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Le locataire a fait savoir par son avocat qu'il ne ferai pas appel.
Compte tenu que des travaux de rénovation étaient prévus dans cet immeuble, je n'ai pas contesté le rapport de l'inspection du logement ni revendiqué une responsabilité du locataire dans les infractions qui ont entraîné l'interdiction de louer mais j'aurais été curieux, en ce cas, de connaître la décision du juge. Mais, à trop vouloir........
Cet avocat (Albert Devreux) est une pointure dans ce domaine et cette législation n'a pas ou quasi pas évolué depuis la parution de son livre.
Ce qui n'empêche que le seul bon conseil à formuler est bien de consulter un avocat sans tarder.
Comme déjà évoqué voici une seconde décision de justice de paix encourageante.
Un couple loue depuis 10 ans un appartement dans le centre de Bruxelles, quartier assez difficile, populaire et à population largement immigrée. L’appartement n’est pas super en état mais sans défaut mettant réellement en danger les occupants.
Pour diverses raisons notamment difficulté d’accès et un peu de négligence, le premier décompte d’eau est envoyé après plusieurs années. Les locataires contestent ce décompte et font intervenir un syndicat. Finalement un accord est trouvé mais aucun paiement n’intervient.
Passe quelques temps et après plusieurs rappels, une requête est déposée à la justice de paix, pour paiement de ce décompte et résiliation du bail.
Après réception de cette requête, les locataires chargent un expert immobilier de l’expertise de leur logement mais surtout dépose plainte au service inspection du logement de la Région de Bruxelles Capitale. Le rapport de l’expert est assez orienté contre le bailleur mais avec quelques vérités.
L’inspection du logement débarque dans les lieux, les inspecte, ne pose quasi pas de questions et après 1 mois remet son rapport qui conclut en l’interdiction de mise ou maintien en location de l’appartement. Pour info, ils ne tiennent aucun compte des remarques émises par le bailleur pour des irrégularités dues au locataire, telles que modification non conforme du raccordement au gaz d’appareils de chauffage appartenant au locataire, extracteur électrique ne fonctionnant plus mais qui n’a pas été signalé au bailleur, etc.
Je ne m’étends pas plus sur ce service inspection du logement sauf pour préciser que ce sont les champions pour tirer leur parapluie et utiliser le principe de précaution à tort et de travers. Mais soit !
Le locataire ne paie plus son loyer, partiellement ou totalement certains mois, et son avocat demande l’annulation du bail depuis sa conclusion et le remboursement d’une très large part des loyers perçus, 70% soit 32.000 €. Tout ça sur base du rapport du service inspection du logement mais sans avoir jamais en 10 ans de location envoyé le moindre courrier pour quelque motif que ce soit.
Entretemps les locataires quittent l’appartement.
Après échange des conclusions, audience devant le juge de paix, le jugement sera rendu dans le mois.
Le propriétaire étant une personne handicapée mentale sous statut de minorité prolongée, c’est son tuteur qui est le bailleur. C’est une gestion difficile car les revenus pour cette personne sont limités et les loyers nécessaire au paiement de ses frais d’hébergement. Je vous laisse imaginer l’angoisse du tuteur/bailleur dans l’attente du jugement.
Le jugement écarte entièrement la demande de dissolution du bail, accorde une réduction pour le loyer entre le constat d’irrégularité du service inspection du logement et le départ des locataires, condamne les locataires au paiement des loyers restants, du décompte d’eau, etc. et à une partie des frais de justice.
En conclusion, le juge n’accorde pas tout au bailleur mais bien plus que tout ce qu’il espérait.
L’important dans ce jugement est que l’interdiction de continuer à faire occuper ce logement par l’inspection régionale du logement n’a pas pour conséquence d’entraîner la nullité du bail mais entraîne la dissolution du bail à la date de cette décision en raison de la disparition de l’objet du contrat. Que la dissolution à cette date du bail n’empêche pas les locataires de devoir une indemnité d’occupation.
S'il y a bien un domaine pour lequel je consulte systématiquement un avocat, c'est bien celui des baux commerciaux.
Personnellement, je suis de l'avis qui est mentionné dans le livre d'Alfred Devreux.
