé un état des lieux de sortie, s'il ne consentait pas à partir ?

L'histoire du procureur qui lui propose la libération des lieux ne m'étonne guère. Il s'agit sans aucun doute d'une tentative de médiation en matière pénale. Il doit donc exister un dossier à cet égard.

#409 Et vous trouvez cela drôle ? » Le bailleur » 07-11-2009 19:06:54

Gof
Réponses : 0


[edit PIM: fait pour Gof qui a d'autres talents]

Le bailleur

(Malgré ma maîtrise légendaire de l'informatique  lol , je n'arrive pas à insérer directement le lien vidéo).

#410 Re : Divers (hors achat/location) » mur privatif (en faveur de qui?) ou mitoyen? » 07-11-2009 22:14:47

Gof
kaplan a écrit :

Un mur de cloture entre 2 fonds (ex:mur separant 2 jardins )surlequel aucun batiment ne s'appuye dessus ne peut il pas s'appeler mur mitoyen?
Faut il obligatoirement qu'il y ait au moins un batiment qui s'appuye dessus pour qu'un mur soit appelé mitoyen?

Je devrais vérifier, pour en avoir le coeur net, mais en effet, un mur s'appelle mitoyen lorsqu'il a pour objet de porter un bâtiment. Ce type de mur doit évidemment répondre à certaines exigences techniques pour pouvoir remplir sa fonction naturelle.

Lorsque que sa seule utilité n'est que de séparer deux ou plusieurs héritages, on le qualifiera davantage de clôture, la clôture suivant donc un régime juridique totalement distinct de celui du mur mitoyen.

#411 Re : Locations et baux » non reconduction de bail d'un an: il a le droit ? » 05-11-2009 19:37:51

Gof

Légalement, il est parfaitement en droit de donner congé.

Le bail de courte durée est régie par l'article 3, § 6, de la section du Code civil relative aux baux de résidence principale, ci-après reproduite.

§ 6. (Par dérogation au § 1er, un bail peut être conclu, par écrit, pour une durée inférieure ou égale à trois ans.
  Ce bail n'est pas régi par les dispositions des §§ 2 à 5.
  Il ne peut être prorogé qu'une seule fois, et seulement par écrit et sous les mêmes conditions, sans que la durée totale de location ne puisse excéder trois ans.
  Il prend fin moyennant un congé notifié par l'une ou l'autre des parties au moins trois mois avant l'expiration de la durée convenue.
  Nonobstant toute clause ou toute convention contraires, à défaut d'un congé notifié dans les délais ou si le preneur continue à occuper les lieux sans opposition du bailleur, et même dans l'hypothèse où un nouveau contrat est conclu entre les mêmes parties, le bail est réputé avoir été conclu pour une période de neuf ans à compter de la date à laquelle le bail initial de courte durée est entré en vigueur et est dès lors régi par les §§ 1er à 5. Dans ce cas, le loyer et les autres conditions demeurent inchangés par rapport à ceux convenus dans le bail initial de courre durée, sans préjudice de l'application des articles 6 et 7.

#412 Re : Divers (hors achat/location) » mur privatif (en faveur de qui?) ou mitoyen? » 07-11-2009 22:14:47

Gof

Je n'ai pas parfaitement bien compris la première partie de vos explications.

Lorsqu'aucun bâtiment ne s'appuie sur un mur, il s'agit d'un mur de clôture.

Le régime juridique de ce type de mur est fixé à l'article 663 du Code civil :

Chacun peut contraindre son voisin, dans les villes et faubourgs, à contribuer aux constructions et réparations de la clôture faisant séparation de leurs maisons, cours et jardins assis ès dites villes et faubourgs; la hauteur de la clôture sera fixée suivant les règlements particuliers ou les usages constants et reconnus; et, à défaut d'usage et de règlement, tout mur de séparation entre voisins, qui sera construit ou rétabli à l'avenir, doit avoir au moins trente-deux décimètres de hauteur, compris le chaperon, dans les villes de cinquante mille âmes et au-dessus, et vingt-six décimètres dans les autres.

Là ou s'appuient des bâtiments, c'est le régime de la mitoyenneté qui s'applique. Voyez les art. 653 et suivants du Code.

En (très très) résumé : il y a présomption de mitoyenneté jusqu'à l'héberge, sauf titre (contrat) ou marque contraire.

Le fait que des couvre-murs présentent une inclinaison des deux côtés du mur n'est pas une présomption de mitoyenneté. Par contre, lorsque le couvre-mur ne s'incline que d'un seul côté, il y a présomption de non-mitoyenneté. Les les autres dispositions du Code civil pour connaître les autres marques de non-mitoyenneté.

En ce qui concerne l'arbre, celui-ci doit être planté à une distance légale. Voyez l'article 35 du Code rural, qui précise :

Il n'est permis de planter des arbres de haute tige qu'à la distance consacrée par les usages constants et reconnus; et, à défaut d'usages, qu'à la distance de deux mètres de la ligne séparative des deux héritages pour les arbres à haute tige, et à la distance d'un demi-mètre pour les autres arbres et haies vives.

