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Mais je crois que la loi à venir, si le législateur suit les recommandations, va imposer la lettre de la loi comme esprit de la loi. C'est le syndic qui fera le document (logique), qui l'approuve (illogique) et qui le diffuse (logique).
Je crois que BMCTools pourrait en dire plus.
Avec plaisir.
Le règlement d'ordre intérieur pourra être modifié soit par l'Assemblée générale ou par le législateur. C'est ce dernier point qui est nouveau.
Le projet prévois que "le syndic a également obligation d'adapter le règlement d'ordre intérieur si les dispositions légales applicables sont modifiées, sans avoir besoin pour ce faire d'une décision préalable de l'assemblée générale"
Un exemple concret, il est prévu dans le projet que les règles au mode de convocation, au fonctionnement et aux pouvoirs de l'AG seront reprisent dans le ROI.
Si le législateur vient à modifier une règle, le syndic devra modifier le ROI directement. Comme aucun acte authentique n'est demandé pour le ROI, cette modification sera rapide et peu onéreuse.
En tout les cas, le syndic ne pourra pas modifier le ROI de sa propose initiative. Il devra suivre l'AG et les obligations légales.
Cher Hellooo,
Ce que dis la loi c’est que « La convocation indique les modalités de consultation des documents relatifs aux points inscrits à l'ordre du jour. »
Le fait que les copropriétaires peuvent venir consulter chez le syndic les documents n’est qu’une solution.
Les documents peuvent être envoyées par courrier, par mail, disponibles au téléchargement sur le site internet de la copropriété,…
Il faut aussi tenir compte du volume des documents et du coûts pour la transmission de ceux-ci.
Le législateur n’a pas voulu imposer une manière de faire car une copropriété n’est pas l’autre.
Je suis personnellement pour utiliser les outils modernes à notre disposition. En conséquence, vous avez des copropriétaires qui ont l’ensemble des documents au moment de la convocation, soit 15 jours avant l’AG, et ce sans se déplacer chez le syndic.
En Europe et au Québec, c'est variable. Cela va d'aucune obligation à l'obligation de joindre tous les documents à la convocation.
Bien à vous
Ni la modification de 2010, ni la modification prévue pour le vote, ni la problématique des commissions occultes ne change la manière et le temps pour examiner des devis.
Ceci dis, qu'entendez-vous par temps réduit?
En principe l'AG ne peut agir que sur décision explicite de l'AG (sauf dans le cas des dettes).
Le projet propose donc selon vous que l'ACP puisse agir sur proposition exclusive de son syndic, sans accord préalable ni postérieure de l'AG.
Correct?
Non.
A aucun moment, j'ai dis que c'était "sur proposition exclusive de son syndic". Comme toutes décisions d'agir en justice, sauf en ce qui concerne le recouvrement des arriérés, l'ACP agit sur base d'une décision d'AG.
Cher Grmmf,
L’article 577-2 §9 stipule que « Les charges de cette copropriété, notamment les frais d'entretien, de réparation et de réfection, doivent être réparties en fonction de la valeur respective de chaque bien privatif, sauf si les parties décident de les répartir en proportion de l'utilité pour chaque bien privatif, des biens et services communs donnant lieu à ces charges. Les parties peuvent également combiner les critères de valeur et d'utilité. »
Et les parties, au travers l’acte de base, ont décidés de répartir les charges comme vous décrivez. Et l'acte de base est un acte d'adhésion.
Donc, je rejoins l’avis de GT, il faut passer par l’AG ou le juge de paix.
A noter que dans le projet du Ministre Geens, l’ ACP pourra agir en justice en ce qui concerne la modification des quotes-parts ou la modification de la répartition de charges.
@GT... une consultation populaire. Je n'ai rien entendu de tel d'autant que le Ministre désir sortir cette législation pour fin de l'année.
Notons cependant que dans le groupe de travail, qui a réalisé les propositions au Ministre, tout le monde était représenté. Les notaires, les syndics pro ( IPI, CIB vlanderen et ABSA) et les copropriétaires ( SNP et Propriétaires Réunis ). Et ce sous la direction deux professeurs d'université (KUL et ULg).
Feront-ils spécifiquement l'objet d'une consultation populaire préalable ? Quelle sera la portée de cette consultation ? Qui contrôlera les réponses à cette consultation ?
Le projet de loi est actuellement au niveau du conseil d'état.
Il reviendra après vers le gouvernement et ensuite, le texte fera son parcours parlementaire...
...aucune expérience perso d'un cas d'incendie mais vous me donnez tous l'envie d'aller interroger le proprio parti en TDM dont l'appart a brûlé dans mon quartier il y a qq années . Son bien a fait l'objet d'une enquête du parquet, il a été inhabité pendant plusieurs années.