Rexou, pas d'accord pour le nettoyage.
Vu l'obligation d'user de la chose en louée en bon père de famille, cela veut dire que le nettoyage doit être fait durant toute l'occupation et donc jusqu'au dernier jour.
C'est ma position d'expert, enfin, en principe, car généralement si les lieux n'étaient pas propres à l'ELE, je suis plus tolérant à la sortie, sauf cas spéciaux....
J'ai reloué le surlendemain de mon altercation avec ce type.
La 2eme suivra mais il me fait un peu plus de temps pour rédiger un texte un peu structuré et surtout pas trop long. Je viens de recevoir pour cette seconde affaire la confirmation que l'autre partie n'interjettera pas appel. Pour mettre un peu de suspens, cette affaire concerne un appartement à Bruxelles, visé par une décision du service inspection du logement rendant sa location illégale. Le locataire demandait la nullité du bail depuis sa conclusion et une indemnité d'occupation réduite à 30% du loyer, soit un remboursement de plus de 32.000€. Tout cela pcq je demandais le paiement des suppléments d'eau !!!
Je supporte juste mes frais d'avocat, assez limités.
Je viens de recevoir, à quelques jours d’intervalle, 2 décisions de justice de paix que je vais vous faire partager.
Voici la première, la seconde fera l’objet d’un autre sujet.
Je mets un studio en location, bon état mais quartier difficile.
Le samedi matin je fais les visites avec 4 candidats. Un ce ceux-ci se montre tout de suite fort intéressé et comme il a un emploi salarié dans un service communal, je décide de le choisir comme locataire. Nous décidons que le bail sera signé chez moi le lundi qui suit et que pour bloquer la location il me remet un acompte de 500 €.
Lundi matin, je lui téléphone pour fixer l’heure et il me répond ne plus vouloir du studio et demande rdv pour récupérer son acompte. Suite à ma réponse de vouloir conserver 200 € pour le temps perdu, etc. (j’ai enlevé l’affiche et pas conservé les coordonnées des autres candidats) il me dit avoir un ami qui est très intéressé par le studio. RDV est fixé au lendemain.
Lors de rdv il m’apparait rapidement que cet ami n’est ni sérieux ni intéressé mais simplement là pour lui permettre de récupérer son acompte. Le ton monte et lorsque je suis sur le point de démarrer en scooter, il me bouscule et m’arrache les clés. Appel à la police, auditions, plaintes, etc…. Plainte évidement classée par le parquet.
Je passe sur un courrier menaçant de son avocat pour arriver à une convocation en Justice de Paix suite à sa requête. Étant en vacances, je suis représenté par mon avocat.
Mes instructions à l’avocat étaient que j’étais prêt à rendre une partie de la caution mais qu’on pouvait estimer qu’il y avait bail et que j’aurais pu exiger plus de compensation.
Cette proposition a été suivie par le juge, remboursement de la moitié, et le juge a sermonné ce candidat locataire en lui faisant bien comprendre qu’il avait de la chance et stopper sur le champ ses réflexions agressives.
Ce jugement rencontre totalement ma demande et je crois qu’en restant raisonnable dans cette demande d’indemnité, j’ai obtenu bien plus qu’en ayant revendiqué beaucoup plus. Je ne perds pas de vue également que j’aurai surement encore l’occasion de comparaitre devant ce Juge.
Il en est de même pour les taxes des parcmètres . Qui se déplace pour 25 €.
Moi je l'ai fait. Le juge de paix était tout surpris et un agenda de dépôt des conclusions a été fixé de même qu'une date d'audience.
J'ai réclamé une indemnité pour le temps perdus ainsi que pour procédure téméraire et vexatoire. L'avocat adverse à fait une petite boulette et malgré sa plaidoirie, j'ai eu gain de cause.
Ils ont été en appel, tribunal de première instance, chambre à 3 juges, retour aux échanges de conclusions et 2 ans et demi après la justice de paix, audience d'appel. J'ai, par ignorance commis une petite erreur de procédure au niveau de l'envoi de mes dernières conclusions et l'avocat adverse n'était pas cette fois ci un stagiaire mais un avocat bien routiné, et assez imbu de lui. Ma plaidoirie, sans être avocat, a permis de rectifier partiellement mon erreur de conclusion, et in fine, le jugement a été rendu entièrement en ma faveur sur le fond mais mon indemnité accordée par le juge de paix a été réduite.