L'article 36 du même code précise :

Le voisin peut exiger que les arbres, haies, arbrisseaux et arbustes plantés à une distance moindre que la distance légale soient arrachés.

Dans un vague souvenir, il me semble que la Cour de cassation considère que lorsque l'arbre à plus de trente ans d'âge, le voisin voit s'éteindre son droit de poursuivre l'application de l'article 35 du Code rural (donc, l'arbre est planté en infraction par rapport à la loi, mais vous n'avez plus le droit de poursuivre l'application de la loi).

Par contre, selon l'article 37 :

Celui sur la propriété duquel avancent les branches des arbres du voisin peut contraindre celui-ci à couper ces branches.
  Les fruits tombés naturellement sur la propriété du voisin lui appartiennent.
  Si ce sont les racines qui avancent sur son héritage, il a le droit de les y couper lui-même.
  Le droit de couper les racines ou de faire couper les branches est imprescriptible.

Attention que la limite à l'exercice de ce droit est l'abus de droit. Il y a par exemple abus de droit lorsque vous exercez votre droit dans le seul but de nuire à votre voisin ou, lorsque vous avez le choix entre deux manières d'exercer votre droit, vous choisissez celle qui sera la plus néfaste pour votre voisin.

#413 Re : Divers (hors achat/location) » mur privatif (en faveur de qui?) ou mitoyen? » 07-11-2009 22:14:47

Gof

Question qui me paraît fondamentale : s'agit-il d'un mur séparatif sur lequel est appuyé au moins un bâtiment, ou d'un mur de clôture ?

Le régime juridique de ces deux types de murs est en effet totalement différent.

#414 Re : Copropriétés forcées » Cherche un bon livre sur copropriétés » 15-11-2009 16:06:05

Gof
PIM a écrit :

C'est à cause des "[" inclus dans votre lien, qui rentrent en conflit informatique avec ceux utilisés par le forum (pour faire court).

Voilà qui explique cela.

Ceci dit, même recommander un livre dans ce salon semble susciter l'émoi  sad .

J'en reviens donc à ma conclusion tirée précédemment que je n'y mettrai plus trop les pieds.

#415 Re : Copropriétés forcées » Saisie-arrêt conservatoire » 11-12-2009 10:41:40

Gof

Une saisie mobilière conservatoire vaut pour trois ans et est opérée sur base d'une ordonnance rendu par le juge des saisies (en principe).

Ce délai peut être renouvelé par le juge.

Voyez les art. 1422 et suivants du Code judiciaire.

#416 Re : Copropriétés forcées » Cherche un bon livre sur copropriétés » 15-11-2009 16:06:05

Gof

Cher Absa,

En effet, d'après ce qui est annoncé, l'ouvrage de la CUP comporterait une analyse juridique de la nouvelle loi.

#417 Re : Copropriétés forcées » Cherche un bon livre sur copropriétés » 15-11-2009 16:06:05

Gof

En novembre, la CUP va publier un ouvrage sur la question.

Je ne sais pas pourquoi, mais je n'arrive pas à insérer le lien vers la page.

Je le reproduis donc ci-après :

http://www.anthemis.be/index.php?id=53&tx_ttnews[tt_news]=12&tx_ttnews[backPid]=43&cHash=f52e321c67

#418 Re : Locations et baux » bail non enregistré donc résiliation sans préavis » 22-10-2009 21:23:29

Gof

Tout d'abord, la règle du départ anticipé sans délai de préavis ni indemnité ne trouve à s'appliquer que pour les baux de neuf ans. La Cour constitutionnelle à confirmé que ceci est parfaitement en règle.

Ensuite, et dans l'hypothèse d'un bail de neuf ans, ce qui n'est pas le cas en l'occurrence, la faculté de la résiliation sans délai de préavis ni indemnité ne s'offre au preneur qu'à l'expiration du délai légal pour l'enregistrement du bail, c'est-à-dire après deux mois à dater de sa conclusion.

#419 Re : Copropriétés forcées » Abstentions et le projet de la nouvelle loi. » 08-11-2009 13:21:55

Gof

Un élément important que je ne retrouve pas dans l'argumentation de Luc à propos du référendum anversois, est la question du quorum requis pour que le vote soit légalement valable. 10 % des Anversois devaient se rendre aux urnes à cet effet. Je sais que certains politiques disent aujourd'hui que dans l'absolu, les votes ne représentent pas une majorité de la population, mais c'est méconnaître leurs propres règles.

La situation est similaire en ACP. La loi exige un quorum de présence. Ce sont les majorités qui se dégagent au sein de ce quorum qui déterminent si une motion est acceptée ou non. Il n'est, à cet effet, pas tenu compte des absents.

#420 Re : Locations et baux » Location étudiant, qui n'en est plus un... » 19-10-2009 23:09:56

Gof

D'accord avec votre analyse, mais j'ai cru comprendre que le bail en question a été conclu comme portant sur la résidence principale de l'occupant.

D'où mon observation, que l'on ne peut faire dépendre un tel bail de la qualité socio-professionnelle de l'occupant, mais que la faute réside chez le bailleur initial.

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