Peux-être que les incendies sont mieux remboursés que d'autres causes de sinistres.
Bref, BmCtools nous ferait-il une confidence concrètement sur son expérience des incendies ?
1. Les causes de l'origine de l'incendie ?
2. La durée des expertises avant indemnistation ?
3. Le relogement des gens aux frais de qui ?
4. Le partage des responsabilités et prise en charge des sinistres ?
5. La Police fait-elle un PV ?bref un 'ptit récit d'expérience rendrait ce sujet +agréable.
PS: en fait BMc parle de remboursement de 100% des dégâts incendie....aux parties communes càd en gros généralement des couloirs ce qui ne présume en rien de la satisfaction des CPs pour leur appart et leur contenu. Si je comprends bien.
Bonjour,
Voici une donc un petit aperçu et en résumé...
1) Trois incendies.
Le premier, immeuble de 55 appartements dont 17 sinistrés (principalement par les fumées)+ les communs. La cause un torchon déposé par le locataire sur le chauffage électrique. Un blessé, le locataire qui a sauté par la fenêtre du 3ème étage.
Le deuxième, même immeuble. Implosion d'une télévision. Deux appartements sinistrés plus les commun
Le troisième, immeuble de 16 appartements dont 6 appartements sinistrés plus les communs. Feu de friteuse
2) Une premier indemnisation dans les 24h pour couvrir les travaux urgents. Durée des expertises, environ une quinzaine de jours à 1 mois. Il est à noter que dans ce genre de sinistre intervient un contre-expert dont le coût est couvert par le contrat d'assurance. Il se peut aussi que l'expert de la compagnie estime que l'intervention d'une autre assurance peut être demandée et d'avoir alors une expertise avec plusieurs parties.
3) Le relogement si nécessaire au frais de la compagnie d'assurance.
4) L'assurance incendie des copropriété a payé l'entièreté de l'indemnisation (immobilier, coût contre-expert, honoraire complémentaire du syndic,...) C'est à elle, le cas échéant, à se retourner contre le responsable ou la police d'assurance qui doit indemnisé.
5) Jamais vu l'ombre d'un policier.... donc pas de P.V. mais dans aucun des cas nous n'avions un incendie criminel.
Mais à nouveau, c'est l’accompagnement des occupants dans les heures et les jours qui suivent qui est important. Les informer et les conseiller sur les procédures auprès des assurances. Remettre en route les services communs le plus rapidement possible (rétablissement de l'électricité, remise en état des décharges, remises en routes des ascenseurs,...).
P.S.: L'assurance incendie en copropriété couvre aussi bien les parties communes et les parties privatives. Donc dans les trois cas, le nettoyage ou la remise en état des appartements étaient pris en charge. En ce qui concerne le contenu, c'est à chaque copropriétaire de ce couvrir par une assurance privée.
Je présume dans le cas d'une copropriété il y a un abandon de recours entre copropriétaire ?
Il n'y as pas besoin d'avoir d'abandon de recours entre copropriétaires car l'assurance est prise au nom d'une association dont tout les copropriétaires sont membres.
Dans certaines copropriétés, il peut avoir un abandon de recours par rapport aux locataires au niveau de la prime d'assurance de la copropriété.
@BmcTools a écrit :Juste pour rappel, l'assurance incendie de la copropriété couvre ce genre de sinistre aussi bien pour les parties privatives que pour les parties communes.
J'ai géré, comme syndic, 3 sinistres incendies en copropriété.
Dans les trois cas, les assurances ont couvert tout les dégâts.
Et vous voudriez que l'on vous croit ?
Cher Ickx,
Que vous me croyez ou pas m'importe peu.
J'aimerais rappeler cependant ici que la grande majorité des copropriétés est gérée de manière convenable, sans conflit et ..où les compagnies d'assurance indemnise leurs clients.
@BMCTools
Une suggestion : que le troisième AR soit finalement publié.
Cet AR obligera explicitement le syndic à faire un dossier technique en suivant le même schéma que le plan comptable de l’AR du 12.07.2012. cela permettra entre autres de documenter le système de sécurité.CC a écrit :Art. 577-8 §4
12° de conserver, le cas échéant, le dossier d'intervention ultérieure de la façon fixée par le Roi;
Luc,
Cette matière est réglé par l'art 36 de l'arrêté royal concernant les chantiers temporaires ou mobiles du 25 janvier 2001 (modifié par l'arrêté royal du 22-03-2006) qui stipule : "Pour les ouvrages ou groupes d'ouvrages auxquels s'appliquent ou peuvent s'appliquer les principes de la copropriété forcée, les dossiers d'intervention ultérieure qui ont été remis par le coordinateur-réalisation après le 30 avril 2006, sont subdivisés par ce dernier en une partie ayant trait aux parties de ces ouvrages relevant de la copropriété forcée et les parties ayant trait aux parties privatives de ces ouvrages.