Donc, avec un bon dossier, il y a moyen d'obtenir ces indemnités.
Pim, on fait parfois des états des lieux des communs, mais comment imputer les dégâts plus à un locataire qu'à un autre ? Sauf si le dégât est manifestement signé ! Par exemple des gribouillages d'enfant dans un immeuble où seul un appartement est occupé avec des enfants ! Ou si le dégât est signé !
J'ai même fait des ELE et ELS de communs juste avant et après des déménagements !
A la vue et au toucher, on peut avoir un avis fiable. Mais sans garantie absolue !
Voici comment personnellement, je prend en compte ce type de clause.
- mise en peinture par le locataire en fin de bail, ou même en fin d'occupation si le bail est rompu: Pas de problème. C'est bien précis. Le locataire était parfaitement avisé de la chose mais la clause doit être dans le bail et pas dans l'état des lieux (pourquoi, mais qui relit cet ELE, même dressé par un expert ?) En cas de non remise en peinture pour l'ELS, j'ajoute le coût de celle-ci à l'indemnité compensatoire. Je n'ai jamais eu de retour d'une décision de justice contraire mais il faut bien avouer que ce type de clause est très rare.
- type de peinture, marque, teinte. pas de problème non plus. c'est parfaitement clair mais le souci est au moment de la sortie d'être certain que la bonne peinture a été utilisée par le locataire. Même comme expert c'est pas évident. J'ai un propriétaire qui a un morceau de gyproc peint de la même teinte, avec la peinture prescrite, et qui l'apporte à chaque ELS. Astucieux !
-Obligation de repeindre si la peinture est abimée, etc. Clause assez vague et qui ouvre la porte à des discussions sans fin. Perso, en ELS, je ne tiens pas trop compte de ce type de clause et j'agis simplement suivant la loi et les us et coutumes ! en gros, je suis assez du même point de vue qu'Erico.
J'ai déjà procédé à des hausses de loyers hors index mais toujours par accord avec le locataire, parfois après de nombreuses discussions, ou des petites rénovations, etc...
Ça ne fonctionne pas toujours et dans ce cas j'envisage la fin du bail.
Généralement les garde-corps des terrasses et balcons sont des parties communes, comme les façades, les murs porteurs, etc.
La règle des 9 ans n'existe pas et de toute façon ne signifierait rien.
J'ai des dossiers de sortie avec occupation de plus de 15 ou 20 ans pour lesquels l'indemnité compensatoire est très importante, le dernier en date, 8500 € pour un appartement 2 chambres !
Normalement, c'est l'assurance copropriété qui couvre ce type de dommage, et donc c'est le syndic qui gère le dossier. Ce n'est toutefois pas le syndic qui décide de la réparation, qui, en principe, doit être effectuée à l'identique, ou du moins indemnisée sur cette base.
Pour la franchise, cela dépend aussi des décisions prisent précédemment par l'ACP. Certaines prennent en charge cette franchise, et c'est, me semble t'il la meilleure solution. Pourquoi ? Les franchises de certaines acp sont multipliées par 2 ou 3, et même plus. Et cela suite à des sinistres à répétition et souvent à l'absence de décision des copropriétaires de faire les travaux pour éviter ces sinistres. De ce fait, est il normal que le locataire sinistré, ou le propriétaire partisan des travaux, doivent supporter une franchise élevée alors qu'il n'est responsable de rien.
Sur base de ce raisonnement , lorsque j'étais syndic, j'ai convaincu l'ACP d'une telle prise en charge.
Selon moi, vu la vétusté et la durée de l'occupation, seules les griffes de la tablette sont de réels problèmes.
Voir également le Vade-mecum des dégâts locatifs de l'Ugeb. Union des géomètres de Bruxelles , mais tout cela ne reste que de la documentation qu'il faut adapter suivant les cas.
Humeurs, je ne vois pas les messages confondus, ou alors je suis trop fatigué ou trop ivre,......... Pas possible, bu seulement 2 petits verres de rouge.