Chaque partie du dossier d'intervention ultérieure ayant trait a une partie privative comporte, non seulement l'information sur la partie privative concernée, mais aussi l'information sur les éléments qui desservent d'autres parties privatives ou qui appartiennent aux parties relevant de la copropriété forcée et qui, en cas de travaux dans la partie privative concernée, est indispensable pour ne pas compromettre la sécurité, la santé ou le confort des utilisateurs des parties privatives, notamment, l'emplacement de conduites et de gaines incorporées dans les murs ou le caractère portant d'une poutre ou d'un mur."
A lire aussi la prose de PIM sur le sujet https://www.pim.be/faq-items/diu-dossie … ulterieure
Bonjour,
J'avoue ne rien comprendre à votre discussion...
Il n'y a pas de question initial de la part de Ickx....
Juste pour rappel, l'assurance incendie de la copropriété couvre ce genre de sinistre aussi bien pour les parties privatives que pour les parties communes.
J'ai géré, comme syndic, 3 sinistres incendies en copropriété.
Il s'agit de gros dossiers au niveau assurance mais le côté humain est, pour moi, bien plus important.
Vous vous retrouvez avec un nombre important de copropriétaire ne pouvant plus occuper leurs appartements, perdus, paniqués,...
Il faut donc un accompagnement important, des actions conservatoires importantes et urgentes, des contacts avec les assurances et les contre-experts rapidement,....
Dans les trois cas, les assurances ont couvert tout les dégâts.
La réponse est oui
La loi parle des charges au niveau de l'article 577-2 §9 qui stipule que "Les charges de cette copropriété, notamment les frais d'entretien, de réparation et de réfection, doivent être réparties en fonction de la valeur respective de chaque bien privatif, sauf si les parties décident de les répartir en proportion de l'utilité pour chaque bien privatif, des biens et services communs donnant lieu à ces charges. Les parties peuvent également combiner les critères de valeur et d'utilité."
Le but est donc bien de répartir des charges et non de faire du profits :-) . Comme je le répète souvent, une ACP ne fait ni pertes, ni profits.
Et donc après la clôture, si le solde du copropriétaire est créditeur, il est en droit de demander son remboursement.
Je ne suis pas un spécialiste du droit et suis peut-être naïf, mais il me semblait que c'est le parlement qui discute des projets de modification du code civil...
Hors, selon le site de la chambre, je ne vois aucun projet en cours à la chambre (hormis des vieux projets de privilège hypothécaire en faveur des associations de copropriétaires et sur le contrôle de la compta des syndics).
Je suppose donc que l'on n'est encore loin d'un projet à soumettre au parlement (ou qu'il s'agit d'un projet d'arrêté royal du ministre de la justice).
C'est curieux que l'IPI "mette la charrue avant les boeufs"...
Pour être plus précis, le Ministre Geens prépare un avant-projet de loi.
La différence entre un avant-projet de loi et un projet de loi? Vous en trouverez l'explication sur le site du CRISP
Bonjour,
Un syndic pro dans une petite copropriété reste relativement cher.
Deux remarques.
Premièrement si vous estimez un coût horaire de 50€ pour un syndic, ce qui est bon marché, vous avez une idée du temps que le syndic pro peut passer par mois sur votre copropriété sans perdre de l'argent.
Deuxièmement, toujours demander une proposition de contrat. A vous de vérifier s'il n'y pas des frais d'entrée, ce qui est repris dans le forfait présenté et ce qui est considéré comme honoraire complémentaire. Il y a parfois des surprises.
Bonjour,
Pour le fonds de roulement, je suis d'accord avec ce qui est proposé par Panchito. Pour ceux qui travail avec des provisions et un décompte annuel, je conseil aussi la création d'un fonds de roulement de l'ordre de 2 mois des charges.
Pour le fonds de réserve,il n'y aucune règle. Il semble difficile d'en établir une vue que la vie d'une copropriété n'est pas l'autre. Cependant dans les propositions réalisées au Ministre Geens pour la modification de la loi, nous avons la proposition suivante : "L’association des copropriétaires doit constituer au plus tard à l'issue d'une période de cinq ans suivant la date de la réception provisoire des parties communes de l’immeuble, un fonds de réserve dont la contribution annuelle ne peut être inférieure à 5 % de la totalité des charges communes ordinaires de l’exercice précédent."
Une remarque. Luc nous dis "Le problème structurel réside dans le fait que le fonds de réserve appartient aux propriétaires, mais pas à l'ACP. " Ce qui n'est pas correct. Le fonds de réserve est la propriété de l'ACP comme le confirme l' Art 577-11 §5 2°.
Cher Panchito,
Je pense que vous êtes l’exception. Dans la grande majorité des cas , c'est effectivement le syndic qui va proposer son contrat. Il le fait dans sa remise d'offre car il est déontologiquement obligé de le faire (Art 8 du code de déontologie de l'IPI). Mais comme tout contrat de prestation, il est consensuel. Qu'il soit proposé par l'une ou l'autre partie n'a pas beaucoup d'importance. In fine, il faut que l'ensemble des parties accepte son contenu.
Cher Paspigeon,
Le contrat fait partie intégrante de l'offre et dois être négocié avant l'assemblée.
En effet, une modification du contrat pourrait entraîné une modification de la tarification.
Il dois donc être présenté à l'AG d'une manière ou d'une autre.
Deux conseils.
Premièrement, certains auteurs confirment que le choix du syndic est prérogative de l'AG qu'elle ne peut pas mandaté quelqu'un d'autre pour réalise son choix, y compris le conseil de copropriété. A ne pas oublier.
Deuxièmement, il faut que l'AG mandate la ou les personnes pour signer le contrat du syndic au nom de l'AG. Ce n'est en effet pas une mission légale du conseil de copropriété lorsqu'il existe.
Bien à vous.
Juste pour préciser le vocable utilisé.
50% + 1 voix, c'est une majorité absolue.
La majorité simple n'existe pas en copropriété!!
MarcoBrux a écrit :Panchito a écrit :Puisque le préavis de votre Syndic actuel se termine le 30 septembre, il doit clôturer les comptes trimestriels du 3ème trimestre 2017. Par contre il ne doit évidemment pas clôturer le décompte annuel eau et chauffage.
Bonjour Panchito,
nos comptes sont clôturés annuellement et pas par trimestre( provisions trimestrielles et comptes annuels). donc soit il clôture tout ou rien à mon sens! je me trompe?Le mieux à mon sens est de demander au syndic de clôturer au 30.09.2017 (par exemple avec une provision pour le chauffage & eau) pour ce qui est connu au 30.09 et au nouveau syndic de faire sa première clôture au 31.12.2017 (avec les comptes de chauffage et eau annuels moins la provision comptée au 30.09.2017).
Cela permettra d'approuver et donner (ou non....) quitus à l'ancien syndic pour son travail comptable (c'est quand même lui qui a validé et payé toutes les factures des 9 mois) et le nouveau syndic recevra (ou pas...) le quitus pour son travail du 4ème trimestre.
Sans compter l'économie d'un double encodage des comptes des 9 premiers mois que le nouveau syndic sera bien en droit de facturer à titre de prestations exceptionnelles.
C'est exactement ce qu'il faut faire
Je suis l’analyse de GT sur l’article 577-4 §2 sauf en ce qui concerne la non modification 577-8. Car aucun pouvoir ou mission du syndic ne seront repris dans le règlement d’ordre intérieur. Si le groupe de travail a fait glissé les texte de l’art 577-4 al4 3°,4° et 5° dans le ROI, c’est pour permettre au aux ACP de continuer à réaliser une coordination de leurs statuts en cas de modification de la législation sans devoir réaliser un acte authentique.
Les références de Ickx concerne la France. Dans les propositions du groupe de travail est prévu l’insertion à l'article 577-9, § 2, alinéa 1er, du Code civil : « si elle lui cause un préjudice personnel ».
Pour répondre à Luc
1) Un syndic ne peut pas invoquer l’urgence pour modifier de sa propre initiative un ROI.
2) C’est l’AG qui décide des modification ou, dans le futur, le législateur au vu de l’insertion proposée à l'article 577-10, § 2, alinéa 2, du Code civil : « Le syndic a également l’obligation d'adapter le règlement d’ordre intérieur si les dispositions légales applicables sont modifiées, sans avoir besoin pour ce faire d’une décision préalable de l’assemblée générale. ».
3) De quels missions parler vous? Il y a normalement aucune mission reprise dans un ROI.
4) Les règles de consultations du ROI n’ont pas changé. Et n'inventons pas des choses qui n'existe pas. Il y aura qu'un seul ROI. Hors de question donc de parler d'un ROI ACP et d'un ROI Résidence
Le projet passera via le gouvernement et il avance conformément à ce que le Ministre Geens a annoncé.